Catégorie : Guide de voyage

  • Personne pagayant dans une pirogue en bois sur une rivière calme de la forêt au coucher du soleil, un moment classique d’une excursion en Amazonie depuis Manaus

    10 conseils pour profiter au maximum de votre excursion en Amazonie depuis Manaus

    Conseils pratiques pour Manaus : sécurité, santé, cuisine, visites matinales et activités, pour les voyageurs qui passent quelques jours en ville avant ou après leur séjour en forêt

    Manaus est la principale porte d’entrée de l’Amazonie brésilienne, mais les expériences les plus marquantes commencent souvent au-delà de la ville. Lodges isolés dans la jungle, croisières fluviales en petit groupe, expéditions en camping avec un guide… les façons d’explorer la plus grande forêt tropicale du monde ne manquent pas.

    Vous préparez une excursion en Amazonie depuis Manaus, au Brésil ? Ces 10 conseils pratiques vous aideront à voyager en sécurité, à choisir la bonne expérience, à éviter les pièges à touristes et à profiter au mieux de votre temps dans la région.

    PlanetaEXO, plateforme d’écotourisme spécialisée dans les circuits en Amazonie au Brésil, a rassemblé ces conseils pour votre séjour à Manaus, surtout si vous comptez explorer la forêt. Suivez le guide !

    Le pont du Rio Negro à Manaus au coucher du soleil, la ville d’où partent la plupart des excursions en Amazonie au Brésil
    Photo: Paulo Mateus Oliveira Guerra

    1) Passez moins de temps à Manaus et plus de temps dans la forêt amazonienne

    Si Manaus est le principal point d’accès à l’Amazonie brésilienne, pourquoi, après un si long voyage, passer l’essentiel de votre temps en ville ? Une fois à Manaus, l’excursion en Amazonie commence vraiment quand vous laissez le paysage urbain derrière vous pour vous enfoncer dans la forêt.

    Plutôt que de remplir votre programme de visites en ville et de courtes sorties à la journée, prévoyez une excursion en Amazonie depuis Manaus d’au moins 3 à 5 jours en pleine nature. Vous aurez ainsi le temps d’explorer des rivières isolées, de marcher dans la jungle avec des guides locaux, d’observer la faune dans son habitat naturel et de vivre l’Amazonie à un rythme plus lent.

    Il existe plusieurs façons de découvrir la forêt, selon le niveau de confort que vous recherchez et votre goût de l’aventure :

    • Lodges en Amazonie : logez en pleine forêt, avec des randonnées guidées dans la jungle, des sorties en canoë, l’observation de la faune et des occasions de découvrir les communautés locales. De l’hébergement simple en pleine jungle à l’écolodge confortable, il y en a pour tous les styles de voyage.
    • Croisières en Amazonie : explorez le Rio Negro et ses affluents à bord de petits bateaux d’expédition, jusqu’à des zones isolées difficiles d’accès lors d’une excursion d’une journée. Réveillez-vous au son de la nature, naviguez sur d’étroits cours d’eau en forêt et découvrez chaque jour une autre facette de l’Amazonie.
    • Camping dans la jungle et expéditions de survie : pour les plus aventureux, passer des nuits en camping dans la forêt crée un lien plus profond avec la nature. Apprenez des techniques de survie auprès de guides locaux expérimentés, cuisinez en pleine forêt et endormez-vous bercé par les sons de l’Amazonie.

    L’un des grands avantages d’un séjour en forêt, c’est de la vivre à différents moments de la journée. Le petit matin est idéal pour observer les oiseaux, tandis que les sorties nocturnes révèlent une tout autre facette de la jungle.

    Notre conseil : considérez Manaus comme votre point d’arrivée et de départ, plutôt que comme la destination principale. Une nuit en ville peut être utile pour vos correspondances aériennes, mais donnez la priorité à votre temps en forêt.

    👉 À lire aussi : Combien de jours en Amazonie faut-il prévoir ?

    Voyageuse de dos dans une pirogue en bois glissant sur un chenal de forêt inondée lors d’une excursion de plusieurs jours en Amazonie depuis Manaus
    Photo: Marcelo Bonifácio

    2) Restez en sécurité : le bon quartier, les bons trajets, les bons réflexes

    Manaus demande la même vigilance que n’importe quelle grande ville. Pour un visiteur, le risque tient surtout aux petits vols : téléphone arraché, pickpockets. Voici nos recommandations pour éviter les mauvaises surprises.

    Où loger à Manaus

    Tous les quartiers ne se valent pas quand on est de passage. Pour choisir votre hébergement, quelques repères :

    • Ponta Negra : hôtels au bord du fleuve, restaurants et promenade bien surveillée par la police. La meilleure base pour souffler au retour de la forêt.
    • Adrianópolis et Vieiralves : rues résidentielles calmes, centres commerciaux, restaurants et bars où les habitants se retrouvent le soir.
    • Centro Histórico : parfait en journée, mais il se vide à la nuit tombée. Évitez de vous y attarder après 20 h.
    • À éviter : Compensa, São José Operário et les quartiers d’habitat informel. Aucun intérêt touristique.

    La veille de votre excursion en Amazonie depuis Manaus, dormez dans le Centro ou à Adrianópolis : le port de Ceasa, d’où partent plusieurs bateaux, n’est qu’à environ 20 minutes. Ponta Negra se trouve à l’autre bout de la ville ; gardez-la pour votre retour.

    Se déplacer et adopter les bons réflexes

    • En ville comme depuis l’aéroport, situé à environ 14 km du centre, déplacez-vous avec Uber à Manaus, ou avec 99 : commandez uniquement dans l’application et vérifiez la plaque avant de monter.
    • Ignorez les chauffeurs et les « guides » qui vous abordent dans le hall des arrivées et, le soir, laissez de côté les bus urbains.
    • Dans la rue, gardez votre téléphone hors de vue. Laissez votre passeport dans le coffre de l’hôtel et répartissez espèces et cartes bancaires entre deux endroits.
    • Retirez de l’argent en journée, à l’intérieur des agences bancaires. Au Mercado Adolpho Lisboa, terrain de chasse favori des pickpockets, gardez un œil sur votre sac.

