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  • Véhicule de safari ouvert traversant un pont en bois au-dessus de la baie du Caiman Ecological Refuge, dans le Pantanal Sud

    Safari en solo dans le Pantanal : le voyage d’Andrea au Caiman Ecological Refuge

    Une biologiste de la reproduction venue d’Australie, un symposium sur la faune sauvage à Campo Grande et cinq jours seule au Caiman Ecological Refuge, racontés avec ses propres mots

    Andrea Laws-King a 67 ans. Australienne, elle est à la fois biologiste de la reproduction, cavalière d’endurance et cheffe d’entreprise. C’est pour assister au Symposium international sur les biotechnologies de la reproduction pour la conservation de la faune sauvage qu’elle a pris l’avion pour le Brésil, direction Campo Grande, capitale du Mato Grosso do Sul et principale porte d’entrée du Pantanal Sud.

    Le symposium terminé, il lui restait quelques jours de libre pour mieux connaître le pays. En cherchant une destination, elle est tombée sur le Pantanal, dont elle n’avait jamais entendu parler. Proche de Campo Grande, la région avait tout pour plaire à cette passionnée de nature et d’animaux : Andrea tenait la destination idéale pour son voyage en solo.

    En août 2026, Andrea a passé cinq jours au Caiman Ecological Refuge. Cette réserve privée de 53 000 hectares accueille des voyageurs du monde entier dans un hébergement de luxe et organise des activités d’écotourisme et de conservation. Tout le voyage a été organisé et réservé via PlanetaEXO. Voici son histoire. Bonne lecture !

    Andrea lors d’une marche guidée dans la forêt de palmiers du Caiman Ecological Refuge, dans le Pantanal
    Photo: Andrea Laws-King

    Rencontres avec les jaguars grâce à Onçafari

    Pendant son séjour, Andrea a pu observer de près le travail du projet Onçafari, une initiative de conservation et de protection des jaguars. Sa méthode repose sur l’habituation : les animaux apprennent peu à peu à accepter la présence humaine, ce qui facilite la recherche et développe l’écotourisme. Né en 2011 sur les terres mêmes du Caiman, le programme fait du refuge le meilleur endroit de tout le Pantanal Sud pour apercevoir ces puissants félins.

    Andrea savait qu’Onçafari figurait dans l’itinéraire réservé avec PlanetaEXO, sans vraiment mesurer ce que le projet impliquait. Le travail des professionnels sur le terrain l’a pourtant conquise en très peu de temps. « J’ai vraiment aimé ma journée avec Onçafari, à observer les jaguars et à en apprendre davantage sur eux », a-t-elle raconté. « Ça m’a clairement ouvert les yeux sur la conservation de la faune sauvage. »

    Bon à savoir : au Caiman, les safaris classiques offrent déjà de bonnes chances de croiser un jaguar. L’Onçafari Experience, véritable plongée dans la science du projet, est en revanche une option payante. Comme Andrea, beaucoup de voyageurs estiment qu’elle en vaut largement la peine !

    Jaguar allongé sur une branche dans le Pantanal, le félin qu’Onçafari aide à protéger
    Photo: Onçafari

    👉 À lire aussi : Où observer les jaguars dans le Pantanal

    Aras hyacinthes, arbres plantés et un hommage émouvant

    Dès son arrivée au lodge, Andrea a demandé à participer au Projeto Arara Azul, qu’elle avait découvert sur le site internet du Caiman. Plus grand perroquet volant de la planète, l’ara hyacinthe est toujours classé vulnérable. Fondé en 1990 par la chercheuse Neiva Guedes, le projet est financé par une contribution fixe versée à chaque sortie : chaque centime va directement aux actions de protection.

    Avec son groupe, composé de familles venues de France et d’Angleterre, Andrea a regardé les scientifiques grimper aux arbres pour inspecter les nids. « J’ai adoré sortir avec eux pour aller voir les nids naturels et les nichoirs des aras hyacinthes, sous le regard de ces oiseaux magnifiques. »

    Pendant la sortie, une belle surprise attendait Andrea : la possibilité de planter un arbre. Heureuse et émue de pouvoir enrichir la flore locale après avoir observé l’un des animaux les plus emblématiques du Pantanal, elle compte ce moment parmi les plus marquants du voyage, et pour une raison très personnelle. « On m’a demandé de donner un nom à [l’arbre] ! Le groupe a proposé celui de mon vieux chien, Snowball, qui venait de mourir en Australie », se souvient-elle avec tendresse.

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    Le bon équilibre : nature, guides experts et accueil haut de gamme

    Au Caiman, le programme suit le rythme de la nature. Les safaris ont lieu tôt le matin, puis à nouveau l’après-midi, aux heures où les animaux sont les plus actifs et donc les plus faciles à repérer. Le soir, sur le chemin du retour au lodge, quand la nuit tombe sur le Pantanal, les guides sortent leurs projecteurs pour débusquer les animaux nocturnes.

    Côté guides, justement, le verdict d’Andrea est sans détour. « Les guides étaient extrêmement compétents. Ils voulaient que tout le monde voie un maximum d’oiseaux et d’animaux. Leur respect pour les animaux et pour l’environnement était sans bornes. »

    Sur place, le contraste l’a vite frappée : d’un côté une nature intacte, de l’autre un service haut de gamme dont elle profitait en tant que cliente. « Le lodge était incroyable ! Le séjour était phénoménal entre deux safaris en véhicule ouvert », s’est-elle émerveillée.

    Le bâtiment principal, Casa Caiman, est une ancienne ferme qui compte 18 suites, un restaurant, un bar, une piscine et une terrasse qui donne sur la baie. Andrea a été comblée. « L’organisation au Caiman était impeccable », a-t-elle souligné. « Le confort était incomparable, et pour le personnel, impossible de faire mieux ! »

    Piscine avec transats et hamacs sous les arbres du lodge Casa Caiman
    Photo: Felipe Castellari

    👉 À lire aussi : Où séjourner dans le Pantanal

    Voyager seule quand on est une femme : et la sécurité ?

    Enfant, Andrea avait visité Rio de Janeiro avec sa famille. Des années plus tard, la voici de retour au Brésil, adulte cette fois, seule et dans un pays complètement différent du sien. « J’avais hâte, même si j’étais un peu nerveuse », a-t-elle avoué. Heureusement, l’appréhension n’a pas duré longtemps. « Je me suis sentie en sécurité pendant mon séjour, et les gens sur place ont tous été très accueillants. »

    Pouvoir compter sur une équipe spécialisée pour la logistique a aussi fait la différence. « Partir dans le Pantanal avec un voyage organisé par PlanetaEXO, ça a tout simplifié pour une femme qui voyage seule », a-t-elle expliqué. « Les transferts à l’aller comme au retour se sont déroulés sans accroc, et l’équipe m’a bien tenue informée. Je me sentais vraiment en sécurité. »

    Andrea avec son groupe de voyageurs autour de l’arbre Snowball fraîchement planté au Caiman
    Photo: Andrea Laws-King

    👉 À lire aussi : L’écotourisme se développe parmi les femmes qui voyagent seules au Brésil

    Les conseils d’Andrea pour réussir votre séjour dans le Pantanal et au Caiman

    Quand on lui a demandé quels conseils elle donnerait à ceux qui partent pour la première fois dans le Pantanal, Andrea n’a pas eu besoin de réfléchir longtemps. « Réservez sans hésiter avec PlanetaEXO et faites le séjour au Caiman. Tout est exactement comme annoncé [en ligne]. »

    Elle s’est aussi intéressée aux balades à cheval, sans y participer elle-même. L’endurance équestre étant déjà son métier, elle a préféré se consacrer à des activités qui la sortent de son quotidien. Elle a tout de même constaté que ces sorties sont idéales pour les cavaliers peu expérimentés.

    « [Au Caiman], les balades à cheval s’adressent aux non-cavaliers, avec un rythme tranquille et le principe du “suivez le guide”. » Un bon conseil pour les débutants !

    Voyageurs lors d’une balade à cheval tranquille sur un sentier forestier au Caiman, derrière le guide
    Photo: Lais Moura

    Le Pantanal en trois mots, et les prochains projets de voyage d’Andrea

    Séduite par le confort du Caiman, le contact avec la nature et la beauté du Pantanal, Andrea a résumé son voyage en trois mots : « Immense. Reculé. Émerveillement. »

    Ce voyage au Brésil lui a tellement plu qu’elle pense déjà à revenir, cette fois pour découvrir une autre destination. « La prochaine fois, j’adorerais visiter l’Amazonie ! Des piranhas et des dauphins roses ? Je signe tout de suite ! »

    Voyageurs observant un tamanoir dans la prairie lors d’un safari au Caiman
    Photo: Felipe Castellari

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    Découvrir le Caiman et le Pantanal Sud avec PlanetaEXO

    Grâce au regard d’Andrea, vous savez désormais ce que ce coin du Pantanal vous réserve : un travail de recherche sur le jaguar à découvrir de près, des aras hyacinthes qui vous observent depuis leurs nids et un vrai confort entre deux safaris.

    PlanetaEXO est une plateforme d’écotourisme spécialiste des circuits dans le Pantanal Sud. Aux côtés de guides et d’opérateurs locaux expérimentés, nous prenons en charge toute la logistique (le transfert depuis Campo Grande, le lodge, les repas et le programme d’activités) pour que vous puissiez vous concentrer sur la faune. Contactez-nous dès maintenant !

    Vue aérienne du Caiman Ecological Refuge avec le lodge, la baie et les zones humides du Pantanal Sud
    Photo: Felipe Castellari
  • Personne pagayant dans une pirogue en bois sur une rivière calme de la forêt au coucher du soleil, un moment classique d’une excursion en Amazonie depuis Manaus

    10 conseils pour profiter au maximum de votre excursion en Amazonie depuis Manaus

    Conseils pratiques pour Manaus : sécurité, santé, cuisine, visites matinales et activités, pour les voyageurs qui passent quelques jours en ville avant ou après leur séjour en forêt

    Manaus est la principale porte d’entrée de l’Amazonie brésilienne, mais les expériences les plus marquantes commencent souvent au-delà de la ville. Lodges isolés dans la jungle, croisières fluviales en petit groupe, expéditions en camping avec un guide… les façons d’explorer la plus grande forêt tropicale du monde ne manquent pas.

    Vous préparez une excursion en Amazonie depuis Manaus, au Brésil ? Ces 10 conseils pratiques vous aideront à voyager en sécurité, à choisir la bonne expérience, à éviter les pièges à touristes et à profiter au mieux de votre temps dans la région.

    PlanetaEXO, plateforme d’écotourisme spécialisée dans les circuits en Amazonie au Brésil, a rassemblé ces conseils pour votre séjour à Manaus, surtout si vous comptez explorer la forêt. Suivez le guide !

    Le pont du Rio Negro à Manaus au coucher du soleil, la ville d’où partent la plupart des excursions en Amazonie au Brésil
    Photo: Paulo Mateus Oliveira Guerra

    1) Passez moins de temps à Manaus et plus de temps dans la forêt amazonienne

    Si Manaus est le principal point d’accès à l’Amazonie brésilienne, pourquoi, après un si long voyage, passer l’essentiel de votre temps en ville ? Une fois à Manaus, l’excursion en Amazonie commence vraiment quand vous laissez le paysage urbain derrière vous pour vous enfoncer dans la forêt.

    Plutôt que de remplir votre programme de visites en ville et de courtes sorties à la journée, prévoyez une excursion en Amazonie depuis Manaus d’au moins 3 à 5 jours en pleine nature. Vous aurez ainsi le temps d’explorer des rivières isolées, de marcher dans la jungle avec des guides locaux, d’observer la faune dans son habitat naturel et de vivre l’Amazonie à un rythme plus lent.

    Il existe plusieurs façons de découvrir la forêt, selon le niveau de confort que vous recherchez et votre goût de l’aventure :

    • Lodges en Amazonie : logez en pleine forêt, avec des randonnées guidées dans la jungle, des sorties en canoë, l’observation de la faune et des occasions de découvrir les communautés locales. De l’hébergement simple en pleine jungle à l’écolodge confortable, il y en a pour tous les styles de voyage.
    • Croisières en Amazonie : explorez le Rio Negro et ses affluents à bord de petits bateaux d’expédition, jusqu’à des zones isolées difficiles d’accès lors d’une excursion d’une journée. Réveillez-vous au son de la nature, naviguez sur d’étroits cours d’eau en forêt et découvrez chaque jour une autre facette de l’Amazonie.
    • Camping dans la jungle et expéditions de survie : pour les plus aventureux, passer des nuits en camping dans la forêt crée un lien plus profond avec la nature. Apprenez des techniques de survie auprès de guides locaux expérimentés, cuisinez en pleine forêt et endormez-vous bercé par les sons de l’Amazonie.

    L’un des grands avantages d’un séjour en forêt, c’est de la vivre à différents moments de la journée. Le petit matin est idéal pour observer les oiseaux, tandis que les sorties nocturnes révèlent une tout autre facette de la jungle.

    Notre conseil : considérez Manaus comme votre point d’arrivée et de départ, plutôt que comme la destination principale. Une nuit en ville peut être utile pour vos correspondances aériennes, mais donnez la priorité à votre temps en forêt.

    👉 À lire aussi : Combien de jours en Amazonie faut-il prévoir ?

    Voyageuse de dos dans une pirogue en bois glissant sur un chenal de forêt inondée lors d’une excursion de plusieurs jours en Amazonie depuis Manaus
    Photo: Marcelo Bonifácio

    2) Restez en sécurité : le bon quartier, les bons trajets, les bons réflexes

    Manaus demande la même vigilance que n’importe quelle grande ville. Pour un visiteur, le risque tient surtout aux petits vols : téléphone arraché, pickpockets. Voici nos recommandations pour éviter les mauvaises surprises.

    Où loger à Manaus

    Tous les quartiers ne se valent pas quand on est de passage. Pour choisir votre hébergement, quelques repères :

    • Ponta Negra : hôtels au bord du fleuve, restaurants et promenade bien surveillée par la police. La meilleure base pour souffler au retour de la forêt.
    • Adrianópolis et Vieiralves : rues résidentielles calmes, centres commerciaux, restaurants et bars où les habitants se retrouvent le soir.
    • Centro Histórico : parfait en journée, mais il se vide à la nuit tombée. Évitez de vous y attarder après 20 h.
    • À éviter : Compensa, São José Operário et les quartiers d’habitat informel. Aucun intérêt touristique.

    La veille de votre excursion en Amazonie depuis Manaus, dormez dans le Centro ou à Adrianópolis : le port de Ceasa, d’où partent plusieurs bateaux, n’est qu’à environ 20 minutes. Ponta Negra se trouve à l’autre bout de la ville ; gardez-la pour votre retour.

    Se déplacer et adopter les bons réflexes

    • En ville comme depuis l’aéroport, situé à environ 14 km du centre, déplacez-vous avec Uber à Manaus, ou avec 99 : commandez uniquement dans l’application et vérifiez la plaque avant de monter.
    • Ignorez les chauffeurs et les « guides » qui vous abordent dans le hall des arrivées et, le soir, laissez de côté les bus urbains.
    • Dans la rue, gardez votre téléphone hors de vue. Laissez votre passeport dans le coffre de l’hôtel et répartissez espèces et cartes bancaires entre deux endroits.
    • Retirez de l’argent en journée, à l’intérieur des agences bancaires. Au Mercado Adolpho Lisboa, terrain de chasse favori des pickpockets, gardez un œil sur votre sac.

    👉 À lire aussi : Est-ce que Manaus est dangereux ? Un guide pour les voyageurs en route vers l’Amazonie, au Brésil

    Vue aérienne du front de mer de Ponta Negra à Manaus, avec ses immeubles, sa promenade au bord de l’eau et le Rio Negro
    Photo: Cristian Lourenço

    3) Mangez comme les gens du coin (et anticipez vos restrictions alimentaires)

    La cuisine amazonienne de Manaus repose sur le poisson de rivière, le manioc et des fruits qui poussent à l’état sauvage dans la forêt. Un plat est même protégé par la loi : depuis 2019, le sandwich X-caboquinho fait partie du patrimoine immatériel de Manaus.

    Où manger à Manaus :

    • Tambaqui : le poisson-roi de la région, idéalement grillé. Rendez-vous chez Tambaqui de Banda (R. José Clemente, 596), juste en face de l’opéra.
    • Tacacá : une soupe brûlante à base de tucupi, de jambu (une feuille qui engourdit les lèvres) et de crevettes séchées. Les habitants la dégustent en milieu d’après-midi, dans des échoppes comme Tacacá da Gisela (Largo de São Sebastião, Centro).
    • X-caboquinho : un petit pain garni de tucumã, le fruit d’un palmier, de banane plantain frite et de fromage caillé, vendu dans les boulangeries dès l’aube.
    • Cuisine contemporaine : testez quelques-uns des restaurants de Manaus les plus emblématiques, comme Banzeiro (R. Libertador, 102), Caxiri (R. 10 de Julho, 495) et Biatüwi (R. Bernardo Ramos, 97).
    • Açaí : le vrai açaí amazonien se mange sans sucre, avec du salé, comme du poisson frit ou des crevettes séchées. Goûtez-le chez AçaíBelém (R. Alexandre Magno, 497) et chez Waku Sese (R. Purus, 260).

    Restaurants de Manaus : au-delà de la cuisine régionale

    Envie de japonais, d’italien, de portugais ou d’un burger ? Direction Vieiralves, Adrianópolis et les centres commerciaux Amazonas Shopping et Manauara Shopping. La plupart des restaurants ajoutent un service de 10 % facultatif : inutile de laisser un pourboire en plus.

