Catégorie : Chutes d’Iguazú

  • Excursion en bateau s'approchant du pied des chutes d'Iguazu sous un ciel bleu

    Chutes d’Iguazu, Brésil : le guide de voyage complet

    Où se trouvent les chutes, comment y aller, quand partir, ce que couvre le billet de chaque côté de la frontière et combien de jours il faut vraiment prévoir

    Les chutes d'Iguazu forment un ensemble de 275 sauts distincts répartis sur près de 2 700 mètres du fleuve Iguazu, à la frontière entre le Brésil et l'Argentine, et les plus hauts atteignent 80 mètres. L'UNESCO a inscrit le parc argentin en 1984, puis le parc brésilien en 1986. Plus vastes que celles du Niagara, les chutes sont entourées de deux parcs qui protègent le plus grand massif de forêt atlantique intérieure encore debout au monde.

    La frontière partage les chutes de façon inégale. Environ 80 % des cascades se trouvent côté argentin et près de 20 % côté brésilien. C'est justement pour cela que les chutes d'Iguazu, au Brésil, offrent la vue d'ensemble : depuis le bord extérieur de la plateforme, tout le réseau de cascades se déploie d'un seul coup devant vous.

    Vue aérienne des chutes d'Iguazu, avec des dizaines de cascades plongeant dans la gorge et une passerelle au-dessus du fleuve
    Photo: Marina Zvada

    PlanetaEXO, entreprise d'écotourisme spécialisée dans les excursions aux chutes d'Iguazu, a préparé ce guide de voyage pour vous aider à planifier chaque étape, avec le côté brésilien pour camp de base et une journée de plus côté argentin. Découvrez-le ci-dessous !

    Sommaire :

    1. Où se trouvent les chutes d'Iguazu ?
    2. Comment se rendre aux chutes d'Iguazu
    3. Quand visiter les chutes d'Iguazu ?
    4. Les deux parcs nationaux : accès, billets et règles
    5. Que faire aux chutes d'Iguazu
    6. Que mettre dans sa valise
    7. Combien de temps pour visiter les chutes d'Iguazu ?

    Où se trouvent les chutes d'Iguazu ?

    Les chutes d'Iguazu se trouvent sur le fleuve Iguazu, là où le Brésil et l'Argentine se rejoignent, à environ 25 kilomètres en amont de sa confluence avec le Paraná.

    Côté brésilien, la porte d'entrée est Foz do Iguaçu, à l'extrême ouest de l'État du Paraná. Côté argentin, c'est Puerto Iguazú, dans la province de Misiones. En face des deux, sur l'autre rive du Paraná, se trouve Ciudad del Este, au Paraguay : voilà pourquoi la région porte le nom de Triple Frontière.

    Avec 285 415 habitants selon le recensement de 2022, Foz do Iguaçu offre tout ce dont un voyageur a besoin : hôtels, restaurants, hôpitaux et un aéroport.

    Un point de vocabulaire vous évitera bien des confusions au moment de réserver. Le parc brésilien s'appelle Parque Nacional do Iguaçu, le parc argentin Parque Nacional Iguazú. Selon les langues, vous croiserez aussi plusieurs orthographes : Iguaçu, Iguazú ou Iguassu.

    Voici une carte du parc national des chutes d'Iguazu et de la région frontalière, où figurent Foz do Iguaçu, Puerto Iguazú et Ciudad del Este :

    Carte de la Triple Frontière avec Ciudad del Este au Paraguay, Puerto Iguazú en Argentine et le parc national d'Iguaçu au Brésil

    Comment se rendre aux chutes d'Iguazu

    En avion

    Deux aéroports desservent les chutes d'Iguazu, un dans chaque pays. Côté brésilien, c'est l'aéroport international de Foz do Iguaçu/Cataratas (IGU), à environ 13 kilomètres du centre-ville. Détail pratique, il se trouve sur la route du parc national, dont l'entrée est à 10 minutes environ.

    Des vols quotidiens le relient à de nombreuses villes brésiliennes, dont São Paulo, Rio de Janeiro, Brasília, Curitiba, Porto Alegre et Recife. Seule liaison internationale directe : Santiago du Chili (SCL), quelques fois par semaine.

    L'Argentine a le sien, l'aéroport international Cataratas del Iguazú (IGR), relié à Buenos Aires. Arriver par un pays et repartir par l'autre est donc tout à fait faisable.

    En voiture et en bus

    Venir en voiture ne pose aucune difficulté. Foz do Iguaçu est reliée au reste du Paraná par la BR-277, une route fédérale goudronnée. Depuis Curitiba, comptez environ 9 heures pour 640 kilomètres.

