10 faits étonnants sur le Pantanal

Vous préparez votre voyage au Pantanal? De sa localisation à sa faune, en passant par son rôle écologique, découvrez 10 faits fascinants sur ce joyau naturel au cœur du Brésil !

Plus grande zone humide de la planète, le Pantanal est un biome fascinant que beaucoup considèrent comme le cœur battant de l'Amérique du Sud, tant sa faune et sa flore y sont abondantes et son importance écologique grande. Pour tout savoir avant de partir, consultez notre guide de voyage du Pantanal.

Ce lieu est si important qu'il a sa propre journée. Le Jour du Pantanal est célébré chaque 12 novembre, en hommage à l'écologiste Francisco Anselmo Gomes de Barros, qui s'est battu avec courage contre l'installation de distilleries d'alcool et de sucreries dans le bassin du fleuve Paraguay, en 2005.

Connaître l'histoire de ce biome est un bon point de départ pour rendre hommage à celles et ceux qui ont agi pour le protéger. C'est pourquoi PlanetaEXO, plateforme d'écotourisme spécialisée dans les circuits dans le Pantanal, a réuni une liste de 10 faits sur le Pantanal. Découvrez-les !

1 – Où se trouve le Pantanal : un territoire grand comme trois pays européens

Le Pantanal se situe principalement au Brésil, plus précisément dans les États du Mato Grosso et du Mato Grosso do Sul, tout en s'étendant sur une partie du Paraguay et de la Bolivie.

Entre le Pantanal Nord et Sud, la région couvre plus de 210 000 km², soit 1,76 % du territoire brésilien. Une superficie telle qu'elle pourrait contenir la Hongrie (93 000 km²), la Serbie (77 000 km²) et la Suisse (41 000 km²) réunies !

Aerial view of a deep blue river winding through the vast green plains of the region where is the Pantanal located.
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2 – La terre des jaguars

Le plus grand félin des Amériques s'observe fréquemment dans le Pantanal, surtout dans sa partie Nord, près du fleuve Cuiabá.

Autrefois, on trouvait des jaguars dans le sud-ouest des États-Unis et au centre de l'Argentine. Aujourd'hui, après la perte de leur habitat et une chasse massive, on les rencontre surtout sur les terres brésiliennes.

Les safaris dans le Pantanal offrent des expériences indescriptibles d'observation des jaguars, où l'on peut voir ces superbes prédateurs se reposer, nager et guetter leurs proies.

A spotted jaguar walking through the tall green grass in the sunlight of Pantanal Brazil.
Photo: Matias Ternes

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3 – Un paradis pour la faune sauvage

Avec l'une des plus fortes concentrations d'animaux d'Amérique du Sud, la faune du Pantanal compte 1 500 espèces différentes, dont 650 espèces d'oiseaux, 325 de poissons, 159 de mammifères, 98 de reptiles et 40 d'amphibiens.

Cette diversité est directement liée au climat, en particulier aux inondations saisonnières. De nombreux vertébrés rejoignent les zones humides du Pantanal pendant la saison sèche, attirés par la nourriture abondante que laisse le retrait des eaux, tandis que les animaux migrateurs arrivent à la saison des pluies pour trouver un lieu sûr où se reproduire.

Outre les jaguars, parmi les animaux du Pantanal les plus emblématiques figurent le fourmilier géant, le capybara, l'ara hyacinthe (ara bleu), la loutre géante, le daguet, l'anaconda jaune et le jabiru.

Rien d'étonnant à ce que ce soit l'un des meilleurs endroits pour un voyage animalier au Brésil !

A giant anteater walking across a grassy field carrying its young calf on its back in the Pantanal wetlands.
Photo: Keith Ladzinski

4 – Seuls 5 % du Pantanal brésilien sont protégés

Le fait suivant est malheureusement moins réjouissant. Seuls 5 % de sa superficie totale sont protégés par des unités de conservation, à savoir :

  • Parc d'État de la Rencontre des Eaux
  • Parc d'État de Guirá
  • Station écologique de Taiamã
  • Parc d'État du Pantanal du Rio Negro
  • Réserve privée du patrimoine naturel d'Acurizal
  • Réserve privée du patrimoine naturel Sesc Pantanal
  • Parc national du Pantanal Matogrossense (inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2000)

95 % du Pantanal appartient à des propriétaires privés, principalement pour l'élevage bovin. En novembre 2024, les zones touchées par la déforestation étaient estimées à 146 150 km².

A woman and a young girl kneeling in the dirt to plant a tree sapling in the Pantanal wetlands.
Photo: Gustavo Figueiroa – SOS pantanal

Gustavo Figueiroa – SOS pantanal

5 – Un climat tropical

L'un des grands faits sur le Pantanal, c'est son climat tropical. Le biome connaît deux saisons bien marquées : l'hiver (d'avril à septembre), marqué par la sécheresse et de fortes chaleurs, et l'été (d'octobre à mars), avec des pluies régulières et une chaleur douce.

Sur l'année, la température moyenne varie de 20 °C à 30 °C, même si la sensation thermique donne l'impression d'une chaleur encore plus forte.

En général, les voyageurs préfèrent réserver leur voyage au Pantanal pendant la saison sèche, car les conditions sont meilleures pour les activités de plein air : observation de la faune, safaris photo, randonnée, balades à cheval, etc.

A capybara swimming in a river illuminated by the golden light of dusk, a scene showing what is the Pantanal aquatic life.
VisitMS

VisitMS

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6 – Des centaines de rivières forment le bassin du Pantanal

Le bassin versant de l'Alto Paraguai, dans le sud du Mato Grosso, est formé de 180 rivières. C'est ce même bassin qui alimente le Pantanal.