    Si vous suivez un régime particulier, voici quelques pistes :

    • Végan et végétarien : pour des plats entièrement naturels et végétaux, Edi Sabor Natural (Av. Mário Ypiranga, 54) est une adresse très appréciée en ville.
    • Sans gluten : tapioca, farinha et tucupi sont naturellement sans gluten, mais demandez si la friteuse est partagée (sem glúten).
    • Lodges et croisières : signalez toute restriction dès la réservation, car l’approvisionnement en forêt est limité.

    👉 À lire aussi : Cuisine amazonienne : 7 plats typiques à goûter au Brésil

    Table de cuisine amazonienne à Manaus : poisson de rivière entier grillé sur feuilles de bananier, banane plantain grillée, farofa, citron vert et riz vert
    Photo: Giovanni Papini

    4) Que faire à Manaus : les visites incontournables

    Teatro Amazonas et Largo de São Sebastião

    Inauguré en 1896, en plein boom du caoutchouc, le Teatro Amazonas, l’opéra de Manaus, a été officiellement inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO le 27 juillet 2026, aux côtés du Theatro da Paz, le théâtre historique de Belém. Les visites guidées ont lieu du mardi au dimanche, à partir de 9 h. Devant le théâtre, le Largo de São Sebastião réunit une église, un pavage à motif de vagues et, le soir, des stands de tacacá.

    Centre historique

    Commencez par le Mercado Adolpho Lisboa, ouvert en 1883 avec une charpente en fer importée d’Europe. Empruntez ensuite l’Avenida Eduardo Ribeiro jusqu’au Palácio Rio Negro, puis terminez au Mirante Lúcia Almeida, un belvédère qui domine le Rio Negro.

    MUSA, le Museu da Amazônia

    Consacré à la science et à la culture, le Museu da Amazônia (MUSA) borde la réserve forestière Adolpho Ducke : avec le MUSA, à Manaus, la forêt commence en pleine ville. Sa tour de 42 mètres s’élève au-dessus de la canopée. Chaussures fermées obligatoires ; les sentiers guidés se réservent à l’avance.

    Bosque da Ciência

    Géré par l’INPA, l’Institut national brésilien de recherche sur l’Amazonie, le Bosque da Ciência est un parc forestier où vivent lamantins amazoniens et loutres géantes. L’entrée est gratuite, mais il faut réserver à l’avance.

    Si vous avez une journée de plus

    • Presidente Figueiredo : cascades et grottes à environ 2 heures au nord. Allez-y en semaine, ou faites-en un voyage de plusieurs jours avec le circuit 4 jours de kayak en Amazonie brésilienne.
    • Museu do Seringal : un musée à ciel ouvert qui reconstitue une exploitation d’hévéas, à 25 à 30 minutes en bateau depuis la Marina do Davi. Associez-le à la Praia da Lua, sur le même trajet. Il figure aussi au programme de la Croisière de luxe sur l’Amazone au Brésil.
    Escalier courbe menant à la façade rose et aux colonnes blanches du Teatro Amazonas, l’opéra de Manaus
    Photo: Lucia Barreiros Silva

    5) Explorez la ville le matin

    Que faire à Manaus, et surtout quand ? Misez sur le matin : la chaleur culmine en début d’après-midi, les orages de la saison des pluies (de décembre à mai) éclatent après le déjeuner et la foule arrive plus tard. Toute l’année, le soleil se lève vers 6 h. Voici un programme type :

    • 6 h–8 h : petit-déjeuner avec un X-caboquinho, puis le Mercado Adolpho Lisboa.
    • 8 h 30–11 h : la tour du MUSA, la visite guidée du Teatro Amazonas ou le Bosque da Ciência.
    • 12 h–15 h : déjeuner, puis pause à l’hôtel.
    • 17 h–18 h 30 : coucher de soleil à Ponta Negra, puis dîner et retour en VTC via l’application.

    Pour ne pas perdre de temps, anticipez : consultez le programme des spectacles du Teatro Amazonas, réservez à l’avance les sentiers guidés ou les sorties au lever du soleil du MUSA et, si vous venez pendant le Festival de Parintins, fin juin, bouclez vos réservations des mois à l’avance.

    Tour d’observation du MUSA, le Museu da Amazônia à Manaus, qui s’élève au-dessus de la canopée
    Photo: Amazonastur

    6) Les plages de Manaus : oui, mais pas n’importe comment

    À Manaus, les plages sont fluviales : elles bordent le Rio Negro et comptent parmi les grandes attractions de la ville. C’est aussi là que les habitants passent le week-end, d’où l’importance de bien choisir votre moment.

    • Plage de Ponta Negra : venez en fin d’après-midi, quand le soleil se couche sur le fleuve. À Manaus, Ponta Negra se vit surtout comme une promenade : la baignade y est interdite dès que le fleuve descend sous 16 m.
    • Praia do Tupé et Praia da Lua : accessibles uniquement en bateau depuis la Marina do Davi. Allez-y un matin en semaine, quand c’est plus calme, et assurez-vous d’avoir un bateau pour le retour avant de partir.

    Si votre excursion en Amazonie depuis Manaus comprend un lodge ou une croisière sur le Rio Negro, vous pourrez sans doute vous passer des plages de la ville : à la saison sèche, les Anavilhanas dévoilent des plages de sable blanc, souvent rien que pour votre groupe.

    Saison, sécheresse et horaires

    • C’est d’août à novembre, quand le fleuve est bas, que les plages sont les plus grandes.
    • Lors des sécheresses sévères, la baignade est interdite et les trajets en bateau changent.
    • Arrivez avant 11 h, mettez de la crème solaire et ne vous baignez jamais seul.
    Vue aérienne de plages fluviales et de bancs de sable blanc sur une rivière aux eaux sombres, entourée de forêt amazonienne en saison sèche
    Photo: Mário Oliveira

    7) Fuyez les itinéraires au pas de course et les offres du hall des arrivées

    • Itinéraires au pas de course : l’excursion classique à la journée enchaîne la Rencontre des Eaux, un lac, un spectacle de « village indigène » et un arrêt pour voir les dauphins, le tout en 6 à 7 heures.
    • Excursions de tourisme de masse : gros bateaux, mêmes arrêts pour tous les groupes et spectacles mis en scène. Si vous tenez à passer une journée sur le fleuve, choisissez un petit bateau et demandez ce que comprend chaque arrêt.
    • Excursions vendues dans le hall des arrivées : séjours en forêt à prix cassés, payés d’avance en espèces, ou billets de bateau proposés par des rabatteurs au port.

    Avant de partir, réservez votre excursion en Amazonie depuis Manaus auprès d’une agence agréée : demandez son enregistrement au Cadastur (le registre brésilien des entreprises et professionnels du tourisme) et son numéro de CNPJ officiel (l’identifiant de l’entreprise). Méfiez-vous des prix très inférieurs à la normale : un vrai séjour de 3 jours en lodge coûte en général entre 400 US$ et 1 200 US$.

    Silhouette d’un homme pagayant en pirogue sur une rivière calme au coucher du soleil, une façon plus lente d’explorer l’Amazonie

    8) Refusez les interactions forcées avec les animaux

    Au départ de Manaus, l’excursion à la journée a son revers : des pratiques contraires à l’éthique envers la faune y ont été documentées. Il n’est pas rare que les animaux soient drogués pour les rendre plus dociles et plus faciles à approcher.

    Nager avec les dauphins roses ou les nourrir passe souvent pour une activité sympathique, mais ces animaux appartiennent à une espèce en danger, et ces rencontres artificielles perturbent leur comportement naturel.

    Payer pour poser en photo avec des paresseux, des caïmans, des serpents ou d’autres animaux sauvages est tout aussi néfaste, et c’est illégal au Brésil. Ces animaux sont maintenus en captivité dans un seul but : servir d’accessoires aux selfies des touristes.

    Les vraies rencontres avec la faune sont spontanées : un dauphin qui fait surface à côté du canoë, un paresseux repéré par votre guide. Et rien n’est garanti. Prenez des jumelles, gardez vos distances et laissez les animaux mener la danse.

    👉 À lire aussi : 10 faits fascinants sur le dauphin rose de l’Amazonie

    Dauphin rose de l’Amazone faisant surface, une observation en liberté à apprécier à distance respectueuse
    Photo: Jacob Willoughby

    9) Achetez vos souvenirs auprès des artisans locaux

    Acheter directement aux artisans autochtones et aux petits producteurs, c’est faire vivre l’économie de la région et rapporter des pièces dont vous connaissez l’origine. Pour un authentique souvenir du Brésil, voici où trouver de l’artisanat amazonien :

    • GaleriAmazônica (R. Costa Azevedo, 272) : des créations d’au moins 15 peuples autochtones, étiquetées avec le nom du peuple et les matériaux utilisés.
    • Praça Tenreiro Aranha (R. Guilherme Moreira, 53) et Largo de São Sebastião (R. 10 de Julho, s/n) : stands et boutiques d’artisanat dans le Centro, avec bijoux en graines, vanneries et hamacs.
    • Boutiques du cœur touristique : pratiques, mais plus chères pour les mêmes articles.

    Fuyez tout objet fabriqué à partir de peaux, de griffes, de dents ou de plumes d’animaux. Leur achat comme leur vente sont interdits par la loi brésilienne, et leur exportation exige une autorisation officielle de l’Ibama, l’agence nationale de l’environnement.

    Boutique d’artisanat à Manaus avec paniers tressés, plateaux peints, bijoux en graines et t-shirts souvenirs
    Photo: Eduardo Amorim

    10) Prenez soin de votre santé sous la chaleur équatoriale

    Selon l’INMET (le service météorologique brésilien), les maximales moyennes à Manaus vont de 31 °C en février à 34,1 °C en septembre, avec une humidité de 75 à 86 %.

    Pour supporter la chaleur, buvez de l’eau en bouteille toute la journée, mettez une crème solaire SPF 30+ et un chapeau, et choisissez des vêtements légers à manches longues.

    Vaccins et moustiques

    • Fièvre jaune : le vaccin n’est pas exigé pour entrer au Brésil, mais il est recommandé pour l’État d’Amazonas. Faites-le au moins 10 jours avant le départ, en respectant un intervalle de 30 jours avec le vaccin contre la rougeole.
    • Paludisme et dengue : contre le paludisme en Amazonie, comme contre la dengue, la meilleure prévention reste d’éviter les piqûres. Utilisez un répulsif contenant au moins 20 % de DEET ou de picaridine, privilégiez les vêtements couvrants et gardez portes et fenêtres fermées la nuit. Dans la région, les hôtels sont généralement équipés de moustiquaires.

    Urgences médicales

    Au Brésil, les urgences médicales sont prises en charge gratuitement par le système de santé public, le SUS, y compris pour les voyageurs étrangers. À Manaus, le principal hôpital public d’urgences est l’Hospital e Pronto-Socorro 28 de Agosto, à Adrianópolis.

    Les établissements privés exigent un paiement ou une couverture complète, et les lodges en forêt se trouvent à plusieurs heures de tout centre médical : une assurance voyage qui inclut l’évacuation sanitaire et couvre toutes vos activités prévues est donc indispensable.

    👉 À lire aussi : Voyager en Amazonie en toute sécurité : le guide des vrais dangers au Brésil

    Planifiez votre excursion en Amazonie depuis Manaus avec PlanetaEXO

    Sur la route de l’Amazonie, Manaus est une ville intéressante à explorer, mais si votre objectif est de découvrir la forêt amazonienne, nous vous conseillons de passer la plus grande partie de votre temps en pleine nature. Lodge dans la jungle, croisière fluviale ou expédition en camping : un séjour de plusieurs jours vous offre plus d’occasions d’explorer des cours d’eau isolés, d’observer la faune et d’apprendre auprès des guides locaux.

    PlanetaEXO est une plateforme d’écotourisme spécialisée dans les circuits d’aventure au Brésil. Nous travaillons avec les meilleurs opérateurs locaux d’Amazonie et nous occupons de chaque détail de votre voyage, de la prise en charge à votre hôtel de Manaus jusqu’aux itinéraires sur mesure en forêt. Contactez-nous dès maintenant !

  • Femme debout sur une dune blanche au-dessus d’une lagune turquoise dans les Lençóis Maranhenses, sous un ciel bleu

    Nouveau documentaire de PlanetaEXO : l’écotourisme aux Lençóis Maranhenses

    « Far From The Crowds, Close To What Matters » montre comment un tourisme à faible fréquentation transforme la vie des communautés traditionnelles au cœur du tout nouveau site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO

    PlanetaEXO dévoile officiellement son nouveau court métrage, « Lençóis Maranhenses: Far From The Crowds, Close To What Matters ». Diffusé en première sur YouTube le 23 septembre, le documentaire explore en profondeur l’impact socio-économique d’un trekking de plusieurs jours en petits groupes dans le parc national des Lençóis Maranhenses, au Brésil. Il confronte la réalité des communautés isolées à la vague grandissante de tourisme de masse qui gagne la région.

    Le parc national vit une affluence touristique sans précédent. En 2025, porté par sa récente inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO, il a accueilli 656 388 visiteurs, soit un bond de 41 % par rapport à l’année précédente, selon l’ICMBio.

    Connaître la meilleure période pour visiter les Lençóis Maranhenses est devenu essentiel pour qui veut échapper à la foule. Le mini-documentaire, lui, s’éloigne encore davantage des lagunes faciles d’accès. Il met en lumière les communautés installées dans la réserve et à ses abords, qui misent sur les nuits chez l’habitant pour s’assurer un revenu.

    Coucher de soleil sur une lagune d’eau de pluie entre les dunes blanches des Lençóis Maranhenses
    Bien loin des lagunes bondées : les paysages spectaculaires des Lençóis Maranhenses, où un tourisme à faible impact transforme la vie de ceux qui habitent le parc. (Crédit : Isadora Sá)

    « Nous gardons volontairement la plus petite part », explique Lucas Ribeiro, fondateur de PlanetaEXO et réalisateur du court métrage. « Si l’essentiel de l’argent ne reste pas à ceux qui accueillent le voyageur, cuisinent pour lui et marchent à ses côtés, ce n’est pas du tourisme communautaire. C’est juste un joli paysage qu’on vend. »

    Des chiffres concrets à l’appui du récit

    Les données d’activité de PlanetaEXO, qui met les voyageurs en relation directe avec ses partenaires locaux, le prouvent : le format présenté dans le mini-documentaire fonctionne. Sur les deux dernières saisons, l’entreprise n’a fait traverser les dunes qu’à 583 voyageurs, un effectif volontairement restreint.

    Comme 80 % du chiffre d’affaires brut reste sur place, l’activité a injecté plus de 1,4 million de R$ (environ 250 000 US$) dans l’économie locale. Cet argent est allé directement aux familles d’accueil, aux chauffeurs et aux guides, sans commission d’intermédiaire.

    Petit groupe de randonneurs traversant les dunes de sable blanc des Lençóis Maranhenses
    Loin de la foule, près de l’essentiel. Le tourisme itinérant privilégie les petits groupes pour qu’une large part des revenus reste dans les communautés locales. (Crédit : Isadora Sá)

    Des filets de pêche à l’hospitalité

    « Far From The Crowds, Close To What Matters » donne corps à ces chiffres à travers le quotidien des habitants de l’oasis de Baixa Grande, à plusieurs heures de la route la plus proche.

    Seu Moacir a longtemps vécu de la pêche de subsistance, avant de voir ses revenus changer de visage. « Vingt ans de pêche. On pêchait pour vendre, et ça ne rapportait presque rien. Le tourisme, ça rapporte un peu plus », confie-t-il dans le film.

    « Avant, tout était très difficile », ajoute Dona Dete, son épouse, qui reçoit les voyageurs avec lui. « Et puis le tourisme est arrivé et ça s’est amélioré, Dieu merci. Chez nous, c’était plus petit, on n’avait que quelques petites maisons. Maintenant, c’est mieux. J’ai les moyens d’accueillir plus de monde. »

    Dona Dete et Seu Moacir souriant à la fenêtre de leur maison dans l’oasis de Baixa Grande
    De pêcheurs à hôtes : Dona Dete et Seu Moacir ont vu leur vie changer grâce aux revenus du tourisme dans l’oasis de Baixa Grande. (Crédit : Marcelo Bonifácio)

    Pour les voyageurs en quête d’authenticité, fuir le tourisme de masse pèse lourd dans le choix des circuits dans les Lençóis Maranhenses. « On voulait découvrir la région d’une façon pas trop touristique. On ne voulait pas se retrouver dans d’énormes groupes », raconte la voyageuse française Morgane Meyer dans un témoignage recueilli pendant le trek.

    Deux voyageurs dévalant une dune blanche vers une lagune dans les Lençóis Maranhenses
    En quête d’une expérience authentique loin du tourisme de masse, les voyageurs français Morgane et Guillaume ont choisi la traversée classique à pied. (Crédit : Isadora Sá)

    Le voyageur portugais Diogo Melo partage cet avis. « L’impact positif sur les communautés saute aux yeux. Quand on loge [chez eux], on voit bien que ça aide les familles à avoir un niveau de vie plus stable. »

    Le voyageur portugais Diogo Melo se reposant sur une dune des Lençóis Maranhenses
    Pour le voyageur portugais Diogo Melo, le plus beau du voyage, c’est de constater l’impact positif et direct du tourisme sur la stabilité des familles d’accueil. (Crédit : Isadora Sá)

    Ce film s’inscrit dans la démarche de PlanetaEXO : prouver que le tourisme dans les espaces naturels du Brésil doit décentraliser les revenus et faire de la conservation et du développement local un modèle économique rentable pour les partenaires sur place.