    Vous pouvez louer une voiture à l'aéroport. Dans le parc national, vous vous garez au centre d'accueil des visiteurs, puis vous montez dans les bus du parc, compris dans le billet. Les véhicules particuliers ne vont pas jusqu'aux chutes.

    Sur place, des bus municipaux relient le terminal du centre-ville à l'entrée du parc, en passant par l'aéroport et le Parque das Aves. Pour plus de simplicité et de confort, la plupart des voyageurs optent toutefois pour le transfert proposé par l'hôtel, un taxi ou une visite guidée.

    Passer côté argentin

    Pour rejoindre le parc argentin, on traverse le pont Tancredo Neves jusqu'à Puerto Iguazú, puis on roule 17 kilomètres jusqu'à l'entrée du parc Iguazú. Depuis les hôtels de Foz do Iguaçu, comptez de 45 minutes à une heure, sans oublier l'attente à la frontière.

    Voyageuse photographiant les chutes d'Iguazu depuis un belvédère de la passerelle, entourée de forêt
    Photo: NidoHuebl

    Quand visiter les chutes d'Iguazu ?

    Aucun mois n'est à éviter. Les chutes ne tarissent jamais et les deux parcs sont ouverts 365 jours par an. À Foz do Iguaçu, le climat est subtropical humide, avec des saisons bien marquées.

    L'été (de décembre à mars) est chaud et humide : les maximales dépassent 32 °C et les pluies culminent en janvier et février, ce qui donne aussi aux chutes leur débit le plus fort. L'hiver (de juin à août) est sec et dégagé, entre 10 °C et 23 °C environ.

    La meilleure période pour visiter les chutes d'Iguazu, c'est l'intersaison, soit de mars à mai ou d'août à octobre. Les journées sont chaudes sans la fournaise de février, le niveau d'eau profite encore des pluies d'été et vous échappez à la cohue de janvier et de juillet.

    Quelle que soit la saison, évitez si possible de caler votre voyage sur les jours fériés brésiliens ou argentins : les voyageurs des deux pays affluent alors dans les parcs.

    Un phénomène échappe à toutes les moyennes mensuelles : les crues exceptionnelles. Quand les pluies en amont font monter le fleuve Iguazu bien au-dessus de son niveau habituel, les passerelles les plus proches des chutes ferment temporairement des deux côtés, par sécurité. La plupart des sentiers principaux et des belvédères restent ouverts, mais mieux vaut consulter les informations officielles le jour de votre visite. Lors des plus fortes crues, le parc argentin peut fermer la passerelle de la Gorge du Diable pendant des semaines, voire en démonter une partie.

    👉 À lire aussi : 10 faits sur les chutes d’Iguazu

    Arc-en-ciel au-dessus des chutes d'Iguazu vu depuis un belvédère par temps clair
    Photo: paulobaqueta

    Les deux parcs nationaux : accès, billets et règles

    Comme les cascades chevauchent une frontière internationale, chaque parc a sa propre équipe de gestion et relève de son gouvernement. Conséquence : un billet acheté d'un côté ne donne pas accès à l'autre.

    C'est l'une des erreurs les plus fréquentes chez les visiteurs. Prévoyez une entrée distincte pour chaque site : chacun a ses horaires, ses tarifs et son règlement.

    Parc national d'Iguaçu (Brésil)

    Le parc brésilien couvre 169 695 hectares dans l'État du Paraná. Créé en 1939, agrandi en 1944 puis en 1981, il a été inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1986. Il est géré par l'ICMBio, qui a confié l'accueil des visiteurs en concession à Urbia Cataratas.

    En 2026, le prix d'entrée aux chutes d'Iguazu côté brésilien est de 134 R$ pour les visiteurs étrangers et de 121 R$ pour les Brésiliens et les citoyens du Mercosur. Un pass communautaire à 26 R$ est réservé aux habitants des 14 communes voisines. Ces tarifs peuvent évoluer : vérifiez les prix en vigueur auprès des canaux officiels avant votre visite.

    Les entrées se font de 9 h à 16 h en semaine, et une demi-heure plus tôt, dès 8 h 30, le week-end et les jours fériés. Une fois à l'intérieur, vous pouvez rester jusqu'à 17 h 30, quelle que soit votre heure d'arrivée.

    Les billets s'achètent de préférence en ligne, sur le site officiel du parc national d'Iguaçu. En haute saison, il est vivement conseillé de réserver votre date et votre créneau horaire dès l'achat.

    Coati faisant sa toilette sur la rambarde d'une passerelle, avec les chutes d'Iguazu et le fleuve en arrière-plan
    Photo: hansgertbroeder

    Parc national d'Iguazú (Argentine)

    Le parc argentin couvre 67 000 hectares dans la province de Misiones. Créé en 1934 et inscrit par l'UNESCO en 1984, il est géré par l'Administración de Parques Nacionales conjointement avec le concessionnaire Iguazú Argentina.