Le fleuve Paraguay est le plus long, avec 2 695 km. Ses affluents sont tout aussi impressionnants : le São Lourenço (670 km), le Cuiabá (650 km), l'Aquidauna (565 km), le Miranda (490 km), le Taquari (480 km) et le Coxim (280 km).

Pendant la saison des pluies (de décembre à mars), le sol absorbe rapidement toute l'eau de pluie, qui déborde ensuite dans les lacs et les rivières. Vu la très faible pente de la plaine, les rivières se remplissent tellement que les scientifiques estiment que l'eau met plus de quatre mois à traverser l'ensemble du biome !

Two people paddling a canoe on a calm river that mirrors the sky in the area where is the Pantanal.
Photo: Felipe Castellari

7 – Les reins de l'Amérique du Sud

« Si la forêt amazonienne est vue comme les poumons de la Terre, alors on peut dire que le Pantanal en est les reins de l'Amérique du Sud », explique Cássio Bernardino, coordinateur de projet au WWF-Brésil.

Ce biome est essentiel à l'écosystème de la région : il filtre l'eau, contrôle et régule les crues, et veille à ce que les cours d'eau arrivent correctement jusqu'au Mato Grosso, au Mato Grosso do Sul, en Bolivie, au Paraguay et en Argentine.

En été, 180 millions de litres d'eau atteignent la plaine du Pantanal. Cette accumulation forme les zones inondées : marécages, marais, lacs et baies qui relient les rivières entre elles.

Aerial shot of a straight dirt road cutting across the flooded green landscape of Pantanal Brazil.
Photo: Felipe Castellari

8 – Peuples autochtones et Pantaneiros, les communautés locales du Pantanal

Plus de 40 000 autochtones de différentes ethnies vivent sur ces terres, principalement issus des peuples Terena, Guató, Bororo, Kadiwéu, Guaranis Kaiowá et Guaranis Ñandeva. Malgré leurs différences, tous témoignent d'un profond respect pour la nature et jouent un rôle essentiel dans la préservation de l'écosystème du Pantanal et de ses traditions.

Par ailleurs, des communautés riveraines perpétuent le véritable mode de vie pantaneiro. Les plus connues sont trois villages voisins, à la frontière du Mato Grosso et du Mato Grosso do Sul : Barra de São Lourenço, Serra do Amolar et Binega.

Black and white photo of a Pantaneiro cowboy on a horse blowing a cattle horn, illustrating cultural Pantanal facts.
Photo: Victor Collor

Texte alternatif : Photo en noir et blanc d'un vacher pantaneiro à cheval soufflant dans une corne de bétail, illustrant les faits culturels sur le Pantanal.

Depuis plusieurs décennies, trente-six familles ont fait de la plus grande aire de conservation du Pantanal leur foyer, dans une collaboration silencieuse avec le biome. La nature pourvoit à leurs besoins, et elles font tout pour assurer sa protection.

C'est pourquoi la conscience écologique va bien au-delà de la simple préservation des ressources naturelles. La destruction de la nature touche aussi les êtres humains, certains plus directement que d'autres. La déforestation et les incendies causent des dommages irréversibles aux peuples autochtones et aux Pantaneiros, jusque dans leur environnement immédiat, réduisant à néant leurs principales sources de revenus et leur qualité de vie.

Bonne nouvelle malgré tout : les voyages au Pantanal respectueux de l'environnement sont un moyen puissant de protéger la nature et les communautés locales. De plus, la déforestation a reculé de 75 % entre août 2024 et avril 2025. Les chiffres sont encourageants, mais il reste encore beaucoup à faire.

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9 – Incendies, déforestation et autres défis environnementaux

L'un des problèmes environnementaux les plus préoccupants dans les zones humides du Pantanal, c'est le feu. En 2024, entre le 1er janvier et le 30 juin, 3 538 départs de feu ont été détectés dans le biome, soit une hausse de 2 018 % par rapport à la même période en 2023.

Même si le feu fait partie de la dynamique naturelle du Pantanal, qui parvient d'ordinaire à contrôler et éteindre les flammes assez facilement, les chiffres officiels actuels révèlent un profond déséquilibre de l'écosystème, dû surtout à la sécheresse provoquée par le changement climatique.

La déforestation est elle aussi un facteur connu de propagation des incendies. Comme la végétation native cède souvent la place aux pâturages, les conséquences sont catastrophiques : sols plus secs, rivières mal alimentées, températures plus élevées, pluies plus rares et mort des animaux.

A marsh deer walking across a blackened, scorched field after a fire in the Pantanal wetlands.
@lucas_n_morgado

10 – Les efforts de conservation

Heureusement, de nombreux efforts de conservation visent à protéger le Pantanal. Des initiatives régionales et fédérales œuvrent pour la préservation et la restauration du biome, comme l'Action de prévention et de contrôle de la déforestation et des incendies dans le Pantanal (PPPantanal).

Les associations à but non lucratif jouent aussi un rôle précieux. Le Projet Arara Azul (Projet Ara Hyacinthe), par exemple, protège l'ara hyacinthe depuis le début des années 1990, tandis qu'Onçafari se décline en plusieurs branches (science, éducation et action sociale), avec l'écotourisme comme point central.

L'objectif est d'habituer les jaguars, les loups à crinière et d'autres animaux natifs à la présence de véhicules et d'humains, ce qui favorise les activités touristiques, comme dans le Safari Jaguar de luxe.

Onçafari

De fait, l'écotourisme donne d'excellents résultats pour la conservation du Pantanal. Les pratiques de voyage durable sont d'excellents moyens de récolter des fonds pour les causes environnementales, de sensibiliser à l'importance du biome et de créer des emplois pour les communautés locales.

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