Catégorie : Amazonie

  • Vue aérienne de l’Uakari Floating Lodge, ses cabanes aux toits rouges alignées le long d’une passerelle sur le lac, dans la réserve de Mamirauá

    8 choses à savoir sur l’Uakari Floating Lodge, au cœur de la réserve de Mamirauá

    D’un scientifique lancé sur la piste d’un singe rare à un lodge construit à même le fleuve : voici quelques faits sur Uakari Lodge, au plus profond de la réserve de Mamirauá, au Brésil

    Sur un tronçon du Solimões, près de Tefé, se cache l’un des hébergements les plus singuliers de la région : un lodge flottant en Amazonie brésilienne, entièrement construit sur l’eau. L’Uakari Floating Lodge est installé au cœur de la réserve de développement durable de Mamirauá, une aire protégée de 1 124 000 hectares de forêt inondée, la várzea. Il monte et descend avec le fleuve, jusqu’à 12 mètres par an.

    Le lodge doit son nom au singe à la face écarlate qui peuple cette forêt. Depuis près de trois décennies, il compte parmi les tout premiers exemples d’écotourisme communautaire en Amazonie, cogéré par un institut fédéral de recherche et par les communautés riveraines qui vivent ici toute l’année.

    Passerelle en bois au-dessus du fleuve menant à une cabane sur pilotis sous un coucher de soleil orangé en Amazonie
    Photo: Gui Gomes

    Envie de savoir pourquoi cet hôtel flottant, planté au milieu d’une réserve protégée, vaut une longue remontée du fleuve ? PlanetaEXO, plateforme d’écotourisme spécialisée dans les voyages en forêt amazonienne au Brésil, a réuni ces 8 faits sur Uakari Lodge, en Amazonie brésilienne. Découvrez-les ci-dessous !

    1. L’Uakari Floating Lodge existe parce qu’un scientifique cherchait un singe rare

    Dans les années 1980, le primatologue brésilien José Márcio Ayres arrive dans la région avec un objectif précis : étudier le singe ouakari chauve, celui-là même qui donnera son nom au lodge. Il y découvre une zone menacée par une exploitation hors de tout contrôle.

    Décidé à mettre l’écosystème régional à l’abri, il propose dès 1985 de créer un sanctuaire protégé. L’initiative débouche sur la station écologique de Mamirauá en 1986, puis sur la fondation de l’Instituto Mamirauá en 1998, l’institut fédéral de recherche qui gère le lodge aujourd’hui encore.

    Ayres décroche son doctorat à Cambridge avec une thèse consacrée aux ouakaris et à la forêt inondée d’Amazonie, nourrie d’un travail de terrain mené près de Tefé. Uakari Lodge est né directement de ces recherches, vers 1998, dans le prolongement d’un laboratoire flottant que l’Institut exploitait déjà dans la réserve. Depuis près de 30 ans, il accueille des voyageurs et réinvestit sans relâche les revenus du tourisme dans les projets des communautés locales.

    Singe ouakari blanc au visage rouge et glabre et à la fourrure pâle et hirsute, perché sur une branche couverte de lichen dans la forêt amazonienne
    Photo: André Zumak

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    2. Des fondations flottantes taillées dans l’un des bois les plus légers d’Amazonie

    Contrairement à la plupart des constructions riveraines, Uakari Lodge ne repose pas sur pilotis : il flotte pour de bon.

    Les bâtiments tiennent sur d’énormes troncs d’assacu (Hura crepitans), un arbre amazonien qui peut dépasser les 30 mètres de haut et dont le bois est exceptionnellement peu dense, autour de 0,36–0,38 g/cm³ : assez léger pour maintenir tout un bâtiment à flot sur le fleuve.

    Le projet architectural est né à l’intérieur même de la réserve : les chercheurs de l’Instituto Mamirauá l’ont mis au point avec l’AAGEMAM, l’association des guides riverains. Ensemble, ils ont transposé le savoir-faire traditionnel des constructions flottantes amazoniennes à un lodge pensé pour les voyageurs.

    Bungalows flottants aux toits rouges de l’Uakari Floating Lodge vus depuis l’eau à travers les branches
    Photo: Gui Gomes

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    3. Un lodge géré par un institut de recherche et par la communauté locale

    L’Uakari Floating Lodge appartient à l’Instituto Mamirauá, organisme fédéral de recherche officiellement fondé en 1999 et rattaché au ministère brésilien de la Science, de la Technologie et de l’Innovation.

    Au quotidien, il est cogéré avec l’AAGEMAM, l’association qui représente les communautés riveraines de la réserve, ce qui donne aux habitants un pouvoir de décision direct sur la façon dont leur propre aire protégée accueille les visiteurs.

    Cette protection est solidement reconnue par les institutions. Avec ses 1 124 000 hectares de forêt inondée de type várzea, là où le Solimões rejoint le Japurá, la réserve de développement durable de Mamirauá a été inscrite comme zone humide d’importance internationale au titre de la convention de Ramsar en 1993. En 2003, son aire de démonstration a été intégrée au complexe de conservation de l’Amazonie centrale, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

    4. Esprit pionnier et grandes crues du fleuve

    Le 12 juillet 1996, la signature d’une loi fait de Mamirauá la toute première réserve de développement durable du Brésil, une catégorie d’aire protégée créée spécialement pour elle.

    Rien à voir avec les régions d’eaux noires : cette plaine d’inondation d’eaux blanches, la várzea, connaît des variations saisonnières extrêmes. Entre les basses eaux (de septembre à novembre) et les hautes eaux (de mai à juillet), le niveau varie d’environ 10 à 12 mètres, avec des pointes locales qui atteignent 16 mètres.

    La forêt qui entoure le lodge reste submergée environ quatre mois par an. C’est exactement pour cette raison qu’Uakari a dû apprendre à flotter.

    Forêt de várzea inondée en bordure du fleuve dans la réserve de Mamirauá, un oiseau survolant l’eau

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    5. Un séjour rythmé par les canoës, pas par les routes

    Aucune route ne traverse une forêt inondée : ici, chaque activité se fait en canoë ou en petit bateau, des excursions dans la forêt noyée aux sorties nocturnes à la recherche des caïmans, en passant par la pêche traditionnelle du piranha, l’observation des dauphins roses et la visite guidée de l’une des communautés riveraines de la réserve.

    L’Uakari Floating Lodge propose des séjours de 3, 4 ou 7 nuits, auxquels s’ajoute un programme d’observation des oiseaux de 4 nuits pour les voyageurs venus cocher la liste des espèces de la réserve. Petite structure isolée, avec une poignée de chambres seulement, l’hôtel demande en général que les enfants aient plus de 10 ans.

    Y arriver demande un peu d’organisation : vous rejoignez d’abord Manaus en avion, puis un vol intérieur d’environ 1 heure vous emmène à Tefé, dans l’Amazonas, avant un transfert en bateau de 1h30 à 2h jusqu’au lodge.

    Guide pagayant une pirogue avec deux voyageurs dans la forêt inondée d’Amazonie
    Photo: Gui Gomes

    👉 Découvrez l’aventure : Uakari Lodge : voyage en écolodge dans la forêt amazonienne au Brésil

    6. Des choix durables, récompensés au niveau mondial

    Le lodge produit sa propre électricité grâce à l’énergie solaire, récupère l’eau de pluie pour les besoins des voyageurs et traite ses eaux usées avant qu’elles n’atteignent le fleuve.

    Cet engagement durable auprès des communautés a été salué dans le monde entier en 2015. Uakari Lodge a décroché la médaille d’argent de la catégorie « Best for Poverty Reduction » aux World Responsible Tourism Awards, une distinction partagée avec deux autres finalistes internationaux seulement. Le prix distingue un modèle conçu pour ramener les retombées économiques directement vers les villages riverains.

    L’équipe attend sur le ponton en bois de l’Uakari Floating Lodge au coucher du soleil à l’arrivée d’un bateau
    Photo: Gui Gomes

    7. L’un des meilleurs endroits au monde pour observer le dauphin rose d’Amazonie

    Les eaux qui entourent l’Uakari Floating Lodge abritent l’une des plus fortes densités de dauphin rose d’Amazonie (boto-cor-de-rosa) jamais enregistrées : jusqu’à 61 individus par kilomètre carré dans les zones de confluence, aux côtés du tucuxi, le petit dauphin gris de fleuve, présent lui aussi à 64 individus par kilomètre carré.

    Les dauphins sont loin d’être les seuls habitants des lieux. La réserve compte aussi des jaguars, des caïmans noirs, des paresseux, des coatis et, bien sûr, celui qui a donné son nom au lodge : le ouakari chauve, aussi appelé ouakari blanc, une espèce que l’on ne trouve pratiquement nulle part ailleurs sur la planète.

    Deux dauphins tucuxi gris faisant surface sur les eaux calmes du fleuve amazonien
    Photo: Gui Gomes

    👉 À lire aussi : 15 animaux d'Amazonie : découvrez la faune du Brésil

    8. Uakari Lodge a contribué à sauver de la disparition l’un des plus gros poissons d’Amazonie

    Avec les communautés riveraines, l’Instituto Mamirauá a mis sur pied un programme participatif de gestion du pirarucu (Arapaima). C’est aujourd’hui l’un des cas de reconstitution de population de poissons les mieux documentés au monde.

    Les pêcheurs locaux surveillent eux-mêmes les lacs gérés et en recensent régulièrement les stocks : le pirarucu d’Amazonie y est passé d’environ 2 500 à plus de 190 500 individus en 2018. C’est en grande partie grâce à ce travail que l’espèce est sortie de la liste brésilienne des animaux menacés.

    Le modèle a depuis été repris dans d’autres régions de l’État d’Amazonas. C’est le prolongement direct de l’approche qui a fait naître Uakari Lodge : la conservation par le tourisme.

    Pirarucu (arapaima), l’un des plus grands poissons d’eau douce d’Amazonie, sous l’eau

    👉 À lire aussi : Projets de conservation de la forêt amazonienne : 8 initiatives à soutenir en 2026

    Visiter l’Uakari Floating Lodge avec PlanetaEXO

    Maintenant que vous savez comment la quête d’un singe rare a donné naissance à cet hôtel flottant d’Amazonie, l’un des lodges les plus tournés vers les communautés locales de toute la région, il ne vous reste qu’une chose à faire : voir la réserve de Mamirauá de vos propres yeux.

    Plateforme d’écotourisme dédiée aux voyages en écolodges dans l’Amazonie brésilienne, PlanetaEXO entretient un partenariat de longue date avec l’Uakari Floating Lodge. Nous travaillons directement avec les opérateurs locaux : notre équipe compose des séjours sur mesure dans la réserve, sans rien à gérer de votre côté. Contactez-nous dès maintenant !

  • Voyager en Amazonie en toute sécurité : le guide des vrais dangers au Brésil

    Voyager en Amazonie en toute sécurité : le guide des vrais dangers au Brésil

    L'Amazonie est-elle dangereuse ? Voici ce qui présente un risque réel, et comment des professionnels expérimentés rendent le voyage sûr et agréable

    La plus grande forêt tropicale de la planète couvre 5,5 millions de km², dont 60 % en territoire brésilien. L'échelle a de quoi inquiéter, mais le terrain raconte autre chose. Vous vous demandez s'il est possible de visiter la forêt amazonienne sans danger ? La réponse est oui, à condition d'avoir des professionnels expérimentés à vos côtés.

    Guides agréés, opérateurs locaux et lodges en pleine jungle parcourent les mêmes rivières et les mêmes sentiers des centaines de fois par an. C'est cette répétition qui transforme un territoire sauvage en voyage planifié.

    Contrairement à ce que racontent les films, les risques réels sont bien moins cinématographiques. Chaleur, piqûres de moustiques et inconfort pendant les activités en forêt sont les problèmes les plus courants, et tout cela s'évite avec la bonne information et le bon accompagnement.

    Voyageuse au pied d'un arbre géant à contreforts dans la forêt amazonienne, au Brésil

    PlanetaEXO, plateforme d'écotourisme spécialisée dans les circuits dans la forêt amazonienne au Brésil, a réuni dans ce guide tous les vrais dangers de l'Amazonie et la façon dont ils se gèrent sur le terrain. À découvrir ci-dessous !

    La forêt amazonienne, dangereuse ? À quoi ressemble vraiment le risque

    Des prédateurs qui chassent l'homme, une nature sauvage qui avale les gens : l'Amazonie dangereuse que tout le monde a en tête n'existe pas.

    Le danger en Amazonie, quand il existe, est ordinaire, mesurable et classé dans un ordre qui surprend presque tout le monde : la chaleur, les maladies transmises par les insectes, les infections liées à l'eau, les petites blessures loin d'un hôpital, puis la même délinquance opportuniste que dans n'importe quelle grande ville. Les animaux sauvages arrivent en dernier, et de très loin.

    Si un voyage organisé est sûr, c'est pour une raison structurelle. Vous circulez sur des itinéraires fixes, à des horaires fixes, avec un guide professionnellement responsable du groupe. Les bateaux embarquent des gilets de sauvetage, les lodges gardent des trousses de premiers secours, et quelqu'un sait toujours où vous êtes et à quelle heure vous rentrez.

    Voyager en Amazonie en toute sécurité, c'est avant tout voyager correctement, encadré par des professionnels qui veillent sur votre sécurité comme sur votre plaisir.

    Guide local montrant un arbre géant à un groupe de voyageurs lors d'une randonnée guidée en Amazonie
    Photo: Felipe Castellari

    Manaus, la ville-porte de la forêt

    Presque tous les voyages en Amazonie brésilienne commencent à Manaus, ville de plus de 2 millions d'habitants et aéroport d'entrée (MAO) de toute la région.

    Au quotidien, le risque à Manaus est le vol d'opportunité plutôt que la violence, et il recule avec les mêmes habitudes qu'à São Paulo, Lisbonne ou Mexico.

    Pour rester tranquille à Manaus, appliquez le bon sens de n'importe quelle grande ville animée. Téléphone hors de vue dans la rue, Uber et 99 plutôt qu'une voiture prise au hasard au bord du trottoir, pas de sortie seul la nuit dans les zones désertes, argent et cartes répartis en deux endroits, et une copie du passeport sur vous pendant que l'original reste dans le coffre de l'hôtel.

    Réservez vos excursions avant d'arriver, auprès d'un opérateur fiable que vous avez vérifié, plutôt qu'auprès de quelqu'un qui vous aborde au port ou à l'aéroport.

    Le Teatro Amazonas au coucher du soleil à Manaus, ville d'entrée de l'Amazonie brésilienne
    Photo: Rafael Zart

    👉 À lire aussi : Manaus est-elle dangereuse ? Le guide des voyageurs en route vers l'Amazonie, au Brésil

    Forêt amazonienne : les animaux dangereux du Brésil (et pourquoi vous n'en croiserez sans doute aucun)

    En Amazonie, les animaux dangereux, anaconda, jaguar, caïman noir, jararaca, surucucu, anguille électrique, existent bel et bien. En revanche, la liste des voyageurs blessés par eux est très courte.

    La jungle est immense, sa faune dispersée, discrète et surtout nocturne : le feuillage dense dissimule à peu près tout. Sur la majorité des sorties, la difficulté du guide consiste à trouver les animaux pour les visiteurs, pas à les tenir à distance. Les repérer est l'objectif, pas un problème de sécurité.

    Le seul risque animalier appuyé par de vrais chiffres se joue au ras du sol. Entre 2010 et 2020, l'État d'Amazonas a enregistré 16 868 morsures de serpent, dues surtout aux Bothrops (jararacas), puis aux Lachesis (surucucus).

    La morsure de serpent en Amazonie pèse lourd dans les statistiques, mais la plupart des cas concernent des habitants ruraux ou indigènes qui travaillent pieds nus en forêt, ce qui veut dire que le visiteur qui marche sur un sentier balisé, en chaussures fermées, aux côtés d'un guide n'est pas concerné.

    Caïman à la surface des eaux sombres de la forêt amazonienne, au Brésil
    Photo: Marcelo Bonifácio

    En Amazonie, les insectes dangereux sont ceux qui rythment vraiment votre voyage. Les moustiques peuvent transmettre des maladies comme la dengue ou le Zika, tandis que fourmis, guêpes, abeilles et araignées provoquent piqûres, réactions douloureuses et, parfois, une urgence allergique. C'est là que doit porter votre effort de prévention :

    • Appliquez sur la peau exposée un répulsif à 30 % de DEET ou à 20 % minimum d'icaridine, à renouveler toutes les 4 à 6 heures, comme le recommande le CDC pour les voyages sous les tropiques.
    • Traitez vos vêtements à la perméthrine, qui résiste à plusieurs lavages. Ne l'appliquez jamais sur la peau.
    • Portez manches longues et pantalon long sur les sentiers, surtout à l'aube et au crépuscule, quand les piqûres sont les plus fréquentes.
    • Gardez fenêtres et portes fermées la nuit. La plupart des lodges de la jungle amazonienne sont équipés de moustiquaires aux ouvertures, et beaucoup en installent une au-dessus des lits.
    • Secouez vos chaussures et vérifiez l'intérieur chaque matin avant de les enfiler, car scorpions et araignées aiment les recoins sombres et chauds.
    • Oubliez parfums et produits très odorants, qui attirent les insectes, et laissez les vêtements fluo à la maison.

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    Chaleur et humidité : le risque que presque tout le monde sous-estime

    Manaus affiche 32 °C de maximale moyenne sur l'année et 81 % d'humidité relative, avec un pic en septembre, le mois le plus chaud, autour de 34 °C, selon les normales climatiques 1991-2020 de l'INMET.

    La température seule se gère. Le vrai danger de la forêt amazonienne, c'est l'humidité : quand elle est élevée, la sueur s'évapore beaucoup moins bien ; or c'est le mécanisme principal de refroidissement du corps. Une activité physique ordinaire devient donc beaucoup plus éprouvante que chez vous, et rester au frais demande un effort supplémentaire.