    Il est ouvert tous les jours de 8 h à 18 h (dernière entrée à 16 h 30). Pour voir les chutes d'Iguazu en Argentine, prévoyez un billet libellé en pesos argentins, dont le prix varie selon la nationalité : les touristes internationaux paient le plein tarif.

    Une règle argentine mérite d'être intégrée à votre programme : une deuxième journée consécutive coûte 50 % du tarif initial, à condition de faire valider votre billet avant de sortir le premier jour, dans un délai de 72 heures.

    Que faire aux chutes d'Iguazu

    Au-delà de la passerelle principale, qui se parcourt en une demi-journée, visiter les chutes d'Iguazu au Brésil, ce sont aussi des sorties en bateau riches en sensations, des sentiers en pleine forêt, des visites à l'aube et de nuit, un barrage hydroélectrique géant et un site où se rejoignent trois pays. Petit tour d'horizon !

    Petit bateau sur le fleuve Iguazu vu d'en haut à travers le feuillage de la forêt
    Photo: Fermin Rodriguez Penelas

    La Trilha das Cataratas et le belvédère de la Gorge du Diable

    La Trilha das Cataratas est un sentier de 1,4 kilomètre qui longe le bord du canyon. Au fil des pas se dévoile le panorama qui fait la réputation du côté brésilien : les chutes apparaissent de l'autre côté de la gorge, de plus en plus proches, et leur grondement enfle à chaque virage.

    Le sentier mène à la passerelle de la Gorge du Diable, au-dessus du fleuve et face à la chute principale, puis se termine par un ascenseur panoramique qui monte à Porto Canoas. Le parcours est goudronné, sans marches et entièrement accessible, et les navettes du parc desservent directement l'ascenseur.

    Voyageuse debout sur les rochers au pied des cascades des chutes d'Iguazu
    Photo: Belmond Hotel das Cataratas

    Macuco Safari

    Incontournable pour qui visite les chutes d'Iguazu côté Brésil, le Macuco Safari est une sortie en bateau pleine d'adrénaline qui vous emmène jusque sous les cascades.

    L'excursion se déroule en trois temps : 2 kilomètres à travers la forêt en véhicule électrique, 600 mètres de marche avec un guide bilingue, puis le bateau lui-même, soit environ 25 à 30 minutes sur le fleuve Iguazu, jusque sous les chutes.

    Comptez deux heures en tout, et attendez-vous à être trempés. Les bateaux partent toutes les 20 minutes sans réservation préalable, mais l'entrée du parc est à payer à part. Des sacs étanches sont fournis pour les appareils photo et les téléphones ; tout ce que vous portez sera mouillé, alors prévoyez des vêtements de rechange.

    Excursion en bateau avec des passagers en gilet de sauvetage filant vers les embruns des chutes d'Iguazu
    Photo: Christian Edelmann

    Sentiers de randonnée

    La plupart des visiteurs ne quittent jamais la passerelle principale, si bien que le reste du parc est paisible. Pour une vraie immersion dans la nature, le sentier du Poço Preto parcourt 9,6 km dans chaque sens au cœur de la forêt atlantique, jusqu'au fleuve Iguazu. À pied ou à vélo, c'est votre meilleure chance d'observer la faune locale, et pas seulement les coatis.

    Les sentiers plus courts valent aussi le détour : le Caminho das Bananeiras (1,3 km jusqu'à un ponton au bord du fleuve), le Circuito São João (1,9 km entre cascades et ancienne centrale électrique) et la Trilha da Canafístula (2,2 km, la plus ombragée).

    Passerelle au-dessus d'un ruisseau rocheux dans la forêt atlantique, entre racines et fougères
    Photo: Daniel Miller

    Lever du soleil, coucher du soleil et pleine lune

    Pour tirer le meilleur de Foz do Iguaçu, rien ne vaut l'une des rares visites en horaires spéciaux du parc.

    Les lève-tôt peuvent opter pour la visite au lever du soleil : accès à la passerelle avant l'ouverture au public, petit-déjeuner compris. Autre formule, la visite au coucher du soleil offre une entrée exclusive en fin de journée, avec en option une séance d'observation des étoiles.

    La visite de pleine lune a lieu environ cinq soirs par mois, une fois la nuit tombée, avec à la clé un arc-en-ciel lunaire (un arc-en-ciel nocturne dans les embruns). Les clients du Belmond Hotel das Cataratas, seul hôtel situé dans le parc national d'Iguaçu, profitent d'un accès exclusif à la passerelle avant et après les heures d'ouverture au public.