    Fiche technique | « Lençóis Maranhenses: Far From The Crowds, Close To What Matters »

    • Format : Court documentaire
    • Durée : 5 min 30 s
    • Réalisation : Lucas Ribeiro
    • Direction de la photographie : Isadora Sá et Marcelo Bonifácio
    • Montage : Marcelo Bonifácio
    • Entretiens : Lucas Ribeiro et Isadora Sá
    • Avec : Seu Moacir et Dona Dete (Baixa Grande, Lençóis Maranhenses), Bruno Lamas (Brésil), Carol Costa (Brésil), Diogo Melo (Portugal), Franck Nicolas (France), Guillaume Poupin (France), Magali Liprandi (France), Marcelo Zelarayán (Barreirinhas, Brésil) et Morgane Meyer (France).
    • Remerciements : l’équipe du Paraíso do Caju
  • Meilleurs sites de plongée à Fernando de Noronha : 21 spots par profondeur et niveau

    Meilleurs sites de plongée à Fernando de Noronha : 21 spots par profondeur et niveau

    Profondeur, côté de l'île et niveau requis pour chacun des 21 sites proposés par les opérateurs agréés de Noronha, ainsi que les règles du parc et les meilleurs mois pour plonger

    Fernando de Noronha compte 21 sites de plongée répertoriés, répartis sur deux côtes. Pour choisir, la question n'est pas tant de savoir lequel est le plus beau que de savoir quel côté de l'île est praticable cette semaine-là. Protégé par un parc national marin et inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, l'archipel réunit d'excellentes conditions de plongée : une eau à 26 °C en moyenne toute l'année et des sites qui conviennent aux débutants comme aux plongeurs expérimentés.

    Selon le Projeto Golfinho Rotador, l'ONG qui suit les dauphins à long bec de l'archipel depuis 1990, environ 40 % des visiteurs font de la plongée bouteille et près de 75 % pratiquent le snorkeling ou l'apnée. Ici, personne ne plonge seul. Le parc n'autorise que les plongées bouteille encadrées par des opérateurs agréés par l'ICMBio : tout se joue donc sur les sites que votre brevet et la saison vous ouvrent. Vous vous demandez où plonger à Fernando de Noronha avec votre niveau ?

    PlanetaEXO, plateforme d'écotourisme spécialisée dans les séjours de plongée au Brésil, a préparé ce guide des meilleurs sites de plongée à Fernando de Noronha. Découvrez-le ci-dessous !

    Île de Fernando de Noronha

    Les meilleurs sites de plongée à Fernando de Noronha

    Les spots de plongée à Fernando de Noronha se partagent entre deux côtes : le Mar de Dentro, la « mer intérieure » abritée, tournée vers le continent brésilien, et le Mar de Fora, la « mer extérieure », ouverte sur l'océan face à l'Afrique.

    C'est ce partage, plus que tout le reste, qui dicte votre calendrier. La mer intérieure offre ses meilleures conditions de juillet à décembre, la mer extérieure de mars à mai.

    Les profondeurs indiquées ci-dessous sont les profondeurs d'évolution publiées par les opérateurs agréés de Noronha, et non la profondeur maximale du fond.

    Sites de plongée à Fernando de Noronha

    Cabeço da Sapata (42 m)

    Pinacle profond du Mar de Dentro, le Cabeço da Sapata se plonge en multiniveaux et reste réservé aux plongeurs confirmés et techniques. Plus vous descendez, plus les poissons grossissent : mérous noirs, badejo, raies et, de temps à autre, un requin.

    Le site se trouve au large de la Ponta da Sapata, le cap que la Corveta Ipiranga V17 a percuté en 1983 : c'est ce qui explique l'emplacement de l'épave.

    Cabeço da Sapata
    Cabeço da Sapata. – Photo: Pamella Rech

    👉 À lire aussi : Faits sur Fernando de Noronha

    Caverna da Sapata (18 m)

    Cette grotte baignée de lumière naturelle mesure environ 15 m de haut et 30 m de long, assez grande pour que l'éclairage change au fil de votre progression. De grandes raies et des mérous noirs y trouvent refuge.

    Le courant s'y fait sentir. Les opérateurs y emmènent pourtant aussi bien les plongeurs de premier niveau que les confirmés, ce qui en fait l'une des rares plongées en grotte de l'île ouvertes aux plongeurs fraîchement brevetés.

    Corveta Ipiranga V17 (62 m)

    C'est l'épave la plus complète du pays. Pour beaucoup de plongeurs, elle arrive aussi en tête de tout classement des meilleurs sites de plongée sous-marine du Brésil.

    Longue d'environ 56 m et lancée à Rotterdam en 1954, la corvette Ipiranga de la Marine brésilienne a heurté la Ponta da Sapata le 3 octobre 1983, puis a mis huit heures à sombrer. Elle repose aujourd'hui à 62 m, bien droite sur sa quille, la structure intacte et les effets personnels de l'équipage toujours à bord.

    Avant d'obtenir le feu vert, il vous faut un brevet de plongée profonde ou technique et une évaluation de l'opérateur.

    Corveta V17 in Fernando de Noronha
    Corveta V17

    👉 Découvrez l'aventure : Cours de Plongée Avancée à Fernando de Noronha

    Laje Dois Irmãos (22 m)

    Au large des deux pics jumeaux du Morro Dois Irmãos, le récif de la Laje Dois Irmãos compte parmi les sites les plus fréquentés par les plongeurs brevetés de l'île. Jusqu'à 22 m, vous croiserez tortues vertes, raies léopards et requins.

    Profondeur modérée, beau relief : c'est en général la deuxième ou la troisième plongée d'un séjour.

    Morro de Fora (16 m)

    Côté abrité, près de la Praia da Conceição, le Morro de Fora permet de descendre jusqu'à 16 m. Le corail de feu y est particulièrement dense, et murènes, poissons-trompettes et blennies se cachent dans la roche.

    Une plongée facile et colorée, idéale pour les débutants qui ont passé le cap de leurs premières bouteilles.

    Ilha do Meio (15 m)

    Entre les deux mers, l'Ilha do Meio offre un site calme et abrité, où l'on ne dépasse pas 15 m. Dans ses petites grottes, vous tomberez sur des requins-nourrices au repos sur le sable, des murènes et des bancs de poissons qui restent immobiles le temps d'une photo.

    Pour les photographes sous-marins comme pour les premières plongées après le brevet, c'est l'un des meilleurs sites de plongée à Fernando de Noronha.

    Ressurreta (8–12 m)

    Ressurreta, entre l'Ilha da Rata et l'Ilha do Meio, vous accueille dans 8 à 12 m d'eau calme. C'est le site de référence des baptêmes de plongée, et l'un des rares proposés en plongée de nuit.

    Mérous et barracudas passent souvent dans le secteur, et la faible profondeur autorise un temps de fond prolongé.

    👉 Découvrez l'aventure : Cours de plongée Open Water à Fernando de Noronha

    Cagarras Rasa (22 m)

    Cagarras Rasa ouvre la formation des Cagarras, côté peu profond et abrité, et se plonge jusqu'à environ 22 m. Baptêmes et plongeurs brevetés s'y côtoient, entre langoustes calées dans la roche, poulpes, raies et un va-et-vient constant de poissons de récif.

    Cagarras Funda (33 m)

    Cagarras Funda, c'est la moitié profonde de la même formation : on y descend jusqu'à environ 33 m, et les parois rocheuses touchent le fond à 34 m. Canyons, surplombs et gros pélagiques, absents de la partie peu profonde, en font le terrain des plongeurs confirmés. Le courant y est la règle, d'où une plongée dérivante.

    Buraco do Inferno (15 m)

    Malgré son nom (« trou de l'enfer » en portugais), le Buraco do Inferno de Fernando de Noronha est une grotte immergée bien plus accueillante qu'il n'y paraît. Vers 15 m de profondeur, ses reliefs rocheux spectaculaires servent de refuge aux tortues marines, aux poulpes et aux langoustes, qui se glissent dans les failles.

    Calme, peu profond et facile à parcourir, le site convient aux débutants comme aux plongeurs de niveau intermédiaire.

    Cordilheiras (30 m)

    Près de l'Ilha da Rata, un tombant rocheux de 30 m dessine l'un des profils les plus spectaculaires de l'archipel. Ici, la géologie compte autant que les poissons : une paroi d'un seul tenant, où la vie récifale s'étage du haut en bas. Profondeur et exposition obligent, c'est une plongée de niveau avancé.

    Pontal do Norte (42 m)

    À la pointe nord de l'île, ce site profond et exposé atteint 42 m. Gros poissons et vie marine dense sont au rendez-vous, au prix de courants forts et d'une grande profondeur. Seuls les plongeurs expérimentés y sont admis, et uniquement quand les conditions le permettent.

    Cabeço das Cordas (17–33 m)

    Deux plongées en une. Jusqu'à 17 m, la partie peu profonde est accessible aux plongeurs de premier niveau, tandis que les confirmés poursuivent jusqu'à 33 m. Le courant est la signature du site, et c'est lui qui amène le poisson : bancs de carangues, vivaneaux dents-de-chien et piranjica.

    Macaxeira (40 m)

    Macaxeira se trouve tout au nord de l'île, côté Mar de Fora, et descend à 40 m. Un courant constant vous porte jusqu'à un tombant de roches effondrées, puis vers un plateau d'algues où passent carangues, anchois et raies léopards.

    Sa curiosité la plus connue reste l'Eel Garden, le « jardin d'anguilles », où requins-nourrices et requins-citrons font parfois une apparition.

    Buraco das Cabras (15 m)

    Tout l'intérêt de cette plongée dérivante, c'est de passer d'une côte à l'autre : elle part de la mer extérieure et se termine dans la mer intérieure, vers 15 m. En chemin, des formations de roche volcanique abritent tortues, raies, poissons-chirurgiens et piranjica, entre coraux, éponges et bancs en chasse.

    Caieiras (17 m)

    Trois formations rocheuses tapissées d'algues, à 17 m : c'est l'une des zones où les tortues marines viennent se nourrir et se reposer. Requins aiguilles, barracudas et bancs de passage s'y montrent aussi régulièrement. Les plongeurs de niveau intermédiaire y trouvent l'un des meilleurs sites de l'archipel.

    Pedras Secas (15 m)

    Avec 15 m de profondeur seulement, Pedras Secas figure régulièrement parmi les meilleurs spots de plongée au Brésil. La roche y forme couloirs, canyons, arches, grottes et petites cavités, que l'on traverse plutôt qu'on ne les survole. Barracudas, raies, tortues et langoustes peuplent ce labyrinthe.

    Frade (8–22 m)

    Au large de l'Ilha do Frade, face à la Praia do Atalaia côté Mar de Fora, les plongées s'échelonnent entre 8 et 22 m.

    Poissons, raies, tortues, langoustes, murènes : la variété de la faune en fait l'un des sites les plus fréquentés de l'île. Et avec un tel écart de profondeur, débutants et plongeurs brevetés y trouvent chacun leur compte.

    Trinta Réis (22 m)

    Ce petit îlot de la mer extérieure, au large de l'Enseada dos Abreus, se plonge jusqu'à 22 m. Le clou de la plongée ? Un canyon entre deux parois rocheuses, où passent requins, raies, tortues et d'immenses bancs de poissons-chirurgiens et de piranjica.

    Plongeur avec un requin à Fernando de Noronha

    Cabeço Submarino (23 m)

    Face à la Baía do Sueste, voici l'une des formations les plus intéressantes du Mar de Fora. La plongée décrit une spirale ascendante jusqu'à 23 m et fait le tour complet du pinacle. Langoustes, barracudas, tortues et bancs serrés y vivent, et un requin passe de temps à autre.

    Iuias (12–25 m)

    Des canyons et des grottes comme à Pedras Secas, mais plus profonds (12 à 25 m), plus au large et exposés au courant : seuls les plongeurs expérimentés y vont. On y voit des requins plus souvent que presque partout ailleurs à Noronha, en plus d'une longue liste d'espèces récifales.

    👉 À lire aussi : Comment se rendre à Fernando de Noronha

    Plonger à Fernando de Noronha : règles, taxes et opérateurs

    Dans le Parc national marin de Fernando de Noronha, toute plongée bouteille doit être encadrée par un opérateur agréé par l'ICMBio, l'organisme fédéral qui gère le parc. Plonger en autonomie ou louer du matériel sans guide est strictement interdit. Les centres agréés doivent vérifier vos brevets et, pour les sites plus profonds, vous faire passer une évaluation technique avant de vous accepter.

    Chaque visiteur paie deux redevances distinctes, et aucune n'inclut la plongée elle-même :

    • Billet d'entrée du parc (ICMBio) : R$ 384 pour les visiteurs étrangers et R$ 192 pour les Brésiliens, valable 10 jours, à acheter en ligne ou au centre d'accueil des visiteurs de Vila do Boldró.
    • Taxe de préservation environnementale (TPA) : en 2026, elle démarre à R$ 105,79 pour le premier jour puis augmente progressivement, pour atteindre R$ 672,85 au total sur un séjour de sept jours.

    Le parc national impose des règles strictes : interdiction de prélever plantes, animaux, roches ou coquillages, de toucher ou de nourrir la faune marine, d'apporter du matériel de pêche, d'utiliser une perche à selfie ou de débarquer sur les îles secondaires. Avant de partir, faites valider votre billet d'entrée au kiosque du Porto de Santo Antônio.

    👉 À lire aussi : Où séjourner à Fernando de Noronha

    Quand plonger de chaque côté de l'île

    Aucun mois ne donne accès en même temps à tous les meilleurs sites de plongée à Fernando de Noronha : l'archipel compte deux saisons de plongée, une par côte.

    Abrité de la houle, le Mar de Dentro est à privilégier de juillet à décembre : c'est la saison du Cabeço da Sapata, de la Caverna da Sapata et du Pontal do Norte. Le Mar de Fora, lui, prend le relais de mars à mai, quand on peut compter sur Pedras Secas, Iuias et le Cabeço Submarino.

    La visibilité est généralement la meilleure d'août à décembre, quand la mer est la plus calme. L'eau reste autour de 26 °C toute l'année : une combinaison fine suffit. Si vos dates sont déjà fixées, choisissez la côte qui sera en saison à ce moment-là.

    👉 À lire aussi : Meilleure période pour plonger à Fernando de Noronha

    Questions fréquentes sur la plongée à Fernando de Noronha

    Faut-il un brevet pour plonger à Fernando de Noronha ?

    Non. Le baptême de plongée (batismo) permet aux non-brevetés de plonger avec un moniteur sur des sites comme Ressurreta et Cagarras Rasa. Pour plonger les autres sites sans moniteur, il faut un brevet Open Water, que vous pouvez passer sur l'île.

    Quels sont les meilleurs sites de plongée pour débutants à Fernando de Noronha ?

    Ressurreta (8–12 m), l'Ilha do Meio (15 m), Cagarras Rasa (22 m), le Buraco do Inferno (15 m) et la moitié peu profonde du Cabeço das Cordas (17 m). Ces sites de plongée pour débutants sont tous assez abrités ou peu profonds pour vous offrir une plongée longue et tranquille.

    Tout le monde peut-il plonger sur l'épave de la Corveta Ipiranga V17 ?

    Non. À 62 m, la Corveta Ipiranga V17 dépasse les limites de la plongée loisir et exige un brevet de plongée profonde ou technique. Les opérateurs vérifient l'expérience de chaque plongeur en amont : il faut donc réserver à l'avance.

    Le snorkeling est-il une alternative à la plongée bouteille à Fernando de Noronha ?

    Oui. D'ailleurs, la plupart des voyageurs choisissent le snorkeling ou l'apnée (environ 75 %) plutôt que la plongée bouteille (environ 40 %). C'est dans la mer intérieure, abritée, que le snorkeling à Fernando de Noronha se pratique le mieux, entre juin et décembre : vous y explorez les mêmes récifs colorés que les plongeurs sur les sites peu profonds.

    Plonger sur les meilleurs sites de Noronha avec PlanetaEXO

    Vous connaissez maintenant les meilleurs sites de plongée à Fernando de Noronha par profondeur, par côte et par niveau. Reste à les faire correspondre à vos dates et à votre brevet.

    PlanetaEXO est une plateforme d'écotourisme spécialisée dans les voyages à Fernando de Noronha. Nous travaillons avec des opérateurs locaux agréés dans toute l'île, pour que chacune de vos plongées soit encadrée par des équipes habilitées. Du choix du bon cours de plongée au nombre de plongées idéal, nous nous occupons de toute la logistique de votre voyage. Contactez-nous dès maintenant !

  • Ciel rose au coucher du soleil sur les dunes de sable blanc et une lagune d’eau de pluie aux Lençóis Maranhenses

    Merveilleux, bouleversant, une joie totale : les 15 ans d’attente de Maja pour les Lençóis Maranhenses

    Une professeure slovène à la retraite, un mari jamais sans son appareil photo et six jours entre Barreirinhas, Atins et Santo Amaro, racontés avec les mots de Maja

    Maja Žumer, 73 ans, a enseigné les sciences de l’information toute sa carrière à l’université de Ljubljana, en Slovénie. Officiellement retraitée depuis un an, elle reste liée à un programme de recherche, et c’est justement grâce à lui qu’une conférence à São Paulo a remis le Brésil à son agenda en 2026.

    Elle connaissait déjà le Brésil, et les dunes irréelles des Lençóis, elle les admirait en photo : voilà 15 ans que Maja rêvait du parc national des Lençóis Maranhenses. Après une première tentative restée sans suite, elle a enfin fait le voyage avec son mari, Slobodan Žumer, photographe passionné.

    Maja et Slobodan Žumer souriants en selfie sur une dune, au-dessus d’une lagune des Lençóis Maranhenses

    En août 2026, le couple a suivi l’itinéraire complet des Lençóis Maranhenses organisé par PlanetaEXO avec des guides locaux. Par la route, sur la rivière et en 4×4, ce circuit relie les trois grandes bases du parc : Barreirinhas, Atins et Santo Amaro. Voici son histoire. Découvrez-la ci-dessous !