    L'épuisement dû à la chaleur est plus fréquent lors d'un voyage en Amazonie que n'importe quelle rencontre animale. Les signaux d'alerte : maux de tête, nausées, vertiges, faiblesse, irritabilité, transpiration abondante et diminution des urines.

    Prévenez votre guide dès le premier symptôme. Pris à temps, il ne demande qu'une courte pause à l'ombre ; ignoré, il peut virer au coup de chaleur, une urgence médicale critique en pleine jungle isolée.

    Voyageuse en canoë à l'ombre de la forêt inondée, en Amazonie brésilienne
    Photo: Marcelo Bonifácio
    • Buvez environ 1 litre par heure quand vous marchez sous la chaleur. N'attendez pas d'avoir soif.
    • Emportez des sels de réhydratation : l'eau seule ne remplace pas ce que vous perdez après plusieurs heures de transpiration.
    • Préférez des manches longues claires et à séchage rapide au débardeur. Couvrir la peau tient plus au frais que l'exposer, et cela protège en même temps des insectes et du soleil.
    • Utilisez une crème solaire SPF 30+ et un chapeau à large bord (les formules biodégradables valent mieux pour la rivière).
    • Acceptez le rythme du programme. Les excursions partent aux premières lueurs et marquent une pause en début d'après-midi pour éviter le pic de chaleur, pas pour rallonger l'itinéraire.

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    Le vaccin contre la fièvre jaune au Brésil et les autres vaccins que réclame l'Amazonie

    Aucune vaccination n'est exigée des étrangers pour entrer dans le pays. En Amazonie, le vaccin contre la fièvre jaune reste malgré tout fortement recommandé à toute personne qui voyage dans l'Amazonas et dans le reste de la région amazonienne.

    Pour laisser à l'immunité le temps de se construire, faites-vous vacciner au moins 10 jours avant d'arriver dans une zone à haut risque. Selon les règles du certificat international de vaccination révisées par l'OMS en 2014, une dose unique protège à vie.

    Le service municipal de santé de Manaus demande aussi aux voyageurs d'être à jour contre la rougeole, et rappelle que les vaccins contre la fièvre jaune et contre la rougeole ne peuvent pas être administrés le même jour : il faut environ 30 jours d'intervalle entre les deux.

    Ce seul détail explique pourquoi il faut planifier ses vaccins 6 à 8 semaines à l'avance, et non la semaine du départ. Au-delà de ces deux-là, un médecin spécialisé en médecine des voyages passera en revue l'hépatite A et B, le tétanos et la diphtérie, la typhoïde et la rage, selon votre itinéraire.

    Nourriture et eau : ce qui se mange et ce qu'il vaut mieux laisser

    Dans les lodges de la jungle et à bord des croisières sur l'Amazone, mangez et buvez ce qu'on vous sert sans inquiétude.

    Les opérateurs qui reçoivent des voyageurs internationaux filtrent leur eau ou la servent en bouteille et s'approvisionnent auprès de fournisseurs agréés. La plupart des lodges mettent de l'eau potable à disposition, donc une gourde réutilisable mérite sa place dans votre sac.

    Ne buvez jamais d'eau non traitée prise dans un fleuve, un ruisseau ou un igarapé, aussi limpide soit-elle. L'eau de la forêt contient des parasites et des bactéries qu'une surface claire ne trahit pas. Le service de santé de Manaus conseille l'eau en bouteille en ville aussi, et de se laver les mains au savon plusieurs fois par jour.

    En ville, mangez là où il y a du passage et une licence visible. La cuisine de rue fait partie de l'expérience et vaut le détour : choisissez simplement le stand où les habitants du quartier font la queue et où les plats sortent du gril devant vous.

    Poisson grillé entier servi sur des feuilles de bananier avec farofa, citron vert et tomate, en Amazonie brésilienne
    Photo: Felipe Castellari

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    Blessures, maladies et ce qui se passe quand ça tourne mal

    La plupart des incidents médicaux en forêt sont bénins. Ampoules, piqûres d'insectes, tibia écorché, estomac dérangé, cheville tordue sur une racine mouillée.

    Les lodges et les guides disposent de trousses de premiers secours et règlent tout cela sur place. Emportez tout de même votre propre stock de médicaments personnels dans leur emballage d'origine, plus des antalgiques, des antihistaminiques, des antidiarrhéiques, des pansements pour ampoules et des sels de réhydratation. Pour une pharmacie, il faut prendre un bateau, et le trajet peut durer des heures.

    Pour les petits pépins, guides et lodges assurent les premiers soins sur place. Pour les cas graves, les opérateurs appliquent des protocoles stricts de transfert du patient vers Manaus. Selon les autorités sanitaires municipales, la ville compte des unités d'urgence réparties sur cinq zones, dont des centres spécialisés comme la Fundação de Medicina Tropical pour les morsures d'animaux.

    Le système public de santé brésilien est gratuit au moment du soin, y compris pour les visiteurs étrangers, au nom du principe constitutionnel d'accès universel. Reste qu'un service d'urgence public est un filet de sécurité, pas un plan.

    Le plan, c'est l'assurance, et ce qui est écrit en petits caractères compte plus que le prix. Souscrivez un contrat qui couvre explicitement l'évacuation médicale depuis les zones isolées et qui nomme les activités de votre itinéraire : trek, kayak, navigation, camping, etc.

    Les contrats standards excluent presque toujours l'évacuation en zone reculée et les activités d'aventure, c'est-à-dire précisément ce qu'est un voyage en Amazonie. Vérifiez que le rapatriement est inclus et gardez le numéro de contrat quelque part où vous pourrez le lire sans réseau.

    👉 À lire aussi : 10 conseils pour voyager en Amazonie et profiter à fond de l'aventure

    Peut-on se baigner dans l'Amazone en toute sécurité ?

    Sur le bon tronçon, au bon moment, avec l'accord de votre guide, oui, on peut se baigner dans le fleuve Amazone. La baignade fait même partie du programme de la plupart des itinéraires.

    Le Rio Negro est l'eau de baignade classique de la région, et ce n'est pas un hasard : son eau sombre, acide, colorée par les tanins, abrite bien moins de moustiques et de parasites que l'eau blanche, chargée de sédiments, du Solimões. Certains tronçons sont excellents, d'autres beaucoup moins, et la différence ne se lit pas depuis la berge.

    Ce qui rend un tronçon du fleuve Amazone dangereux, ce n'est presque jamais un poisson, mais le courant, la profondeur, les branches immergées et les trous de vase que l'eau sombre vous cache.

    La consigne des pompiers brésiliens pour la baignade en rivière est directe : n'allez pas plus loin que la hauteur des genoux là où le courant est fort. Si un courant vous emporte, nagez en diagonale vers la berge au lieu de lutter de face.

    Les animaux aquatiques méritent eux aussi votre attention, même si le danger est bien moins grave que l'imaginaire collectif ne le laisse croire. Dangereux, le piranha ? Sa réputation dépasse largement les faits : une attaque de piranha sur un humain reste rare ; ces poissons deviennent surtout un peu plus agressifs quand ils protègent leurs œufs. Les anguilles risquent davantage d'immobiliser leur victime que de lui envoyer une décharge, et les caïmans ne se montrent que la nuit.

    Voyageurs se baignant avec des flotteurs à côté du bateau dans le fleuve Amazone, au Brésil
    Photo: Felipe Castellari

    Quelques règles suffisent pour que la baignade en rivière reste sans histoire :

    • Suivez toujours les consignes de votre guide sur le lieu et le moment de la baignade, et n'entrez jamais seul dans l'eau.
    • Restez hors de l'eau la nuit, à l'aube et au crépuscule, quand les caïmans s'approchent des berges.
    • Ne nagez pas avec une plaie ouverte ni après avoir bu de l'alcool.
    • Portez le gilet de sauvetage sur le bateau. Les gilets certifiés par la Marine brésilienne sont la norme chez les opérateurs agréés, et la plupart des accidents concernent des personnes qui n'en portaient pas.
    • Surveillez les enfants dans l'eau en permanence, même dans des hauts-fonds d'apparence calme.

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    Visiter les communautés locales : le respect est la règle de sécurité

    Les communautés riveraines ribeirinhas et indigènes figurent dans de nombreux itinéraires amazoniens, et plusieurs d'entre elles accueillent les visiteurs chez elles pour des échanges vraiment sincères : cuisine, artisanat et connaissance pratique d'un lieu qu'elles habitent depuis des générations.

    Le tourisme communautaire compte énormément pour la région amazonienne : il apporte un soutien financier et social aux familles locales, tout en soutenant de nombreuses actions de conservation de l'environnement.

    Les peuples isolés relèvent d'une tout autre logique, et le tourisme en est délibérément tenu à l'écart. La FUNAI, l'agence brésilienne des affaires indigènes, recense 115 signalements documentés de groupes indigènes isolés, dont 29 officiellement confirmés, tous situés en Amazonie, soit la plus grande population isolée au monde.

    Le Brésil applique une politique stricte de non-contact : les guides et les opérateurs éloignent systématiquement leurs itinéraires de ces zones protégées. La limite n'est pas seulement juridique : il en va de leur survie, car ces groupes n'ont aucune immunité contre des maladies qu'un visiteur porterait sans même s'en apercevoir.

    Enfants jouant au tir à la corde dans une communauté riveraine de la forêt amazonienne, au Brésil
    Photo: Isadora Sá

    Dans les communautés ouvertes aux visites, l'étiquette locale fait office de première consigne de sécurité :

    • Demandez toujours l'autorisation avant de prendre des photos, en particulier celles des enfants.
    • Ne distribuez pas de bonbons, d'argent ni de cadeaux de votre propre initiative. Votre guide saura vous dire quels objets conviennent, pour éviter des problèmes imprévus après votre départ.
    • Respectez les limites de vos hôtes : observez les familles locales pour savoir où marcher et où vous asseoir.
    • Au moindre doute, demandez d'abord à votre guide. Cette seule habitude évite la plupart des maladresses et tous les impairs.

    👉 À lire aussi : Le tourisme qui garde l'Amazonie en vie

    Connaissez vos limites et parlez franchement

    Les expéditions amazoniennes ne demandent pas toutes le même souffle. Pagayer dans la forêt inondée n'a rien à voir avec une journée entière de trek en jungle ou une nuit en hamac dans un campement isolé. La chaleur et l'humidité constantes ajoutent leur poids : à 32 °C, même une activité légère devient exigeante.

    Si quelque chose ne vous met pas à l'aise, dites-le avant que ça commence. Prévoir des solutions de rechange fait partie du métier, et un groupe qui sait qu'un de ses membres saute la longue randonnée est un groupe qui reste soudé et dans les temps.

    Respecter les limites de son corps et de sa tête est l'un des moyens les plus sûrs de ne jamais se retrouver en mauvaise posture. La personne la plus à risque d'un voyage est celle qui refuse de paraître faible : c'est en forçant au-delà de sa limite qu'on transforme une journée gérable en évacuation.

    Voyageur avec une gourde sur un sentier de jungle dans la forêt amazonienne, au Brésil
    Photo: Marcelo Bonifácio

    Suivez toujours votre guide

    Voyager en Amazonie en toute sécurité tient à une seule habitude : faites ce que votre guide vous dit, et dites à votre guide ce que vous ressentez. Ces professionnels qualifiés lisent la forêt à un niveau qu'aucun visiteur n'atteint en une semaine ni même en un mois.

    Ils savent quelles plantes brûlent, quel bras de rivière est sûr, ce que signifie un changement dans le bruit de la canopée et comment donner les premiers soins à des heures d'un hôpital. Ce savoir ne vous protège que si vous vous en servez.

    Guide accompagnant des voyageurs sur un sentier forestier de l'Amazonie, au Brésil
    Photo: Gui Gomes
    • Restez avec le groupe et sur le sentier. N'entrez jamais seul dans la forêt, même à quelques pas du lodge.
    • Demandez avant de toucher un animal, une plante ou un fruit. Beaucoup sont inoffensifs, plusieurs ne le sont pas, et rien ne les distingue au premier coup d'œil.
    • Déclarez vos médicaments, vos allergies, vos pathologies et vos phobies au moment de réserver votre voyage.
    • Tenez les horaires. Les départs à l'aube et les retours au crépuscule sont des décisions de sécurité liées à la chaleur, à la faune et à la lumière, pas des préférences d'organisation.
    • Posez des questions. Les guides s'y attendent, et un groupe qui comprend pourquoi une règle existe la respecte bien plus fidèlement.

    Voyager en Amazonie en toute sécurité avec PlanetaEXO

    Vous savez maintenant que visiter la forêt amazonienne est sans danger quand vous partez avec des experts et que vous écoutez ce que la nature vous dit : il ne reste plus qu'à réserver votre voyage !

    PlanetaEXO est une plateforme d'écotourisme spécialisée dans les excursions dans la jungle amazonienne, qui travaille avec les meilleurs opérateurs locaux, lodges et guides de la région, ceux-là mêmes qui font de cette forêt un endroit sûr où voyager. Notre équipe se charge de toute la planification et de la logistique ; vous n'avez plus qu'à en profiter. Contactez-nous dès maintenant !

  • 8 choses à savoir sur le Mirante do Gavião Amazon Lodge, un lodge amazonien primé au Brésil

    8 choses à savoir sur le Mirante do Gavião Amazon Lodge, un lodge amazonien primé au Brésil

    De son architecture primée aux dauphins roses qui remontent à deux pas des terrasses, voici 8 choses à savoir sur le Mirante do Gavião Amazon Lodge, l’un des hébergements les plus singuliers de Novo Airão

    Sur la rive droite du Rio Negro, à quelque 180 kilomètres au nord-ouest de Manaus, se cache l’un des lieux où dormir les plus singuliers de l’Amazonie brésilienne. Planté à Novo Airão, face à l’archipel d’Anavilhanas, le Mirante do Gavião Amazon Lodge ne compte que 13 suites, logées dans un bâtiment dont la forme évoque une barque retournée.

    Qu’est-ce qui pousse à remonter le fleuve pour rejoindre un petit lodge en Amazonie posté au bord de l’eau ? En un mot : un mélange rare de design primé, de bois natif certifié, d’un accueil porté par la communauté locale et d’un tronçon du Rio Negro où les dauphins roses font surface presque chaque jour.

    Envie de savoir ce qui le distingue vraiment d’un lodge de jungle ordinaire ? PlanetaEXO, plateforme d’écotourisme spécialisée dans les circuits en forêt amazonienne au Brésil, a réuni ces 8 choses à savoir sur le Mirante do Gavião. Découvrez-les ci-dessous !

    1 – Ce que signifie « Mirante do Gavião » (et l’aigle qui se cache derrière le nom)

    En portugais, « mirante » veut dire « belvédère » et « gavião » signifie « épervier » : le nom se traduit donc à peu près par « le belvédère de l’épervier ».

    Le nom colle parfaitement : les terrasses et les plateformes surélevées du lodge offrent une vue plongeante sur la canopée et le Rio Negro, le même angle dominant qu’un épervier depuis les airs.

    Le nom n’a rien de purement poétique. L’aigle harpie, appelé au Brésil gavião-real, figure parmi les rapaces les plus grands et les plus puissants de la planète, et il vit dans cette partie de l’Amazonie. En observer un reste rare et n’est jamais garanti, mais les forêts autour de Novo Airão sont un vrai territoire à harpies.

    @kaigner

    2 – Son jardin, c’est Anavilhanas, le deuxième plus grand archipel fluvial au monde

    Le Mirante do Gavião Amazon Lodge donne directement sur le Parc national d’Anavilhanas, l’une des merveilles naturelles de l’Amazonie. L’archipel d’Anavilhanas est le deuxième plus grand archipel fluvial de la planète, avec plus de 400 îles éparpillées sur le Rio Negro.

    À la saison des hautes eaux, une grande partie de l’archipel se transforme en igapós, ces forêts inondées que l’on traverse à la pagaie en canoë. C’est l’une des raisons pour lesquelles les eaux autour de Novo Airão comptent parmi les plus belles de tout le bassin amazonien.

    👉 À lire aussi : Le fleuve Amazone, au Brésil : guide du plus grand fleuve du monde

    3 – Un lodge en forme de barque à l’architecture primée

    La première chose qui frappe au Mirante do Gavião Amazon Lodge, c’est sa silhouette. Les bâtiments principaux ont été dessinés pour évoquer la coque renversée d’une barque en bois, un clin d’œil au fait que les familles de Novo Airão construisent des embarcations à la main depuis des générations.

    Le projet s’inspire directement des techniques de construction navale amazoniennes, avec ses charpentes en bois courbé et ses belvédères surélevés que certains rapprochent des ailes déployées d’un épervier. Plutôt que de raser la forêt pour y imposer un bâtiment, l’architecture a été pensée pour s’inscrire dans le paysage et prolonger la culture fluviale qui l’entoure.

    Loin de se contenter de se dire unique, le lodge déploie environ 1 678 m² conçus par le studio Atelier O’Reilly. Ce projet remarqué a été mis en avant par ArchDaily, référence mondiale de la publication d’architecture.

    Dès son année d’ouverture, le projet a remporté le premier prix de l’Association brésilienne des architectes d’entreprise dans la catégorie bâtiment commercial. Cette distinction explique en grande partie comment une ancienne escale de bateaux, dans une petite ville d’Amazonie, est devenue une destination à part entière.

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    4 – Entièrement construit en bois de reboisement certifié

    Toutes les structures en bois du lodge sont faites de bois dur de reboisement certifié, principalement de l’itaúba, un bois amazonien dense parfaitement adapté au climat humide.

    Les bâtiments reposent sur pilotis, selon la logique que les communautés riveraines appliquent depuis des siècles pour composer avec un fleuve qui monte et descend de plusieurs mètres chaque année.