    👉 Découvrez l'aventure : Séjour de luxe aux chutes d’Iguaçu : Belmond Hotel das Cataratas

    Voyageuse regardant le coucher de soleil sur les chutes d'Iguazu depuis un belvédère
    Photo: Joel Carillet

    Parque das Aves

    Juste en face de l'entrée du parc, le Parque das Aves est le plus grand parc ornithologique d'Amérique latine, et un véritable centre de conservation, pas un simple attrape-touristes. Ouvert en 1994 sur 16 hectares de forêt, il abrite plus de 1 300 oiseaux de plus de 150 espèces, en particulier des espèces menacées de la forêt atlantique et des animaux secourus qui ne peuvent pas être relâchés dans la nature.

    Sa force, c'est sa conception : vous entrez dans les grandes volières, et toucans, aras et colibris évoluent tout autour de vous.

    Prévoyez environ deux heures pour le Parque das Aves. À cinq minutes seulement de l'entrée principale du parc, il se combine sans effort avec une matinée aux chutes : c'est l'activité numéro un de Foz do Iguaçu pour les familles avec enfants.

    Toucan toco au grand bec orange posé sur un rocher dans la forêt

    Les chutes d'Iguazu côté argentin

    Côté argentin, on ne regarde pas les chutes de face : on marche au milieu d'elles, et il faut y consacrer une journée entière. Voici ce que comprend le billet :

    • Circuito Superior : 1 755 mètres au sommet des cascades, entièrement sans marches, environ une heure.
    • Circuito Inferior : 2 900 mètres en descente vers le fleuve, environ 90 minutes, avec accès à l'embarcadère des sorties en bateau côté argentin.
    • Tren Ecológico de la Selva : compris dans le billet. Premier départ à 8 h 30, puis toutes les 30 minutes, dernier train vers la station de la Gorge du Diable à 15 h 30.
    • Passerelle de la Gorge du Diable : accessible par ce train, elle traverse le cours supérieur du fleuve Iguazu jusqu'au rebord de la chute principale. C'est la première passerelle fermée quand le fleuve monte.
    • Sendero Verde et Sendero Macuco : deux sentiers forestiers du parc national d'Iguazú, praticables sans guide.
    • Centre d'accueil Yvyrá Retá et Territoire Yaguareté : les espaces d'exposition du parc, le second consacré à la conservation du jaguar.
    Cascade à moitié cachée par les arbres le long d'un sentier forestier près des chutes d'Iguazu
    Photo: Ignacio Saenz Valiente

    Au-delà des chutes : le barrage d'Itaipu et le Marco das Três Fronteiras

    Foz do Iguaçu ne se résume pas aux chutes : la ville est aussi célèbre pour le monumental barrage d'Itaipu. Sa puissance installée atteint 14 000 MW, répartis sur 20 unités génératrices. En 2016, il a établi un record mondial annuel de 103,1 millions de MWh, et il a dépassé les 3 milliards de MWh produits depuis 1984.

    Le circuit Itaipu Panorâmica, en bus à impériale, vous mène aux belvédères (environ 2,5 heures) ; l'Itaipu Especial, lui, vous fait entrer dans la centrale pour voir la salle de contrôle et les turbines.

    Autre option, le Marco das Três Fronteiras (la borne des Trois Frontières) se dresse à la confluence exacte de l'Iguazu et du Paraná, là où se rejoignent le Brésil, l'Argentine et le Paraguay. Trois pays visibles depuis un même point, chacun avec son obélisque. Le site est ouvert du mardi au dimanche, de 14 h à 21 h, avec des spectacles culturels à partir de 18 h 15.

    Monument des Trois Frontières aux drapeaux du Paraguay, de l'Argentine et du Brésil
    Photo: jimfeng

    Que mettre dans sa valise

    Au Brésil comme en Argentine, visiter les chutes d'Iguazu, c'est accepter de se faire mouiller. La liste ci-dessous vaut pour les deux côtés de la frontière et pour toutes les saisons :

    • Veste de pluie ou poncho (le parc en vend, mais mieux vaut apporter le vôtre).
    • Vêtements à séchage rapide et une tenue de rechange complète pour le jour du Macuco Safari.
    • Chaussures de marche confortables et bien adhérentes, ainsi que des sandales ou des chaussures qui ne craignent pas l'eau.
    • Pochette étanche pour téléphone ou sac étanche.
    • Crème solaire et chapeau (les passerelles sont longues et très peu ombragées).
    • Répulsif anti-insectes.
    • Gourde réutilisable.
    • Des vêtements légers à superposer de juin à août, quand les minimales descendent à 10 °C.
    • Pièce d'identité avec photo ou passeport pour le côté argentin (document physique, pas une photo sur votre téléphone).
    • Espèces (des reais pour le Brésil et des pesos pour l'Argentine).