    Quinze ans, un faux départ et un voyage « maintenant ou jamais »

    Tout est parti d’une conversation de famille. Il y a environ 15 ans, la belle-fille de Maja lui a parlé d’un endroit qu’elle venait de découvrir au Brésil : les Lençóis Maranhenses. L’idée l’a tout de suite séduite, mais la distance la freinait.

    Une première occasion s’est présentée il y a 10 ans, avec une conférence à Rio de Janeiro. Maja a cherché partout une agence capable d’organiser le voyage, sans succès, et voyager seule compliquait encore les choses. Elle s’est donc rabattue sur les chutes d’Iguazu. « C’était très beau, je dois l’avouer, dit-elle, mais ce n’étaient pas les Lençóis. »

    Cette année, une deuxième conférence l’attendait à São Paulo. La décision s’est imposée d’elle-même : « C’est maintenant ou jamais. » Maja a contacté plusieurs agences, et PlanetaEXO s’est vite démarqué. « PlanetaEXO a été la seule à me répondre tout de suite. Ils étaient vraiment réactifs et avaient réponse à toutes mes questions », se souvient-elle.

    Avec le recul, son verdict est sans appel : « C’était sans doute ma dernière chance. Et tout s’est parfaitement passé. »

    👉 À lire aussi : Comment se rendre aux Lençóis Maranhenses ?

    Une destination à part, inconnue même des grands voyageurs

    Maja a parcouru le monde, de l’Argentine au Mexique, en passant par le Guatemala et le Sahara. Les Lençóis ne ressemblent pourtant à rien de ce qu’elle connaissait.

    « Je dirais que c’est vraiment exceptionnel », s’enthousiasme-t-elle. « Il n’y a rien de pareil. Même les autres déserts ne peuvent pas rivaliser, à cause de la couleur et, bien sûr, de ce mélange avec l’eau. »

    De retour chez elle, une chose l’a surprise : bien peu de gens connaissent les Lençóis Maranhenses. « Quand j’en parle, même les gens qui voyagent beaucoup et qui sont allés plein de fois au Brésil n’en ont jamais entendu parler », raconte-t-elle. Preuve, s’il en fallait une, du caractère unique de ce parc national.

    Lumière dorée du soleil reflétée sur une lagune entre des dunes ridées par le vent aux Lençóis Maranhenses

    Gravir les dunes en 4×4, comme rouler sur la neige

    Après 15 ans à regarder des photos, Maja et Slobodan en attendaient beaucoup. Sur place, ils ont pourtant compris que les images ne rendaient pas justice à la vraie beauté des Lençóis Maranhenses. Le premier trajet en 4×4, surtout, l’a marquée. Comment un paysage de sable pouvait-il ressembler autant à un décor d’hiver ?

    « C’est comme rouler dans la neige, et j’adore le ski, alors pour moi c’est vraiment quelque chose de très, très positif », s’émerveille-t-elle, fascinée aussi par l’étendue des lieux. « Bien sûr, je savais que le parc était immense, mais je ne m’étais pas vraiment rendu compte qu’on voyait aussi loin, ni que tout changeait tout le temps. »

    Eau verte et cristalline d’une lagune devant une dune de sable blanc sous un ciel bleu aux Lençóis Maranhenses

    👉 À lire aussi : Formation des dunes et lagunes des Lençóis Maranhenses : comprendre les dunes de sable et les lagunes du Brésil

    Un paysage différent à chaque heure et un mari comblé, appareil photo en main

    Six jours durant, le couple a exploré le parc national des Lençóis Maranhenses, et jamais la vue ne s’est répétée. « C’était toujours autre chose. La vue changeait, la lumière changeait. Ce n’était jamais, jamais ennuyeux », insiste Maja. Le beau temps était au rendez-vous, et l’heure de la journée faisait le reste : « Midi, ce n’est pas du tout comme l’après-midi, ou le matin, ou le coucher du soleil. »

    La texture des dunes changeait elle aussi. Pour un amoureux de la photo comme Slobodan, les Lençóis étaient un « paradis pour les photographes ». Selon Maja, il était aux anges, et les guides l’ont bien remarqué.

    « Ils s’arrêtaient toujours pour les photos. On faisait juste un signe et ils s’arrêtaient tout de suite », se souvient-elle. « Et même sans signe, dès qu’ils voyaient mon mari essayer de prendre une photo, ils ralentissaient aussitôt. »

    👉 À lire aussi : Quand aller aux Lençóis Maranhenses ?

    Des lagunes à l’eau chaude et 10 mètres de plage rien que pour eux

    L’itinéraire complet enchaîne les circuits de lagunes au départ des trois bases : Lagoa Azul (Barreirinhas) ; Ponta do Mangue et Canto do Atins (Atins) ; et Lagoa do Junco et Lagoa do Reflexo (Santo Amaro).

    Maja les a toutes aimées. Un détail l’a pourtant frappée : la température. « J’ai été surprise de voir à quel point l’eau était chaude », dit-elle. « Là encore, c’est peut-être l’association avec la neige. »

    Et jamais de foule. Les guides les ont emmenés à certaines lagunes où ils étaient tout seuls, et à d’autres plus fréquentées, mais jamais bondées. « On avait toujours nos 10 mètres de plage rien que pour nous. Les guides ont vraiment bien choisi les lagunes et les points de vue. »

    Ombres de Maja et Slobodan projetées sur le sable blanc ridé des Lençóis Maranhenses

    Trois bases, une rivière et jamais de course contre la montre

    Maja et Slobodan ont découvert Barreirinhas, rejoint Atins en hors-bord sur la rivière Preguiças et passé de très bons moments à Santo Amaro. Rien de tout cela n’a été éprouvant physiquement.

    « De toute façon, on n’a presque pas marché. On n’est plus tout jeunes, mais on est encore en forme. On skie toujours, tous les deux. Physiquement, c’était très facile et reposant, et on avait assez de temps », explique-t-elle. À ses yeux, l’expérience a été aussi facile qu’enrichissante.

    C’est d’ailleurs l’une des choses qu’elle a le plus appréciées : « On n’était jamais pressés, et on savait toujours à l’avance combien de temps on avait à chaque étape. Tout s’est déroulé sans accroc. »

    L’organisation de l’itinéraire leur a très bien convenu : chaque après-midi, les guides présentaient le programme du lendemain. Pour Maja, c’était d’une aide énorme. « Sinon, il aurait fallu se creuser la tête : “Est-ce que je me souviens bien ou pas ?” Alors c’était formidable. »

    👉 À lire aussi : Combien de jours aux Lençóis Maranhenses ?

    Des hôtes souriants, des pousadas propres et la découverte du caju

    Loin des dunes, ce qui a d’abord frappé Maja, c’est l’humeur des gens. « Ils sont toujours de bonne humeur, toujours souriants. On ne voit personne faire la tête », dit-elle, le sourire aux lèvres. « Il y a une bonne ambiance partout. »

    Au restaurant, le personnel les aidait à se faire comprendre et faisait de son mieux. Dans les pousadas, les hôtes veillaient à leur confort et à ce que tout se passe bien.

    PlanetaEXO avait aussi réservé tous leurs hébergements, qui ont dépassé leurs attentes. Chaque adresse avait son caractère, certaines plus décontractées que d’autres, mais toutes se sont révélées « très agréables, propres et confortables. On n’a eu aucun problème », souligne Maja.

    À table, le couple a mangé du poisson, de la viande et, bien sûr, du riz et des haricots. La nouveauté, c’était le caju, le fruit de l’arbre à cajou, que Maja a goûté dans une boisson et trouvé très intéressant et authentique, à l’image de tout le reste aux Lençóis Maranhenses. « Tout était délicieux. »

    Guirlande lumineuse sur une structure en bois et lanternes au bord d’une lagune au crépuscule aux Lençóis Maranhenses

    👉 À lire aussi : Où séjourner aux Lençóis Maranhenses ?

    Le Brésil est-il sûr ? La réponse franche de Maja

    Aux Lençóis, Maja ne s’est même pas posé la question. Pendant leur temps libre, le couple se promenait dans Atins, y compris à la nuit tombée, sans qu’elle s’inquiète le moins du monde. « On s’est toujours sentis en sécurité », affirme-t-elle.

    São Paulo et Rio, c’est autre chose, reconnaît-elle, mais rien de surprenant. « Toutes les grandes villes sont comme ça. Il faut prendre ses précautions et ne pas faire de bêtises. Je ne suis pas du genre à m’en faire. J’ai voyagé dans tellement d’endroits. »

    Forte de son expérience, Maja recommande à tous les voyageurs une seule chose : le bon sens.

    👉 À lire aussi : 10 conseils pour profiter pleinement de votre voyage aux Lençóis Maranhenses

    Les Lençóis en trois mots, et la prochaine destination de Maja

    Nous avons demandé à Maja de résumer le voyage en trois mots : Merveilleux. Bouleversant, « mais dans le bon sens, parce que ce si beau paysage éveille tous les sens ». Et une joie totale.

    Son conseil à tous ceux qui songent aux Lençóis Maranhenses ou au Brésil tient en peu de mots : « Allez-y le plus tôt possible. N’hésitez pas. »

    Lucide, Maja ne sait pas si elle reviendra un jour au Brésil. La liste, elle, est pourtant déjà prête. Slobodan a adoré ses précédents voyages à Manaus et en Amazonie, alors Maja aimerait les découvrir à son tour, tout comme le sud du Brésil.

    Après tout, les Lençóis lui ont déjà prouvé qu’un projet peut réserver des surprises. « Il y a dix ans, je n’aurais jamais imaginé revenir », confie-t-elle. « Alors qui sait ? Je ne dirais jamais non. »

    Visiter les Lençóis Maranhenses avec PlanetaEXO

    Des dunes qui rappellent la neige fraîche, des lagunes assez chaudes pour qu’on s’y attarde, des journées où l’on n’est jamais pressé : vous avez vu le parc à travers les yeux de Maja. Vous savez maintenant que l’attente en vaut la peine.

    PlanetaEXO est une plateforme d’écotourisme spécialisée dans les circuits aux Lençóis Maranhenses. Aux côtés de guides et d’opérateurs locaux expérimentés, nous prenons en charge toute la logistique pour que vous n’ayez qu’à profiter des dunes. Contactez-nous dès maintenant !

  • Vue aérienne de la Rencontre des eaux près de Manaus, où le rio Negro sombre rejoint le rio Solimões brun sableux

    La Rencontre des eaux à Manaus, Brésil : pourquoi le rio Negro et le Solimões ne se mélangent pas

    Température, acidité, vitesse du courant, densité et chimie : la Rencontre des eaux expliquée par la science, avec les deux fleuves qui la forment, sa place dans la culture brésilienne et les voyages qui vous y conduisent

    Juste à l’est de Manaus, le rio Negro, aux eaux sombres couleur de thé, rejoint le rio Solimões, d’un brun sableux. Ils ne se fondent pas l’un dans l’autre : ils coulent côte à côte dans le même lit, séparés par une ligne nette que l’on distingue depuis un bateau, depuis un avion et même, d’après la NASA, depuis l’espace. On l’appelle la Rencontre des eaux (Encontro das Águas en portugais).

    Mais ce spectacle n’est pas qu’une carte postale. Les hydrologues mesurent le phénomène depuis des décennies, les poètes l’ont chanté, et la ville de Manaus comme l’État d’Amazonas l’ont inscrit sur leurs armoiries. Pourquoi ces deux cours d’eau ne se mélangent-ils pas, et où les observer de près ?

    PlanetaEXO, plateforme d’écotourisme spécialisée dans les voyages en Amazonie au Brésil, a préparé ce guide pour vous aider à tout comprendre de ce phénomène. Découvrez-le ci-dessous !

    Qu’est-ce que la Rencontre des eaux ?

    La Rencontre des eaux, c’est la confluence du rio Negro et du Solimões, à la sortie est de Manaus, capitale de l’État d’Amazonas et porte d’entrée de la forêt amazonienne. D’après une étude parue en 2018 dans la revue Comptes Rendus Geoscience, le lit commun y mesure environ 5 à 5,5 km de large.

    Sa célébrité tient à sa frontière : d’un côté, une eau presque noire, de l’autre, une eau couleur café au lait. L’Earth Observatory de la NASA a photographié cette ligne depuis l’orbite terrestre et la décrit comme visible « depuis l’espace et depuis la surface même de l’eau ».

    Au Brésil, le phénomène fait partie de l’identité régionale, au point d’avoir donné son nom à la télévision publique de l’État, TV Encontro das Águas, et à une série musicale du Teatro Amazonas. Et si vous partez explorer le fleuve Amazone, c’est en général la première escale au départ de Manaus.

    On lit souvent le chiffre de 6 km. Pourtant, les travaux publiés dans Comptes Rendus Geoscience montrent que le Negro et le Solimões coulent côte à côte, sans se mêler, sur 50 à 100 km en aval. Selon une étude de 2009 parue dans Hydrological Processes, le mélange se fait progressivement, sur une distance qui varie selon la saison et le volume des fleuves.

    👉 À lire aussi : Comment aller en Amazonie au Brésil ?

    Comment s’explique le phénomène ?

    Le comportement de ces deux rivières qui ne se mélangent pas ne s’explique pas par un seul facteur. Le rio Negro et le Solimões diffèrent sur cinq points mesurables à la fois : température, acidité, vitesse, densité et chimie. Mis bout à bout, ces écarts freinent le mélange sur des dizaines de kilomètres.

    Gros plan sur la Rencontre des eaux : le rio Negro sombre et le rio Solimões brun coulent côte à côte

    Température

    Le rio Negro est un peu plus chaud. En basses eaux (octobre 2014), les chercheurs ont relevé 30,3 °C dans le Negro contre 29,6 °C dans le Solimões ; en hautes eaux (avril–mai 2015), 29 °C contre 28 °C.

    Or l’eau chaude est plus légère, l’eau froide plus lourde. Ce petit écart de température pèse donc sur l’écoulement des courants et agit directement sur la densité de chacun des deux fleuves.

    Acidité (pH)

    Ici, pas de doute : le rio Negro est nettement plus acide. L’étude des Comptes Rendus Geoscience y a mesuré un pH de 5,0 à 5,6, contre 6,7 à 6,9 dans le Solimões, et les relevés du programme HYBAM donnaient déjà 5,5 contre 7,0 en 1997. Comme l’échelle du pH est logarithmique, un pH de 5,5 correspond à une eau environ 30 fois plus acide qu’à pH 7,0.

    D’où vient cette acidité ? De la forêt elle-même. En se décomposant dans les forêts inondées et les marécages qui bordent le Negro, feuilles et débris végétaux libèrent dans l’eau des acides humiques, les composés qui lui donnent aussi sa couleur sombre.

    Selon les chercheurs de l’Institut national de recherches de l’Amazonie (INPA), les rivières d’eaux noires de la région affichent en général un pH compris entre 4 et 5, alors que celles d’eaux blanches, comme le Solimões, restent proches de la neutralité.

    Le saviez-vous ? Cette acidité tient aussi les insectes à distance des berges. Voilà pourquoi, dans la région du rio Negro, les voyageurs sont moins gênés par les moustiques.

    Bateau traversant la ligne entre le rio Negro sombre et le Solimões brun sableux à la Rencontre des eaux

    Vitesse du courant

    Le Solimões file environ quatre fois plus vite que son voisin. À la confluence, les vitesses moyennes sont de 0,37 à 0,38 m/s (environ 1,4 km/h) dans le Negro, contre 1,42 à 1,65 m/s (environ 5 à 6 km/h) dans le Solimões, avec des pointes locales jusqu’à 2,6 m/s.

    Il transporte aussi beaucoup plus d’eau. D’après une étude publiée dans Geosciences, le débit moyen du Solimões avoisine 103 000 m³/s, contre environ 28 400 m³/s pour le Negro, soit à peine plus du quart.

    Entre cet écart de vitesse, la différence de densité (on y revient plus bas) et les forces de cisaillement qui s’exercent le long de la frontière, la limite entre les deux courants ne reste pas verticale : elle s’incline.

    Densité

    Le rio Solimões est plus dense, pour deux raisons : son eau est un peu plus fraîche, et elle est chargée des sédiments arrachés aux Andes, où il prend sa source.

    Plus lourdes, ses eaux glissent sous celles du Negro. Le mélange commence donc près du fond, tandis qu’en surface la ligne reste nette bien plus longtemps.

    La Rencontre des eaux vue d’un bateau à Manaus, l’eau sombre du rio Negro tourbillonnant dans le Solimões brun

    Composition chimique

    Dans les années 1950, le limnologue allemand Harald Sioli a classé les rivières amazoniennes en trois types : eaux blanches, eaux noires et eaux claires. La Rencontre des eaux réunit les deux extrêmes de cette classification.

    • Solimões (eaux blanches) : né dans les Andes, il charrie des sédiments riches en nutriments et une eau chargée en carbonates et en calcium.
    • Rio Negro (eaux noires) : il draine l’ancien bouclier guyanais et ses sols de sable blanc, qui libèrent très peu de sédiments et de minéraux.
    • Minéraux dissous : la conductivité électrique, qui mesure les sels dissous, est d’environ 8 µS/cm dans le Negro contre 80 µS/cm dans le Solimões (dix fois plus).
    • Matière organique : le Negro contient plus de deux fois plus de carbone organique dissous que le Solimões. Ces substances humiques donnent à l’eau sa couleur de thé bien infusé.

    Saisons et sécheresses

    Cette ligne n’a rien de fixe. Les études montrent qu’à partir de novembre, le Solimões en crue s’élargit et repousse les eaux noires du Negro vers la rive gauche. En janvier et février, les eaux blanches couvrent les deux rives en aval. La position et la largeur de la zone de mélange varient aussi selon le volume d’eau de chaque fleuve.

    Les sécheresses extrêmes peuvent, elles aussi, brouiller la frontière. Le 4 octobre 2024, le rio Negro est descendu à 12,66 m à Manaus, son plus bas niveau depuis le début des relevés en 1902, selon le Service géologique du Brésil (SGB). Le fleuve a continué de baisser jusqu’à 12,11 m, rendant le contraste difficile à percevoir.