    Choisir du bois certifié, issu du reboisement, pèse lourd dans une région constamment menacée par l’exploitation forestière illégale. Avec ce parti pris, le Mirante do Gavião fait en sorte que son architecture serve activement sa mission environnementale au lieu de la desservir.

    5 – Seulement 13 suites, et c’est un choix

    Le Mirante do Gavião Amazon Lodge est volontairement petit. Il ne compte que 13 suites, réparties en trois catégories : Treehouse, Luxury et Premium.

    Les suites Premium sont les plus spacieuses, certaines dotées de bains à remous (ofurôs) sur des balcons privés ouverts directement sur la forêt.

    Se limiter à 13 chambres relève d’un choix, pas d’une contrainte. Moins de clients, ce sont des terrasses plus calmes, un service plus personnalisé et une empreinte plus légère sur la forêt alentour, exactement ce que recherchent la plupart des voyageurs après avoir remonté si loin le Rio Negro.

    6 – La cuisine amazonienne du restaurant Camu-Camu

    Le restaurant du Mirante do Gavião s’appelle Camu-Camu, du nom d’un petit fruit amazonien dont la teneur naturelle en vitamine C compte parmi les plus élevées de tous les aliments au monde.

    La cuisine sert une cuisine amazonienne contemporaine à la carte, construite autour d’ingrédients régionaux comme le tucupi, le poisson tambaqui, le jambu et le cupuaçu.

    La carte est signée par la cheffe Débora Shornik, qui a passé près de huit ans aux côtés de la cheffe argentine Paola Carosella avant d’amener sa cuisine en pleine forêt. Résultat : les ingrédients amazoniens y sont traités en haute gastronomie, et non comme un simple accompagnement.

    7 – La faune depuis les belvédères (dont les dauphins roses)

    Fidèle à son nom, le lodge est parsemé de belvédères et de plateformes d’observation. De là, on repère régulièrement des oiseaux, des paresseux et des iguanes sans quitter les lieux, car les bâtiments sont adossés à la forêt native, où poussent des noyers du Brésil et des palmiers tucumã.

    Mais le clou du spectacle se joue sur l’eau. Le tronçon du Rio Negro qui entoure Novo Airão est l’un des meilleurs endroits du Brésil pour observer le dauphin rose (aussi appelé boto-cor-de-rosa), une espèce emblématique de l’Amazonie.

    Chez PlanetaEXO, nous privilégions les rencontres naturelles plutôt que mises en scène. Voir un dauphin rose en Amazonie choisir de remonter près de votre canoë, à ses propres conditions, vaut mieux que n’importe quelle interaction forcée. Dans un écosystème sauvage, rien n’est jamais garanti, mais cela arrive plus souvent qu’on ne le croit.

    👉 À lire aussi : 15 animaux d’Amazonie : partez à la découverte de la faune du Brésil

    8 – Plus qu’un lodge : un partenaire de la communauté de Novo Airão

    Le Mirante do Gavião Amazon Lodge est profondément lié à la ville dont il fait partie. Il a été construit en grande partie par la communauté locale : une soixantaine d’habitants ont été formés et employés sur près de deux ans de chantier, appliquant la charpenterie traditionnelle des constructeurs de bateaux au bois de reboisement.

    Ses engagements en matière de durabilité irriguent toute l’exploitation : énergie solaire pour l’électricité et l’eau chaude, potager biologique, compostage, traitement des effluents et récupération de l’eau de pluie.

    Les liens du lodge avec la communauté dépassent largement ses murs. Le Mirante do Gavião soutient la Fundação Almerinda Malaquias (FAM), une association de Novo Airão qui forme les habitants à l’artisanat et à la savonnerie, mène des actions d’éducation à l’environnement auprès des jeunes et défend un écotourisme responsable. Rien qu’en 2024, la FAM a permis à 190 personnes de s’inscrire à l’école et à 45 familles de générer des revenus dans dix communautés riveraines.

    Ce mélange de confort, de design et d’ancrage réel dans la communauté fait du lodge un choix évident pour les voyageurs en quête d’écotourisme.

    👉 À lire aussi : 8 projets de conservation en Amazonie à soutenir en 2025

    Vivez le Mirante do Gavião Amazon Lodge avec PlanetaEXO

    Maintenant que vous savez ce qui rend ce lodge primé de Novo Airão si singulier, il ne reste plus qu’à le voir de vos propres yeux, des terrasses surplombant le Rio Negro aux forêts inondées du Parc national d’Anavilhanas.

    Plateforme d’écotourisme, PlanetaEXO travaille depuis longtemps avec le Mirante do Gavião. De la réservation à la personnalisation de votre itinéraire, notre équipe vous aide à organiser votre voyage pour que l’expérience soit aussi simple qu’enrichissante. Contactez-nous dès maintenant !

  • Cuisine amazonienne : 7 plats typiques à goûter au Brésil

    Cuisine amazonienne : 7 plats typiques à goûter au Brésil

    Des poissons de rivière, du manioc sous mille formes et des fruits qu'on ne trouve nulle part ailleurs : voici quelques trésors de la cuisine amazonienne qui vous attendent dans la plus grande forêt tropicale du monde.

    La cuisine amazonienne a commencé à partir de trois ingrédients et de milliers d'années de pratique. Le premier, c'est le poisson. Le bassin amazonien abrite plus d'espèces que n'importe quel autre réseau de rivières au monde. Le deuxième, c'est le manioc, une racine domestiquée dans le sud-ouest de la région, il y a environ 10 000 ans. Le troisième, ce sont les fruits : açaï, cupuaçu, tucumã et des dizaines d'autres qui poussent en pleine forêt.

    Par-dessus tout cela vient l'influence la plus profonde : les cuisines indigène et ribeirinha (des riverains), qui ont inventé la plupart de ces plats bien avant qu'on les couche par écrit.

    Ici, la nourriture est donc bien plus qu'un repas. Le manioc à lui seul fait vivre l'économie régionale. Le Nord produit 36 % de la récolte brésilienne, et l'État du Pará récolte près de 4 millions de tonnes par an. L'açaï pèse des milliards de reais : le Pará fournit plus de 93 % de la production nationale et c'est le premier exportateur mondial du fruit.

    Des plats comme le tacacá et le pato no tucupi rythment les fêtes, les processions religieuses et le quotidien, de Belém à Manaus. Voilà pourquoi la cuisine amazonienne est traitée comme un patrimoine, pas comme une simple carte.

    Vous voulez savoir ce qui arrive vraiment dans l'assiette ? PlanetaEXO, plateforme d'écotourisme spécialisée dans les circuits en Amazonie, a préparé ce guide de 7 plats typiques : ce qu'ils sont, d'où ils viennent et comment les manger comme un local. Découvrez-les ci-dessous !

    1. Tambaqui

    Le tambaqui (Colossoma macropomum) est l'un des plus gros poissons à écailles du bassin de l'Amazone. Il atteint 108 cm et 40 kg.

    C'est aussi un frugivore. Quand les eaux montent, il entre dans la forêt inondée et mange fruits et graines. Il casse des noix dures avec une mâchoire puissante et disperse les graines très loin : un seul poisson peut transporter jusqu'à 1 kg de graines dans son ventre. C'est ce régime de fruits qui rend sa chair si prisée : ferme, grasse et douce.

    C'est le poisson que la région cuisine le plus. Le tambaqui est le poisson indigène le plus produit en élevage au Brésil, juste derrière le tilapia, qui est importé. À table, il se présente surtout de deux façons.

    La costela de tambaqui, ce sont les côtes, salées et grillées sur la braise jusqu'à ce que le gras devienne croustillant. On les mange avec de la farinha (farine de manioc) et du citron vert. La caldeirada de tambaqui est un ragoût : le poisson mijote environ 20 minutes avec tomate, oignon, pimenta-de-cheiro (petit piment parfumé) et coriandre, servi avec du riz blanc et de la farine de manioc.

    Où le goûter : le tambaqui grillé est sur presque toutes les cartes de Manaus et de Santarém. C'est aussi un déjeuner classique lors d'une croisière de 7 jours sur les fleuves amazoniens.

    Deux tambaquis grillés et ouverts en portefeuille sur des plats en métal, avec citron vert, riz et farofa
    @tambaquidebanda

    👉 À lire aussi : Les meilleures croisières sur l'Amazone au Brésil

    2. Açaï

    En Amazonie, l'açaï n'est pas un dessert. Le bol glacé et sucré, garni de granola et de banane, devenu mondial (et la version sucrée du reste du Brésil) surprendrait ceux qui sont nés et ont grandi dans l'Amazonas et le Pará.

    Le vrai açaï amazonien est épais, violet foncé, non sucré et salé. On le verse en général sur une assiette et on le mange avec de la farinha, du poisson frit ou des crevettes séchées, comme plat principal. Il vient du palmier Euterpe oleracea et nourrit les communautés indigènes et ribeirinhas depuis des siècles.

    C'est aussi l'un des moteurs économiques de l'Amazonie. Selon l'IBGE, le Pará produit en moyenne près de 1,7 million de tonnes par an. Il en a exporté 8 200 tonnes en 2023, menées par la ville d'Igarapé-Miri (25 % des exportations). Pour des millions de familles, le bol quotidien est à la fois le dîner et le revenu.

    Où le goûter : demandez-le puro (pur, non sucré) avec de la farinha sur n'importe quel marché de Belém ou de Manaus.

    Bols d'açaí épais et non sucré saupoudré de farine de manioc, servis avec du poisson frit au Pará
    @paraiaca

    3. Tucumã

    Le tucumã est le fruit du palmier Astrocaryum tucumã, courant en Amazonie centrale. Son nom vient du vieux tupi tukũ, « fruit de la plante épineuse », à cause des épines noires qui couvrent le tronc et les feuilles.

    La partie comestible est une pulpe orange et fibreuse (ferme, huileuse, riche en vitamines A et C et en oméga 3, 6 et 9). Son goût se situe entre le potiron et la noix grillée.

    Dans l'État de l'Amazonas, il est reconnu comme patrimoine culturel et marqueur d'identité locale. Sa forme la plus connue est le x-caboquinho : un petit pain garni de tucumã, de banane plantain frite et de queijo coalho (fromage caillé), souvent accompagné d'un café au lait. Ce petit-déjeuner est si lié à la ville qu'il est classé patrimoine culturel immatériel de Manaus.

    Les locaux transforment aussi le tucumã en pâté, en farofa (farine de manioc grillée) et en arroz de tucumã (riz cuit avec la pulpe).

    Où le goûter : toutes les boulangeries et les stands de rue de Manaus vendent le x-caboquinho dès l'aube.

    Sandwich façon x-caboquinho : petit pain garni de pulpe amazonienne orangée et de queijo coalho fondu
    @yasaibrasil

    4. Tapioca

    On trouve la tapioca cuite à la plaque à tous les coins de rue, de São Paulo aux plages du Nordeste : c'est un classique de la cuisine brésilienne dans tout le pays. Elle est faite de fécule de manioc, la goma qui se dépose quand on trempe et qu'on presse le manioc râpé.

    La tapioca est consommée partout au Brésil, mais elle est née en Amazonie. Même son nom est indigène : tipi'óka est le mot tupi pour le « caillot » qui se forme. Les Tupi-Guarani l'extrayaient et détoxifiaient sans danger le manioc amer, pourtant vénéneux, des millénaires avant qu'un chimiste n'explique le procédé.

    Le manioc reste la colonne vertébrale de l'alimentation et de l'économie régionales. Le Pará est le premier producteur du Brésil, avec près de 4 millions de tonnes (environ 17,9 % de la récolte nationale).

    La tapioca est d'une grande souplesse : sucrée, avec de la noix de coco et du lait concentré, ou salée, avec du fromage et de la viande. Mais la façon la plus amazonienne de la manger reste simple : une tapioca chaude pliée autour de fromage caillé et de tucumã, les deux saveurs de la région en une bouchée.

    Où la goûter : partout au Brésil, du nord au sud, mais la version amazonienne authentique se trouve dans l'Amazonas et le Pará.

    Galette de tapioca pliée, garnie de fromage fondu, de viande effilochée, de tomate, d'oignon et de pimenta-de-cheiro
    @iloveacainer

    👉 À lire aussi : Quand partir en Amazonie au Brésil

    5. Cupuaçu

    Le cupuaçu (Theobroma grandiflorum) est un proche parent du cacao, natif de l'est de l'Amazonie. Le fruit est gros, avec une coque brune et dure et une pulpe blanche, juteuse et très parfumée. Son odeur tient à la fois du chocolat et de l'ananas.

    Les peuples indigènes mangeaient la pulpe fraîche et torréfiaient les graines pour en faire un chocolat amer, bien avant que le fruit n'ait un nom scientifique. Aujourd'hui, ces graines torréfiées donnent le cupulate, la réponse amazonienne au chocolat.

    Ce fruit fait partie de la cuisine amazonienne du quotidien. C'est l'ingrédient à dessert le plus polyvalent de la région. Riche en fibres et en enzymes, sa pulpe entre dans les jus, mousses, glaces, flans, confiseries, compotes et liqueurs.

    La majeure partie du cupuaçu brésilien vient du Pará, de l'Amazonas et de l'Amapá, où il nourrit aussi des systèmes d'agroforesterie durable.

    Où le goûter : commandez un jus ou une glace au cupuaçu partout dans le nord du Brésil.

    6. Pato no tucupi

    Le pato no tucupi (canard au tucupi) est le plat le plus emblématique du Pará. Il réunit le canard, le tucupi (le bouillon jaune vif tiré du manioc amer et cuit lentement jusqu'à ce que son cyanure naturel disparaisse) et le jambu (une feuille amazonienne qui laisse les lèvres et la langue légèrement engourdies). L'ail, la pimenta-de-cheiro et la chicorée complètent le tout, servi avec du riz blanc bien aéré et de la farinha.

    Son origine résume toute la cuisine amazonienne. Le tucupi et le jambu sont indigènes et ribeirinhos, maîtrisés sur les rivières des siècles avant le contact, tandis que le canard est arrivé avec les colons européens. Une fusion mijotée dans une seule marmite.

    C'est aujourd'hui le plat traditionnel du Círio de Nazaré, la procession mariale de Belém qui réunit environ deux millions de personnes chaque mois d'octobre. Les familles se retrouvent alors autour du pato no tucupi, au cœur de la fête.

    Où le goûter : il existe plusieurs adresses pour manger le pato no tucupi à Belém, la capitale du Pará, comme les restaurants Ver-O-Açaí et Amazônia na Cuia.

    Pato no tucupi : cuisse de canard dorée dans un bouillon jaune de tucupi au jambu, servie avec du riz
    @combu_da_amazonia

    7. Tacacá

    Le tacacá est la cuisine amazonienne dans ce qu'elle a de plus cérémonial et de plus quotidien à la fois. On le sert brûlant dans une cuia (une calebasse) et on le boit directement au bol. Sa base est la goma de tapioca, noyée de tucupi, puis chargée de jambu et de crevettes séchées.

    Le résultat engourdit et réchauffe la bouche en même temps. Il descend du mani poi, une soupe indigène que les voyageurs européens décrivaient déjà au XVIe siècle. On le vend aujourd'hui dans la rue, préparé par les tacacazeiras, des femmes qui le font de la même façon depuis des générations.

    Depuis plus de 20 ans, le festival Tacacá na Bossa remplit le Largo de São Sebastião, la place devant le Teatro Amazonas de Manaus, avec des spectacles de musique régionale gratuits et des bols de tacacá fumants.

    Pendant ce temps, dans la communauté de São Braz à Santarém, Pará, le Tacacá Fest rassemble de la musique régionale, des attractions culturelles, des rituels religieux et une cuisine traditionnelle amazonienne.

    Où le goûter : vous pouvez déguster du tacacá à différents endroits de Belém, les stands de rue étant l'option la plus traditionnelle (Barraca da Fafá, Tacacá da Dona Maria et Tacacá da Flávia). À Manaus, il vaut la peine de visiter Tacacá da Tia Socorro, Tacacá da Gisela et Netos Tacacá.

    Une cuia de tacacá au jambu et aux crevettes séchées, à côté de bols de crevettes, de jambu et d'un pot de tucupi
    @tacacadatiasocorro

    👉 À lire aussi : Les meilleurs lodges de jungle en Amazonie au Brésil

    Goûtez à la cuisine amazonienne en voyageant avec PlanetaEXO !

    Maintenant que vous connaissez ces plats à faire saliver, la meilleure façon de comprendre la cuisine amazonienne, c'est de la manger là où elle naît : sur un étal de marché à Belém, dans un festival à Manaus ou sur un bateau qui glisse sur les eaux du Rio Negro.

    PlanetaEXO est une plateforme d'écotourisme spécialisée dans les circuits en Amazonie. Aux côtés des meilleurs opérateurs, guides et cuisiniers locaux de la région, notre équipe s'occupe de tout, de l'organisation sans souci aux expériences sur mesure. Contactez-nous maintenant !

  • Voyageuse dans un canoë en bois regardant la canopée de la forêt inondée lors d'une aventure en Amazonie

    Vacances en Amazonie : 7 activités qui remplissent vos journées dans la jungle

    Randonnée, canoë dans la forêt inondée, pêche au piranha, sorties de nuit, visites de communautés, et bien plus. Et surtout : votre choix entre lodge, croisière ou campement décide des activités auxquelles vous aurez droit !

    L'Amazonie vit au rythme de l'eau. Dans le port de Manaus, on mesure le niveau du fleuve à la main chaque jour depuis 1902. Le constat est simple : le Rio Negro atteint son maximum entre mai et juillet, en juin le plus souvent, puis il redescend au plus bas fin octobre. Pour les habitants de l'État d'Amazonas, ça change tout. Le niveau de l'eau commande une grande partie de la vie de la région, tourisme compris.