    Combien de temps pour visiter les chutes d'Iguazu ?

    Pour la plupart des voyageurs, trois jours et deux nuits, c'est la durée idéale. Vous avez ainsi une journée entière pour le côté argentin, une demi-journée pour le côté brésilien et une marge confortable autour des vols, pour qu'un retard imprévu ne bouscule pas votre itinéraire.

    Deux jours, c'est serré, mais faisable de justesse. La passerelle brésilienne se parcourt en deux heures environ et tient facilement dans une journée avec le Parque das Aves ou le Macuco Safari. En revanche, ajouter les chutes d'Iguazu côté argentin à un séjour de deux jours oblige à enchaîner passage de frontière, près de 7 kilomètres de marche et horaires de retour serrés : vous verrez les chutes, mais au pas de course.

    À partir de quatre ou cinq jours, le voyage prend une autre dimension. Ce temps en plus vous offre le sentier du Poço Preto, Itaipu, le Marco das Três Fronteiras au coucher du soleil, une deuxième journée en Argentine et, si le calendrier s'y prête, la visite de pleine lune. Vous pouvez aussi décaler une activité quand la météo ou le fleuve ne jouent pas le jeu, ce qui, à Iguazu, compte plus qu'on ne le croit.

    👉 Partez à l'aventure : Excursion aux chutes d’Iguazu : voyage privé et économique de 3 jours au Brésil

    Visiter les chutes d'Iguazu au Brésil avec PlanetaEXO

    Vous savez maintenant comment rejoindre les chutes d'Iguazu au Brésil, quand partir, ce que couvre chaque billet et combien de jours prévoir. Il ne vous reste plus qu'à choisir votre itinéraire.

    PlanetaEXO est une plateforme d'écotourisme spécialisée dans les excursions aux chutes d'Iguazu. Avec les meilleurs opérateurs locaux de Foz do Iguaçu, nous gérons les transferts, les billets des deux côtés de la frontière et l'organisation des horaires : vous n'avez plus qu'à profiter. Contactez-nous dès maintenant !

  • Vue aérienne des chutes d'Iguazu au coucher du soleil, avec des dizaines de cascades au milieu de la Forêt atlantique, Brésil.

    10 faits sur les chutes d’Iguazu : la merveille naturelle que se partagent le Brésil et l’Argentine

    Du nom guarani donné à l’eau jusqu’à la lave qui a creusé le canyon, voici 10 faits sur les chutes d’Iguazu, l’un des plus impressionnants systèmes de cascades du monde

    La rivière Iguazu naît dans la Serra do Mar, la chaîne côtière qui borde Curitiba. Au lieu de rejoindre l’Atlantique tout proche, elle tourne le dos à l’océan et file vers l’ouest sur 1 320 kilomètres à travers l’État du Paraná. Quelques kilomètres avant de se jeter dans le fleuve Paraná, à l’endroit précis où se rencontrent le Brésil, l’Argentine et le Paraguay, elle bascule par-dessus le rebord d’un plateau de basalte. Cette chute, ce sont les chutes d’Iguazu.

    La rivière coule en territoire brésilien sur presque toute sa longueur, mais elle ne sert de frontière que sur ses derniers kilomètres, là où elle tombe. Le partage des chutes d’Iguazu, en Argentine et au Brésil, est donc bien plus inégal qu’on ne l’imagine. L’Argentine possède près de 80 % des chutes, le Brésil environ 20 %.

    Chutes d'Iguazu vues d'un belvédère dans la forêt, sous les gros nuages d'orage de la saison des pluies, Brésil.
    Photo: Gaborsz

    On visite les chutes d’Iguazu au Brésil et en Argentine, mais pas pour les mêmes raisons : l’Argentine concentre l’essentiel des chutes elles-mêmes, et c’est depuis la rive brésilienne que l’on embrasse tout le site d’un seul regard. Alors, que garde encore pour lui un endroit aussi célèbre ?

    PlanetaEXO, plateforme d’écotourisme spécialisée dans les Circuits aux chutes d’Iguazu au Brésil, a réuni ces 10 faits sur les chutes d’Iguazu. Découvrez-les ci-dessous !

    1. La signification d’Iguaçu

    En guarani, Iguaçu se découpe en deux mots, « y » veut dire eau, « guasu » veut dire grand. La fusion de ces deux mots, donnent la grande eau. Ceux qui vivaient au bord de cette rivière bien avant la moindre carte l’ont décrite en deux syllabes, sans un seul adjectif.