    👉 À lire aussi : Est-ce que Manaus est dangereux ? Un guide pour les voyageurs en route vers l’Amazonie, au Brésil

    Vue aérienne du front de mer de Ponta Negra à Manaus, avec ses immeubles, sa promenade au bord de l’eau et le Rio Negro
    Photo: Cristian Lourenço

    3) Mangez comme les gens du coin (et anticipez vos restrictions alimentaires)

    La cuisine amazonienne de Manaus repose sur le poisson de rivière, le manioc et des fruits qui poussent à l’état sauvage dans la forêt. Un plat est même protégé par la loi : depuis 2019, le sandwich X-caboquinho fait partie du patrimoine immatériel de Manaus.

    Où manger à Manaus :

    • Tambaqui : le poisson-roi de la région, idéalement grillé. Rendez-vous chez Tambaqui de Banda (R. José Clemente, 596), juste en face de l’opéra.
    • Tacacá : une soupe brûlante à base de tucupi, de jambu (une feuille qui engourdit les lèvres) et de crevettes séchées. Les habitants la dégustent en milieu d’après-midi, dans des échoppes comme Tacacá da Gisela (Largo de São Sebastião, Centro).
    • X-caboquinho : un petit pain garni de tucumã, le fruit d’un palmier, de banane plantain frite et de fromage caillé, vendu dans les boulangeries dès l’aube.
    • Cuisine contemporaine : testez quelques-uns des restaurants de Manaus les plus emblématiques, comme Banzeiro (R. Libertador, 102), Caxiri (R. 10 de Julho, 495) et Biatüwi (R. Bernardo Ramos, 97).
    • Açaí : le vrai açaí amazonien se mange sans sucre, avec du salé, comme du poisson frit ou des crevettes séchées. Goûtez-le chez AçaíBelém (R. Alexandre Magno, 497) et chez Waku Sese (R. Purus, 260).

    Restaurants de Manaus : au-delà de la cuisine régionale

    Envie de japonais, d’italien, de portugais ou d’un burger ? Direction Vieiralves, Adrianópolis et les centres commerciaux Amazonas Shopping et Manauara Shopping. La plupart des restaurants ajoutent un service de 10 % facultatif : inutile de laisser un pourboire en plus.

    Si vous suivez un régime particulier, voici quelques pistes :

    • Végan et végétarien : pour des plats entièrement naturels et végétaux, Edi Sabor Natural (Av. Mário Ypiranga, 54) est une adresse très appréciée en ville.
    • Sans gluten : tapioca, farinha et tucupi sont naturellement sans gluten, mais demandez si la friteuse est partagée (sem glúten).
    • Lodges et croisières : signalez toute restriction dès la réservation, car l’approvisionnement en forêt est limité.

    👉 À lire aussi : Cuisine amazonienne : 7 plats typiques à goûter au Brésil

    Table de cuisine amazonienne à Manaus : poisson de rivière entier grillé sur feuilles de bananier, banane plantain grillée, farofa, citron vert et riz vert
    Photo: Giovanni Papini

    4) Que faire à Manaus : les visites incontournables

    Teatro Amazonas et Largo de São Sebastião

    Inauguré en 1896, en plein boom du caoutchouc, le Teatro Amazonas, l’opéra de Manaus, a été officiellement inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO le 27 juillet 2026, aux côtés du Theatro da Paz, le théâtre historique de Belém. Les visites guidées ont lieu du mardi au dimanche, à partir de 9 h. Devant le théâtre, le Largo de São Sebastião réunit une église, un pavage à motif de vagues et, le soir, des stands de tacacá.

    Centre historique

    Commencez par le Mercado Adolpho Lisboa, ouvert en 1883 avec une charpente en fer importée d’Europe. Empruntez ensuite l’Avenida Eduardo Ribeiro jusqu’au Palácio Rio Negro, puis terminez au Mirante Lúcia Almeida, un belvédère qui domine le Rio Negro.

    MUSA, le Museu da Amazônia

    Consacré à la science et à la culture, le Museu da Amazônia (MUSA) borde la réserve forestière Adolpho Ducke : avec le MUSA, à Manaus, la forêt commence en pleine ville. Sa tour de 42 mètres s’élève au-dessus de la canopée. Chaussures fermées obligatoires ; les sentiers guidés se réservent à l’avance.

    Bosque da Ciência

    Géré par l’INPA, l’Institut national brésilien de recherche sur l’Amazonie, le Bosque da Ciência est un parc forestier où vivent lamantins amazoniens et loutres géantes. L’entrée est gratuite, mais il faut réserver à l’avance.

    Si vous avez une journée de plus

    • Presidente Figueiredo : cascades et grottes à environ 2 heures au nord. Allez-y en semaine, ou faites-en un voyage de plusieurs jours avec le circuit 4 jours de kayak en Amazonie brésilienne.
    • Museu do Seringal : un musée à ciel ouvert qui reconstitue une exploitation d’hévéas, à 25 à 30 minutes en bateau depuis la Marina do Davi. Associez-le à la Praia da Lua, sur le même trajet. Il figure aussi au programme de la Croisière de luxe sur l’Amazone au Brésil.
    Escalier courbe menant à la façade rose et aux colonnes blanches du Teatro Amazonas, l’opéra de Manaus
    Photo: Lucia Barreiros Silva

    5) Explorez la ville le matin

    Que faire à Manaus, et surtout quand ? Misez sur le matin : la chaleur culmine en début d’après-midi, les orages de la saison des pluies (de décembre à mai) éclatent après le déjeuner et la foule arrive plus tard. Toute l’année, le soleil se lève vers 6 h. Voici un programme type :

    • 6 h–8 h : petit-déjeuner avec un X-caboquinho, puis le Mercado Adolpho Lisboa.
    • 8 h 30–11 h : la tour du MUSA, la visite guidée du Teatro Amazonas ou le Bosque da Ciência.
    • 12 h–15 h : déjeuner, puis pause à l’hôtel.
    • 17 h–18 h 30 : coucher de soleil à Ponta Negra, puis dîner et retour en VTC via l’application.