    Autant bien la comprendre avant de réserver vos vacances en Amazonie. En hautes eaux, vous pagayez en canoë à travers la forêt, entre les branches. Vous flottez au-dessus d'un sol que vous auriez foulé à pied en octobre. En basses eaux, des plages de sable blanc apparaissent là où passait le canoë. Même endroit, même circuit, des journées totalement différentes.

    PlanetaEXO est une plateforme d'écotourisme spécialisée dans les voyages en Amazonie au Brésil. On a préparé ce guide pour répondre à une question simple : que faire en Amazonie ? Voici les 7 activités qui reviennent dans presque tous les itinéraires. Et comment lodges, croisières et campements changent chacune d'elles. Découvrez tout ça ci-dessous !

    Lodge, croisière ou campement : là où vous dormez décide de vos journées

    Bungalow d'un lodge dans la jungle amazonienne sur pilotis, avec hamac et chambre éclairée entourée de forêt
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    Avant même de choisir vos activités, une chose compte plus que tout : votre camp de base. Lodge, croisière ou campement, ce ne sont pas trois budgets pour les mêmes vacances en Amazonie. Chacun vous donne un accès différent à la forêt.

    Un lodge dans la jungle amazonienne ne bouge pas. Vous avez un lit, un ventilateur ou la climatisation, et un restaurant. Tout ce que vous faites se joue à deux heures maximum du ponton. Pour beaucoup de voyageurs, ce rayon limité n'est pas un problème : les meilleurs lodges sont installés dans des coins où l'on a envie de rester. L'Anavilhanas Jungle Lodge, par exemple, fait face à l'archipel d'Anavilhanas, un labyrinthe d'îles en eaux noires classé en parc national. Il couvre 350 469 hectares.

    À l'inverse, les croisières sur l'Amazone misent tout sur la distance. Le bateau navigue de nuit. Chaque matin, vous vous réveillez dans un nouvel endroit, sans jamais repasser par le même bras de fleuve. Une croisière en Amazonie peut ainsi enchaîner le parc national du Jaú, l'une des plus grandes aires protégées de la forêt et un site classé à l'UNESCO, des communautés autochtones et des rencontres avec le dauphin rose en Amazonie, le tout dans un seul itinéraire.

    Le campement, lui, renonce aux deux. Sur les excursions avec un stage de survie en jungle, comme le trek de survie en Amazonie de 4 jours, on dort dans des hamacs sous des bâches, avec une moustiquaire. Un guide veille toute la nuit pour guetter les animaux.

    1. La randonnée en forêt

    Randonneuse au pied d'un arbre géant de la forêt amazonienne, regardant vers la canopée
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    Soyons honnêtes sur la randonnée en forêt amazonienne : vous ne verrez pas de jaguar. Vous verrez des arbres. Et c'est justement là que tout se joue, dès qu'un guide vous apprend à les lire.

    À l'échelle du bassin, une étude de 2013 parue dans Science a compté environ 16 000 espèces d'arbres parmi quelque 390 milliards d'arbres. Et surprise : 227 espèces à peine (1,4 %) représentent la moitié de tous les arbres sur pied en Amazonie. Toute cette diversité passe inaperçue pour un œil non averti.

    D'où l'importance d'avoir un guide à vos côtés. Il marche sur le même sentier que vous, mais il voit un tout autre monde : quelle écorce fait tomber la fièvre, quelle liane contient de l'eau potable, quelle marque sur un tronc a été laissée par un pécari le matin même, et à quel animal appartient le cri que vous entendez entre les arbres.

    Attendez-vous à la chaleur, à l'humidité, à la boue, et à un rythme plus proche de la visite de musée que de la séance de sport (comptez en général 2 à 3 heures de marche). Le sol de la forêt est sombre et silencieux. Presque toute la vie se concentre plus haut, dans la canopée, au-dessus de vous.

    2. Le canoë dans la forêt inondée

    Pagayeur en canoë glissant à travers la forêt inondée d'igapó du Rio Negro
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    Quand le Rio Negro monte, il ne remplit pas seulement son lit : il entre dans la forêt et y reste des mois. Ça donne l'igapó, une forêt inondée en eaux noires, couleur de thé fort à cause des tanins des feuilles mortes. Son équivalent en eaux blanches s'appelle la várzea, inondée par le Solimões chargé de sédiments. Dans les deux cas, vous traversez la forêt à la pagaie par l'intérieur, au lieu de la longer. La canopée qui montait à 15 mètres au-dessus de votre tête en octobre arrive à hauteur d'yeux en juin.

    Un bateau à moteur ne peut pas y aller. Les passages entre les troncs sont trop étroits, des branches se cachent sous l'eau, et le bruit du moteur ferait fuir tout le monde. Vous prenez donc un canoë à pagaie. Son glissement silencieux vous laisse approcher les habitants du coin : paresseux, caïmans, singes-écureuils, et bien d'autres.

    Les meilleurs coins sont le Rio Negro et ses bras latéraux, les igarapés, les lacs inondés d'Anavilhanas et, côté Pará, l'Arapiuns et le Tapajós.

    Un détail à retenir pour vos vacances en Amazonie : en basses eaux, l'igapó redevient une terre ferme. Si vous venez surtout pour pagayer sous la canopée, partez plutôt entre mai et août.

    3. La pêche traditionnelle

    Piranha fraîchement pêché suspendu à une ligne à main lors d'une pêche en Amazonie
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    Bien avant d'être une activité, la pêche, c'était le déjeuner. Et dans une bonne partie de l'Amazonie, ça l'est encore. Le bassin abrite plus de 2 400 espèces de poissons décrites, et le seul Rio Negro en compte 1 165, dont 156 que l'on ne trouve nulle part ailleurs sur Terre. C'est le réseau de rivières le plus riche en poissons de la planète. Les gens qui vivent sur ses rives s'en nourrissent depuis des millénaires.

    La pêche au piranha est la version que presque tous les itinéraires proposent. Le matériel est tout simple : des baguettes, du fil, des hameçons et des morceaux de viande. Il suffit ensuite de taper l'eau pour imiter une proie en détresse.

    Pas de panique : le piranha n'est pas l'animal des films. Sur les quelque 30 espèces d'Amérique du Sud, la plupart mangent un peu de tout, y compris des restes. D'ailleurs, partout en Amazonie, des gens se baignent chaque jour dans des eaux à piranhas. Restez attentif, bien sûr. Mais suivez les consignes de votre guide et tout se passera très bien.

    D'autres poissons que vous pourriez croiser :

    Le Tucunaré (peacock bass), le plus grand cichlidé des Amériques, jusqu'à 99 cm et 12,2 kg.

    L'Aruanã, qui atteint 90 cm et saute hors de l'eau pour attraper des insectes sur les branches basses.

    Le Tambaqui, jusqu'à 108 cm et 40 kg, qui mange les fruits et les graines tombés dans la forêt inondée.

    Le Pirarucu (Arapaima gigas), l'un des plus grands poissons d'eau douce au monde, jusqu'à 4,5 mètres et 200 kg : il respire l'air et doit remonter en surface toutes les quelques minutes.

    La pêche traditionnelle amazonienne n'abîme pas l'écosystème, contrairement à la pêche de masse. Beaucoup de communautés locales gèrent leurs propres lacs : elles comptent les poissons, fixent des quotas et surveillent les bateaux venus d'ailleurs. La pratique reste durable, et elle fait vivre ces familles.

    Lors d'un voyage en Amazonie, vous pêcherez à la ligne à main avec votre guide, en ne gardant que ce qui sera mangé et en relâchant le reste.

    4. La sortie nocturne

    Guide balayant la forêt avec une lampe torche lors d'une sortie nocturne en Amazonie
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    Après le dîner, on repart en bateau. Le moteur s'arrête, une lampe torche balaie la berge, et d'un coup la rive s'illumine : des paires de points orange qui flottent sur l'eau.

    Cette lueur dans les yeux n'a rien d'une illusion. Les caïmans ont un tapetum lucidum : une couche de cristaux de guanine placée derrière la rétine. Elle renvoie la lumière une seconde fois à travers l'œil, ce qui double les chances de capter chaque photon. Voilà pourquoi ils chassent très bien dans le noir presque total, pourquoi on les repère facilement la nuit, et presque jamais de jour.

    Deux yeux écartés et posés bas sur l'eau, c'est un gros animal. Plus le crâne est grand, plus les yeux sont éloignés. Un guide expérimenté devine donc la longueur de la bête avant même qu'elle bouge. Celui qu'on espère voir, c'est le caïman noir, le plus grand prédateur du bassin amazonien, qui atteint environ 5 mètres.

    D'autres animaux en Amazonie sortent une fois la nuit tombée. Attendez-vous à des rainettes, des chauves-souris pêcheuses, des boas constricteurs, des ibijaus, des martins-pêcheurs, et, avec un peu de chance, un douroucouli, le seul singe nocturne des Amériques.

    👉 Lire la suite: Comment se rendre en Amazonie au Brésil ?

    5. Techniques de survie et bivouac en jungle

    Dans un camp de survie, vous emportez le strict nécessaire, vous dormez là où vous vous arrêtez, et vous apprenez comment on vit ici, au quotidien. Le matériel est réduit au minimum : hamac, moustiquaire, une bâche au-dessus de la tête contre la pluie, un feu pour cuisiner, et un guide éveillé toute la nuit. Les repas sont simples, et en partie pêchés le jour même.

    Un stage de survie en jungle en Amazonie apprend en général à faire du feu sur un sol humide, construire un abri avec ce qui pousse à côté, trouver de l'eau potable dans les lianes et les pièges à pluie, s'orienter sans sentier, reconnaître les plantes comestibles et médicinales, poser des pièges et faire des nœuds de base, et cuisiner au feu de bois.

    Vous apprenez tout cela, et bien plus, avec des guides de survie chevronnés qui connaissent la forêt par cœur. Le but est simple : apprendre à lire les signes de la forêt. Suivez leurs consignes et ne repartez avec aucune question en tête.

    Ce genre d'expérience ne plaît pas à tout le monde. Le bivouac dans la jungle amazonienne est fait pour les voyageurs qui veulent la nature à l'état brut. Si vous voulez développer des réflexes de survie, et que la chaleur, les insectes, l'absence de vraies toilettes et la coupure totale avec le monde ne vous font pas peur, alors foncez !

    6. La visite des communautés riveraines et autochtones

    Voyageuse recevant une peinture faciale indigène traditionnelle lors d'une visite de communauté en Amazonie
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    Une grande partie des habitants de l'Amazonas vit à Manaus ou dans d'autres villes. Mais la forêt n'abrite pas que des animaux.

    Le recensement brésilien de 2022 a compté 1 694 836 autochtones, répartis entre 391 peuples qui parlent 295 langues. Et 867 900 d'entre eux, soit 51,2 %, vivent en Amazonie légale. À leurs côtés vivent les ribeirinhos, des communautés riveraines dont les maisons tiennent sur pilotis ou flottent carrément sur l'eau.

    Quand vous réservez vos vacances en Amazonie chez des opérateurs respectueux, les visites sont prévues à l'avance, la communauté vous accueille telle qu'elle est, et l'argent reste sur place. Ce que vous faites dépend ensuite de qui vous reçoit.

    À São Marcos, près d'Alter do Chão, on vit du manioc. Vous verrez le moulin qui produit la farinha, servie avec presque tous les repas de la région. À Aldeia Atodi, un village autochtone dirigé par des femmes sur l'Arapiuns, les gardiennes vous emmènent en forêt à la découverte des plantes médicinales.

    À Coroca et à Santo Antônio, la journée passe par les vergers, les maisons à farine et les sentiers de forêt, avec les gens qui les font vivre. Dans la communauté d'Aturiá, sur le Rio Negro, la visite prend son temps : coutumes locales, histoires de famille, fruits de saison cueillis au verger, et même un match de foot avec les enfants.

    La version la plus poussée reste l'expédition du Pico da Neblina. La marche vers le plus haut sommet du Brésil, à 2 995 mètres, entre en territoire Yanomami, et se fait à chaque pas sous la conduite de leaders yanomami.

    Au-delà de la rencontre, les visites guidées aident à faire vivre et grandir les communautés. Beaucoup de familles tirent une grande partie de leurs revenus de l'écotourisme. C'est bon pour les habitants comme pour la forêt : chacun gagne sa vie sans recourir à des pratiques qui abîment la nature.

    Si les rencontres culturelles vous intéressent, retenez ceci : demandez toujours avant de photographier quelqu'un, achetez l'artisanat local, et passez par le guide prévu par votre opérateur plutôt que de débarquer sans prévenir.

    👉 Lire la suite: L'écotourisme en Amazonie : une solution à la déforestation

    7. Les plages de rivière

    Vue aérienne d'une plage fluviale amazonienne avec parasols colorés et tables sur le sable blanc
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    Quand l'eau baisse, l'Amazonie révèle une chose que peu de visiteurs imaginent : des plages. Sable blanc et fin, eau chaude et claire, pas de sel, pas de marée. Et on n'y accède qu'en bateau.

    Une plage de rivière amazonienne, c'est un banc de sable caché sous l'eau la moitié de l'année. À mesure que le fleuve redescend de son maximum de juin vers son plus bas niveau fin octobre, les bancs sortent un à un. Quand l'eau est au plus bas, ils peuvent s'étirer sur des centaines de mètres. Puis la crue revient et les efface. Ils sont vraiment saisonniers : la plage où vous vous êtes baigné l'an dernier ne reviendra peut-être pas à l'identique.

    La meilleure période pour visiter l'Amazonie côté plages est donc l'inverse exact de la saison du canoë : à peu près de septembre à décembre, avec un pic quand les eaux sont au plus bas. Les eaux les plus claires sont sur les rivières d'eaux noires et d'eaux claires : le Tapajós à Alter do Chão, surnommé les Caraïbes de l'Amazonie, et le Rio Negro autour d'Anavilhanas.

    Sur une plage de rivière, on fait à peu près la même chose que sur une plage classique, sans l'océan. Se baigner, déjeuner sur le sable (sans rien laisser traîner !), bronzer, ou faire la sieste au bord de l'eau. Parfait pour un moment calme pendant vos vacances en Amazonie.

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    Vous savez maintenant que faire en Amazonie, jour après jour, dans la plus grande forêt tropicale de la planète. Il ne reste qu'une vraie question : quel camp de base vous donne le séjour que vous voulez, et quel mois place l'eau là où vous en avez besoin.

    PlanetaEXO est une plateforme d'écotourisme spécialisée dans les excursions en Amazonie au Brésil. Que vous rêviez d'une excursion en Amazonie au Brésil sur mesure ou d'un grand classique, notre équipe travaille avec les meilleurs opérateurs et guides locaux de la région. On s'occupe de tout : l'organisation sans souci de votre voyage en Amazonie, et les itinéraires sur mesure pour des voyageurs venus du monde entier. Contactez-nous dès maintenant !

  • Comment visiter l’Amazonie au Brésil – Guide de voyage

    Comment visiter l’Amazonie au Brésil – Guide de voyage

    Tout ce que vous devez savoir avant de profiter de votre circuit en Amazonie au Brésil : la meilleure période pour partir, comment vous y rendre, les activités principales et bien plus encore !

    Vous êtes amoureux de la nature et votre plus grand rêve est de visiter la forêt amazonienne au Brésil pour découvrir les merveilles fascinantes de la plus grande forêt tropicale du monde ? Si la réponse est un « oui ! » franc et sonore, alors vous êtes au bon endroit !

    Il existe de nombreuses façons de la découvrir : des circuits guidés avec bivouac en pleine nature, des séjours dans de luxueux lodges au cœur de la jungle amazonienne, ou encore des croisières fluviales.

    Pour vous aider à organiser vos vacances, PlanetaEXO, plateforme d'écotourisme spécialisée dans les voyages en Amazonie au Brésil, a préparé ce guide de voyage soigneusement pensé. Découvrez-le ci-dessous : vous y apprendrez comment visiter l'Amazonie ainsi que tout ce qu'il faut savoir sur cette destination hors du commun !

    Sommaire :

    1. À propos de l'Amazonie
    2. Où se trouve la forêt amazonienne ?
    3. Peut-on visiter l'Amazonie ?
    4. Comment se rendre en Amazonie ?
    5. Quelle est la meilleure période pour visiter l'Amazonie au Brésil ?
    6. Que faire en Amazonie ?
    7. Les animaux de la forêt amazonienne, au Brésil
    8. Où loger en Amazonie ?
    9. Combien de temps rester en Amazonie ?
    10. Voyage en Amazonie au Brésil : quel budget prévoir ?
    11. Faut-il un vaccin pour aller en Amazonie au Brésil ?
    12. Est-il sûr de visiter l'Amazonie au Brésil ?
    13. Que faut-il emporter pour un voyage en Amazonie ?
    14. Le voyage en Amazonie en vaut-il la peine ?
    How to visit the Amazon Rainforest - Cristalino National Reserve
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    À propos de l'Amazonie

    Si elle était un pays, l'Amazonie serait le septième plus grand du monde. Elle s'étend sur 6,7 millions de km² : deux fois la superficie de l'Inde !

    Les chiffres impressionnants continuent, du côté de la faune et de la flore cette fois : on y recense 30 millions d'espèces animales (toutes ne sont pas encore officiellement cataloguées), 2,5 millions de types d'insectes, ainsi que 2 500 et 30 000 variétés d'arbres et de plantes, respectivement.

    Côté hydrographie, 20 % de l'eau douce de la planète appartient à l'Amazonie. Le fleuve Amazone à lui seul s'étire sur 6 400 km, dévalant la cordillère des Andes avant de se jeter dans l'océan Atlantique.

    Une telle richesse abrite plus de la moitié de toute la biodiversité mondiale, ce qui rend la valeur de la forêt amazonienne incommensurable et irremplaçable.