    L’orthographe, elle, change avec la frontière : Iguaçu en portugais, Iguazú en espagnol, Iguassu dans les vieux textes anglais. Le sens ne bouge jamais.

    Une femme observe les chutes d'Iguazu, un arc-en-ciel se formant dans les embruns, Brésil.
    Photo: Thiago Rocha

    2. Une légende kaingang fait des chutes une blessure de la terre

    Une légende de la culture indigène kaingang attribue l’origine des chutes à la fureur d’un dieu serpent, fils de Tupã, le dieu créateur et maître du tonnerre dans la mythologie tupi-guarani.

    M’Boi, divinité serpent et gardien des eaux, exigeait chaque année le sacrifice d’une jeune femme. Naipi lui avait été promise. Un guerrier nommé Tarobá était tombé amoureux d’elle, et pendant la cérémonie censée la consacrer, tous deux ont fui en canoë au fil de la rivière.

    M’Boi l’a appris. Furieux, il s’est enfoncé dans la terre et a tordu son corps, ouvrant une immense faille en travers de la rivière, dans laquelle l’eau s’est engouffrée. Naipi est devenue l’un des rochers plantés au centre des chutes, frappé par le courant pour toujours. Tarobá, lui, est devenu un palmier penché au-dessus de la gorge, assez près pour la voir, jamais assez pour l’atteindre.

    Lisez le fait suivant sur les chutes d’Iguazu et vous verrez que la légende et la géologie décrivent exactement la même fracture !

    Vue panoramique des cascades des chutes d'Iguazu depuis le côté brésilien du parc national de l'Iguaçu, Brésil.
    Photo: Miriam Duran

    3. Les chutes ont été taillées par l’une des plus grandes coulées de lave de l’histoire de la Terre

    Il y a 125 à 115 millions d’années, pendant l’éclatement du Gondwana et l’ouverture de l’Atlantique sud, d’immenses fissures continentales ont craché de la lave basaltique. Les coulées ont recouvert environ 1,2 million de kilomètres carrés et se sont empilées sur 1 500 mètres d’épaisseur.

    C’est la formation Serra Geral, la plus grande coulée de lave basaltique jamais observée sur une croûte continentale. La même roche affleure de l’autre côté de l’océan, en Namibie, où elle porte le nom d’Etendeka.

    En refroidissant, la lave a posé les fondations des chutes. Le basalte se fracture verticalement en colonnes bien distinctes et se détache horizontalement d’une coulée à l’autre. Au sommet, une dalle solide de 8 à 10 mètres coiffe l’ensemble et protège les couches plus tendres qui se trouvent en dessous. L’eau s’infiltre dans ces joints fragiles, creuse la base peu à peu, puis la dalle finit par céder en gros blocs.

    Voilà une chute décrite en termes mécaniques : l’eau n’use pas la roche de façon régulière, elle la sape par en dessous. Le récit kaingang dit que la terre a été déchirée. Le basalte est d’accord.

    Chutes d'Iguazu au coucher du soleil, la brume montant entre les cascades et la forêt, Brésil.

    4. Plus larges et plus hautes que le Niagara, et un jour 26 fois plus puissantes qu’elles-mêmes

    Iguazu aligne officiellement 275 chutes sur un front de 2,7 kilomètres. La hauteur des chutes d’Iguazu se mesure à la Gorge du Diable (Garganta do Diabo), qui plonge de 82 mètres. Comparez avec les chutes du Niagara, larges de 1,2 kilomètre pour une cinquantaine de mètres de haut, ou avec les chutes Victoria et leurs plus de 1,6 kilomètre.

    Ces 275 chutes, cela dit, sont une moyenne un peu généreuse. Aux chutes d’Iguazu, le nombre de cascades oscille en réalité entre 150 et 300 selon le niveau de la rivière. Un mois sec, les plus petites se réduisent à un filet, puis disparaissent. En crue, des chutes séparées fusionnent en un rideau continu. Autrement dit, vous ne voyez pas la même chute que le visiteur venu avant vous.

    Le débit des chutes d’Iguazu le dit plus crûment. La moyenne s’établit à 1 746 mètres cubes par seconde. Le 9 juin 2014, la rivière Iguaçu a fait basculer 45 700 mètres cubes par seconde par-dessus le rebord. Vingt-six fois sa propre moyenne, et environ dix-neuf fois ce que déplace le Niagara un jour ordinaire.

    Les chutes d’Iguazú sont plus d’une fois et demie plus hautes que celles du Niagara. La différence est si marquée que l’ancienne Première dame des États-Unis, Eleanor Roosevelt, aurait laissé échapper un « Mon pauvre Niagara ! » lors d’une visite au Brésil en 1944, en découvrant l’immensité d’Iguazú.