    Pour ne pas perdre de temps, anticipez : consultez le programme des spectacles du Teatro Amazonas, réservez à l’avance les sentiers guidés ou les sorties au lever du soleil du MUSA et, si vous venez pendant le Festival de Parintins, fin juin, bouclez vos réservations des mois à l’avance.

    Tour d’observation du MUSA, le Museu da Amazônia à Manaus, qui s’élève au-dessus de la canopée
    Photo: Amazonastur

    6) Les plages de Manaus : oui, mais pas n’importe comment

    À Manaus, les plages sont fluviales : elles bordent le Rio Negro et comptent parmi les grandes attractions de la ville. C’est aussi là que les habitants passent le week-end, d’où l’importance de bien choisir votre moment.

    • Plage de Ponta Negra : venez en fin d’après-midi, quand le soleil se couche sur le fleuve. À Manaus, Ponta Negra se vit surtout comme une promenade : la baignade y est interdite dès que le fleuve descend sous 16 m.
    • Praia do Tupé et Praia da Lua : accessibles uniquement en bateau depuis la Marina do Davi. Allez-y un matin en semaine, quand c’est plus calme, et assurez-vous d’avoir un bateau pour le retour avant de partir.

    Si votre excursion en Amazonie depuis Manaus comprend un lodge ou une croisière sur le Rio Negro, vous pourrez sans doute vous passer des plages de la ville : à la saison sèche, les Anavilhanas dévoilent des plages de sable blanc, souvent rien que pour votre groupe.

    Saison, sécheresse et horaires

    • C’est d’août à novembre, quand le fleuve est bas, que les plages sont les plus grandes.
    • Lors des sécheresses sévères, la baignade est interdite et les trajets en bateau changent.
    • Arrivez avant 11 h, mettez de la crème solaire et ne vous baignez jamais seul.
    Vue aérienne de plages fluviales et de bancs de sable blanc sur une rivière aux eaux sombres, entourée de forêt amazonienne en saison sèche
    Photo: Mário Oliveira

    7) Fuyez les itinéraires au pas de course et les offres du hall des arrivées

    • Itinéraires au pas de course : l’excursion classique à la journée enchaîne la Rencontre des Eaux, un lac, un spectacle de « village indigène » et un arrêt pour voir les dauphins, le tout en 6 à 7 heures.
    • Excursions de tourisme de masse : gros bateaux, mêmes arrêts pour tous les groupes et spectacles mis en scène. Si vous tenez à passer une journée sur le fleuve, choisissez un petit bateau et demandez ce que comprend chaque arrêt.
    • Excursions vendues dans le hall des arrivées : séjours en forêt à prix cassés, payés d’avance en espèces, ou billets de bateau proposés par des rabatteurs au port.

    Avant de partir, réservez votre excursion en Amazonie depuis Manaus auprès d’une agence agréée : demandez son enregistrement au Cadastur (le registre brésilien des entreprises et professionnels du tourisme) et son numéro de CNPJ officiel (l’identifiant de l’entreprise). Méfiez-vous des prix très inférieurs à la normale : un vrai séjour de 3 jours en lodge coûte en général entre 400 US$ et 1 200 US$.

    Silhouette d’un homme pagayant en pirogue sur une rivière calme au coucher du soleil, une façon plus lente d’explorer l’Amazonie

    8) Refusez les interactions forcées avec les animaux

    Au départ de Manaus, l’excursion à la journée a son revers : des pratiques contraires à l’éthique envers la faune y ont été documentées. Il n’est pas rare que les animaux soient drogués pour les rendre plus dociles et plus faciles à approcher.

    Nager avec les dauphins roses ou les nourrir passe souvent pour une activité sympathique, mais ces animaux appartiennent à une espèce en danger, et ces rencontres artificielles perturbent leur comportement naturel.

    Payer pour poser en photo avec des paresseux, des caïmans, des serpents ou d’autres animaux sauvages est tout aussi néfaste, et c’est illégal au Brésil. Ces animaux sont maintenus en captivité dans un seul but : servir d’accessoires aux selfies des touristes.

    Les vraies rencontres avec la faune sont spontanées : un dauphin qui fait surface à côté du canoë, un paresseux repéré par votre guide. Et rien n’est garanti. Prenez des jumelles, gardez vos distances et laissez les animaux mener la danse.

    👉 À lire aussi : 10 faits fascinants sur le dauphin rose de l’Amazonie

    Dauphin rose de l’Amazone faisant surface, une observation en liberté à apprécier à distance respectueuse
    Photo: Jacob Willoughby

    9) Achetez vos souvenirs auprès des artisans locaux

    Acheter directement aux artisans autochtones et aux petits producteurs, c’est faire vivre l’économie de la région et rapporter des pièces dont vous connaissez l’origine. Pour un authentique souvenir du Brésil, voici où trouver de l’artisanat amazonien :

    • GaleriAmazônica (R. Costa Azevedo, 272) : des créations d’au moins 15 peuples autochtones, étiquetées avec le nom du peuple et les matériaux utilisés.
    • Praça Tenreiro Aranha (R. Guilherme Moreira, 53) et Largo de São Sebastião (R. 10 de Julho, s/n) : stands et boutiques d’artisanat dans le Centro, avec bijoux en graines, vanneries et hamacs.
    • Boutiques du cœur touristique : pratiques, mais plus chères pour les mêmes articles.

    Fuyez tout objet fabriqué à partir de peaux, de griffes, de dents ou de plumes d’animaux. Leur achat comme leur vente sont interdits par la loi brésilienne, et leur exportation exige une autorisation officielle de l’Ibama, l’agence nationale de l’environnement.