    👉 À lire aussi : La meilleure période pour visiter l’Amazonie au Brésil

    Le rio Negro et le rio Solimões en détail

    Rio Negro

    Le rio Negro prend sa source dans la forêt de l’est de la Colombie, où son cours supérieur communique avec le bassin de l’Orénoque par le canal du Casiquiare. Il parcourt environ 2 250 km, dont 1 370 km au Brésil.

    Pour l’initiative Aguas Amazónicas de la Wildlife Conservation Society, c’est le seul grand fleuve d’eaux noires du bassin amazonien. À lui seul, il assure 13 à 14 % du débit de l’Amazone.

    À environ 40 km en amont de Manaus, le Negro se déploie entre plus de 400 îles dans le parc national d’Anavilhanas, l’un des plus grands archipels fluviaux du monde.

    👉 À lire aussi : Les meilleures croisières en Amazonie au Brésil

    Rio Solimões

    Solimões : c’est ainsi que les Brésiliens appellent le cours supérieur de l’Amazone, de la frontière avec le Pérou jusqu’à sa jonction avec le Negro. Né dans les Andes péruviennes, il parcourt environ 1 600 km au Brésil, à travers une plaine inondable qui peut atteindre 80 km de large. Son bassin couvre plus de 2,1 millions de km².

    Ce sont les sédiments andins charriés par le rio Solimões qui lui donnent sa teinte café crème. Ce sont eux aussi qui placent ses plaines inondables, les várzeas, parmi les terres les plus fertiles d’Amazonie.

    Vue de drone de la frontière nette entre le rio Negro presque noir et le Solimões couleur café au lait, en Amazonie

    👉 À lire aussi : Quelle est la meilleure période pour une croisière en Amazonie au Brésil ?

    La Rencontre des eaux dans l’art

    Deux fleuves qui ne se mélangent pas : il n’en fallait pas plus pour inspirer les artistes. À la date du 5 septembre 1865, le journal de voyage que tenaient le naturaliste suisse Louis Agassiz et son épouse, Elizabeth, rapporte que les peuples autochtones de la région appelaient le Solimões le fleuve « vivant », et le Negro le fleuve « mort ».

    Depuis, les artistes n’ont cessé d’y revenir. Quelques exemples : le rideau de scène du Teatro Amazonas (1894), peint par Crispim do Amaral ; le recueil de chroniques de Fernando Sabino, « O Encontro das Águas » (1977) ; et la chanson « Encontro das Águas » (1993), de Jorge Vercillo et Jota Maranhão.

    Profondément ancrée dans l’histoire et la culture amazoniennes, la Rencontre des eaux figure même sur les armoiries de l’État d’Amazonas (1897) et de la ville de Manaus (1906).

    Rideau de scène du Teatro Amazonas à Manaus, peint par Crispim do Amaral et inspiré de la Rencontre des eaux

    👉 À lire aussi : Est-ce que Manaus est dangereux ? Un guide pour les voyageurs en route vers l’Amazonie, au Brésil

    Les voyages PlanetaEXO qui passent par la confluence

    Vous voulez voir de vos propres yeux le Negro et le Solimões couler côte à côte ? PlanetaEXO propose plusieurs voyages en Amazonie qui incluent la Rencontre des eaux. Les voici !

    Voyage Type Durée Quand voir la Rencontre des eaux
    Circuit de 4 jours dans la jungle amazonienne brésilienne Lodge dans la jungle 4 jours Dès le départ, pendant la traversée en bateau de Manaus à Careiro da Várzea.
    Amazon Turtle Lodge : séjour de 5 jours dans la forêt amazonienne au Brésil Lodge dans la jungle 5 jours Dès le premier jour, le bateau qui vous emmène à Careiro da Várzea la traverse de part en part.
    Juma Amazon Lodge : séjour jungle de 5 jours depuis Manaus Lodge dans la jungle 5 jours Sur la route de Juma, le premier jour, quelques heures avant un safari nocturne en bateau.
    Trek et survie en Amazonie : 6 jours d’aventure au Brésil Expédition trek et survie 6 jours L’expédition démarre par une descente du rio Negro en bateau rapide jusqu’à la confluence, puis direction votre premier campement en forêt.
    Croisière de luxe sur l’Amazone au Brésil Croisière fluviale 5 jours Le premier jour, à peine partie, la croisière passe devant les quais historiques de Manaus et la rencontre des deux fleuves avant de rejoindre le parc écologique du Janauari.
    Croisière Tucano sur l’Amazone : expédition sauvage de 5 jours Croisière fluviale 5 jours Vers la fin du voyage, le quatrième jour, le Tucano descend le fleuve jusqu’au point où le Negro et le Solimões se rejoignent.

    👉 À lire aussi : Lodge en Amazonie : les meilleures adresses au Brésil

    Envie de voir la Rencontre des eaux ? Organisez votre voyage en Amazonie avec PlanetaEXO !

    Vous savez maintenant pourquoi le rio Negro et le Solimões coulent côte à côte. Il ne vous reste plus qu’à aller voir sur place ces eaux qui ne se mélangent pas !

    PlanetaEXO est une plateforme d’écotourisme spécialisée dans les voyages d’aventure au Brésil. Main dans la main avec les meilleurs opérateurs locaux d’Amazonie, notre équipe passionnée vous aide à organiser des vacances sans tracas et des expériences sur mesure. Contactez-nous dès maintenant !

  • Excursion en bateau s'approchant du pied des chutes d'Iguazu sous un ciel bleu

    Chutes d’Iguazu, Brésil : le guide de voyage complet

    Où se trouvent les chutes, comment y aller, quand partir, ce que couvre le billet de chaque côté de la frontière et combien de jours il faut vraiment prévoir

    Les chutes d'Iguazu forment un ensemble de 275 sauts distincts répartis sur près de 2 700 mètres du fleuve Iguazu, à la frontière entre le Brésil et l'Argentine, et les plus hauts atteignent 80 mètres. L'UNESCO a inscrit le parc argentin en 1984, puis le parc brésilien en 1986. Plus vastes que celles du Niagara, les chutes sont entourées de deux parcs qui protègent le plus grand massif de forêt atlantique intérieure encore debout au monde.

    La frontière partage les chutes de façon inégale. Environ 80 % des cascades se trouvent côté argentin et près de 20 % côté brésilien. C'est justement pour cela que les chutes d'Iguazu, au Brésil, offrent la vue d'ensemble : depuis le bord extérieur de la plateforme, tout le réseau de cascades se déploie d'un seul coup devant vous.

    Vue aérienne des chutes d'Iguazu, avec des dizaines de cascades plongeant dans la gorge et une passerelle au-dessus du fleuve
    Photo: Marina Zvada

    PlanetaEXO, entreprise d'écotourisme spécialisée dans les excursions aux chutes d'Iguazu, a préparé ce guide de voyage pour vous aider à planifier chaque étape, avec le côté brésilien pour camp de base et une journée de plus côté argentin. Découvrez-le ci-dessous !

    Sommaire :

    1. Où se trouvent les chutes d'Iguazu ?
    2. Comment se rendre aux chutes d'Iguazu
    3. Quand visiter les chutes d'Iguazu ?
    4. Les deux parcs nationaux : accès, billets et règles
    5. Que faire aux chutes d'Iguazu
    6. Que mettre dans sa valise
    7. Combien de temps pour visiter les chutes d'Iguazu ?

    Où se trouvent les chutes d'Iguazu ?

    Les chutes d'Iguazu se trouvent sur le fleuve Iguazu, là où le Brésil et l'Argentine se rejoignent, à environ 25 kilomètres en amont de sa confluence avec le Paraná.

    Côté brésilien, la porte d'entrée est Foz do Iguaçu, à l'extrême ouest de l'État du Paraná. Côté argentin, c'est Puerto Iguazú, dans la province de Misiones. En face des deux, sur l'autre rive du Paraná, se trouve Ciudad del Este, au Paraguay : voilà pourquoi la région porte le nom de Triple Frontière.

    Avec 285 415 habitants selon le recensement de 2022, Foz do Iguaçu offre tout ce dont un voyageur a besoin : hôtels, restaurants, hôpitaux et un aéroport.

    Un point de vocabulaire vous évitera bien des confusions au moment de réserver. Le parc brésilien s'appelle Parque Nacional do Iguaçu, le parc argentin Parque Nacional Iguazú. Selon les langues, vous croiserez aussi plusieurs orthographes : Iguaçu, Iguazú ou Iguassu.

    Voici une carte du parc national des chutes d'Iguazu et de la région frontalière, où figurent Foz do Iguaçu, Puerto Iguazú et Ciudad del Este :

    Carte de la Triple Frontière avec Ciudad del Este au Paraguay, Puerto Iguazú en Argentine et le parc national d'Iguaçu au Brésil

    Comment se rendre aux chutes d'Iguazu

    En avion

    Deux aéroports desservent les chutes d'Iguazu, un dans chaque pays. Côté brésilien, c'est l'aéroport international de Foz do Iguaçu/Cataratas (IGU), à environ 13 kilomètres du centre-ville. Détail pratique, il se trouve sur la route du parc national, dont l'entrée est à 10 minutes environ.

    Des vols quotidiens le relient à de nombreuses villes brésiliennes, dont São Paulo, Rio de Janeiro, Brasília, Curitiba, Porto Alegre et Recife. Seule liaison internationale directe : Santiago du Chili (SCL), quelques fois par semaine.

    L'Argentine a le sien, l'aéroport international Cataratas del Iguazú (IGR), relié à Buenos Aires. Arriver par un pays et repartir par l'autre est donc tout à fait faisable.

    En voiture et en bus

    Venir en voiture ne pose aucune difficulté. Foz do Iguaçu est reliée au reste du Paraná par la BR-277, une route fédérale goudronnée. Depuis Curitiba, comptez environ 9 heures pour 640 kilomètres.

    Vous pouvez louer une voiture à l'aéroport. Dans le parc national, vous vous garez au centre d'accueil des visiteurs, puis vous montez dans les bus du parc, compris dans le billet. Les véhicules particuliers ne vont pas jusqu'aux chutes.

    Sur place, des bus municipaux relient le terminal du centre-ville à l'entrée du parc, en passant par l'aéroport et le Parque das Aves. Pour plus de simplicité et de confort, la plupart des voyageurs optent toutefois pour le transfert proposé par l'hôtel, un taxi ou une visite guidée.

    Passer côté argentin

    Pour rejoindre le parc argentin, on traverse le pont Tancredo Neves jusqu'à Puerto Iguazú, puis on roule 17 kilomètres jusqu'à l'entrée du parc Iguazú. Depuis les hôtels de Foz do Iguaçu, comptez de 45 minutes à une heure, sans oublier l'attente à la frontière.

    Voyageuse photographiant les chutes d'Iguazu depuis un belvédère de la passerelle, entourée de forêt
    Photo: NidoHuebl

    Quand visiter les chutes d'Iguazu ?

    Aucun mois n'est à éviter. Les chutes ne tarissent jamais et les deux parcs sont ouverts 365 jours par an. À Foz do Iguaçu, le climat est subtropical humide, avec des saisons bien marquées.

    L'été (de décembre à mars) est chaud et humide : les maximales dépassent 32 °C et les pluies culminent en janvier et février, ce qui donne aussi aux chutes leur débit le plus fort. L'hiver (de juin à août) est sec et dégagé, entre 10 °C et 23 °C environ.

    La meilleure période pour visiter les chutes d'Iguazu, c'est l'intersaison, soit de mars à mai ou d'août à octobre. Les journées sont chaudes sans la fournaise de février, le niveau d'eau profite encore des pluies d'été et vous échappez à la cohue de janvier et de juillet.

    Quelle que soit la saison, évitez si possible de caler votre voyage sur les jours fériés brésiliens ou argentins : les voyageurs des deux pays affluent alors dans les parcs.

    Un phénomène échappe à toutes les moyennes mensuelles : les crues exceptionnelles. Quand les pluies en amont font monter le fleuve Iguazu bien au-dessus de son niveau habituel, les passerelles les plus proches des chutes ferment temporairement des deux côtés, par sécurité. La plupart des sentiers principaux et des belvédères restent ouverts, mais mieux vaut consulter les informations officielles le jour de votre visite. Lors des plus fortes crues, le parc argentin peut fermer la passerelle de la Gorge du Diable pendant des semaines, voire en démonter une partie.

    👉 À lire aussi : 10 faits sur les chutes d’Iguazu

    Arc-en-ciel au-dessus des chutes d'Iguazu vu depuis un belvédère par temps clair
    Photo: paulobaqueta

    Les deux parcs nationaux : accès, billets et règles

    Comme les cascades chevauchent une frontière internationale, chaque parc a sa propre équipe de gestion et relève de son gouvernement. Conséquence : un billet acheté d'un côté ne donne pas accès à l'autre.

    C'est l'une des erreurs les plus fréquentes chez les visiteurs. Prévoyez une entrée distincte pour chaque site : chacun a ses horaires, ses tarifs et son règlement.

    Parc national d'Iguaçu (Brésil)

    Le parc brésilien couvre 169 695 hectares dans l'État du Paraná. Créé en 1939, agrandi en 1944 puis en 1981, il a été inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1986. Il est géré par l'ICMBio, qui a confié l'accueil des visiteurs en concession à Urbia Cataratas.

    En 2026, le prix d'entrée aux chutes d'Iguazu côté brésilien est de 134 R$ pour les visiteurs étrangers et de 121 R$ pour les Brésiliens et les citoyens du Mercosur. Un pass communautaire à 26 R$ est réservé aux habitants des 14 communes voisines. Ces tarifs peuvent évoluer : vérifiez les prix en vigueur auprès des canaux officiels avant votre visite.

    Les entrées se font de 9 h à 16 h en semaine, et une demi-heure plus tôt, dès 8 h 30, le week-end et les jours fériés. Une fois à l'intérieur, vous pouvez rester jusqu'à 17 h 30, quelle que soit votre heure d'arrivée.

    Les billets s'achètent de préférence en ligne, sur le site officiel du parc national d'Iguaçu. En haute saison, il est vivement conseillé de réserver votre date et votre créneau horaire dès l'achat.

    Coati faisant sa toilette sur la rambarde d'une passerelle, avec les chutes d'Iguazu et le fleuve en arrière-plan
    Photo: hansgertbroeder

    Parc national d'Iguazú (Argentine)

    Le parc argentin couvre 67 000 hectares dans la province de Misiones. Créé en 1934 et inscrit par l'UNESCO en 1984, il est géré par l'Administración de Parques Nacionales conjointement avec le concessionnaire Iguazú Argentina.

    Il est ouvert tous les jours de 8 h à 18 h (dernière entrée à 16 h 30). Pour voir les chutes d'Iguazu en Argentine, prévoyez un billet libellé en pesos argentins, dont le prix varie selon la nationalité : les touristes internationaux paient le plein tarif.

    Une règle argentine mérite d'être intégrée à votre programme : une deuxième journée consécutive coûte 50 % du tarif initial, à condition de faire valider votre billet avant de sortir le premier jour, dans un délai de 72 heures.

    Que faire aux chutes d'Iguazu

    Au-delà de la passerelle principale, qui se parcourt en une demi-journée, visiter les chutes d'Iguazu au Brésil, ce sont aussi des sorties en bateau riches en sensations, des sentiers en pleine forêt, des visites à l'aube et de nuit, un barrage hydroélectrique géant et un site où se rejoignent trois pays. Petit tour d'horizon !

    Petit bateau sur le fleuve Iguazu vu d'en haut à travers le feuillage de la forêt
    Photo: Fermin Rodriguez Penelas

    La Trilha das Cataratas et le belvédère de la Gorge du Diable

    La Trilha das Cataratas est un sentier de 1,4 kilomètre qui longe le bord du canyon. Au fil des pas se dévoile le panorama qui fait la réputation du côté brésilien : les chutes apparaissent de l'autre côté de la gorge, de plus en plus proches, et leur grondement enfle à chaque virage.

    Le sentier mène à la passerelle de la Gorge du Diable, au-dessus du fleuve et face à la chute principale, puis se termine par un ascenseur panoramique qui monte à Porto Canoas. Le parcours est goudronné, sans marches et entièrement accessible, et les navettes du parc desservent directement l'ascenseur.

    Voyageuse debout sur les rochers au pied des cascades des chutes d'Iguazu
    Photo: Belmond Hotel das Cataratas

    Macuco Safari

    Incontournable pour qui visite les chutes d'Iguazu côté Brésil, le Macuco Safari est une sortie en bateau pleine d'adrénaline qui vous emmène jusque sous les cascades.

    L'excursion se déroule en trois temps : 2 kilomètres à travers la forêt en véhicule électrique, 600 mètres de marche avec un guide bilingue, puis le bateau lui-même, soit environ 25 à 30 minutes sur le fleuve Iguazu, jusque sous les chutes.

    Comptez deux heures en tout, et attendez-vous à être trempés. Les bateaux partent toutes les 20 minutes sans réservation préalable, mais l'entrée du parc est à payer à part. Des sacs étanches sont fournis pour les appareils photo et les téléphones ; tout ce que vous portez sera mouillé, alors prévoyez des vêtements de rechange.

    Excursion en bateau avec des passagers en gilet de sauvetage filant vers les embruns des chutes d'Iguazu
    Photo: Christian Edelmann

    Sentiers de randonnée

    La plupart des visiteurs ne quittent jamais la passerelle principale, si bien que le reste du parc est paisible. Pour une vraie immersion dans la nature, le sentier du Poço Preto parcourt 9,6 km dans chaque sens au cœur de la forêt atlantique, jusqu'au fleuve Iguazu. À pied ou à vélo, c'est votre meilleure chance d'observer la faune locale, et pas seulement les coatis.