    Aerial panorama of the Amazon river channels and lush green islands, highlighting the massive watershed and freshwater ecosystem of the basin.
    Photo: Felipe Castellari

    👉 À lire aussi : 15 choses à savoir sur la forêt amazonienne au Brésil

    Où se trouve la forêt amazonienne ?

    La forêt amazonienne se trouve en Amérique du Sud et s'étend sur huit pays différents : le Brésil, la Bolivie, la Colombie, l'Équateur, le Guyana, le Pérou, le Suriname et le Venezuela.

    59 % de sa superficie se situe uniquement au Brésil, touchant les États d'Amazonas, du Mato Grosso, du Pará, de l'Acre, de l'Amapá, du Rondônia, du Roraima et du Tocantins.

    Peut-on visiter l'Amazonie ?

    Oui, tout à fait ! Mais mieux vaut faire confiance à des professionnels qui connaissent vraiment le terrain. La forêt est d'une grande beauté, mais la nature sauvage peut se montrer rude. Alors si vous vous êtes déjà demandé s'il était prudent de visiter l'Amazonie, sachez que la présence de guides qualifiés est essentielle et non négociable.

    C'est aussi la meilleure façon d'apprécier la nature dans toute sa plénitude, car un expert saura comment se déplacer dans la jungle. Les activités sont nombreuses, mais quelques facteurs méritent d'être pris en compte pour le plaisir de tous, comme les conditions météo et les bons endroits pour observer les animaux.

    Les circuits en Amazonie au Brésil sont d'ailleurs encouragés, car ils constituent aussi un excellent moyen d'assurer sa préservation. L'écotourisme est un puissant levier pour créer du travail au sein des communautés locales. Lorsque des entreprises de voyage responsables emploient ces habitants, elles les incitent à œuvrer en faveur de la forêt plutôt qu'à sa dégradation.

     Tourists enjoying a peaceful boat ride on an Amazon river at twilight, observing nature with a local guide to ensure a safe experience.
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    L'écotourisme sensibilise également aux enjeux environnementaux, comme la déforestation, la pollution et le changement climatique. En découvrant les merveilles de l'Amazonie, les voyageurs comprennent pleinement pourquoi il est si important de la protéger, ce qui peut les amener à s'engager dans des projets de conservation, non seulement dans la forêt mais aussi dans leur pays d'origine.

    Indigenous woman applying traditional red and black face paint, representing the rich culture of local communities in the Amazon supported by ecotourism.
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    👉 À lire aussi :

    Comment se rendre en Amazonie ?

    Il existe plusieurs façons de visiter la forêt amazonienne au Brésil, mais la plus pratique reste de prendre l'avion jusqu'à Manaus, la capitale de l'Amazonas.

    Depuis les États-Unis, les voyageurs peuvent partir de Miami (MIA) et rejoindre directement Manaus (MAO). Au départ de Fort Lauderdale (FLL), les vols avec correspondance font escale à Bogotá (BOG), Panama City (PTY), Belém (BEL) et São Paulo (VCP ou GRU).

    Depuis l'Europe, des escales sont également à prévoir à Rio de Janeiro (GIG), Belo Horizonte (CNF), Recife (REC), Fortaleza (FOR) ou Brasília (BSB), selon le lieu de départ.

    Seaplane docked at a river pier in Manaus, a common transport method to reach remote Amazon jungle lodges and explore nature.
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    L'Amazonie du Mato Grosso et du Pará est aussi une superbe destination de vacances pour explorer la nature. Dans ce cas, le mieux est de prendre l'avion jusqu'aux capitales de ces États.

    👉 Plus de détails : Comment se rendre dans la forêt amazonienne au Brésil ?

    Quelle est la meilleure période pour visiter l'Amazonie au Brésil ?

    Bien que l'Amazonie soit une destination accessible toute l'année, la période de janvier à septembre offre les meilleures conditions, car elle évite le pic de la saison sèche. En prime, les sentiers de randonnée restent praticables et il y a assez d'eau pour les activités aquatiques.

    Canoe navigating through the flooded forest (igapó) during the wet season in the Amazon, surrounded by water-reflected trees.
    .

    La saison des pluies (de décembre à mai) est idéale pour profiter des rivières amazoniennes en kayak, en canoë, à la nage ou en explorant les igapós (forêts inondées). Les averses sont fréquentes, mais elles ne durent jamais bien longtemps.

    À l'inverse, la saison sèche (de juin à novembre) est prisée car elle permet en général de combiner activités aquatiques et terrestres. Les sécheresses prolongées deviennent toutefois plus fréquentes, surtout d'octobre à décembre. Le niveau de l'eau baisse alors et l'accès à certaines zones et itinéraires devient limité, même si la situation s'améliore généralement dès janvier.

     Local guide explaining the flora to a group of tourists during a jungle hiking tour in the Amazon Rainforest.
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    👉 À lire aussi : Quelle est la meilleure période pour visiter l'Amazonie au Brésil

    Que faire en Amazonie ?

    Au-delà de comment visiter l'Amazonie, savoir que faire sur place est l'une des questions qui reviennent le plus souvent chez les voyageurs qui envisagent d'y passer leurs vacances.

    Adventurous tourists equipped with helmets participating in tree climbing and rappelling activities high up in the Amazon canopy.
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    Chaque circuit dans la jungle amazonienne au Brésil suit son propre itinéraire, mais les voyageurs peuvent s'attendre à certaines activités, comme :

    • Randonnée en jungle
    • Sorties en bateau
    • Kayak
    • Canoë
    • Croisières fluviales
    • Navigation jusqu'à la Rencontre des Eaux
    • Observation de la faune
    • Grimpe aux arbres
    • Exploration de grottes
    • Immersion en forêt dans des lodges au cœur de la jungle
    • Visite de communautés locales, y compris de groupes autochtones

    👉 À lire aussi : Que faire dans la forêt amazonienne au Brésil

    Les animaux de la forêt amazonienne, au Brésil

    Cet écosystème abrite des millions d'espèces animales, mais certaines sont considérées comme des symboles de la forêt : la mystérieuse harpie féroce, les aras colorés (rouges et bleus), les singes-araignées noirs, les magnifiques jaguars, les adorables paresseux, les sympathiques dauphins roses de l'Amazonie et les voraces piranhas.

    Ces deux dernières espèces sont de véritables vedettes de l'Amazonie. La rencontre avec les dauphins est un incontournable très apprécié, tandis que la pêche aux piranhas fait grimper l'adrénaline au maximum. Une activité toujours encadrée par des guides expérimentés et menée dans le respect des pratiques durables, bien entendu.

    Amazon pink river dolphin swimming in the dark waters of the Rio Negro, a unique wildlife interaction and symbol of the Brazilian forest.
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    Gardez à l'esprit : malgré cette faune abondante, rien ne garantit d'apercevoir ces animaux, pour plusieurs raisons. La végétation dense rend les observations plus difficiles, certaines espèces ont tendance à se cacher des humains (surtout en journée) et les opérateurs locaux suivent des protocoles stricts pour ne pas déranger les animaux.

    👉 À lire aussi : Les meilleurs circuits et destinations pour observer la faune au Brésil

    Où loger en Amazonie ?

    Beaucoup se demandent s'il existe des hôtels en Amazonie. La réponse est oui, mais on les appelle des jungle lodges, car ils se trouvent en pleine forêt.

    Best Amazon Jungle Cozy lounge area inside an Amazon jungle lodge with large glass windows offering immersive views of the surrounding dense forest.
    Photo: Felipe Castellari

    Les lodges proposent des hébergements confortables, des espaces de détente (piscines, zones de loisirs, salles de sport, salons, bars, boutiques de souvenirs…), d'excellents restaurants et des activités exclusives au cœur de la forêt. Du plus simple au plus luxueux, il y en a pour tous les goûts.

    Autre solution : les croisières fluviales en Amazonie, qui fonctionnent comme les paquebots classiques en mer, mais avec moins de passagers et en naviguant sur les eaux des rivières amazoniennes, comme le Rio Negro, le Solimões, le Tapajós et le fleuve Amazone.

    Aerial view of a swimming pool at a luxury eco-lodge nestled deep within the Amazon Rainforest vegetation, offering leisure in nature.
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    Les meilleures croisières en Amazonie au Brésil offrent de superbes cabines avec salle de bain privative, un restaurant à bord et de nombreuses options de divertissement : une façon fantastique de vivre la nature.

    Si vous êtes prêt à renoncer au confort pour vous immerger totalement dans la nature, notre suggestion est le Trek de survie dans la jungle amazonienne, un voyage formidable où vous passez vos nuits à camper en pleine forêt ! Accompagné de guides qualifiés, vous dormirez dans des hamacs, cuisinerez vos repas au feu de camp et apprendrez même des techniques de survie.

    👉 À lire aussi :

    Combien de temps rester en Amazonie ?

    La durée de votre séjour dépend du degré d'immersion que vous recherchez.

    Un circuit de 3 jours est conseillé si vous êtes pressé par le temps : c'est court, mais cela permet déjà des sorties en bateau, des marches guidées en jungle et une première découverte des écosystèmes uniques de la forêt. Une bonne option si vous passez par Manaus ou si vous combinez l'Amazonie avec d'autres destinations au Brésil.

    Breathtaking aerial view of a river fork and lush green islands in the Amazon basin, highlighting the region's vast hydrology and beauty.
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    Si vous avez plus de temps en revanche, rester de 4 à 7 jours vous offrira une expérience plus riche. Avec quelques jours de plus, vous pourrez vous aventurer plus loin dans les zones reculées, augmenter vos chances d'observer la faune et visiter des aires protégées comme Anavilhanas ou le parc national du Jaú.

    Les séjours plus longs permettent aussi des activités nocturnes, des visites culturelles auprès des communautés locales, et même des randonnées de plusieurs jours ou des expéditions fluviales pour les plus aventuriers.

    👉 À lire aussi : Combien de jours passer en Amazonie ?

    Voyage en Amazonie au Brésil : quel budget prévoir ?

    Le coût d'un voyage en Amazonie au Brésil dépend de plusieurs facteurs, comme la catégorie d'hébergement, la taille du groupe, la durée du séjour et les itinéraires.

    Travelers kayaking down a tranquil Amazon river, enjoying an eco-friendly way to observe the rainforest ecosystem up close.
    Photo: Samuel Melim

    Par exemple, les circuits en bivouac sont plus économiques et offrent une expérience brute et immersive, tandis que les lodges de luxe proposent un grand confort à un prix plus élevé. Les voyageurs solo peuvent faire face à des coûts plus élevés en raison du supplément single, alors que les voyageurs en groupe profitent de frais partagés.

    PlanetaEXO sélectionne les meilleurs circuits dans la forêt amazonienne au Brésil, avec des prix (par personne) allant de € 369 pour les expéditions de bivouac de base à € 3 910 pour les forfaits de luxe haut de gamme, vols non compris.

    Faut-il un vaccin pour aller en Amazonie au Brésil ?

    Contrairement à d'autres pays (Bolivie, Colombie, Guyana, Panama et Venezuela), aucune vaccination contre la fièvre jaune n'est exigée pour visiter l'Amazonie au Brésil, car l'ANVISA (l'agence sanitaire brésilienne) ne considère pas cette maladie comme un risque sur le territoire national.

    Il est toutefois vivement recommandé aux touristes étrangers de se faire vacciner au moins dix jours avant le départ, surtout s'ils comptent explorer la forêt dans les pays cités plus haut. Mieux vaut prévenir que guérir !

    Close-up of a traveler's hands examining unique leaf textures during a guided educational walk in the Amazon jungle.
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    Est-il sûr de visiter l'Amazonie au Brésil ?

    Oui, visiter l'Amazonie est sûr, à condition d'explorer avec des guides locaux expérimentés. Les voyageurs imaginent parfois des animaux sauvages et des dangers cachés le long des sentiers, mais les circuits sont soigneusement conçus pour éviter toute situation à risque.

    Les guides connaissent la forêt sur le bout des doigts et veillent à ce que chaque activité, des marches en jungle aux sorties en bateau, se déroule en toute sécurité et dans le respect de la nature.

    Comme les itinéraires sont pensés uniquement pour l'observation, vous ne croiserez aucun animal représentant une menace. De plus, la plupart des espèces préfèrent rester cachées : les rencontres sont donc des moments paisibles pour admirer leur beauté.

    Avec un encadrement professionnel, une logistique confortable et des activités bien structurées, l'Amazonie est une aventure sûre et inoubliable pour tous les voyageurs.

    Group of tourists exploring a cave formation within the Amazon rainforest, looking out at the jungle with an expert local guide.
    Photo: Felipe Castellari

    Que faut-il emporter pour un voyage en Amazonie ?

    Préparez vos bagages avec :

    • Des vêtements légers (t-shirts, t-shirts à manches longues, shorts, pantalons, chapeaux/casquettes, maillots de bain)
    • Des chaussures confortables (baskets pour la randonnée, tongs, sandales)
    • Les indispensables du voyage (documents, espèces, cartes de crédit/débit, médicaments, crème solaire, gel après-soleil, répulsif anti-insectes)
    • De l'équipement pour la randonnée en jungle (imperméable, lampe torche, gourde réutilisable)
    • Des appareils électroniques (téléphone, appareil photo, chargeurs, batteries externes, etc.)

    Travelers using binoculars on an observation tower high above the canopy to safely spot birds and wildlife in the Amazon Rainforest.

    👉 À lire aussi : 10 conseils de voyage en Amazonie pour profiter au maximum de votre aventure

    Le voyage en Amazonie en vaut-il la peine ?

    Cela en vaut plus que la peine ! La forêt amazonienne est l'endroit le plus riche de la planète en ressources naturelles. La jungle, les rivières, les animaux, la nourriture, les habitants : tout y possède une beauté inexplicable et une atmosphère magique que l'on ne retrouve nulle part ailleurs.

    Les passionnés d'aventure et d'écotourisme devraient consacrer au moins quelques jours à cette destination hors du commun, pour constater de leurs propres yeux ce dont la nature est vraiment capable.

    Tourist embracing the massive trunk of a Samauma tree, showcasing the scale of the giant trees and the connection with nature in the Amazon.
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    On réserve votre aventure en Amazonie ?

    Nous espérons que ce guide de voyage en Amazonie vous aura aidé à lancer vos préparatifs !

    En tant que plateforme experte travaillant avec les meilleurs opérateurs locaux, PlanetaEXO propose d'incroyables excursions en Amazonie au Brésil, avec des itinéraires sur mesure et tout le soutien dont vous pourriez avoir besoin. Contactez-nous dès maintenant !

  • 15 faits sur l’Amazonie au Brésil

    15 faits sur l’Amazonie au Brésil

    Vibrante et d'une valeur inestimable pour la planète, la forêt amazonienne est une destination de premier plan pour l'écotourisme. Voici nos 15 faits sur l'Amazonie !

    Belle, colossale, d'une diversité rare et sans cesse au cœur des débats internationaux sur l'environnement, la forêt amazonienne est sans conteste l'un des endroits les plus fascinants de la planète.

    C'est pourquoi le nombre de visiteurs augmente chaque jour. Rien que sur les quatre premiers mois de 2025, le tourisme dans l'État d'Amazonas a progressé de 13 %, avec une hausse de 21,85 % des touristes étrangers, selon la compagnie de tourisme de l'État d'Amazonas. Voici votre premier fait sur l'Amazonie au Brésil !

    Pour vous donner un avant-goût de ce qui vous attend, PlanetaEXO, plateforme d'écotourisme spécialisée dans les voyages en Amazonie au Brésil, a réuni une liste de 15 informations sur l'Amazonie qui sortent de l'ordinaire. Découvrez-les ci-dessous !

    1 – Quelle est la taille de la forêt amazonienne ?

    La taille de la forêt amazonienne a de quoi impressionner : avec une superficie de 6,74 millions de km², elle s'étend sur huit pays différents d'Amérique du Sud : le Brésil, la Bolivie, la Colombie, l'Équateur, le Guyana, le Pérou, le Venezuela et le Suriname. Sans surprise, c'est la plus grande forêt tropicale de la planète.

    Pour vous donner une idée de cette immensité, l'Amazonie fait presque la taille de l'Australie (7 692 024 km²), ou deux fois celle de l'Inde (3 287 590 km²) !

    Mist rising above the dense Amazon Rainforest canopy at sunrise, showcasing the vast biodiversity of the Brazilian jungle.
    Photo: Andre Dib

    2 – La plus grande part de l'Amazonie

    60 % de la forêt amazonienne, soit environ 4,2 millions de km², se trouvent au Brésil, répartis entre les États d'Amazonas, d'Amapá, d'Acre, du Pará, de Rondônia, du Roraima, du Tocantins, du Mato Grosso et du Maranhão.

    La plus grande portion se situe dans l'Amazonas (1 285 216 km²), suivi du Pará (947 303 km²) et du Mato Grosso (423 967 km²).

    👉 À lire aussi : Comment se rendre en Amazonie au Brésil ?

    3 – Les chiffres de l'Amazonie : le fleuve Amazone en démesure

    Certaines des informations les plus fascinantes sur l'Amazonie au Brésil concernent le fleuve Amazone. Jusqu'en 2008, le Nil, en Afrique, était considéré comme le plus long fleuve du monde, avec ses 6 650 km.

    Pourtant, les images satellites de l'Institut national de recherches spatiales (Inpe), un organe du ministère brésilien de la Science, ont conclu que ce titre revient en réalité au fleuve Amazone et à ses imposants 6 992 km.

    Le fleuve prend sa source dans la cordillère des Andes, au Pérou, tandis que son embouchure se trouve sur l'Ilha do Marajó, dans l'État du Pará, où il se jette dans l'océan Atlantique. Ce long parcours compte plus de 1 000 affluents au Brésil, en Colombie et au Pérou, et représente 20 % de toute l'eau douce continentale de la planète.

    C'est aussi le plus grand bassin du monde, avec une superficie de 7 000 000 m². Le fleuve constitue la principale source d'eau pour des milliers d'espèces animales et des millions de plantes, et contribue à l'équilibre climatique de la région.