    Boutique d’artisanat à Manaus avec paniers tressés, plateaux peints, bijoux en graines et t-shirts souvenirs
    Photo: Eduardo Amorim

    10) Prenez soin de votre santé sous la chaleur équatoriale

    Selon l’INMET (le service météorologique brésilien), les maximales moyennes à Manaus vont de 31 °C en février à 34,1 °C en septembre, avec une humidité de 75 à 86 %.

    Pour supporter la chaleur, buvez de l’eau en bouteille toute la journée, mettez une crème solaire SPF 30+ et un chapeau, et choisissez des vêtements légers à manches longues.

    Vaccins et moustiques

    • Fièvre jaune : le vaccin n’est pas exigé pour entrer au Brésil, mais il est recommandé pour l’État d’Amazonas. Faites-le au moins 10 jours avant le départ, en respectant un intervalle de 30 jours avec le vaccin contre la rougeole.
    • Paludisme et dengue : contre le paludisme en Amazonie, comme contre la dengue, la meilleure prévention reste d’éviter les piqûres. Utilisez un répulsif contenant au moins 20 % de DEET ou de picaridine, privilégiez les vêtements couvrants et gardez portes et fenêtres fermées la nuit. Dans la région, les hôtels sont généralement équipés de moustiquaires.

    Urgences médicales

    Au Brésil, les urgences médicales sont prises en charge gratuitement par le système de santé public, le SUS, y compris pour les voyageurs étrangers. À Manaus, le principal hôpital public d’urgences est l’Hospital e Pronto-Socorro 28 de Agosto, à Adrianópolis.

    Les établissements privés exigent un paiement ou une couverture complète, et les lodges en forêt se trouvent à plusieurs heures de tout centre médical : une assurance voyage qui inclut l’évacuation sanitaire et couvre toutes vos activités prévues est donc indispensable.

    👉 À lire aussi : Voyager en Amazonie en toute sécurité : le guide des vrais dangers au Brésil

    Planifiez votre excursion en Amazonie depuis Manaus avec PlanetaEXO

    Sur la route de l’Amazonie, Manaus est une ville intéressante à explorer, mais si votre objectif est de découvrir la forêt amazonienne, nous vous conseillons de passer la plus grande partie de votre temps en pleine nature. Lodge dans la jungle, croisière fluviale ou expédition en camping : un séjour de plusieurs jours vous offre plus d’occasions d’explorer des cours d’eau isolés, d’observer la faune et d’apprendre auprès des guides locaux.

    PlanetaEXO est une plateforme d’écotourisme spécialisée dans les circuits d’aventure au Brésil. Nous travaillons avec les meilleurs opérateurs locaux d’Amazonie et nous occupons de chaque détail de votre voyage, de la prise en charge à votre hôtel de Manaus jusqu’aux itinéraires sur mesure en forêt. Contactez-nous dès maintenant !

  • Excursion en bateau s'approchant du pied des chutes d'Iguazu sous un ciel bleu

    Chutes d’Iguazu, Brésil : le guide de voyage complet

    Où se trouvent les chutes, comment y aller, quand partir, ce que couvre le billet de chaque côté de la frontière et combien de jours il faut vraiment prévoir

    Les chutes d'Iguazu forment un ensemble de 275 sauts distincts répartis sur près de 2 700 mètres du fleuve Iguazu, à la frontière entre le Brésil et l'Argentine, et les plus hauts atteignent 80 mètres. L'UNESCO a inscrit le parc argentin en 1984, puis le parc brésilien en 1986. Plus vastes que celles du Niagara, les chutes sont entourées de deux parcs qui protègent le plus grand massif de forêt atlantique intérieure encore debout au monde.

    La frontière partage les chutes de façon inégale. Environ 80 % des cascades se trouvent côté argentin et près de 20 % côté brésilien. C'est justement pour cela que les chutes d'Iguazu, au Brésil, offrent la vue d'ensemble : depuis le bord extérieur de la plateforme, tout le réseau de cascades se déploie d'un seul coup devant vous.

    Vue aérienne des chutes d'Iguazu, avec des dizaines de cascades plongeant dans la gorge et une passerelle au-dessus du fleuve
    Photo: Marina Zvada

    PlanetaEXO, entreprise d'écotourisme spécialisée dans les excursions aux chutes d'Iguazu, a préparé ce guide de voyage pour vous aider à planifier chaque étape, avec le côté brésilien pour camp de base et une journée de plus côté argentin. Découvrez-le ci-dessous !

    Sommaire :

    1. Où se trouvent les chutes d'Iguazu ?
    2. Comment se rendre aux chutes d'Iguazu
    3. Quand visiter les chutes d'Iguazu ?
    4. Les deux parcs nationaux : accès, billets et règles
    5. Que faire aux chutes d'Iguazu
    6. Que mettre dans sa valise
    7. Combien de temps pour visiter les chutes d'Iguazu ?

    Où se trouvent les chutes d'Iguazu ?

    Les chutes d'Iguazu se trouvent sur le fleuve Iguazu, là où le Brésil et l'Argentine se rejoignent, à environ 25 kilomètres en amont de sa confluence avec le Paraná.

    Côté brésilien, la porte d'entrée est Foz do Iguaçu, à l'extrême ouest de l'État du Paraná. Côté argentin, c'est Puerto Iguazú, dans la province de Misiones. En face des deux, sur l'autre rive du Paraná, se trouve Ciudad del Este, au Paraguay : voilà pourquoi la région porte le nom de Triple Frontière.

    Avec 285 415 habitants selon le recensement de 2022, Foz do Iguaçu offre tout ce dont un voyageur a besoin : hôtels, restaurants, hôpitaux et un aéroport.

    Un point de vocabulaire vous évitera bien des confusions au moment de réserver. Le parc brésilien s'appelle Parque Nacional do Iguaçu, le parc argentin Parque Nacional Iguazú. Selon les langues, vous croiserez aussi plusieurs orthographes : Iguaçu, Iguazú ou Iguassu.