    Les sentiers plus courts valent aussi le détour : le Caminho das Bananeiras (1,3 km jusqu'à un ponton au bord du fleuve), le Circuito São João (1,9 km entre cascades et ancienne centrale électrique) et la Trilha da Canafístula (2,2 km, la plus ombragée).

    Passerelle au-dessus d'un ruisseau rocheux dans la forêt atlantique, entre racines et fougères
    Photo: Daniel Miller

    Lever du soleil, coucher du soleil et pleine lune

    Pour tirer le meilleur de Foz do Iguaçu, rien ne vaut l'une des rares visites en horaires spéciaux du parc.

    Les lève-tôt peuvent opter pour la visite au lever du soleil : accès à la passerelle avant l'ouverture au public, petit-déjeuner compris. Autre formule, la visite au coucher du soleil offre une entrée exclusive en fin de journée, avec en option une séance d'observation des étoiles.

    La visite de pleine lune a lieu environ cinq soirs par mois, une fois la nuit tombée, avec à la clé un arc-en-ciel lunaire (un arc-en-ciel nocturne dans les embruns). Les clients du Belmond Hotel das Cataratas, seul hôtel situé dans le parc national d'Iguaçu, profitent d'un accès exclusif à la passerelle avant et après les heures d'ouverture au public.

    👉 Découvrez l'aventure : Séjour de luxe aux chutes d’Iguaçu : Belmond Hotel das Cataratas

    Voyageuse regardant le coucher de soleil sur les chutes d'Iguazu depuis un belvédère
    Photo: Joel Carillet

    Parque das Aves

    Juste en face de l'entrée du parc, le Parque das Aves est le plus grand parc ornithologique d'Amérique latine, et un véritable centre de conservation, pas un simple attrape-touristes. Ouvert en 1994 sur 16 hectares de forêt, il abrite plus de 1 300 oiseaux de plus de 150 espèces, en particulier des espèces menacées de la forêt atlantique et des animaux secourus qui ne peuvent pas être relâchés dans la nature.

    Sa force, c'est sa conception : vous entrez dans les grandes volières, et toucans, aras et colibris évoluent tout autour de vous.

    Prévoyez environ deux heures pour le Parque das Aves. À cinq minutes seulement de l'entrée principale du parc, il se combine sans effort avec une matinée aux chutes : c'est l'activité numéro un de Foz do Iguaçu pour les familles avec enfants.

    Toucan toco au grand bec orange posé sur un rocher dans la forêt

    Les chutes d'Iguazu côté argentin

    Côté argentin, on ne regarde pas les chutes de face : on marche au milieu d'elles, et il faut y consacrer une journée entière. Voici ce que comprend le billet :

    • Circuito Superior : 1 755 mètres au sommet des cascades, entièrement sans marches, environ une heure.
    • Circuito Inferior : 2 900 mètres en descente vers le fleuve, environ 90 minutes, avec accès à l'embarcadère des sorties en bateau côté argentin.
    • Tren Ecológico de la Selva : compris dans le billet. Premier départ à 8 h 30, puis toutes les 30 minutes, dernier train vers la station de la Gorge du Diable à 15 h 30.
    • Passerelle de la Gorge du Diable : accessible par ce train, elle traverse le cours supérieur du fleuve Iguazu jusqu'au rebord de la chute principale. C'est la première passerelle fermée quand le fleuve monte.
    • Sendero Verde et Sendero Macuco : deux sentiers forestiers du parc national d'Iguazú, praticables sans guide.
    • Centre d'accueil Yvyrá Retá et Territoire Yaguareté : les espaces d'exposition du parc, le second consacré à la conservation du jaguar.
    Cascade à moitié cachée par les arbres le long d'un sentier forestier près des chutes d'Iguazu
    Photo: Ignacio Saenz Valiente

    Au-delà des chutes : le barrage d'Itaipu et le Marco das Três Fronteiras

    Foz do Iguaçu ne se résume pas aux chutes : la ville est aussi célèbre pour le monumental barrage d'Itaipu. Sa puissance installée atteint 14 000 MW, répartis sur 20 unités génératrices. En 2016, il a établi un record mondial annuel de 103,1 millions de MWh, et il a dépassé les 3 milliards de MWh produits depuis 1984.

    Le circuit Itaipu Panorâmica, en bus à impériale, vous mène aux belvédères (environ 2,5 heures) ; l'Itaipu Especial, lui, vous fait entrer dans la centrale pour voir la salle de contrôle et les turbines.

    Autre option, le Marco das Três Fronteiras (la borne des Trois Frontières) se dresse à la confluence exacte de l'Iguazu et du Paraná, là où se rejoignent le Brésil, l'Argentine et le Paraguay. Trois pays visibles depuis un même point, chacun avec son obélisque. Le site est ouvert du mardi au dimanche, de 14 h à 21 h, avec des spectacles culturels à partir de 18 h 15.

    Monument des Trois Frontières aux drapeaux du Paraguay, de l'Argentine et du Brésil
    Photo: jimfeng

    Que mettre dans sa valise

    Au Brésil comme en Argentine, visiter les chutes d'Iguazu, c'est accepter de se faire mouiller. La liste ci-dessous vaut pour les deux côtés de la frontière et pour toutes les saisons :

    • Veste de pluie ou poncho (le parc en vend, mais mieux vaut apporter le vôtre).
    • Vêtements à séchage rapide et une tenue de rechange complète pour le jour du Macuco Safari.
    • Chaussures de marche confortables et bien adhérentes, ainsi que des sandales ou des chaussures qui ne craignent pas l'eau.
    • Pochette étanche pour téléphone ou sac étanche.
    • Crème solaire et chapeau (les passerelles sont longues et très peu ombragées).
    • Répulsif anti-insectes.
    • Gourde réutilisable.
    • Des vêtements légers à superposer de juin à août, quand les minimales descendent à 10 °C.
    • Pièce d'identité avec photo ou passeport pour le côté argentin (document physique, pas une photo sur votre téléphone).
    • Espèces (des reais pour le Brésil et des pesos pour l'Argentine).

    Combien de temps pour visiter les chutes d'Iguazu ?

    Pour la plupart des voyageurs, trois jours et deux nuits, c'est la durée idéale. Vous avez ainsi une journée entière pour le côté argentin, une demi-journée pour le côté brésilien et une marge confortable autour des vols, pour qu'un retard imprévu ne bouscule pas votre itinéraire.

    Deux jours, c'est serré, mais faisable de justesse. La passerelle brésilienne se parcourt en deux heures environ et tient facilement dans une journée avec le Parque das Aves ou le Macuco Safari. En revanche, ajouter les chutes d'Iguazu côté argentin à un séjour de deux jours oblige à enchaîner passage de frontière, près de 7 kilomètres de marche et horaires de retour serrés : vous verrez les chutes, mais au pas de course.

    À partir de quatre ou cinq jours, le voyage prend une autre dimension. Ce temps en plus vous offre le sentier du Poço Preto, Itaipu, le Marco das Três Fronteiras au coucher du soleil, une deuxième journée en Argentine et, si le calendrier s'y prête, la visite de pleine lune. Vous pouvez aussi décaler une activité quand la météo ou le fleuve ne jouent pas le jeu, ce qui, à Iguazu, compte plus qu'on ne le croit.

    👉 Partez à l'aventure : Excursion aux chutes d’Iguazu : voyage privé et économique de 3 jours au Brésil

    Visiter les chutes d'Iguazu au Brésil avec PlanetaEXO

    Vous savez maintenant comment rejoindre les chutes d'Iguazu au Brésil, quand partir, ce que couvre chaque billet et combien de jours prévoir. Il ne vous reste plus qu'à choisir votre itinéraire.

    PlanetaEXO est une plateforme d'écotourisme spécialisée dans les excursions aux chutes d'Iguazu. Avec les meilleurs opérateurs locaux de Foz do Iguaçu, nous gérons les transferts, les billets des deux côtés de la frontière et l'organisation des horaires : vous n'avez plus qu'à profiter. Contactez-nous dès maintenant !

  • Jaguar équipé d’un collier traversant une prairie, un véhicule de safari flou en arrière-plan

    10 faits sur Onçafari, le projet de conservation du jaguar au Brésil

    Son fondateur, sa méthode pionnière, ses résultats avec les jaguars et les loups à crinière, et comment découvrir et soutenir le travail d’Onçafari au Brésil

    Née en 2011 dans un ranch du Pantanal, où l’on ne croisait le jaguar que quelques fois par an, Onçafari est une ONG brésilienne qui protège les jaguars, les loups à crinière et les habitats qu’ils partagent. Elle gère aujourd’hui 20 bases de conservation dans 4 biomes brésiliens.

    Son modèle vient d’Afrique : quand les voyageurs paient pour observer la faune, les populations locales ont une raison de la protéger. Ancien pilote automobile, son fondateur a porté cette idée jusqu’à la tribune de Davos. Envie de comprendre comment fonctionne cette approche de la conservation de la faune au Brésil ?

    L’équipe d’Onçafari réunie autour d’un Land Rover Defender orné d’un jaguar jaune

    PlanetaEXO, plateforme d’écotourisme spécialisée dans les safaris pour observer le jaguar dans le Pantanal, a préparé cette liste de 10 faits sur Onçafari. Découvrez-les ci-dessous !

    1. L’habituation des animaux au Brésil

    La méthode d’Onçafari s’inspire d’un modèle né en Afrique du Sud, plus précisément à Londolozi, où un propriétaire a suivi une femelle léopard pendant 3 ans, jusqu’à ce qu’elle s’habitue aux voitures. Ses petits ont hérité de ce calme, et la réserve est devenue l’un des meilleurs sites pour observer des léopards au quotidien.

    Baptisée habituation, cette technique est arrivée au Brésil sous la forme d’un projet pilote dans le Pantanal. Onçafari l’a mise au point avec le CENAP/ICMBio, le centre fédéral de recherche sur les carnivores. Objectif : que les jaguars comprennent que les véhicules de safari ne représentent aucune menace, et qu’ils poursuivent leur routine à la vue de tous.

    Tout cela demande beaucoup de patience. Selon National Geographic Brasil, les chercheurs se tenaient au départ à plus de 200 mètres des animaux, et un biologiste a mis 9 mois pour réduire la distance à 12 mètres en toute sécurité. Ce travail profite aux générations suivantes, car les mères transmettent cette habituation à leurs petits.

    Attention : habituation ne veut pas dire domestication. Les animaux restent totalement sauvages et libres. Personne ne les nourrit ni ne les récompense : ils cessent simplement de réagir aux voitures. En août 2018, Onçafari a commencé à appliquer la même méthode au loup à crinière, à la Pousada Trijunção.

    Jaguar aux yeux clairs observant depuis une végétation dense

    2. Le fondateur est un ancien pilote automobile

    Avant de suivre des jaguars, Mario Haberfeld pilotait des voitures de course. Champion de Formule 3 britannique en 1998, il a ensuite couru en Formule 3000 jusqu’en 2002, puis il est passé au Champ Car en 2003.

    C’est finalement vers la faune sauvage qu’il s’est tourné. En août 2011, Haberfeld a lancé Onçafari au Caiman Ecological Refuge, un ranch doublé d’un lodge de 53 000 hectares, près de Miranda, dans le Pantanal Sud. Son nom réunit onça (jaguar en portugais) et safari.

    Les premiers résultats n’ont pas tardé. Dès octobre 2011, l’équipe posait son premier collier GPS sur une femelle jaguar baptisée Chuva. En mai 2013, les chercheurs repéraient leur première tanière, où se trouvaient les 3 petits d’une femelle nommée Esperança. Et en avril 2018, Caiman avait déjà recensé son 100ᵉ jaguar.

    Mario Haberfeld en tee-shirt Onçafari devant le Land Rover Defender noir du projet

    3. Le fondateur d’Onçafari, élu innovateur social de l’année à Davos

    Le 20 janvier 2026, lors de la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos, en Suisse, Mario Haberfeld a été nommé innovateur social de l’année. Il figurait parmi les 21 leaders mondiaux distingués par la Schwab Foundation for Social Entrepreneurship.

    Dans son discours, Haberfeld a rappelé que 5 des 10 risques mondiaux cités dans le dernier rapport du Forum sont d’ordre environnemental. Quelques mois plus tôt, il avait reçu au Brésil le Prêmio Empreendedor Social 2025, décerné par la Folha de S. Paulo en partenariat avec la Schwab Foundation.

    Ce n’était pas sa première distinction. En juin 2025, à Londres, la Latin American Travel Association (LATA) lui a remis le prix Unsung Hero.

    Mario Haberfeld tenant le certificat d’entrepreneur social de l’année 2026 sur la scène du Forum économique mondial

    4. Onçafari est présent dans 4 des 6 biomes du Brésil

    Après le Pantanal, le projet a gagné la forêt atlantique en 2016, l’Amazonie en 2017, puis le Cerrado en 2018. Dans ce dernier biome, sa base est la Pousada Trijunção, au point précis où se rejoignent les États de Bahia, de Goiás et du Minas Gerais.

    Sa mission : préserver la biodiversité brésilienne en protégeant les espaces naturels et en soutenant les communautés locales. Concrètement, cela passe par de vastes corridors écologiques qui relient entre eux des habitats fragmentés. D’après le discours prononcé par Haberfeld à Davos en 2026, ces corridors sont gérés depuis 20 bases de conservation.

    Son action dépasse aussi les frontières. Avec l’initiative Jaguar Rivers, Onçafari collabore avec des organisations en Argentine, au Paraguay et en Bolivie. L’ONG prévoit en outre de s’étendre à 2 autres biomes brésiliens : la Pampa et la Caatinga.

    5. L’écotourisme finance le travail de conservation

    L’écotourisme est la colonne vertébrale d’Onçafari. Le calcul est simple : vivant et visible par les voyageurs, un jaguar vaut bien plus que le bétail qu’il pourrait tuer. Les éleveurs ont donc tout intérêt à le protéger.

    Selon l’ONG, 100 % des clients de Caiman ont vu au moins un jaguar sur une période de 2 ans, et le taux d’occupation du lodge a bondi de 580 % depuis 2011. Une étude de 2017 évalue les recettes du tourisme lié au jaguar dans le Pantanal Nord à 6,8 millions de dollars US par an, contre environ 121 500 dollars US de pertes de bétail.

    Ces revenus créent des emplois et de nouveaux métiers. Des employés de ranch qui voyaient autrefois le jaguar comme un nuisible travaillent aujourd’hui comme guides. Voilà comment l’écotourisme au Brésil peut faire d’un prédateur menacé un atout pour les communautés locales.

    👉 À lire aussi : 3 façons dont l’écotourisme au Pantanal protège la biodiversité

    6. Vous pouvez participer aux safaris d’Onçafari à Caiman et à la Pousada Trijunção

    L’équipe d’Onçafari n’anime ses propres safaris que dans 2 lodges : le Caiman Ecological Refuge, dans le Pantanal, et la Pousada Trijunção, dans le Cerrado. PlanetaEXO propose des voyages vers ces deux adresses, en pension complète, avec des activités guidées d’observation de la faune sur les terrains mêmes où travaillent les chercheurs du projet.

    Comptez 4 jours et 3 nuits pour le Safari Jaguar de Luxe dans le Pantanal, au départ de Campo Grande : le Caiman Ecological Refuge se trouve à 236 km, en transfert privé. Les sorties en véhicule ont lieu tôt le matin et en fin d’après-midi, et vous pouvez y ajouter un safari avec l’équipe d’Onçafari, en option. La meilleure période s’étend de mai à octobre, pendant la saison sèche.

    Avec Pousada Trijunção : Safari dans le Cerrado brésilien, un séjour de 5 jours et 4 nuits, Onçafari fait partie du programme. Le 3ᵉ jour, vous partez avant l’aube avec l’équipe du projet à la recherche du loup à crinière, puis vous visitez le parc national Grande Sertão Veredas (230 000 hectares). Comme pour tout animal sauvage, rien n’est garanti, mais vos chances sont très bonnes.

    Allée de pierre dans un jardin du Cerrado menant à la véranda avec hamac de la Pousada Trijunção

    7. Onçafari agit sur 7 autres fronts, au-delà de l’écotourisme

    L’écotourisme n’est qu’un des 8 fronts d’Onçafari. Les 7 autres répondent chacun à un besoin précis de la conservation :

    L’équipe d’Onçafari pose un collier GPS sur un jaguar endormi, sur le terrain

    • Science : colliers GPS/VHF à détachement automatique et pièges photographiques. À ce jour, les chercheurs ont posé 50 colliers et prélevé des échantillons sur 32 jaguars.
    • Éducation : conférences pour les communautés, les entreprises et les écoles, ainsi qu’un appui sur le terrain au documentaire de la BBC Jaguars: Brazil’s Super Cats, raconté par David Attenborough.
    • Réintroduction : 3 centres de réhabilitation, avec 7 enclos, en Amazonie et dans le Pantanal.
    • Social : ateliers d’artisanat, potagers agroécologiques et travail aux côtés d’environ 100 membres du peuple Boe Bororo, sur la Terre indigène de Perigara.
    • Forêts : 4 aires protégées de plus de 66 000 hectares au total, créées sur des terres offertes par des donateurs.
    • Prévention des incendies : équipement et formation pour les brigades de pompiers, et le deuxième plan brésilien de gestion intégrée du feu sur des terres privées.
    • Plaidoyer : en faveur de lois environnementales plus strictes, avec notamment un refuge qui protège 200 km de la rivière São Benedito, et la campagne contre le trafic d’animaux Sou Amigo da Fauna.

    8. Le jaguar et le loup à crinière, espèces cibles d’Onçafari

    Jaguar

    Plus grand félin des Amériques, le jaguar (Panthera onca) se classe troisième au monde, derrière le tigre et le lion. D’après Onçafari, le Brésil abrite environ 50 % des jaguars restants, et c’est dans le Pantanal que l’on trouve les plus fortes densités de la planète.