    The winding Amazon River reflecting the golden sunset light as it flows through the dark green rainforest.
    @astro_alex_esa

    Les populations en profitent également. Les communautés riveraines et autochtones utilisent ces eaux au quotidien, mais le fleuve Amazone est aussi essentiel à des activités comme la pêche, l'agriculture, l'élevage et les attractions touristiques, comme les croisières fluviales.

    👉 À lire aussi : Les meilleures croisières sur l'Amazone au Brésil

    4 – Les communautés autochtones

    Au total, le Brésil compte 1,7 million d'autochtones, dont la moitié vit en Amazonie. On y recense plus de 180 communautés autochtones, qui occupent une zone de 1 110 000 km² dans la forêt, principalement dans les États du Mato Grosso, du Maranhão, de l'Amazonas et du Roraima. Les Yanomami forment le plus grand groupe, avec 27 152 personnes, suivis de Raposa Serra do Sol (26 176) et d'Évare I (20 177).

    Les peuples autochtones vivaient au Brésil bien avant l'arrivée des Portugais, en 1500. Protéger leurs terres et soutenir leurs causes, c'est préserver leur culture et l'essence même du pays, tout en veillant sur la biodiversité amazonienne.

    A group of indigenous people in the Amazon playing traditional long wind instruments and drums during a cultural ritual.
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    Même si quelques groupes vivent isolés, la plupart des communautés autochtones accueillent les visiteurs pour leur transmettre leurs traditions et les sensibiliser à l'importance de la forêt amazonienne.

    5 – Des expériences culturelles

    L'un des faits les plus étonnants sur l'Amazonie au Brésil, c'est à quel point la culture y est diverse. Outre les peuples autochtones, la forêt abrite des communautés riveraines, composées surtout de caboclos (personnes non autochtones nées en territoire amazonien) et de quilombolas (descendants d'Africains réduits en esclavage qui, entre le XVIe et le XIXe siècle, fuirent les moulins à sucre pour fonder leurs propres communautés).

    Ce métissage culturel offre des expériences hors du commun à de nombreux voyageurs, accueillis par les habitants pour partager la vie de leurs familles et découvrir leurs croyances, leurs habitudes alimentaires, leur artisanat et leur lien étroit avec la nature.

    A young boy paddling a wooden canoe on a dark river, representing the daily life of riverside communities in the Amazon.
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    6 – Une faune unique : des faits sur l'Amazonie qui fascinent

    D'après l'Institut pour la société, la population et la nature (ISPN) du Brésil, l'ensemble de la faune amazonienne n'a pas encore été entièrement recensé. Si les chercheurs savent qu'il reste beaucoup à découvrir, environ 30 millions d'espèces ont été officiellement répertoriées à ce jour.

    Sur le territoire brésilien, on dénombre 311 espèces de mammifères, 1 300 oiseaux, 232 amphibiens, 273 reptiles et 1 800 poissons. Certains animaux sont devenus des symboles de la forêt amazonienne, comme le dauphin rose, le fourmilier géant, la loutre géante, le singe-araignée, les piranhas et les anacondas.

    A Giant Otter, a symbol of Amazon wildlife, swimming in the water while eating a fish.
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    D'autres petites créatures jouent un rôle majeur dans l'équilibre de l'écosystème amazonien. On estime que plus de 2,5 millions d'espèces d'insectes peuplent la forêt, dont la plus grande diversité d'espèces de papillons au monde, soit au moins 133 rien qu'au Brésil, selon Amazonian Butterflies, un projet du Musée d'État d'histoire naturelle de Karlsruhe, en Allemagne.

    7 – Une flore foisonnante

    L'organisation à but non lucratif World-Transforming Technologies (WTT), en partenariat avec l'Agência Bori, a passé en revue plus de 1 070 articles scientifiques sur les plantes amazoniennes publiés entre 2017 et 2021. Ce travail a permis de montrer que l'Amazonie brésilienne abrite jusqu'à 40 000 espèces, et bien d'autres restent probablement à répertorier.

    Les chercheurs estiment par ailleurs que 2 500 espèces d'arbres poussent dans la forêt, soit un tiers de tous les arbres tropicaux de la planète. Certains sont connus dans le monde entier, car leurs fruits servent à préparer des mets savoureux et même des cosmétiques, comme l'açaí, la noix du Brésil, le buriti et le tucumã.

    Clusters of bright orange and red palm fruits hanging from a tree, illustrating the abundant flora of the Amazon Rainforest.
    Photo: Alex Da Riva

    8 – Un haut lieu de l'écotourisme

    L'un des faits les plus marquants sur l'Amazonie tient aux expériences d'écotourisme inoubliables qu'elle propose : randonnées guidées, sorties en canoë dans les forêts inondées, observation de la faune, et bien plus encore.

    Le gouvernement s'engage à mettre en place des politiques favorisant un tourisme durable, mais les meilleurs lodges de la jungle amazonienne au Brésil appliquent aussi leurs propres protocoles pour garantir la préservation de la forêt sans sacrifier ni les itinéraires ni la qualité du séjour.

    La collecte des eaux de pluie, le recours à l'énergie solaire ou éolienne, le recyclage et la limitation du nombre de voyageurs par circuit ne sont que quelques-unes de ces solutions.

    Tourists on an observation tower using large cameras and binoculars for wildlife observation in the Brazilian Amazon.
    Photo: Andre Dib

    👉 À lire aussi : L'écotourisme en Amazonie : 7 circuits pour renouer avec la nature

    9 – La Rencontre des eaux

    La Rencontre des eaux est un phénomène remarquable : les eaux du Rio Negro et du Solimões, respectivement noires et brunes, coulent côte à côte sans jamais se mélanger. Un véritable spectacle pour les yeux. Mais comment cela s'explique-t-il ?

    Trois raisons l'expliquent :

    • La vitesse du courant : le Rio Negro coule à 2 km/h, tandis que le Solimões file plus vite, entre 4 et 6 km/h.
    • La température : le Rio Negro est plutôt chaud, avec une température moyenne de 28º C. À 22º C, le Solimões est bien plus froid.
    • L'acidité : en raison de la quantité d'acides organiques présents dans le Rio Negro, son pH oscille entre 3,8 et 4,9, tandis que celui du Solimões se situe entre 4,5 et 7,8.
    A boat navigating the Meeting of Waters, where the black Rio Negro and brown Solimões River flow side by side without mixing.
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    10 – Le sumaúma, l'arbre géant

    Voici un autre fait amusant sur l'Amazonie au Brésil : la forêt abrite un arbre capable d'atteindre 45 mètres de haut ! Il s'agit de l'emblématique sumaúma (ou fromager).

    Les plus vieux sumaúmas du pays se trouvent dans la forêt nationale de Tapajós, à Alter do Chão, dans le Pará. Le plus ancien aurait entre 900 et 1 000 ans ! Cet arbre est surnommé la Reine de l'Amazonie ou vovózona (mémé géante). Bien trouvé, non ?

    A large group of tourists holding hands to encircle the massive trunk of a Sumaúma tree, known as the Queen of the Amazon.
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    Ce sumaúma est si imposant qu'il faut vingt-six adultes pour enlacer son tronc, et il est capable de libérer chaque jour des milliers de litres d'eau dans l'air.

    👉 Découvrez les sumaúmas avec notre circuit : Croisière sur l'Amazone au départ d'Alter do Chão

    11 – Les précipitations en Amazonie

    En règle générale, il tombe entre 1 500 mm et 3 000 mm de pluie par an sur le territoire amazonien. Ce volume est aussi élevé parce que le bassin amazonien est immense : il est logique que les pluies suivent la même démesure.

    Venant de l'Atlantique, le vent souffle vers le continent et apporte l'humidité à la forêt. Dans un premier temps, le sol et la végétation absorbent l'eau. Ensuite, une partie de la pluie évaporée est rejetée dans l'atmosphère par transpiration, ce qui accroît encore les précipitations.

    Une étude de 2022 de l'Université de São Paulo montre que 25 % des pluies du Brésil dans le Sud et le Sud-Est sont directement liées à la forêt amazonienne, tout au nord. Elle a aussi une forte influence sur l'ensemble de l'Amérique du Sud.

    A guide looking up at the trees while walking through the water in a flooded forest area of the Amazon.
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    Ce système naturel est toutefois menacé. La déforestation, les incendies et le changement climatique bouleversent le régime des pluies amazoniennes. La baisse du niveau des eaux est le problème le plus grave : elle nuit au bien-être des animaux, des plantes et des populations qui dépendent des fleuves pour vivre.

    👉 À lire aussi : Quelle est la meilleure période pour visiter l'Amazonie au Brésil

    12 – Incendies et déforestation en Amazonie

    La déforestation est un fléau pour l'Amazonie, mais les incendies se sont révélés encore plus destructeurs. De janvier à octobre 2024, les feux ont détruit 67 000 km² d'espaces naturels, tandis que la déforestation a touché 6 300 km² entre juillet 2023 et août 2024. Ces données ont été présentées lors de la COP29 (29ᵉ Conférence des Parties de la CCNUCC) par l'Institut de recherche environnementale de l'Amazonie (IPAM).

    C'est un effet domino. La déforestation en Amazonie entraîne le changement climatique, qui perturbe les précipitations. Le manque d'humidité et les fortes températures assèchent suffisamment le sol pour que le feu se propage sans obstacle.

    Two hands placed on a tree trunk covered in small ants, highlighting the diverse insect life in the Amazon ecosystem.
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    La COP30, qui s'est tenue à Belém, capitale du Pará, en 2025, a réuni les dirigeants du monde entier pour élaborer des plans face aux incendies, à la déforestation et aux conséquences du réchauffement climatique qui touchent directement l'Amazonie et d'autres biomes, comme le Pantanal.

    Les politiques de prévention des incendies, une surveillance constante et des lois visant à réduire et à réparer les dommages causés à l'environnement sont les meilleurs moyens de résoudre ces problèmes.

    👉 À lire aussi : L'écotourisme en Amazonie : une solution à la déforestation

    13 – La séquestration du carbone

    Le processus qui consiste à capter et à stocker le dioxyde de carbone (CO2) présent dans l'atmosphère porte le nom de séquestration du carbone. Ce gaz à effet de serre est très nocif pour l'environnement : son absorption contribue à limiter le changement climatique.

    Grâce à des données satellites, l'organisation à but non lucratif Amazon Conservation a découvert que les arbres amazoniens stockaient 56,8 milliards de tonnes de CO2 au-dessus du sol en 2022. D'un point de vue scientifique, l'expression « poumon de la planète » n'est pas tout à fait exacte, mais elle résume plutôt bien l'importance de la forêt pour l'écosystème de la planète.

    A tall metal observation tower rising above the dense green canopy of the Amazon Rainforest under a cloudy sky.
    Photo: Andre Dib

    14 – L'archipel d'Anavilhanas

    Tout n'est pas perdu. Les parcs nationaux du Brésil sont des atouts précieux pour protéger la forêt, et Anavilhanas en fait partie. Couvrant une superficie totale de 350 000 ha, il protège 400 îles sur le Rio Negro, ce qui en fait le deuxième plus grand archipel fluvial du monde. Le premier, Mariuá, se trouve lui aussi dans l'Amazonas.

    De septembre à février, pendant la saison sèche, de nombreuses plages fluviales apparaissent à l'horizon du parc. Orla, Aracari, Bararoá et Camaleão comptent parmi les plus connues.

    Aerial view of the Anavilhanas Archipelago showing lush green islands scattered across the dark waters of the Negro River.
    Photo: Felipe Castellari

    Situé à l'intérieur des limites du parc national, l'Anavilhanas Jungle Lodge, l'une des meilleures options d'hébergement de l'Amazonie, propose des séjours cinq étoiles au cœur de la forêt, où l'on peut plonger au plus profond de la nature sans jamais renoncer au confort et au luxe.

    15 – Manaus, porte d'entrée de l'Amazonie au Brésil

    Enfin, notre dernier fait sur l'Amazonie au Brésil : Manaus, la capitale de l'Amazonas, est le principal pôle d'écotourisme du Nord et le meilleur point de départ pour explorer la forêt.

    C'est pourquoi de nombreux voyageurs choisissent de rejoindre Manaus en avion, à l'aéroport international Eduardo Gomes (MAO), pour profiter de leurs circuits en Amazonie le plus commodément possible.

    The historic Teatro Amazonas opera house in Manaus, featuring a tiled dome and pink facade, serving as the gateway to the Amazon.
    @manausnasfotos

    👉 À lire aussi : Manaus, Brésil – Guide de voyage : que faire, où dormir et bien plus encore !

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    Nos 15 faits sur l'Amazonie vous ont sûrement donné envie de vivre cette grandeur de vos propres yeux !

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  • 15 animaux d’Amazonie : découvrez la faune du Brésil

    15 animaux d’Amazonie : découvrez la faune du Brésil

    L'écosystème le plus riche de la planète abrite d'innombrables espèces animales. Découvrez la faune de la forêt amazonienne !

    Réputée pour sa végétation d'une richesse exceptionnelle, la forêt amazonienne est dense et variée : elle compte plus de 2 500 espèces d'arbres et 30 000 types de plantes, sur les 100 000 que recense toute l'Amérique du Sud. La flore y est abondante, et la faune tout autant.

    Des mammifères aux poissons, des amphibiens aux oiseaux, les animaux de la forêt amazonienne sont à la hauteur du lieu qu'ils habitent. La forêt est le biome brésilien qui compte le plus d'espèces : elle abrite plus de 75 % des mammifères et 80 % des oiseaux du territoire national.

    Pour vous aider à percer les secrets de ces créatures, PlanetaEXO, plateforme d'écotourisme spécialisée dans les voyages en Amazonie au Brésil, a sélectionné 15 animaux fascinants qui peuplent la plus grande forêt tropicale de la planète. Découvrez-les ci-dessous !

    Quels animaux d'Amazonie peuplent la forêt brésilienne ?

    Selon l'Embrapa (l'entreprise brésilienne de recherche agricole), la jungle amazonienne abriterait environ 30 millions d'animaux, sans compter ceux qui ne sont pas encore répertoriés.

    Les rivières hébergent près de 3 000 espèces de poissons ainsi que des mammifères célèbres, tandis que prédateurs, singes et oiseaux se cachent parmi les arbres.

    Aerial view of a winding river surrounded by the dense green vegetation of the Amazon Rainforest in Brazil.
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    Gardez à l'esprit que la faune amazonienne est indéniablement riche, mais les animaux se fondent dans la végétation dense ou vivent la nuit. Les repérer n'est pas impossible, c'est simplement moins courant qu'au Pantanal, considéré comme le meilleur endroit du Brésil pour observer la faune sauvage.

    👉 À lire aussi : Pantanal ou Amazonie : lequel choisir ?

    1) Le dauphin rose de l'Amazone

    A pink Amazon river dolphin with its head above water and mouth open, showcasing the friendly wildlife of Brazil.
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    Véritable symbole de la faune de la forêt amazonienne, le dauphin rose est connu pour sa peau rosée et son caractère avenant : il accueille les humains et interagit volontiers avec eux. S'il est surtout célèbre au Brésil, on le rencontre aussi dans d'autres pays (Bolivie, Équateur, Colombie, Pérou et Venezuela).

    Anecdotes sur le dauphin rose :

    • C'est le plus grand dauphin d'eau douce au monde : il mesure jusqu'à 2,5 mètres et pèse en moyenne 200 kg.
    • Les mâles sont plus grands et plus roses, tandis que les femelles sont plus petites et de couleur grise.
    • Pour se déplacer dans les rivières et les forêts inondées, et pour trouver leur nourriture dans les eaux sombres du biome, les dauphins roses disposent d'un système d'écholocation très développé.
    • Une légende locale raconte que le dauphin rose se transforme en beau jeune homme lors de la pleine lune du mois de juin. Sous forme humaine, il se rend aux fêtes, séduit les femmes, puis les abandonne pour regagner le fleuve. Ce mythe a longtemps servi, dans la tradition populaire, à expliquer les enfants nés de père inconnu.

    2) Le lamantin de l'Amazone

    A large Amazonian manatee swimming slowly underwater in its natural habitat.
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    Le lamantin de l'Amazone est le plus petit lamantin du monde : il mesure jusqu'à 3 mètres et pèse en moyenne 450 kg. Ce géant paisible est protégé par la loi brésilienne depuis 1967, mais il reste chassé pour le commerce illégal de sa viande, et les petits se prennent souvent par accident dans les filets de pêche.

    Anecdotes sur le lamantin de l'Amazone :

    • À la manière d'une empreinte digitale, chaque lamantin porte sur le ventre une tache blanche ou rosée qui lui est propre.
    • Autour de l'île de Marajó (Pará) et sur le littoral de l'Amapá, le lamantin de l'Amazone vit en sympatrie avec son cousin marin (le lamantin des Antilles).
    • En se nourrissant de plantes aquatiques et semi-aquatiques, il participe au cycle des nutriments des rivières et régule la végétation.
    • Discret et plutôt solitaire, il vivrait jusqu'à 60 ans.

    👉 À lire aussi : Comment se rendre en Amazonie au Brésil ?

    3) La harpie féroce

    Close-up of a large harpy eagle with gray feathers looking down sharply from the Amazon jungle.
    Photo: Ivo Kruusamägi

    L'un des animaux les plus fascinants de l'Amazonie, la harpie féroce est le plus grand rapace des Amériques : son envergure dépasse légèrement 2 mètres et elle pèse jusqu'à 9 kg chez les femelles et 5 kg chez les mâles. Superprédateur, elle se nourrit de paresseux et de singes, avec des serres assez puissantes pour les arracher aux branches.