    Voici une carte du parc national des chutes d'Iguazu et de la région frontalière, où figurent Foz do Iguaçu, Puerto Iguazú et Ciudad del Este :

    Carte de la Triple Frontière avec Ciudad del Este au Paraguay, Puerto Iguazú en Argentine et le parc national d'Iguaçu au Brésil

    Comment se rendre aux chutes d'Iguazu

    En avion

    Deux aéroports desservent les chutes d'Iguazu, un dans chaque pays. Côté brésilien, c'est l'aéroport international de Foz do Iguaçu/Cataratas (IGU), à environ 13 kilomètres du centre-ville. Détail pratique, il se trouve sur la route du parc national, dont l'entrée est à 10 minutes environ.

    Des vols quotidiens le relient à de nombreuses villes brésiliennes, dont São Paulo, Rio de Janeiro, Brasília, Curitiba, Porto Alegre et Recife. Seule liaison internationale directe : Santiago du Chili (SCL), quelques fois par semaine.

    L'Argentine a le sien, l'aéroport international Cataratas del Iguazú (IGR), relié à Buenos Aires. Arriver par un pays et repartir par l'autre est donc tout à fait faisable.

    En voiture et en bus

    Venir en voiture ne pose aucune difficulté. Foz do Iguaçu est reliée au reste du Paraná par la BR-277, une route fédérale goudronnée. Depuis Curitiba, comptez environ 9 heures pour 640 kilomètres.

    Vous pouvez louer une voiture à l'aéroport. Dans le parc national, vous vous garez au centre d'accueil des visiteurs, puis vous montez dans les bus du parc, compris dans le billet. Les véhicules particuliers ne vont pas jusqu'aux chutes.

    Sur place, des bus municipaux relient le terminal du centre-ville à l'entrée du parc, en passant par l'aéroport et le Parque das Aves. Pour plus de simplicité et de confort, la plupart des voyageurs optent toutefois pour le transfert proposé par l'hôtel, un taxi ou une visite guidée.

    Passer côté argentin

    Pour rejoindre le parc argentin, on traverse le pont Tancredo Neves jusqu'à Puerto Iguazú, puis on roule 17 kilomètres jusqu'à l'entrée du parc Iguazú. Depuis les hôtels de Foz do Iguaçu, comptez de 45 minutes à une heure, sans oublier l'attente à la frontière.

    Voyageuse photographiant les chutes d'Iguazu depuis un belvédère de la passerelle, entourée de forêt
    Photo: NidoHuebl

    Quand visiter les chutes d'Iguazu ?

    Aucun mois n'est à éviter. Les chutes ne tarissent jamais et les deux parcs sont ouverts 365 jours par an. À Foz do Iguaçu, le climat est subtropical humide, avec des saisons bien marquées.

    L'été (de décembre à mars) est chaud et humide : les maximales dépassent 32 °C et les pluies culminent en janvier et février, ce qui donne aussi aux chutes leur débit le plus fort. L'hiver (de juin à août) est sec et dégagé, entre 10 °C et 23 °C environ.

    La meilleure période pour visiter les chutes d'Iguazu, c'est l'intersaison, soit de mars à mai ou d'août à octobre. Les journées sont chaudes sans la fournaise de février, le niveau d'eau profite encore des pluies d'été et vous échappez à la cohue de janvier et de juillet.

    Quelle que soit la saison, évitez si possible de caler votre voyage sur les jours fériés brésiliens ou argentins : les voyageurs des deux pays affluent alors dans les parcs.

    Un phénomène échappe à toutes les moyennes mensuelles : les crues exceptionnelles. Quand les pluies en amont font monter le fleuve Iguazu bien au-dessus de son niveau habituel, les passerelles les plus proches des chutes ferment temporairement des deux côtés, par sécurité. La plupart des sentiers principaux et des belvédères restent ouverts, mais mieux vaut consulter les informations officielles le jour de votre visite. Lors des plus fortes crues, le parc argentin peut fermer la passerelle de la Gorge du Diable pendant des semaines, voire en démonter une partie.

    👉 À lire aussi : 10 faits sur les chutes d’Iguazu

    Arc-en-ciel au-dessus des chutes d'Iguazu vu depuis un belvédère par temps clair
    Photo: paulobaqueta

    Les deux parcs nationaux : accès, billets et règles

    Comme les cascades chevauchent une frontière internationale, chaque parc a sa propre équipe de gestion et relève de son gouvernement. Conséquence : un billet acheté d'un côté ne donne pas accès à l'autre.

    C'est l'une des erreurs les plus fréquentes chez les visiteurs. Prévoyez une entrée distincte pour chaque site : chacun a ses horaires, ses tarifs et son règlement.

    Parc national d'Iguaçu (Brésil)

    Le parc brésilien couvre 169 695 hectares dans l'État du Paraná. Créé en 1939, agrandi en 1944 puis en 1981, il a été inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1986. Il est géré par l'ICMBio, qui a confié l'accueil des visiteurs en concession à Urbia Cataratas.

    En 2026, le prix d'entrée aux chutes d'Iguazu côté brésilien est de 134 R$ pour les visiteurs étrangers et de 121 R$ pour les Brésiliens et les citoyens du Mercosur. Un pass communautaire à 26 R$ est réservé aux habitants des 14 communes voisines. Ces tarifs peuvent évoluer : vérifiez les prix en vigueur auprès des canaux officiels avant votre visite.

    Les entrées se font de 9 h à 16 h en semaine, et une demi-heure plus tôt, dès 8 h 30, le week-end et les jours fériés. Une fois à l'intérieur, vous pouvez rester jusqu'à 17 h 30, quelle que soit votre heure d'arrivée.

    Les billets s'achètent de préférence en ligne, sur le site officiel du parc national d'Iguaçu. En haute saison, il est vivement conseillé de réserver votre date et votre créneau horaire dès l'achat.