    Le statut de conservation du jaguar change selon qu’on se place à l’échelle mondiale ou nationale. L’UICN classe l’espèce quasi menacée. Au Brésil, le jaguar, espèce menacée, est classé vulnérable sur la liste officielle. Disparu de la Pampa depuis 1952, le félin compte moins de 300 individus dans la Caatinga et la forêt atlantique.

    Rien qu’à Caiman, le compteur est passé du 50ᵉ jaguar recensé en 2016 au 150ᵉ en 2020. Au total, depuis 2011, Onçafari a identifié plus de 300 jaguars et enregistré plus de 3 400 observations.

    👉 À lire aussi : Où observer les jaguars dans le Pantanal

    Voyageurs dans un véhicule de safari observant un jaguar allongé sur une branche dans le Pantanal

    Loup à crinière

    Avec environ 90 cm au garrot et jusqu’à 36 kg, le loup à crinière (Chrysocyon brachyurus) est le plus grand canidé sauvage d’Amérique du Sud. Il se nourrit en grande partie de lobeira (la « pomme du loup »), dont il disperse les graines à travers le Cerrado. Il en reste environ 17 000 adultes, dont plus de 90 % au Brésil.

    À Trijunção, Onçafari a posé son premier collier sur un loup à crinière en décembre 2018, puis découvert sa première tanière en 2019. Avec le ministère brésilien de l’Environnement, l’ONG s’efforce aussi d’empêcher que les loups se noient dans les canaux d’irrigation.

    Gros plan d’un loup à crinière, grandes oreilles et pelage roux, sur fond d’herbe sèche

    Autres espèces

    Onçafari suit aussi 32 autres mammifères, parmi lesquels le puma, l’ocelot, le tapir, la loutre géante, le fourmilier géant et le cerf des marais.

    En 2018, l’équipe a documenté Una, le premier jaguar noir identifié près de Trijunção. En 2026, avec l’Embrapa Pantanal, elle a fait de même avec des cerfs des marais mélaniques.

    👉 À lire aussi : Animaux du Pantanal : la faune emblématique

    9. Onçafari signe une première mondiale dans la réintroduction du jaguar

    Le résultat le plus connu d’Onçafari commence par l’histoire de 2 orphelines. Secourues en 2014, les sœurs Isa et Fera ont été relâchées dans le Pantanal en 2016 : elles sont devenues les premiers jaguars au monde réintroduits avec succès dans la nature. En 2018, Isa a donné naissance à sa fille Aurora, le premier petit né d’un jaguar réintroduit.

    Depuis, le programme de réintroduction du jaguar n’a cessé de grandir. En 2019, les sœurs Pandora et Vivara ont retrouvé la liberté en Amazonie. Soigné au centre d’Onçafari, le mâle Jatobazinho a ensuite été envoyé en Argentine, où il est devenu le père des premiers jaguars nés à l’état sauvage dans le parc national d’Iberá depuis 70 ans.

    Autre réussite : Esperança, l’un des premiers jaguars suivis par l’équipe, a vu naître en 2018 son arrière-petite-fille Shiva. La preuve que l’habituation se transmet de génération en génération.

    Empreinte de patte de jaguar dans le sable, aussi large que la main ouverte posée à côté

    10. Vous pouvez adopter un jaguar ou un loup à crinière

    Pour soutenir Onçafari de la façon la plus directe, vous pouvez adopter un animal. Adopter un jaguar ou un loup à crinière vous permet de suivre sa vie dans la nature pendant 1 an, tout en finançant la recherche et la protection dont il bénéficie.

    Une autre option est Amigo da Onça, une contribution mensuelle à partir de 20 R$. Par ailleurs, chaque achat dans la boutique en ligne officielle finance directement le projet. Vous pouvez également faire un don par Pix, prévoir un legs dans votre testament ou demander à vos amis de faire un don plutôt que de vous offrir un cadeau.

    Hors du Brésil, Onçafari International accepte les dons ponctuels ou réguliers et gère son propre programme Adopt a Jaguar.

    Voyager, c’est aussi agir : chaque voyageur accueilli à Caiman ou à la Pousada Trijunção aide à faire vivre ce modèle.

    👉 À lire aussi : Projets de conservation du Pantanal

    Jaguar allongé sur une grosse branche, la tête posée sur les pattes, regardant l’objectif

    Visiter les projets d’Onçafari avec PlanetaEXO

    Vous savez maintenant comment Onçafari a fait du jaguar et du loup à crinière de bonnes raisons de protéger leurs terres. À vous de les observer dans la nature !

    PlanetaEXO est une plateforme d’écotourisme spécialisée dans les safaris animaliers au Brésil. Nous travaillons avec les meilleurs opérateurs locaux. Notre équipe vous aide à créer un voyage sur mesure et s’occupe de toute l’organisation. Contactez-nous dès maintenant !

  • Des chevaux traversent l'eau peu profonde au lever du jour dans le Pantanal

    Palpitant, confortable, drôle : le voyage en famille de Sally dans le Pantanal Sud

    Une famille britannique, quatre jours dans une fazenda d’élevage en activité au bord de la rivière Aquidauana, racontés par Sally elle-même

    Sally Heal, 48 ans, vient d’un petit village du centre de l’Angleterre. Enseignante de métier, elle passe aujourd’hui l’essentiel de son temps à former d’autres enseignants. Sa fille vivait au Chili depuis un an et connaissait déjà le Brésil, où elle était venue avec des amis.

    Pour trouver un peu de chaleur pendant l’hiver chilien, Sally, son mari et leurs deux enfants, de jeunes adultes de 20 et 22 ans, ont choisi le Brésil. Le Costa Rica a bien été envisagé, puis écarté : trop cher, trop compliqué à rejoindre en avion et trop pluvieux. C’était leur premier voyage au Brésil et leur deuxième en Amérique du Sud.

    Le voyage a débuté par Rio de Janeiro, coup de cœur de toute la famille, et Ilha Grande, avant un vol vers l’ouest, direction Campo Grande. L’objectif : voir la faune, la flore et le Brésil tel qu’on le vit loin des villes. La famille a failli partir en Amazonie, mais a finalement opté pour le Pantanal, une zone humide de 210 000 km² à cheval sur le Mato Grosso et le Mato Grosso do Sul. Son mari y tenait depuis le début.

    Fin août 2026, la famille a passé quatre jours à la Pousada Aguapé, un lodge installé sur les rives de la rivière Aquidauana. Le séjour faisait partie d’un circuit dans le Pantanal au départ de Campo Grande, organisé par PlanetaEXO et mené par un guide local. Voici son histoire. Bonne lecture !

    Sally et sa famille à cheval, casque d'équitation, dans la fazenda du Pantanal

    Une fazenda d’élevage en activité, pas un hôtel cinq étoiles

    Sally s’attendait à un lodge très rudimentaire. Elle n’avait qu’à moitié raison. « C’était simple, mais bien plus grand que je ne le pensais et bien plus confortable », raconte-t-elle. La douche dépassait ses attentes, et la famille disposait d’un espace devant la chambre pour faire sécher ses affaires et s’asseoir à l’ombre.

    La Pousada Aguapé occupe une fazenda d’élevage traditionnelle qui appartient à la même famille depuis plus de 150 ans. Elle compte 15 chambres, une piscine et un coin hamacs. Pour Sally, la simplicité faisait tout l’intérêt du séjour. « Je ne veux pas aller dans le Pantanal pour loger dans un endroit qui ressemble à un hôtel cinq étoiles. Sinon, autant aller dans un hôtel cinq étoiles ailleurs. »

    Ce qu’elle voulait, c’était le Pantanal à l’état pur. « Les tatous qui traversent le restaurant, les oiseaux qui se posent sur la terrasse pendant qu’on mange, les toucans qui vous passent au-dessus de la tête, les aras qui nichent juste à côté pendant qu’on est dans la piscine… C’était tout simplement génial. »

    Un pantaneiro conduit un troupeau de bovins dans la poussière du Pantanal

    La fazenda fonctionne toujours comme une vraie exploitation. Sally aimait observer les pantaneiros (les cow-boys de la région), « chacun avec sa propre selle et un couteau glissé à l’arrière du pantalon », parfaitement à l’aise au milieu des chevaux. Un tout autre mode de vie, sans aucun doute, mais qui lui a paru authentique, presque poétique.

    👉 À lire aussi : Où séjourner dans le Pantanal

    Le guide qui s’est assis à une autre table

    Le premier souvenir que Sally garde de Bruno, le guide de la famille, n’a rien à voir avec les animaux. Arrivée au lodge juste à temps pour le déjeuner, la famille l’a vu s’installer à une autre table. « Il n’est pas parti du principe qu’on voudrait manger avec lui. Il a attendu qu’on l’invite à venir manger et discuter avec nous. Il avait vraiment à cœur de respecter nos vacances, et j’ai trouvé ça adorable. »

    Puis est venue la faune, et son œil pour la repérer. Premier animal aperçu : un nandou d’Amérique, ce grand oiseau incapable de voler que les Brésiliens appellent ema. Bruno l’a identifié sur-le-champ, jusqu’à préciser qu’il s’agissait d’une femelle. Chaque oiseau croisé ensuite a eu droit à son espèce et, souvent, à son âge.

    Le guide de la famille à côté du camion de safari découvert

    Sur la rivière, il ne relâchait jamais son attention et repérait sans cesse des animaux. Impressionnée, Sally lui a demandé comment il faisait pour voir tout ça. Il lui a répondu qu’il savait ce qu’il cherchait : juste un petit mouvement. Sally, elle, avance un chiffre. « On n’aurait pas vu 80 % de ce qu’on a vu si Bruno ne nous l’avait pas montré. »

    Bruno et le pilote du bateau formaient un vrai duo et manœuvraient pour que chacun profite de la meilleure vue et de la meilleure photo. Quand ils sont tombés sur des singes hurleurs, Rafael, de l’équipe du lodge, s’est mis à imiter leur cri, ce qui a fait mourir de rire le fils de Sally. Bruno est entré dans le jeu. « C’est une maladie chez lui. Il faut juste faire avec et le laisser pousser ses cris », a-t-il plaisanté.

    👉 À lire aussi : Animaux du Pantanal : la faune emblématique

    Fourmiliers, toucans et un lézard bien repu

    La première sortie en bateau a commencé par une épreuve pour les nerfs : un caïman allongé juste devant l’embarcation. Un membre de la famille (nous avons promis de ne pas dire qui) était terrifié. Les guides en ont fait une blague récurrente, mais aussi une leçon, car les caïmans préfèrent éviter les humains. « Il suffit de faire “ouste, ouste” en avançant vers eux pour qu’ils s’enfuient », explique Sally.

    À partir de là, les observations se sont enchaînées. Des toucans volaient autour de la piscine, tandis que tatous, fourmiliers, nandous et capybaras se montraient en plus grand nombre que Sally n’en avait jamais vu.

    Une découverte l’a marquée : un œuf de nandou déjà vide, et le lézard qui l’avait gobé, toujours couché juste à côté. « Il était là, allongé, repu, avec un œuf vide à côté de lui », se souvient-elle. « Ce n’est pas joli, mais c’était plutôt cool. »

    Grand fourmilier en train de se nourrir dans la prairie

    Le seul animal qui ne s’est jamais montré, c’est le jaguar. La consolation est arrivée plus tard, grâce à une famille hongroise avec qui la famille s’était liée d’amitié pendant les sorties en bateau. Partie ensuite dans le Pantanal Nord, elle a envoyé à Sally « des photos et des vidéos de jaguars incroyables, parce qu’ils en ont vu des tas ».

    Bon à savoir : c’est dans le Pantanal Nord que les chances de voir un jaguar sont les meilleures, alors que le Sud se distingue par la faune des fazendas, comme celle que Sally a observée. Dans les deux régions, la saison sèche, de juillet à octobre, concentre les animaux autour des derniers points d’eau.

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    Le plus grand cheval pour la plus petite cavalière

    Sally n’était jamais montée à cheval. « C’était assez intimidant. Et on m’a donné le plus grand cheval, alors que je ne mesure que 1,57 m. » Elle a compris plus tard pourquoi : c’était le cheval le plus âgé et le plus calme de la fazenda.

    La balade à cheval est devenue l’activité préférée de la famille. « Je crois que c’était notre meilleure journée », confie Sally. Le guide qui l’encadrait était « génial, vraiment très drôle ». Il ne cessait de pousser les chevaux de son fils et de sa fille à allonger le pas, « juste pour les faire sortir de leur zone de confort et rigoler un peu avec eux ». Et puis le parcours passait carrément dans l’eau.

    Vue depuis la selle pendant que les chevaux traversent la prairie inondée
    Photo: Pousada Aguapé

    Ce que Sally retient surtout, c’est le regard que la balade lui a offert sur le paysage. « On est proche des animaux, proche de l’environnement, et on a l’impression d’en faire partie plutôt que d’être dans une voiture. En voiture, on reste un peu à distance de ce qu’on vit. À cheval, c’est très différent. »

    Il y avait aussi la fierté du défi relevé : « Au bout du compte, j’ai le sentiment d’avoir fait quelque chose que je n’aurais jamais fait au Royaume-Uni », estime-t-elle.

    Caipirinhas, desserts et six tatouages aux fruits

    La cuisine du lodge ? « Exceptionnelle », selon le mot de Sally. Avec deux grands enfants affamés et « un mari qui adore la viande », la quantité comptait autant que la qualité, et le lodge a assuré sur les deux tableaux. Les desserts ont été la vraie surprise : des gâteaux et d’autres douceurs sans équivalent au Royaume-Uni.

    Le cuisinier de la pousada découpe de la viande grillée sur une planche

    La barrière de la langue n’a jamais empêché de rire. « Ils s’intéressaient à nous, et nous à eux », raconte-t-elle. « Je parlerais de chambrage, mais presque uniquement par le mime, pas par les mots. »

    Un soir, Rosana, qui travaille au bar, a laissé Sally prendre sa place pour préparer des caipirinhas à tout le monde. « On dansait, on chantait, c’était vraiment très drôle. » Et Sally avait une idée derrière la tête. « Je voulais apprendre à les faire pour pouvoir en préparer une fois rentrée à la maison. »

    Le souvenir le plus original, la famille le doit à Rafael, un autre guide du lodge. Intriguée par un tatouage temporaire sur son bras, elle l’a interrogé, et il a proposé de leur en faire des identiques. Il les a dessinés avec un mélange de charbon et de jus de fruit qui s’efface progressivement en plusieurs semaines. Sally en a eu six. Au moment de notre échange, il n’en restait qu’un, sur la main qu’elle avait à peine lavée. Pourquoi ? C’est la suite de l’histoire.

    Un doigt cassé et une équipe qui n’a pas paniqué

    L’accident est survenu au moment le moins aventureux du voyage. Après l’équitation, la randonnée et les sorties en bateau, Sally jouait au volley dans la piscine avec son fils quand le ballon « m’a juste touchée de travers ». Son doigt était complètement cassé.

    « Personne n’aurait pu le prévoir. Ce n’était la faute de personne », souligne-t-elle. « Quand on pense à tout ce qu’on a fait, l’équitation, la randonnée, il aurait pu se passer n’importe quoi. Eh bien non. C’était juste un moment de détente. »

    Et c’est arrivé loin de tout. « On était vraiment isolés dans le Pantanal, au milieu de nulle part, et ça aurait pu être une catastrophe absolue. » L’hôpital le plus proche se trouvait à environ une heure de piste. La personne qui gère le lodge y a conduit Sally, s’est occupée d’elle et a tout traduit. À l’hôpital, Bruno a lui aussi été d’une grande aide. « Tout le monde est resté très calme. Personne ne paniquait, et ça faisait vraiment plaisir à voir. »

    Ses enfants sont restés au lodge et ont poursuivi les activités. « Quand je suis revenue, ils s’étaient tellement amusés », dit-elle. « [L’équipe] a transformé ce qui aurait pu être un cauchemar en une journée très agréable pour mes enfants, et s’est vraiment, vraiment bien occupée de moi. Je leur suis tellement reconnaissante. »

    Sally, la main et le bras bandés après son passage à l'hôpital

    La blessure a tout de même écourté le voyage. Au programme, il restait quelques jours à São Paulo, puis les chutes d’Iguazú. À la place, Sally est rentrée plus tôt avec son fils, tandis que son mari et sa fille repartaient au Chili pour skier.

    Le Brésil, un pays sûr ? La réponse franche de Sally

    Avant le départ, plusieurs personnes avaient prévenu la famille : Rio de Janeiro et São Paulo pouvaient être dangereuses. Sally a vécu tout autre chose. « Je ne me suis jamais sentie en danger. Je ne me suis jamais sentie mal à l’aise. Ça a été une surprise, mais une bonne surprise. »

    Elle a sa théorie là-dessus, et elle en dit autant sur le voyageur que sur le pays. « Quand je voyage, je m’attends toujours à ce que les gens soient chaleureux, accueillants et gentils. Et je pense que ça tient en partie à notre attitude quand on est l’invité d’un autre pays. Souvent, l’accueil qu’on reçoit dépend de la façon dont on se comporte. »

    Dans le Pantanal, la chaleur de l’accueil allait de pair avec l’humour. « Même si on ne parle pas la langue, l’équipe du lodge était adorable et tellement drôle », salue-t-elle, ravie du service reçu par sa famille.

    Les conseils de Sally pour un premier voyage dans le Pantanal

    Son premier conseil est direct : « Partez avec PlanetaEXO. » Ses raisons sont concrètes, comme le reste de ses recommandations.