    La Gorge du Diable aux chutes d'Iguazu, mur de cascades au débit puissant sous un nuage d'embruns, Brésil.
    Photo: Ondrej Bocek

    5. Un oiseau des chutes traverse le rideau d’eau pour aller dormir derrière

    Le martinet vieillard (Cypseloides senex) mesure environ 18 centimètres et fait quelque chose qui ressemble à une erreur. Au crépuscule, il fonce droit vers les chutes, disparaît dans le rideau blanc, puis ressort un peu plus tard de ce qui a tout l’air d’un mur d’eau compact.

    Derrière la nappe, sur la roche verticale et trempée, il construit un nid plat en forme de disque, fait de mousse et de petits cailloux liés par de la boue, et y pond un seul œuf. Les colonies s’accrochent aux falaises, à côté et derrière l’eau qui tombe. La logique est défensive : un mur qu’aucun prédateur grimpeur ne peut escalader, protégé par une eau qu’aucun prédateur volant ne traversera.

    Les martinets ne tiennent que grâce à la forêt qui les entoure. Ensemble, le parc brésilien et le parc argentin forment le plus grand vestige protégé de la Forêt atlantique de l’intérieur : plus de 2 000 espèces de plantes, plus de 400 oiseaux et environ 80 mammifères, dans un biome qui a perdu l’essentiel de sa couverture d’origine.

    Cette rareté explique aussi pourquoi la plus forte concentration d’oiseaux de la Forêt atlantique, autour d’Iguazu, ne se trouve pas dans la forêt. Parque das Aves, à la porte du parc brésilien, a ouvert en 1994 sur 16 hectares de forêt et abrite aujourd’hui plus de 1 300 oiseaux de plus de 130 espèces, dont plus de 90 % sont originaires de la Forêt atlantique. Plus de la moitié proviennent de saisies liées au trafic et de cas de maltraitance, et non d’une cage d’élevage.

    Le parc ne fait pas que recueillir : il reproduit aussi des espèces pour les relâcher. Ses grandes volières, que les visiteurs traversent, permettent aux oiseaux destinés à la réintroduction de garder leur condition physique et leurs comportements naturels, tandis que des programmes comme « Voa, Jacutinga » s’attachent à la reproduction de la pénélope à front noir pour repeupler sa forêt d’origine.

    Des martinets vieillards posés sur la paroi humide derrière le rideau d'eau des chutes d'Iguazu, Brésil.
    Photo: José Mário S. Cassiano

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    6. Les chutes d’Iguazu sont l’un des derniers bastions du jaguar dans la Forêt atlantique

    Un fait pour les amateurs de faune sauvage. Depuis 2005, le Projeto Onças do Iguaçu côté brésilien et le Proyecto Yaguareté côté argentin comptent ensemble les jaguars du Corridor vert, un animal après l’autre, dans un recensement binational répété tous les deux ans.

    L’édition 2022 a installé 224 stations de pièges photographiques (72 au Brésil et 152 en Argentine) sur 582 123 hectares et en a rapporté 3 763 photos de 55 jaguars adultes.

    La population que suivent ces caméras a connu une trajectoire brutale. Entre 1990 et 1995, la région en comptait environ 400 à 800. En 2005, il n’en restait plus que 9 à 11. Le recensement de 2022 en a dénombré près de 93 sur l’ensemble du corridor, et celui de 2024 environ 84, dans une fourchette de 64 à 110.

    Ces chiffres sont faibles, et c’est précisément là que tout se joue. C’est l’un des derniers endroits de la Forêt atlantique où une population de jaguars se maintient encore, dans un biome qui couvrait autrefois presque toute la côte brésilienne et ne survit plus aujourd’hui qu’en fragments.

    Depuis les passerelles du parc national, côté brésilien comme côté argentin, personne n’en voit jamais. Les caméras posées par les scientifiques chargés de les protéger, elles, en voient toujours.

    Un jaguar au repos sur une berge herbeuse dans le parc national de l'Iguaçu, Brésil.
    Photo: Sam Power

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    7. Les chutes ont été une propriété privée jusqu’à l’intervention d’un pionnier de l’aviation

    En 1916, Santos Dumont vient voir les chutes et découvre qu’elles appartiennent à un propriétaire privé, un Uruguayen nommé Jesús Val. Le 8 mai, l’homme qui avait fait voler le 14-bis au-dessus de Paris est reçu par Afonso Alves de Camargo, président de l’État du Paraná, et plaide pour que l’État exproprie le terrain et en fasse un parc.