    Anecdotes sur la harpie féroce :

    • Certains peuples autochtones du Brésil l'appellent uiraçu, ce qui signifie « oiseau oiseau ». Ils voient aussi en elle l'incarnation des chefs de tribu.
    • Malgré sa taille, elle est difficile à repérer en raison de son agilité et de son mode de vie solitaire.
    • Elle choisit généralement les arbres les plus hauts (plus de 40 m) pour bâtir son nid.
    • Comme la harpie féroce s'attaque à des proies relativement grandes, elle a besoin de territoires de chasse d'environ 100 km² en moyenne, soit l'équivalent de 10 000 terrains de football !

    4) L'ara hyacinthe

    A hyacinth macaw with bright blue feathers and yellow facial features flying across the sky.
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    Avec son plumage bleu vif et ses touches de jaune, l'ara hyacinthe vole en couple ou en groupe et reste très fidèle à son partenaire. Hélas, il est menacé d'extinction à cause de la chasse, du commerce illégal et de la déforestation.

    Anecdotes sur l'ara hyacinthe :

    • Il se nourrit des noix de deux types de palmiers (l'acuri et le bocaiúva).
    • Vers l'âge de sept ans, il commence à chercher un partenaire pour se reproduire.
    • Durant ses 45 premiers jours de vie, il est extrêmement fragile et incapable de se défendre, pas même contre les cafards et les fourmis.
    • On le trouve aussi dans le Pantanal et le Cerrado.

    5) Le singe laineux

    A robust woolly monkey with brownish-gray fur resting comfortably on a tree branch in the Amazon Rainforest.
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    Le singe laineux possède des traits bien reconnaissables : une tête ronde couverte de poils courts et un ventre aux poils longs, qui donne l'impression d'un ventre bien rebondi. C'est pourquoi on l'appelle macaco-barrigudo (singe bedonnant) en portugais.

    Anecdotes sur le singe laineux :

    • Il vit surtout sur la terre ferme de la forêt amazonienne, mais fréquente les forêts inondées lors des périodes de forte abondance de fruits.
    • Il occupe l'interfluve Negro-Solimões, à l'exception de sa partie orientale. On le trouve aussi en Colombie, en Équateur, au Pérou et au Venezuela.
    • Son pelage laineux est d'un gris brunâtre, un peu plus clair sur la tête.
    • Animal grégaire, il vit en grands groupes (12 à 70 individus).

    👉 À lire aussi : Les meilleurs circuits et destinations pour observer la faune au Brésil

    6) Le chien à oreilles courtes

     A rare short-eared dog with a dark greyish coat standing near a muddy riverbank in the Amazon.
    @galo_zapata_rios

    Le chien à oreilles courtes (Atelocynus microtis) figure parmi les animaux rares de la forêt amazonienne, car il est très difficile à observer. Sa discrétion lui sert de protection, même si la déforestation le met en danger.

    Anecdotes sur le chien à oreilles courtes :

    • Il se nourrit de petits mammifères, de reptiles, d'oiseaux, d'insectes et de poissons.
    • Il ressemble à un chien de taille moyenne, au pelage brun foncé ou grisâtre, au museau allongé, et pèse plus de 10 kg.
    • On l'a observé dans les plaines inondables, les forêts de terre ferme, les marécages, les bambouseraies et le long des rivières.
    • Comme il fuit les humains, les connaissances à son sujet restent très limitées.

    7) Le piranha à ventre rouge

    A red-bellied piranha swimming among green aquatic plants in the muddy waters of the Amazon.
    Photo: H. Zell

    Contrairement aux idées reçues, les piranhas ne comptent pas parmi les animaux les plus dangereux de la forêt amazonienne. Le piranha à ventre rouge, en particulier, n'a pas du tout tendance à attaquer l'homme, malgré ses dents triangulaires très acérées.

    Anecdotes sur le piranha à ventre rouge :

    • Son régime se compose d'insectes, d'invertébrés aquatiques, de mollusques, de crustacés, d'autres poissons, de fruits, de graines et de plantes aquatiques.
    • Très apprécié dans la cuisine locale, il est réputé aphrodisiaque.
    • Il vit dans les rivières, les lacs et les lagunes aux eaux boueuses.
    • Il se reproduit pendant la saison des pluies, surtout d'avril à mai. Les femelles pondent environ 5 000 œufs sur la végétation fraîchement immergée, dans des nids construits par les mâles.

    👉 À lire aussi : Quand partir en Amazonie au Brésil

    8) La loutre géante

    A giant otter swimming in the river with its mouth wide open while eating its prey.
    Photo: João Marcos Rosa

    Prédatrice territoriale, la loutre géante est nettement plus agressive que la loutre cendrée d'Asie. Excellente nageuse et chasseuse habile, elle raffole de poissons, de crabes, de grenouilles, de serpents et de lézards.

    Anecdotes sur la loutre géante :

    • Très répandue dans l'Amazonie brésilienne, elle habite aussi d'autres biomes du pays (le Pantanal, le Cerrado et la Forêt atlantique).
    • On la reconnaît aux marques blanches de sa gorge (uniques à chaque individu).
    • Elle vit en groupes pouvant compter jusqu'à 20 membres, formés d'un couple et de leurs nombreux petits.
    • La loutre géante utilise une sorte de latrine commune, qui sert aussi à marquer son territoire de son odeur caractéristique.

    9) L'ouakari

    A uakari monkey with a bright red face and long fur sitting quietly on a tree branch.
    Photo: Denis Jervis

    Ouakari est le nom commun des singes du Nouveau Monde du genre Cacajao. Ses traits les plus frappants : l'absence de poils sur le sommet du crâne et un visage rougeâtre. Plus le visage est rouge, plus l'animal est en bonne santé.

    Anecdotes sur l'ouakari :

    • On l'appelle aussi macaco-inglês (singe anglais) en portugais.
    • Originaire du Brésil, on le rencontre aussi en Amazonie colombienne et péruvienne.
    • Bien qu'il soit classé espèce vulnérable sur la Liste rouge des espèces menacées de l'UICN, il compte une population importante près de la ville de Tefé.
    • Il a largement inspiré le Uakari Lodge, un hôtel en pleine jungle situé dans la réserve de Mamirauá.

    👉 À lire aussi : Les meilleurs lodges de la jungle amazonienne au Brésil

    10) Le jaguar

    A spotted jaguar resting completely relaxed on a thick tree branch in the Amazon vegetation.
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    Le Pantanal est le meilleur endroit au monde pour observer les jaguars, mais ce félin fait aussi partie de la faune de la forêt amazonienne, et même du Cerrado. Cette diversité d'habitats tient à une seule raison : l'incroyable capacité d'adaptation du plus grand félin des Amériques.

    Anecdotes sur le jaguar :

    • À la date d'octobre 2025, un peu plus de 6 300 jaguars avaient été recensés dans les aires protégées d'Amazonie, selon l'Institut Mamirauá.
    • La végétation dense de l'Amazonie rend la chasse plus difficile que dans les plaines ouvertes du Pantanal. C'est pourquoi les jaguars de la région amazonienne sont plus petits.
    • Des chercheurs ont récemment découvert que les jaguars peuvent miauler comme des chats, surtout lorsque les femelles et leurs petits communiquent.
    • Comme les empreintes digitales chez l'humain, les rosettes (les taches noires réparties sur le corps du jaguar) permettent d'identifier chaque individu.

    11) Le caïman noir

    The textured head and bright eyes of a large black caiman floating quietly on the dark Amazon water.
    Photo: Marcelo Bonifácio

    Mortel et silencieux, le caïman noir est un expert du camouflage et chasse des prédateurs tout aussi dangereux, comme l'anaconda. Lors des sorties nocturnes, c'est l'un des animaux d'Amazonie les plus faciles à repérer, car ses yeux brillent dans l'obscurité.

    Anecdotes sur le caïman noir :

    • C'est l'un des plus grands crocodiliens du monde : il mesure plus de 4 mètres et pèse 400 kg.
    • Jeune, il est la proie d'autres animaux, mais devient un superprédateur à l'âge adulte grâce à sa taille imposante.
    • Contrairement à d'autres espèces brésiliennes, le caïman noir est solitaire et on le voit très rarement en compagnie de ses congénères.
    • Essentiel à l'équilibre écologique de l'écosystème amazonien, il régule aussi les populations de capybaras, de poissons, de mammifères et même d'oiseaux.

    👉 À lire aussi : Les meilleures croisières sur l'Amazone au Brésil

    12) Le crapaud buffle

     Close-up of a cane toad showing its coarse skin and warts in the Amazon jungle.
    Photo: C. Brück

    Le crapaud buffle est fascinant, mais peu de gens l'approchent, à cause de son allure (peau rugueuse, verrues réparties sur tout le corps et visage plutôt antipathique) et du venin laiteux qu'il projette sur ses agresseurs, capable d'affecter le cœur et de provoquer des hallucinations. Qui aurait cru qu'il compterait parmi les animaux les plus dangereux de la forêt amazonienne ?

    Anecdotes sur le crapaud buffle :

    • Il se reproduit à n'importe quel moment de l'année, et les femelles pondent jusqu'à 30 000 œufs.
    • Grand et massif, il peut peser jusqu'à 1 kg (surtout les femelles gravides).
    • Il est connu pour son coassement très puissant, presque incessant lorsqu'il cherche une partenaire.
    • Son jet de venin peut atteindre près de 2 mètres de distance.

    13) Le paresseux à gorge claire

    A pale-throated sloth hanging upside down from a thin tree branch in the dense Amazon Rainforest.
    @devinbelliston

    Lent et nonchalant, le paresseux à gorge claire dort plus de 14 heures par jour. Il descend rarement des arbres, sauf pour faire ses besoins une fois par semaine. Si la déforestation menace ces animaux de la jungle amazonienne, on les observe souvent, car leur population reste saine dans toute la forêt.

    Anecdotes sur le paresseux à gorge claire :

    • Un paresseux se déplace d'environ 38 mètres par jour, pas un de plus.
    • Alors qu'il est si lent sur terre, c'est un nageur étonnamment doué, plutôt rapide dans l'eau.
    • Malgré ses griffes acérées, le paresseux à gorge claire ne s'en sert pas contre les prédateurs, mais uniquement pour grimper aux arbres.
    • Pour échapper à ses prédateurs, comme la harpie féroce, le jaguar et les grands serpents, il ne se déplace généralement qu'à la tombée de la nuit.

    👉 À lire aussi : 20 animaux du Brésil : faits sur la faune et où les observer

    14) L'anguille électrique

    An electric eel with a long cylindrical body swimming underwater near dark green aquatic plants.
    Photo: Alex Zakletsky

    L'anguille électrique d'Amazonie est connue localement sous le nom de poraquê, qui signifie « celle qui endort » dans la langue indigène tupi. Le nom est bien trouvé : ses décharges électriques avoisinent les 500 volts et peuvent atteindre 1 500 volts, selon les études de l'Institut national de recherche sur l'Amazonie.

    Anecdotes sur l'anguille électrique :

    • Avec son corps cylindrique et allongé, semblable à celui d'un serpent, elle peut atteindre 2,5 mètres de long.
    • Il en existe deux espèces : Electrophorus voltai (présente au Pará, en Amazonas, au Rondônia et au Mato Grosso) et Electrophorus electricus (présente dans le nord de l'Amapá, en Amazonas et au Roraima, ainsi qu'en Guyane française et au Suriname).
    • Comparable à une pile, l'avant de son corps porte une charge positive, tandis que l'extrémité de sa queue porte une charge négative.
    • L'Electrophorus voltai doit son nom au physicien italien Alessandro Volta, l'inventeur de la pile.

    15) L'anaconda

     A massive green anaconda snake curled up tightly on the grass near the Amazon River.
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    Célèbre dans la culture populaire et redouté des humains comme des animaux, l'anaconda est mortel, mais non venimeux. Quand il repère une proie (mammifères, oiseaux, amphibiens, reptiles, poissons), il enroule son corps massif autour d'elle jusqu'à l'étouffer. Puis le festin commence.

    Anecdotes sur l'anaconda :

    • Il en existe cinq espèces différentes : l'anaconda vert, l'anaconda vert du Nord, l'anaconda jaune, l'anaconda du Beni et l'anaconda à taches sombres.
    • L'anaconda vert est le plus grand (jusqu'à 7 mètres et 130 kg) et le plus répandu dans la faune du fleuve Amazone.
    • En portugais, on lui donne de nombreux noms : sucuris, boiaçus, boiçus, arigboias, sucurijus, viborões, etc.
    • La franchise d'horreur Anaconda compte sept films. Le premier, sorti en 1997, a connu un grand succès au box-office et est aujourd'hui considéré comme un film culte.

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    Si les animaux de la jungle amazonienne sont plutôt farouches, les voyageurs peuvent tout de même en repérer quelques-uns lors des sorties en bateau, des randonnées guidées ou des tours nocturnes, en particulier les dauphins roses, les paresseux, les caïmans et différentes espèces d'oiseaux.

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  • La meilleure période pour visiter l’Amazonie au Brésil

    La meilleure période pour visiter l’Amazonie au Brésil

    Vous ne savez pas quand partir en Amazonie ? Ce guide vous dit tout sur les saisons de la forêt et vous aide à planifier vos prochaines vacances !

    Avec deux saisons très marquées (la saison des pluies et la saison sèche), la meilleure période pour visiter la forêt amazonienne dépend de ce que vous recherchez. C'est une destination à visiter toute l'année, mais certaines périodes se prêtent mieux à certaines activités que d'autres.

    Il fait chaud toute l'année, mais c'est à l'humidité qu'il faut prêter attention : on est dans une forêt tropicale, après tout. La pluie fait presque partie du quotidien, mais certaines périodes concentrent davantage d'averses. Pas d'inquiétude pour autant : votre expérience n'en sera pas gâchée !

    Pour vous aider à organiser vos vacances, PlanetaEXO, plateforme spécialisée dans les voyages en Amazonie au Brésil, a préparé un guide sur la meilleure période pour visiter l'Amazonie et savoir quand réserver votre voyage. Découvrez-le ci-dessous !

    Visiter l'Amazonie pendant la saison des pluies

    Décembre, janvier, février, mars, avril et mai

    La saison des pluies concentre les précipitations les plus fortes, de décembre à mai. Les rivières montent, le bassin amazonien commence à déborder et le climat se rafraîchit légèrement, avec une température moyenne de 25,8 ºC (78 ºF).

    Les averses s'abattent sur la forêt tous les jours, mais votre voyage n'en pâtira pas : elles ne durent qu'une heure environ par jour. Dès que le ciel se dégage, vous ressortez et profitez pleinement.

    Autre spectacle marquant de la saison des pluies : les igapós. Les fortes précipitations inondent certaines zones de la forêt. Selon le niveau des rivières, l'eau peut monter jusqu'à 10 mètres de hauteur et transforme la végétation en piscine naturelle qui ravit autant les animaux aquatiques que les humains.

    Large Samauma tree with buttress roots submerged in the dark waters of the flooded Amazon forest.
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    L'hiver amazonien

    Pendant que le reste du Brésil se réchauffe au printemps et en été, l'hiver amazonien (de décembre à mars) touche les États du Nord.

    Malgré son nom, cette saison n'a rien à voir avec la température, qui reste élevée comme d'habitude : ce qui compte, c'est l'intensité des pluies qui fait monter les rivières et inonder la forêt. En plein hiver amazonien, il peut tomber en deux ou trois jours la quantité de pluie qui s'abattrait normalement sur un mois entier.

    Ce phénomène s'explique par plusieurs facteurs :

    • L'absence de saison bien marquée dans le Nord
    • L'oscillation d'une bande nuageuse au-dessus de l'équateur
    • Le transport d'humidité depuis l'Atlantique Nord
    • Des phénomènes climatiques particuliers, comme La Niña

    Votre expérience de voyage n'en souffre pas, mais certaines activités se prêtent mieux que d'autres à cette période, comme détaillé ci-dessous.

    Que faire pendant la saison des pluies en Amazonie ?

    C'est la meilleure saison pour les itinéraires au fil de l'eau en Amazonie. Avec ces pluies abondantes, vous ne traversez plus la forêt à pied, vous y naviguez :

    • Igapós (forêts inondées) : pagayez, nagez ou partez en randonnée aquatique entre les cimes des arbres, les orchidées, les broméliacées et d'autres plantes à hauteur des yeux.
    • Observation de la faune : quand la forêt s'inonde, les animaux terrestres grimpent dans les cimes, ce qui facilite grandement le repérage des paresseux et des singes. On croise aussi souvent de nombreuses espèces d'oiseaux et les célèbres dauphins roses de l'Amazonie.
    • Où aller pendant la saison des pluies en Amazonie : le parc national d'Anavilhanas, la réserve de Mamirauá et Alter do Chão comptent parmi les meilleurs endroits où voyager à cette période. Explorez des labyrinthes d'eau, admirez la faune et embarquez pour des sorties en canoë.
    • Croisières fluviales : naviguer sur l'Amazone, le Rio Negro ou le Solimões à bord de bateaux à trois étages est une superbe façon de découvrir la nature sous un angle totalement neuf.
    Tourist navigating a canoe through the green canopy of the flooded Amazon rainforest looking up at the trees.
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    👉 À lire aussi : Les meilleures croisières sur l'Amazone au Brésil

    Visiter l'Amazonie pendant la saison sèche

    Juin, juillet, août, septembre, octobre et novembre

    Entre juin et novembre, la saison sèche fait grimper les températures, avec une moyenne de 27,9 ºC (82 ºF). Il pleut encore, mais moins souvent et avec un volume d'eau plus faible. Les inondations se retirent alors et dégagent de nombreux sentiers de randonnée jusque-là submergés, même s'il reste encore un bon nombre de zones inondées.

    Moins de pluie, ce sont aussi des rivières plus basses et une meilleure visibilité sur différentes espèces de poissons, et même sur les dauphins roses de l'Amazonie. Quand l'eau se retire, les animaux aquatiques disposent de moins d'espace pour nager et se concentrent dans des zones plus réduites.