    Coati faisant sa toilette sur la rambarde d'une passerelle, avec les chutes d'Iguazu et le fleuve en arrière-plan
    Photo: hansgertbroeder

    Parc national d'Iguazú (Argentine)

    Le parc argentin couvre 67 000 hectares dans la province de Misiones. Créé en 1934 et inscrit par l'UNESCO en 1984, il est géré par l'Administración de Parques Nacionales conjointement avec le concessionnaire Iguazú Argentina.

    Il est ouvert tous les jours de 8 h à 18 h (dernière entrée à 16 h 30). Pour voir les chutes d'Iguazu en Argentine, prévoyez un billet libellé en pesos argentins, dont le prix varie selon la nationalité : les touristes internationaux paient le plein tarif.

    Une règle argentine mérite d'être intégrée à votre programme : une deuxième journée consécutive coûte 50 % du tarif initial, à condition de faire valider votre billet avant de sortir le premier jour, dans un délai de 72 heures.

    Que faire aux chutes d'Iguazu

    Au-delà de la passerelle principale, qui se parcourt en une demi-journée, visiter les chutes d'Iguazu au Brésil, ce sont aussi des sorties en bateau riches en sensations, des sentiers en pleine forêt, des visites à l'aube et de nuit, un barrage hydroélectrique géant et un site où se rejoignent trois pays. Petit tour d'horizon !

    Petit bateau sur le fleuve Iguazu vu d'en haut à travers le feuillage de la forêt
    Photo: Fermin Rodriguez Penelas

    La Trilha das Cataratas et le belvédère de la Gorge du Diable

    La Trilha das Cataratas est un sentier de 1,4 kilomètre qui longe le bord du canyon. Au fil des pas se dévoile le panorama qui fait la réputation du côté brésilien : les chutes apparaissent de l'autre côté de la gorge, de plus en plus proches, et leur grondement enfle à chaque virage.

    Le sentier mène à la passerelle de la Gorge du Diable, au-dessus du fleuve et face à la chute principale, puis se termine par un ascenseur panoramique qui monte à Porto Canoas. Le parcours est goudronné, sans marches et entièrement accessible, et les navettes du parc desservent directement l'ascenseur.

    Voyageuse debout sur les rochers au pied des cascades des chutes d'Iguazu
    Photo: Belmond Hotel das Cataratas

    Macuco Safari

    Incontournable pour qui visite les chutes d'Iguazu côté Brésil, le Macuco Safari est une sortie en bateau pleine d'adrénaline qui vous emmène jusque sous les cascades.

    L'excursion se déroule en trois temps : 2 kilomètres à travers la forêt en véhicule électrique, 600 mètres de marche avec un guide bilingue, puis le bateau lui-même, soit environ 25 à 30 minutes sur le fleuve Iguazu, jusque sous les chutes.

    Comptez deux heures en tout, et attendez-vous à être trempés. Les bateaux partent toutes les 20 minutes sans réservation préalable, mais l'entrée du parc est à payer à part. Des sacs étanches sont fournis pour les appareils photo et les téléphones ; tout ce que vous portez sera mouillé, alors prévoyez des vêtements de rechange.

    Excursion en bateau avec des passagers en gilet de sauvetage filant vers les embruns des chutes d'Iguazu
    Photo: Christian Edelmann

    Sentiers de randonnée

    La plupart des visiteurs ne quittent jamais la passerelle principale, si bien que le reste du parc est paisible. Pour une vraie immersion dans la nature, le sentier du Poço Preto parcourt 9,6 km dans chaque sens au cœur de la forêt atlantique, jusqu'au fleuve Iguazu. À pied ou à vélo, c'est votre meilleure chance d'observer la faune locale, et pas seulement les coatis.

    Les sentiers plus courts valent aussi le détour : le Caminho das Bananeiras (1,3 km jusqu'à un ponton au bord du fleuve), le Circuito São João (1,9 km entre cascades et ancienne centrale électrique) et la Trilha da Canafístula (2,2 km, la plus ombragée).

    Passerelle au-dessus d'un ruisseau rocheux dans la forêt atlantique, entre racines et fougères
    Photo: Daniel Miller

    Lever du soleil, coucher du soleil et pleine lune

    Pour tirer le meilleur de Foz do Iguaçu, rien ne vaut l'une des rares visites en horaires spéciaux du parc.

    Les lève-tôt peuvent opter pour la visite au lever du soleil : accès à la passerelle avant l'ouverture au public, petit-déjeuner compris. Autre formule, la visite au coucher du soleil offre une entrée exclusive en fin de journée, avec en option une séance d'observation des étoiles.

    La visite de pleine lune a lieu environ cinq soirs par mois, une fois la nuit tombée, avec à la clé un arc-en-ciel lunaire (un arc-en-ciel nocturne dans les embruns). Les clients du Belmond Hotel das Cataratas, seul hôtel situé dans le parc national d'Iguaçu, profitent d'un accès exclusif à la passerelle avant et après les heures d'ouverture au public.

    👉 Découvrez l'aventure : Séjour de luxe aux chutes d’Iguaçu : Belmond Hotel das Cataratas

    Voyageuse regardant le coucher de soleil sur les chutes d'Iguazu depuis un belvédère
    Photo: Joel Carillet

    Parque das Aves

    Juste en face de l'entrée du parc, le Parque das Aves est le plus grand parc ornithologique d'Amérique latine, et un véritable centre de conservation, pas un simple attrape-touristes. Ouvert en 1994 sur 16 hectares de forêt, il abrite plus de 1 300 oiseaux de plus de 150 espèces, en particulier des espèces menacées de la forêt atlantique et des animaux secourus qui ne peuvent pas être relâchés dans la nature.

    Sa force, c'est sa conception : vous entrez dans les grandes volières, et toucans, aras et colibris évoluent tout autour de vous.

    Prévoyez environ deux heures pour le Parque das Aves. À cinq minutes seulement de l'entrée principale du parc, il se combine sans effort avec une matinée aux chutes : c'est l'activité numéro un de Foz do Iguaçu pour les familles avec enfants.