    Réservez avec quelqu’un qui a accès aux lodges

    Réserver un séjour dans le Pantanal depuis un ordinateur au Royaume-Uni s’est révélé plus compliqué que la famille ne l’imaginait. « On ne sait pas vraiment ce qu’on cherche, on ne parle pas la langue et on ne sait pas trop comment contacter les lodges, parce que je crois que beaucoup ne travaillent qu’avec des agences de voyage. » Sa fille a trouvé PlanetaEXO en ligne, une annulation a libéré une chambre quadruple, et la famille a réservé à peine trois à quatre semaines avant son arrivée.

    Ensuite, la communication a fait le reste. « Je savais exactement ce que je faisais et à quoi m’attendre. Je savais même quels vêtements emporter. » Elle avait confondu une règle sur les bagages lue ailleurs (sacs souples uniquement, 15 kg maximum) et commençait à paniquer. Un seul message de l’équipe PlanetaEXO a aussitôt remis les choses au clair.

    Voyagez avec un guide qui parle votre langue

    « Il a fait vivre le Pantanal », dit Sally à propos de Bruno. « Je ne pense pas qu’on en aurait tiré autant sans Bruno à nos côtés, et son anglais était excellent, ce qui nous a beaucoup aidés. »

    Sur ce circuit, un guide privé anglophone est inclus, en plus du guide local lusophone fourni par le lodge.

    Montez à cheval

    Même si vous n’avez jamais fait d’équitation. Sally et son mari étaient débutants, et ça a quand même été leur meilleure journée.

    Les guides de la fazenda initient les débutants en douceur et gardent un rythme confortable. Au pas tranquille des chevaux, on s’approche étonnamment près des animaux.

    Prenez votre temps

    Son dernier conseil vaut pour tous ceux qui découvrent le Pantanal. « Prenez votre temps, allez-y doucement. Laissez-vous simplement imprégner par la nature au lieu de chercher à tout voir », recommande-t-elle.

    Plaine inondée du Pantanal avec un ipê rose en fleur
    Photo: VisitMS

    👉 À lire aussi : 10 conseils de voyage pour le Pantanal

    Palpitant, confortable, drôle

    Nous avons demandé à Sally de décrire le Pantanal en trois mots. Avec humour, elle a d’abord posé une condition : « Sans parler de mon doigt cassé. »

    Palpitant, « parce que c’était palpitant d’être là-bas ». Confortable, « et je ne parle pas seulement du confort des lits. Je veux dire qu’on s’est tout de suite sentis chez nous. » Et drôle. « On a beaucoup ri, avec les gens et en famille. On s’est bien amusés. »

    Le fils de Sally monte dans le camion de safari, des tatouages temporaires au jus de fruit sur le bras

    Et après : les jaguars, Fernando de Noronha et les chutes manquées

    Le Brésil a laissé à la famille une liste d’envies. Son mari veut voir le Pantanal Nord et ses jaguars. Sally, elle, rêve de Fernando de Noronha, des Lençóis Maranhenses et des chutes d’Iguazú, puisque sa blessure l’a obligée à écourter son voyage.

    Jaguar au repos sur un tronc dans le Pantanal

    La famille a visité Rio et Ilha Grande, mais la météo n’était pas vraiment au rendez-vous. Elle compte donc y retourner. « J’adorerais voir ça sous le soleil », confie-t-elle.

    👉 À lire aussi : Où observer les jaguars dans le Pantanal

    Visiter le Pantanal Sud avec PlanetaEXO

    À travers l’expérience de Sally et de sa famille, vous avez vu comment la région de la rivière Aquidauana accueille ses visiteurs et ce que le Pantanal Sud vous réserve. Il ne vous reste plus qu’à le découvrir par vous-même !

    Vue aérienne du Pantanal et de ses rivières
    Photo: Rico

    PlanetaEXO est une plateforme d’écotourisme spécialisée dans les circuits dans le Pantanal Sud. Aux côtés de guides et d’opérateurs locaux expérimentés, nous prenons en charge la logistique (le transfert depuis Campo Grande, le lodge, les repas et le programme d’activités) pour que votre famille puisse se consacrer entièrement au voyage. Contactez-nous dès maintenant !

  • 10 faits sur Fernando de Noronha, l’une des plus belles îles du Brésil

    10 faits sur Fernando de Noronha, l’une des plus belles îles du Brésil

    D’un volcan vieux de 12 millions d’années à une saison record pour les tortues : 10 choses à savoir sur Fernando de Noronha pour comprendre pourquoi l’archipel mérite le détour

    En plein Atlantique équatorial, à environ 345 km au large de la côte nord-est du Brésil, Fernando de Noronha forme un archipel volcanique de 21 îles rattaché à l’État du Pernambuco. Seule l’île principale est habitée. Environ 70 % de ses terres et de ses eaux sont protégés au sein d’un parc national marin, officiellement reconnu patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2001.

    Quelques faits sur Fernando de Noronha vous aideront à mieux cerner l’endroit : son histoire, la richesse de sa faune, les efforts menés pour la préserver. Envie de savoir ce que cache cette île ?

    PlanetaEXO, plateforme d’écotourisme spécialisée dans les circuits à Fernando de Noronha, a préparé cette liste de 10 faits à connaître avant de réserver votre voyage. Découvrez-la ci-dessous !

    Facts about Fernando de Noronha
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    1. Un archipel volcanique de 21 îles dont les roches ont jusqu’à 12 millions d’années

    La superficie de Fernando de Noronha est de 26 km² au total, répartis entre 21 îles, îlots et rochers. L'île principale occupe environ 17 km² et elle seule est habitée. Le reste ? Des îlots inhabités qui servent de colonies d’oiseaux marins.

    Les îles de Fernando de Noronha sont la partie visible d’un système volcanique éteint. Les géologues y distinguent deux grandes phases de volcanisme. La plus ancienne, la formation Remédios, compte des roches datées jusqu’à environ 12,3 millions d’années ; la plus jeune, la formation Quixaba, a été active il y a environ 3,3 à 1,7 million d’années.

    Ces coulées de lave et ces anciennes cheminées volcaniques sont à l’origine des falaises sombres et des pitons comme le Morro do Pico.

    2. Plus près de l’Afrique que de São Paulo

    Où se trouve Fernando de Noronha, exactement ? À 345 km du point le plus proche sur le continent, le Cabo de São Roque, dans le Rio Grande do Norte. Natal est à 361 km, Recife à 545 km.

    L’archipel est à environ 2 600 km de l’Afrique, donc plus près du continent africain que de São Paulo (2 772 km), de Curitiba ou de Porto Alegre, dans le sud du Brésil. Il se trouve aussi sur la route du courant sud-équatorial, qui traverse l’Atlantique d’est en ouest et baigne les îles d’une eau chaude, autour de 26–27 °C.

    Fernando de Noronha is near to Africa
    Photo: Google Maps

    Une idée reçue, en revanche, ne résiste pas à l’examen : Fernando de Noronha n’est pas le point le plus oriental du Brésil. Sur le continent, ce titre revient à la Ponta do Seixas, dans la Paraíba. Îles comprises, c’est le groupe de Martim Vaz qui marque l’extrémité est du territoire brésilien : il appartient à l’archipel de Trindade et Martim Vaz, situé plus à l’est dans l’Atlantique, face à la côte de l’Espírito Santo.

    👉 À lire aussi : Meilleure période pour plonger à Fernando de Noronha

    3. La BR-363, seule route fédérale sur une île océanique

    Noronha possède sa propre route fédérale. D’après le DNIT, l’organisme fédéral brésilien chargé des infrastructures de transport, la BR-363 s’étire sur 6,8 km, du port de Santo Antônio jusqu’à la Baía do Sueste.

    Le DNIT la présente comme la plus petite route du Nord-Est brésilien et la seule située sur une île océanique. On la dit souvent la route fédérale la plus courte de tout le pays, mais ce superlatif est contesté.

    👉 À lire aussi : Comment se rendre à Fernando de Noronha

    BR 363 Fernando de Noronha
    Photo: Iza Correa

    4. De la première capitainerie du Brésil à l’île-prison

    D’après les archives, l’histoire de Fernando de Noronha commence en 1503, lorsqu’une expédition portugaise aperçoit les îles. En 1504, le roi Manuel Ier les concède au marchand Fernão de Loronha sous le nom de capitainerie de São João : c’est la première capitainerie héréditaire du Brésil. Loronha ne s’y est jamais installé, mais l’archipel porte toujours son nom.

    Le Portugal n’en prend fermement le contrôle qu’en 1737 : il bâtit un réseau défensif de 10 forts et transforme l’île en colonie pénitentiaire. La prison de Fernando de Noronha fonctionnera pendant environ deux siècles, pour les détenus de droit commun jusqu’en 1938, puis pour les prisonniers politiques.

    Facts about Fernando de Noronha
    .

    En 1942, en pleine Seconde Guerre mondiale, le Brésil érige Noronha en territoire fédéral. Les prisonniers sont transférés à Ilha Grande, et le pays accueille une base de l’US Navy près de la Baía do Sueste.

    S’ensuivent des décennies d’administration militaire, par l’Armée de terre d’abord, puis par l’Armée de l’air et l’État-major des forces armées. Il faut attendre 1988 pour que la nouvelle Constitution brésilienne rende l’archipel au Pernambuco. La même année, la majeure partie de son territoire devient un parc national.

    5. Patrimoine mondial de l’UNESCO et contrôle des visites

    C’est en 2001 que l’UNESCO inscrit le site « Îles atlantiques brésiliennes : les Réserves de Fernando de Noronha et de l’atoll das Rocas » sur sa liste du patrimoine mondial. L’organisation y reconnaît leur beauté naturelle, les processus écologiques propres aux îles océaniques et leur importance pour les espèces menacées.

    A UNESCO World Heritage Site 
    @visitbrasil

    Pièce maîtresse de cette protection : le parc national, officiellement nommé Parc national marin de Fernando de Noronha. Créé en 1988 et géré par l’ICMBio, l’agence fédérale brésilienne des aires protégées, il couvre environ 70 % de l’archipel, terres et eaux comprises. La zone habitée relève, elle, d’une aire de protection environnementale aux règles plus souples.

    Le parc abrite aussi la Baía do Sancho, élue six fois meilleure plage du monde aux prix Travelers’ Choice de Tripadvisor (2014, 2015, 2017, 2019, 2020 et 2023).

    Praia do Sancho Fernando de Noronha
    .

    Pour protéger ce patrimoine, un accord entre l’ICMBio et le Pernambuco plafonne les visites à 132 000 par an et 11 000 par mois. Il instaure aussi deux taxes, actualisées périodiquement :

    • Taxe de préservation environnementale (TPA) : 105,79 R$ pour une journée et 901,36 R$ pour 10 jours.
    • Billet d’entrée du parc national : 384 R$ pour les visiteurs étrangers et 192 R$ pour les Brésiliens (valable 10 jours).

    👉 À lire aussi : Les meilleurs parcs nationaux au Brésil à visiter

    6. À peine plus de 3 000 habitants et (presque) aucune naissance sur l’île

    La population de Fernando de Noronha est passée de 2 630 en 2010 à 3 167 habitants lors du recensement brésilien de 2022. Soit une hausse d’environ 20 % en 12 ans, entièrement concentrée sur l’île principale.

    Ce chiffre est directement lié à une particularité insolite de l’île : on évite d’y accoucher. La maternité de l’Hospital São Lucas a fermé en 2004, et les habitantes enceintes sont censées rejoindre le continent vers la 28ᵉ semaine de grossesse (le septième mois) pour accoucher, frais pris en charge par les pouvoirs publics.

    C’est un protocole sanitaire, pas une loi, et les imprévus arrivent : en juillet 2026, une femme a accouché à Noronha, à 41 semaines de grossesse.

    👉 À lire aussi : Où séjourner à Fernando de Noronha

    7. Ses espèces endémiques lui valent le surnom de « Galápagos du Brésil »

    Comme aux Galápagos, la vie a évolué ici en vase clos : une partie de la faune n’existe nulle part ailleurs. « Galápagos du Brésil » est un surnom médiatique, pas un titre officiel, mais les espèces endémiques qui l’ont inspiré sont bien réelles. La faune de Fernando de Noronha compte notamment :

    • Élénie de Noronha (Elaenia ridleyana), un petit gobe-mouches qu’on ne trouve que sur l’archipel.
    • Viréo de Noronha (Vireo gracilirostris), un oiseau chanteur classé Vulnérable par BirdLife International.
    • Scinque de Noronha (Trachylepis atlantica), le lézard qu’on voit souvent prendre le soleil sur les rochers et les sentiers.
    • 10 espèces de poissons de récif endémiques, selon l’inventaire de la faune marine mené par l’administration du district. Parmi elles, le gobie nettoyeur de Noronha (Elacatinus phthirophagus), absent partout ailleurs sur Terre, et la demoiselle de Rocas (Stegastes rocasensis), présente surtout autour de Noronha et du tout proche Atol das Rocas.

    L’archipel abrite aussi l’une des plus grandes colonies de reproduction d’oiseaux marins de l’Atlantique Sud tropical : fous à pieds rouges, fous bruns, frégates et phaétons nichent sur ses falaises et ses îlots périphériques.

    Noronha skink
    @mare.noronha

    👉 À lire aussi : Les meilleurs circuits d’observation de la faune au Brésil

    8. Dauphins, requins et tortues marines

    Une bonne partie des visiteurs de Fernando de Noronha, surtout des plongeurs professionnels ou amateurs, vient pour la richesse de sa faune marine. Trois groupes d’animaux méritent qu’on s’y attarde.

    Facts about Fernando de Noronha
    Photo: Pamela Rech

    Dauphins à long bec

    À Fernando de Noronha, les dauphins à long bec se rassemblent dans la Baía dos Golfinhos pour se reposer après avoir chassé au large pendant la nuit.

    Entre 1991 et 2015, des chercheurs du Projeto Golfinho Rotador les ont vus entrer dans la baie 94 % des jours, en groupes de 2 à 2 719 individus, avec une moyenne de 284 par jour. Pour l’UNESCO et l’UICN, c’est la plus grande population connue de dauphins résidents au monde.

    Baignade et navigation sont strictement interdites dans la Baía dos Golfinhos. Pour observer les dauphins, rendez-vous tôt le matin au belvédère perché sur la falaise, le Mirante dos Golfinhos.

    Spinner dolphins Fernando de Noronha
    Photo: Sandro Rodrigues

    Requins

    Parmi les requins de Fernando de Noronha, les plus courants sont le requin-nourrice, le requin-citron et le requin de récif des Caraïbes. Comme les eaux alentour servent de nurserie essentielle aux juvéniles, les croiser fait régulièrement partie des temps forts d’une sortie, en snorkeling comme en plongée bouteille.

    Shark Fernando de Noronha
    Photo: Sandro Rodrigues

    Les attaques sur l’homme sont rares, mais n’oubliez pas qu’il s’agit d’animaux sauvages. Les requins ne s’en prennent généralement à personne tant qu’on ne les dérange pas. En plongée, gardez vos distances et suivez les consignes de votre moniteur.

    Tortues marines

    Les tortues de Fernando de Noronha appartiennent à deux espèces. Les tortues vertes (Chelonia mydas) viennent pondre à terre de décembre à juin ou juillet, surtout sur la Praia do Leão. La saison 2024/25 a battu un record avec plus de 766 nids, le chiffre le plus élevé depuis le début du suivi en 1994.

    Les tortues imbriquées (Eretmochelys imbricata), elles, ne pondent pas ici. Leurs juvéniles se nourrissent sur les récifs, si bien qu’on les croise souvent en snorkeling. Classée En danger critique par l’UICN après un déclin de plus de 80 % en trois générations, l’espèce bénéficie d’une protection stricte.

    Hawksbill Sea Turtle Fernando de Noronha
    @dohertyphotography

    À noter : la Praia do Leão, principal site de ponte des tortues vertes, est fermée la nuit et son accès est restreint à partir de 17 h.

    9. Épaves et récifs coralliens

    Sous la surface vivent 169 espèces de poissons de récif et 11 espèces de coraux, selon le recensement de l’administration du district. Les fonds de Noronha réservent aussi certaines des plongées sur épave les plus connues du Brésil.

    La plus célèbre épave de Fernando de Noronha est la Corveta Ipiranga V-17. Cette corvette de la Marine brésilienne a heurté le rocher immergé du Cabeço da Sapata en octobre 1983 et a coulé en huit heures environ, sans faire de victimes. Elle repose aujourd’hui sur sa quille, à 55–62 mètres de fond : une plongée technique réservée aux plongeurs spécialement formés.

    Beaucoup plus près de la surface, deux navires grecs gisent côte à côte dans la Baía de Santo Antônio, par 1 à 8 mètres de fond : l’Eleni Stathatos, échoué en 1929, et le Maria Stathatos, qui a brûlé dans le port en 1937.

    👉 À lire aussi : Meilleurs sites de plongée à Fernando de Noronha

    Dive in Fernando de Noronha
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    10. Une île sans plastique en transition vers l’énergie propre

    Signé en décembre 2018 par l’administration du district, le décret Noronha Plástico Zero est entré en vigueur en avril 2019. Il interdit la vente et l’utilisation de plastiques à usage unique sur l’île, notamment les pailles, gobelets, assiettes, couverts, sacs plastique, barquettes alimentaires en polystyrène et bouteilles en plastique de moins de 500 ml.

    Fernando de Noronha Plastic-free
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    Côté énergie, le défi est plus coriace. L’essentiel de l’électricité de l’île vient encore de la centrale thermique de Tubarão, qui brûle du diesel et du biodiesel, tandis que les centrales solaires Noronha I et II en fournissent environ 10 %.

    Les choses commencent pourtant à bouger. Porté par l’énergéticien Neoenergia, le projet Noronha Verde associe 22 MWp de panneaux solaires à un système de batteries de 49 MWh. Ses premiers panneaux alimentent le réseau en phase de test depuis mai 2026 ; la mise en service complète est prévue pour 2027, avec un objectif de 100 % d’électricité renouvelable.

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