    À garder en tête : d'octobre à décembre, les périodes de sécheresse prolongée deviennent plus fréquentes ; les rivières se réduisent, l'accès à quelques zones se limite et les rencontres avec certaines espèces animales et végétales peuvent diminuer. Les rivières devraient recommencer à monter doucement en novembre et décembre. Les conditions s'améliorent nettement à partir de janvier : la recommandation est donc de réserver votre circuit à partir de ce mois-là.

    Young boy standing at the entrance of a mossy cave exploring the Amazon jungle.
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    Que faire pendant la saison sèche en Amazonie ?

    Les itinéraires terrestres sont les temps forts de la saison sèche, mais il reste tout à fait possible de vivre de superbes activités aquatiques :

    • Plages fluviales : surnommée les Caraïbes de l'Amazonie, Alter do Chão est la destination phare pour les plages de rivière, même si Anavilhanas et la région de Manaus valent aussi le détour.
    • Randonnée en jungle : c'est le moment idéal pour de petites marches ou de longs treks en forêt, grottes et cascades comprises, mais aussi pour le camping et les balades nocturnes.
    • Repérage nocturne : à mesure que les zones inondées se réduisent fortement, les caïmans se rassemblent sur les berges des grands cours d'eau et des lacs restants. La nuit, le « spotting » (on braque une lampe torche vers leurs yeux) révèle des centaines de points brillants à la surface de l'eau. Avec un peu de chance, vous apercevrez aussi d'autres créatures nocturnes.
    • Croisières sur l'Amazone : les croisières comptent parmi les activités les plus polyvalentes de l'Amazonie, car elles se pratiquent aussi bien pendant la saison des pluies que pendant la saison sèche.
    Silhouette of a person doing a yoga tree pose on an Amazon river beach at sunset.
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    👉 À lire aussi : Les plus beaux endroits à visiter en Amazonie, au Brésil

    Haute et basse saison en Amazonie, au Brésil

    La haute saison, c'est la période de l'année où le plus grand nombre de personnes visite une destination donnée. Cette forte demande ne gâche pas l'expérience de voyage, mais elle peut jouer sur certains aspects : des prix plus élevés, davantage de visiteurs et moins de disponibilités dans les meilleurs lodges en Amazonie au Brésil.

    Les mois suivants sont en général les plus fréquentés :

    • Décembre et janvier : fêtes de fin d'année, congés et vacances scolaires ou professionnelles poussent les gens à voyager davantage.
    • Février : le Carnaval est l'une des fêtes les plus importantes du Brésil. Après quatre jours de festivités, l'activité touristique en Amazonie a tendance à augmenter (généralement dans la seconde moitié de février, selon le calendrier de l'année).
    • Juin, juillet et août : vacances scolaires au Brésil, ainsi qu'en Amérique du Nord et en Europe.
    Two squirrel monkeys sitting on a tree branch grooming each other in the jungle.
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    La basse saison correspond aux mois non cités ci-dessus. Si vous recherchez plus de tranquillité, d'exclusivité et des prix plus abordables, c'est le meilleur moment pour partir en Amazonie !

    Le climat de la forêt amazonienne

    L'Amazonie au Brésil est assez vaste pour s'étendre sur huit États différents, mais nous nous concentrerons sur trois : l'Amazonas, le Pará et le Mato Grosso. Chacun possède, bien sûr, ses propres caractéristiques, ses options de voyage et son climat.

    Pour vous aider à décider quand aller en Amazonie, consultez les widgets ci-dessous pour voir le temps qu'il fait en ce moment dans ces localités.

    👉 À lire aussi : Comment se rendre dans la forêt amazonienne au Brésil ?

    Manaus, Amazonas

    Manaus est la capitale de l'Amazonas, l'État où la forêt occupe la plus grande portion : environ 29 % de l'Amazonie brésilienne, soit 1 450 000 km². C'est plus vaste que le Pérou tout entier (1.285.216 km²) !

    C'est pourquoi l'Amazonas est la destination la plus prisée des voyageurs qui veulent s'immerger dans la forêt amazonienne. Logique, non ?

    Belém, Pará

    Le Pará se trouve juste à côté de l'Amazonas, dans le Nord du Brésil. L'Amazonie y occupe une superficie plus réduite, « seulement » 930 000 km². C'est presque aussi grand que la Tanzanie (947 303 km²), en Afrique.

    Découvrez ci-dessous le temps qu'il fait en ce moment à Belém, la capitale du Pará.

    Alta Floresta, Mato Grosso

    Alta Floresta est une ville du Mato Grosso qui compte plus de soixante-deux mille habitants, située au nord de l'État et au sud de l'Amazonie. La forêt tropicale y couvre 470.000 km², soit plus que la superficie de la Californie (423 967 km²).

    Jetez un œil au temps qu'il fait actuellement à Alta Floresta :

    La meilleure période pour visiter l'Amazonie au Brésil, c'est quand vous voulez !

    Destination ouverte toute l'année, l'Amazonie permet de vivre des expériences incroyables à n'importe quel moment : la meilleure période pour visiter l'Amazonie dépend en réalité de votre agenda et de vos envies.

    Il ne vous reste plus qu'à choisir la date qui vous convient le mieux pour organiser votre voyage avec PlanetaEXO, la plateforme d'écotourisme spécialisée dans les excursions en Amazonie au Brésil qui travaille avec les meilleurs partenaires locaux. Notre équipe vous accompagne dans tout ce dont vous avez besoin pour faire de vos vacances l'un des plus beaux moments de votre vie. Contactez-nous dès maintenant !

  • Pantanal ou Amazonie : lequel choisir ?

    Pantanal ou Amazonie : lequel choisir ?

    Deux biomes brésiliens d'exception : le Pantanal, royaume des jaguars et d'une faune spectaculaire, face à la forêt amazonienne et ses immersions inouïes en pleine jungle

    Quand on prépare une aventure dans les paysages les plus sauvages du Brésil, deux destinations viennent souvent à l'esprit : le Pantanal ou l'Amazonie. Deux géants écologiques débordant de biodiversité, mais deux expériences bien différentes.

    Aerial view of a tour boat navigating a winding river through the lush green landscape of the Amazon.
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    Comparer les itinéraires ne suffit pas : ces deux destinations comptent parmi les biomes les plus riches de la planète, tant par leur biodiversité que par leur beauté intacte. Chacune à sa manière, elles offrent des activités incroyables à qui veut renouer avec la nature dans sa forme la plus exubérante.

    Tourists watching a jaguar resting on a tree branch during a wildlife safari tour in the Pantanal.
    Photo: @larissa_pantanal

    Spécialiste des circuits dans le Pantanal et des voyages en Amazonie au Brésil, PlanetaEXO a préparé ce guide pour vous aider à choisir votre prochaine destination de vacances. On vous explique tout !

    Le Pantanal fait-il partie de l'Amazonie ?

    Non, le Pantanal ne fait pas partie de la forêt amazonienne. Ce sont deux biomes voisins au Brésil, mais leurs écosystèmes sont assez différents.

    Étendu sur les États du Mato Grosso et du Mato Grosso do Sul, le Pantanal est considéré comme la plus grande zone humide du monde.

    L'Amazonie, elle, est la plus grande forêt tropicale de la planète et s'étend sur huit États : Amazonas, Pará, Mato Grosso, Acre, Amapá, Rondônia, Roraima et Maranhão.

    Safaris dans le Pantanal : l'observation de la faune à son meilleur

    Si vous rêvez d'observer la faune de près, le Pantanal est la destination idéale. Sa faune est d'une richesse rare, et ses paysages ouverts rendent le repérage des animaux dans leur habitat naturel bien plus facile que partout ailleurs au Brésil.

    En bateau ou en 4×4, les safaris dans le Pantanal comptent parmi les meilleures expériences d'observation animalière au monde. Avec des guides experts qui connaissent les bons endroits, vous pourriez croiser des capybaras, des loutres géantes, des caïmans, des aras, et bien d'autres.

    Silhouette of a capybara with birds perched on its back against a vibrant orange sunset in the Pantanal.
    Photo: Ondrej Prosicky

    Toutes les espèces fascinent, mais le plus grand félin des Amériques reste la vedette incontestée. La région Nord, en particulier autour de la ville de Porto Jofre, est considérée comme le meilleur endroit au monde pour observer les jaguars.

    Cette abondance de faune distingue nettement le Pantanal des autres biomes. Les circuits dans la jungle amazonienne au Brésil sont merveilleux pour une immersion totale en pleine nature, mais y repérer les animaux demande plus de patience et un brin de chance.

    Close-up of a jaguar engaging in natural camouflage amidst dense foliage in the Brazilian wetlands.
    Photo: Felipe Castellari

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    L'immensité de la forêt amazonienne

    La forêt amazonienne est un océan de verdure sans fin. Avec des arbres qui dépassent 40 mètres de haut, elle forme un milieu clos et humide où la lumière atteint à peine le sol, et abrite des milliers d'espèces végétales et animales.

    Marcher en Amazonie tient presque du mystique. Les sons et les odeurs se mêlent à la grandeur de la forêt et à un sentiment de mystère permanent. Une telle atmosphère vous fait prendre conscience de la puissance à la fois douce et implacable de la nature.

    A traveler stands at the base of a massive tree trunk wrapped in vines, gazing up into the dense, green canopy of the Amazon rainforest.
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    En rejoignant les circuits en Amazonie au Brésil, les voyageurs mesurent l'importance des rivières : véritables autoroutes naturelles, elles rythment la vie locale, relient les communautés riveraines et ouvrent l'accès aux zones les plus profondes de la forêt.

    Le Negro, le Solimões et l'Amazone ne sont que quelques-uns des cours d'eau qui traversent la végétation et forment des igarapés (petits bras d'eau), des igapós (forêts inondées) et des panoramas d'une valeur inestimable pour la faune, la flore et les habitants.

    A pink river dolphin surfaces to breathe, showing its distinct color against the dark, black waters of the Rio Negro.
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    La faune est riche, mais discrète. À l'exception des dauphins roses, la plupart des animaux vivent dans la canopée, se camouflent dans la jungle ou ne se manifestent qu'à la nuit tombée. Ici, tout est affaire d'immersion : sentir la terre humide, écouter la musique de la nature, respirer l'air pur et mesurer le privilège d'être entouré de l'écosystème le plus complexe de la planète.

    👉 Découvrez nos voyages : circuits en Amazonie au Brésil

    Les expériences en Amazonie et dans le Pantanal

    Le Pantanal comme l'Amazonie sont spectaculaires. Il n'y a pas de meilleure destination : seulement la meilleure option selon vos envies.

    Là où l'Amazonie impressionne par l'immensité de sa forêt dense, ses fleuves imposants et le brouhaha permanent de la jungle, le Pantanal séduit par ses plaines inondées, sa végétation ouverte et le spectacle d'une faune bien visible. Malgré leurs contrastes, ces deux destinations sauvages incarnent la richesse de la biodiversité brésilienne et du voyage responsable.

    Au-delà de comprendre ce qui rend chaque biome unique, il vaut la peine de voir comment ces différences façonnent les expériences sur place.

    Two jaguars grooming each other in their natural habitat in the Pantanal.
    @matthias_kern_photography

    Les activités des circuits dans le Pantanal

    Réservez votre voyage dans le Pantanal si vous aimez :

    • Safaris photo : explorez les zones humides en bateau ou en 4×4 pour repérer parmi les plus beaux animaux du Brésil, dont les jaguars, les tamanoirs, les tapirs, les toucans, et bien d'autres.
    • Observation des oiseaux : ouvrez l'œil pour repérer les espèces locales, comme les toucans, les aras et l'énigmatique jabiru.
    • Balades à cheval : parcourez les plaines inondées à cheval, comme un vrai Pantaneiro.
    • Randonnée : accompagné de guides qualifiés, traversez les champs ouverts et plongez au cœur de la nature.
    • Sorties en bateau et pêche no-kill : découvrez les zones humides lors de sorties en bateau et pêchez des espèces typiques du Pantanal, comme le pacu et la dorade.
    • Vie à la ferme : certains lodges sont d'anciennes fermes reconverties, et le quotidien y reste rythmé par la culture des grands élevages, à laquelle les hôtes sont invités à prendre part.
    • Levers et couchers de soleil de cinéma : les ciels dégagés offrent des panoramas mémorables à l'aube comme au crépuscule.

    À garder en tête : les itinéraires varient entre le Pantanal Nord et Sud. Renseignez-vous sur les différences des deux régions avant de réserver votre voyage !

    Group of tourists horseback riding through the Pantanal wetlands guided by local experts.

    Les activités des circuits en Amazonie au Brésil

    Planifiez vos vacances en Amazonie si vous ne vous lassez pas de :

    • Randonnée en forêt : immergez-vous dans la forêt en randonnant avec des guides experts pour découvrir la faune, la flore et les traditions locales.
    • Croisières fluviales : des navires haut de gamme offrent une navigation unique sur les rivières des parcs nationaux d'Anavilhanas et de Jaú.
    • Sorties en bateau : à bord de petites embarcations et de canoës, la navigation à travers les igarapés et igapós compte parmi les activités les plus authentiques de la forêt.
    • Expéditions nocturnes : à la tombée de la nuit, les animaux (caïmans, serpents, grenouilles, hiboux…) circulent plus librement, ce qui en fait le moment idéal pour observer la faune en Amazonie.
    • Rencontres avec les dauphins roses : contrairement aux autres espèces, l'emblématique dauphin rose n'est pas timide et se laisse souvent voir lors des sorties en bateau sur les rios Solimões et Negro.
    • Hébergements en forêt et maisons flottantes : des séjours rustiques ou raffinés, toujours en harmonie avec la nature.
    • Visite de communautés riveraines et indigènes : à la rencontre des cultures locales, de la cuisine traditionnelle, de l'artisanat et même de cérémonies menées par des chefs indigènes.

    👉 À lire aussi : Les meilleures activités à faire en Amazonie au Brésil

    Indigenous men playing traditional wind instruments during a cultural ceremony in the Amazon.

    Comment se rendre au Pantanal et en Amazonie au Brésil ?

    Le Pantanal et la forêt amazonienne se trouvent dans des régions reculées, avec des défis logistiques qui pèsent directement sur l'expérience du voyageur. Mais avec l'essor de l'écotourisme au Brésil et le développement des infrastructures locales, ces voyages sont devenus de plus en plus accessibles.

    Partagé entre Nord et Sud, le Pantanal se rejoint par Cuiabá (Mato Grosso) ou Campo Grande (Mato Grosso do Sul), deux capitales reliées aux lodges et aux fazendas par des pistes de terre. La saison sèche (de mai à octobre) est idéale pour observer la faune et profiter des activités de plein air, car le niveau de l'eau baisse.

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    Two open-air safari vehicles stopping on a dirt road to observe a jaguar lying on the ground.

    Si vous partez en Amazonie, l'itinéraire dépend des zones que vous visitez. Manaus, capitale de l'Amazonas, est la principale porte d'entrée vers les forêts, desservie par des vols directs depuis les grandes villes brésiliennes ; mais on trouve aussi des circuits dans les États du Pará et du Mato Grosso.

    Le niveau des rivières varie fortement entre la saison humide et la saison sèche, si bien que les activités changent selon la période. La saison des pluies (de décembre à mai) est idéale pour le canoë, tandis que la saison sèche (de juin à décembre) permet de plus longues randonnées.

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    Tourists on a small motorized canoe navigating an Amazon river at twilight.

    Durabilité et impact local

    Le Pantanal comme l'Amazonie sont des biomes d'importance mondiale pour la préservation de l'environnement. Le voyage responsable s'est révélé un outil puissant pour préserver ces régions et soutenir les communautés locales.

    En choisissant un hébergement responsable, en faisant appel à des guides locaux, en privilégiant des opérateurs aux pratiques durables et en participant à des activités axées sur l'éducation à l'environnement, les voyageurs contribuent directement à faire vivre les communautés et à enrichir la biodiversité.

    An ecotourism guide holding binoculars standing next to an Onçafari project vehicle.

    Les initiatives d'écotourisme, comme les lodges écologiques en Amazonie ou les fermes reconverties du Pantanal, génèrent des revenus pour les populations locales et offrent des alternatives à la déforestation, au braconnage et à l'exploitation abusive des ressources naturelles.

    Privilégier des expériences qui respectent le rythme de la nature, limitent le nombre de visiteurs et s'engagent pour des pratiques durables est essentiel pour que ces paysages perdurent pour les générations futures.

    A woman holding a native tree sapling for a sustainability and reforestation project in the Amazon.

    👉 En savoir plus et soutenir :

    En conclusion : faut-il choisir l'Amazonie ou le Pantanal ?

    Optez pour le Pantanal si vous voulez observer la faune plus facilement, des paysages ouverts et des expériences façon safari ; choisissez l'Amazonie si vous cherchez une exploration immersive de la jungle, des rencontres culturelles et la sensation d'être au cœur d'une forêt tropicale.

    Mieux encore : prévoyez un voyage vers les deux destinations, car chacune dévoile une facette unique de la beauté sauvage du Brésil.

    Il n'y a pas de mauvais choix ici, seulement différents types d'aventures !

    Travelers using binoculars to spot wildlife while hiking through the Amazon jungle.
    Photo: Samuel Melim

    Partez au Pantanal ou en Amazonie avec PlanetaEXO

    PlanetaEXO est une plateforme d'écotourisme spécialisée dans les séjours dans le Pantanal et les voyages en Amazonie au Brésil, alors pourquoi se limiter à une seule destination quand vous pouvez vivre les deux ?

    Nous collaborons avec les meilleurs opérateurs locaux pour que votre voyage ne ressemble à aucun autre. De la réservation aux itinéraires, notre équipe vous accompagne à chaque étape. Contactez-nous dès maintenant !