    Toucan toco au grand bec orange posé sur un rocher dans la forêt

    Les chutes d'Iguazu côté argentin

    Côté argentin, on ne regarde pas les chutes de face : on marche au milieu d'elles, et il faut y consacrer une journée entière. Voici ce que comprend le billet :

    • Circuito Superior : 1 755 mètres au sommet des cascades, entièrement sans marches, environ une heure.
    • Circuito Inferior : 2 900 mètres en descente vers le fleuve, environ 90 minutes, avec accès à l'embarcadère des sorties en bateau côté argentin.
    • Tren Ecológico de la Selva : compris dans le billet. Premier départ à 8 h 30, puis toutes les 30 minutes, dernier train vers la station de la Gorge du Diable à 15 h 30.
    • Passerelle de la Gorge du Diable : accessible par ce train, elle traverse le cours supérieur du fleuve Iguazu jusqu'au rebord de la chute principale. C'est la première passerelle fermée quand le fleuve monte.
    • Sendero Verde et Sendero Macuco : deux sentiers forestiers du parc national d'Iguazú, praticables sans guide.
    • Centre d'accueil Yvyrá Retá et Territoire Yaguareté : les espaces d'exposition du parc, le second consacré à la conservation du jaguar.
    Cascade à moitié cachée par les arbres le long d'un sentier forestier près des chutes d'Iguazu
    Photo: Ignacio Saenz Valiente

    Au-delà des chutes : le barrage d'Itaipu et le Marco das Três Fronteiras

    Foz do Iguaçu ne se résume pas aux chutes : la ville est aussi célèbre pour le monumental barrage d'Itaipu. Sa puissance installée atteint 14 000 MW, répartis sur 20 unités génératrices. En 2016, il a établi un record mondial annuel de 103,1 millions de MWh, et il a dépassé les 3 milliards de MWh produits depuis 1984.

    Le circuit Itaipu Panorâmica, en bus à impériale, vous mène aux belvédères (environ 2,5 heures) ; l'Itaipu Especial, lui, vous fait entrer dans la centrale pour voir la salle de contrôle et les turbines.

    Autre option, le Marco das Três Fronteiras (la borne des Trois Frontières) se dresse à la confluence exacte de l'Iguazu et du Paraná, là où se rejoignent le Brésil, l'Argentine et le Paraguay. Trois pays visibles depuis un même point, chacun avec son obélisque. Le site est ouvert du mardi au dimanche, de 14 h à 21 h, avec des spectacles culturels à partir de 18 h 15.

    Monument des Trois Frontières aux drapeaux du Paraguay, de l'Argentine et du Brésil
    Photo: jimfeng

    Que mettre dans sa valise

    Au Brésil comme en Argentine, visiter les chutes d'Iguazu, c'est accepter de se faire mouiller. La liste ci-dessous vaut pour les deux côtés de la frontière et pour toutes les saisons :

    • Veste de pluie ou poncho (le parc en vend, mais mieux vaut apporter le vôtre).
    • Vêtements à séchage rapide et une tenue de rechange complète pour le jour du Macuco Safari.
    • Chaussures de marche confortables et bien adhérentes, ainsi que des sandales ou des chaussures qui ne craignent pas l'eau.
    • Pochette étanche pour téléphone ou sac étanche.
    • Crème solaire et chapeau (les passerelles sont longues et très peu ombragées).
    • Répulsif anti-insectes.
    • Gourde réutilisable.
    • Des vêtements légers à superposer de juin à août, quand les minimales descendent à 10 °C.
    • Pièce d'identité avec photo ou passeport pour le côté argentin (document physique, pas une photo sur votre téléphone).
    • Espèces (des reais pour le Brésil et des pesos pour l'Argentine).

    Combien de temps pour visiter les chutes d'Iguazu ?

    Pour la plupart des voyageurs, trois jours et deux nuits, c'est la durée idéale. Vous avez ainsi une journée entière pour le côté argentin, une demi-journée pour le côté brésilien et une marge confortable autour des vols, pour qu'un retard imprévu ne bouscule pas votre itinéraire.

    Deux jours, c'est serré, mais faisable de justesse. La passerelle brésilienne se parcourt en deux heures environ et tient facilement dans une journée avec le Parque das Aves ou le Macuco Safari. En revanche, ajouter les chutes d'Iguazu côté argentin à un séjour de deux jours oblige à enchaîner passage de frontière, près de 7 kilomètres de marche et horaires de retour serrés : vous verrez les chutes, mais au pas de course.

    À partir de quatre ou cinq jours, le voyage prend une autre dimension. Ce temps en plus vous offre le sentier du Poço Preto, Itaipu, le Marco das Três Fronteiras au coucher du soleil, une deuxième journée en Argentine et, si le calendrier s'y prête, la visite de pleine lune. Vous pouvez aussi décaler une activité quand la météo ou le fleuve ne jouent pas le jeu, ce qui, à Iguazu, compte plus qu'on ne le croit.

    👉 Partez à l'aventure : Excursion aux chutes d’Iguazu : voyage privé et économique de 3 jours au Brésil

    Visiter les chutes d'Iguazu au Brésil avec PlanetaEXO

    Vous savez maintenant comment rejoindre les chutes d'Iguazu au Brésil, quand partir, ce que couvre chaque billet et combien de jours prévoir. Il ne vous reste plus qu'à choisir votre itinéraire.

    PlanetaEXO est une plateforme d'écotourisme spécialisée dans les excursions aux chutes d'Iguazu. Avec les meilleurs opérateurs locaux de Foz do Iguaçu, nous gérons les transferts, les billets des deux côtés de la frontière et l'organisation des horaires : vous n'avez plus qu'à profiter. Contactez-nous dès maintenant !