    Moins de trois mois plus tard, le 28 juillet 1916, le décret 653 déclare d’utilité publique 1 008 hectares sur la rive droite de la rivière Iguaçu, à côté de ce qu’on appelait alors les Saltos de Santa Maria. L’expropriation elle-même n’a été réglée qu’en 1919, quand Val a accepté l’indemnisation.

    Les parcs, eux, sont venus plus tard. L’Argentine a créé son parc national de l’Iguazú en 1934, et le Brésil son parc national de l’Iguaçu le 10 janvier 1939, par le décret-loi 1 035 de Getúlio Vargas. L’UNESCO a inscrit le parc argentin en 1984 et le brésilien en 1986.

    Au Brésil, on se souvient de Santos Dumont pour l’avion. À Foz do Iguaçu, on se souvient de Santos Dumont aux chutes d’Iguazu comme de l’homme grâce à qui elles ne sont pas restées derrière un portail privé.

    Portrait de studio sépia du pionnier brésilien de l’aviation Santos Dumont, coiffé d’un chapeau blanc et vêtu d’un costume à rayures
    Photo: Museu Paulista (USP) Collection

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    8. Patrimoine mondial en péril, puis nouvelle merveille de la nature

    Le classement des chutes d’Iguazu à l’UNESCO n’a rien d’un acquis définitif, et le parc a bien failli le perdre. Une route, l’Estrada do Colono, ouverte en 1954, coupe le parc brésilien en deux. Le gouvernement fédéral l’a fermée en 1986, elle a été rouverte illégalement en 1987 et elle est restée en service quatorze années de plus. En 1999, l’UNESCO a placé le parc national de l’Iguaçu sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

    La route a fini par fermer le 13 juin 2001, lors d’une opération menée par les forces armées fédérales et les agences environnementales, qui ont ensuite défoncé la chaussée sur toute sa longueur et y ont mis en terre 25 000 plants. L’UNESCO a retiré le parc de la liste en péril en décembre 2001. La pression pour rouvrir la route, elle, n’a jamais cessé.

    Dix ans plus tard, les gros titres changent de camp. Lors d’un vote public mondial clos à 11 h 11 le 11 novembre 2011, les chutes d’Iguazu sont élues l’une des 7 nouvelles merveilles de la nature, aux côtés de l’Amazonie, de la baie d’Ha Long, de l’île de Jeju, de Komodo, de la rivière souterraine de Puerto Princesa et de la montagne de la Table.

    Les deux choses sont vraies, et il faut les tenir ensemble. La décennie qui a fait des chutes d’Iguazu la merveille du monde que l’on connaît est celle-là même où elles ont failli perdre leur protection.

    Vue aérienne des chutes d'Iguazu au coucher du soleil, la rivière Iguaçu serpentant dans la forêt, Brésil.

    9. Un seul hôtel se dresse à l’intérieur du parc brésilien

    Ouvert en 1958 dans un style colonial portugais, l‘Hôtel das Cataratas s’est vu ajouter deux ailes, en 1971 puis en 1982. Devenu le Belmond Hotel das Cataratas, il reste le seul hôtel situé dans le parc national de l’Iguaçu.

    Cette adresse vaut plus que son architecture. Le parc est soumis à des horaires de visite : tous les autres arrivent après l’ouverture et repartent avant la fermeture.

    Ceux qui dorment sur place ont le sentier pour eux avant le premier bus et après le dernier, dans les deux créneaux où la lumière est basse, où la brume accroche le soleil et où les passerelles sont vides.

    Vue aérienne du Belmond Hotel das Cataratas, seul hôtel situé dans le parc national de l'Iguaçu, Brésil.

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    10. Cinq nuits par mois, le parc national de l’Iguazú ouvre dans le noir

    Autour de la pleine lune, cinq nuits par mois, le parc argentin ouvre après le coucher du soleil. Trois départs par nuit, deux heures et demie environ chacun : le train écologique qui traverse la forêt tropicale sous les étoiles, puis la passerelle métallique jusqu’à la Gorge du Diable, éclairée par la lune et rien d’autre.

    Ce que les visiteurs espèrent voir, c’est un arc-en-ciel lunaire, formé quand la lumière de la lune se réfracte dans les embruns exactement comme celle du soleil le jour, en plus pâle et presque sans couleur à l’œil nu.

    Bien qu’il s’agisse d’un phénomène fascinant, l’arc-en-ciel lunaire d’Iguaçu n’est pas garanti, car il dépend d’un ciel dégagé, d’une lune haute et de la juste quantité de brume dans l’air.

    Un arc-en-ciel lunaire au-dessus des chutes d'Iguazu par nuit de pleine lune, sous un ciel étoilé, Brésil.

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