  • Voyager en Amazonie en toute sécurité : le guide des vrais dangers au Brésil

    Voyager en Amazonie en toute sécurité : le guide des vrais dangers au Brésil

    L'Amazonie est-elle dangereuse ? Voici ce qui présente un risque réel, et comment des professionnels expérimentés rendent le voyage sûr et agréable

    La plus grande forêt tropicale de la planète couvre 5,5 millions de km², dont 60 % en territoire brésilien. L'échelle a de quoi inquiéter, mais le terrain raconte autre chose. Vous vous demandez s'il est possible de visiter la forêt amazonienne sans danger ? La réponse est oui, à condition d'avoir des professionnels expérimentés à vos côtés.

    Guides agréés, opérateurs locaux et lodges en pleine jungle parcourent les mêmes rivières et les mêmes sentiers des centaines de fois par an. C'est cette répétition qui transforme un territoire sauvage en voyage planifié.

    Contrairement à ce que racontent les films, les risques réels sont bien moins cinématographiques. Chaleur, piqûres de moustiques et inconfort pendant les activités en forêt sont les problèmes les plus courants, et tout cela s'évite avec la bonne information et le bon accompagnement.

    Voyageuse au pied d'un arbre géant à contreforts dans la forêt amazonienne, au Brésil

    PlanetaEXO, plateforme d'écotourisme spécialisée dans les circuits dans la forêt amazonienne au Brésil, a réuni dans ce guide tous les vrais dangers de l'Amazonie et la façon dont ils se gèrent sur le terrain. À découvrir ci-dessous !

    La forêt amazonienne, dangereuse ? À quoi ressemble vraiment le risque

    Des prédateurs qui chassent l'homme, une nature sauvage qui avale les gens : l'Amazonie dangereuse que tout le monde a en tête n'existe pas.

    Le danger en Amazonie, quand il existe, est ordinaire, mesurable et classé dans un ordre qui surprend presque tout le monde : la chaleur, les maladies transmises par les insectes, les infections liées à l'eau, les petites blessures loin d'un hôpital, puis la même délinquance opportuniste que dans n'importe quelle grande ville. Les animaux sauvages arrivent en dernier, et de très loin.

    Si un voyage organisé est sûr, c'est pour une raison structurelle. Vous circulez sur des itinéraires fixes, à des horaires fixes, avec un guide professionnellement responsable du groupe. Les bateaux embarquent des gilets de sauvetage, les lodges gardent des trousses de premiers secours, et quelqu'un sait toujours où vous êtes et à quelle heure vous rentrez.

    Voyager en Amazonie en toute sécurité, c'est avant tout voyager correctement, encadré par des professionnels qui veillent sur votre sécurité comme sur votre plaisir.

    Guide local montrant un arbre géant à un groupe de voyageurs lors d'une randonnée guidée en Amazonie
    Photo: Felipe Castellari

    Manaus, la ville-porte de la forêt

    Presque tous les voyages en Amazonie brésilienne commencent à Manaus, ville de plus de 2 millions d'habitants et aéroport d'entrée (MAO) de toute la région.

    Au quotidien, le risque à Manaus est le vol d'opportunité plutôt que la violence, et il recule avec les mêmes habitudes qu'à São Paulo, Lisbonne ou Mexico.

    Pour rester tranquille à Manaus, appliquez le bon sens de n'importe quelle grande ville animée. Téléphone hors de vue dans la rue, Uber et 99 plutôt qu'une voiture prise au hasard au bord du trottoir, pas de sortie seul la nuit dans les zones désertes, argent et cartes répartis en deux endroits, et une copie du passeport sur vous pendant que l'original reste dans le coffre de l'hôtel.

    Réservez vos excursions avant d'arriver, auprès d'un opérateur fiable que vous avez vérifié, plutôt qu'auprès de quelqu'un qui vous aborde au port ou à l'aéroport.

    Le Teatro Amazonas au coucher du soleil à Manaus, ville d'entrée de l'Amazonie brésilienne
    Photo: Rafael Zart

    👉 À lire aussi : Manaus est-elle dangereuse ? Le guide des voyageurs en route vers l'Amazonie, au Brésil

    Forêt amazonienne : les animaux dangereux du Brésil (et pourquoi vous n'en croiserez sans doute aucun)

    En Amazonie, les animaux dangereux, anaconda, jaguar, caïman noir, jararaca, surucucu, anguille électrique, existent bel et bien. En revanche, la liste des voyageurs blessés par eux est très courte.

    La jungle est immense, sa faune dispersée, discrète et surtout nocturne : le feuillage dense dissimule à peu près tout. Sur la majorité des sorties, la difficulté du guide consiste à trouver les animaux pour les visiteurs, pas à les tenir à distance. Les repérer est l'objectif, pas un problème de sécurité.

    Le seul risque animalier appuyé par de vrais chiffres se joue au ras du sol. Entre 2010 et 2020, l'État d'Amazonas a enregistré 16 868 morsures de serpent, dues surtout aux Bothrops (jararacas), puis aux Lachesis (surucucus).

    La morsure de serpent en Amazonie pèse lourd dans les statistiques, mais la plupart des cas concernent des habitants ruraux ou indigènes qui travaillent pieds nus en forêt, ce qui veut dire que le visiteur qui marche sur un sentier balisé, en chaussures fermées, aux côtés d'un guide n'est pas concerné.

    Caïman à la surface des eaux sombres de la forêt amazonienne, au Brésil
    Photo: Marcelo Bonifácio

    En Amazonie, les insectes dangereux sont ceux qui rythment vraiment votre voyage. Les moustiques peuvent transmettre des maladies comme la dengue ou le Zika, tandis que fourmis, guêpes, abeilles et araignées provoquent piqûres, réactions douloureuses et, parfois, une urgence allergique. C'est là que doit porter votre effort de prévention :

    • Appliquez sur la peau exposée un répulsif à 30 % de DEET ou à 20 % minimum d'icaridine, à renouveler toutes les 4 à 6 heures, comme le recommande le CDC pour les voyages sous les tropiques.
    • Traitez vos vêtements à la perméthrine, qui résiste à plusieurs lavages. Ne l'appliquez jamais sur la peau.
    • Portez manches longues et pantalon long sur les sentiers, surtout à l'aube et au crépuscule, quand les piqûres sont les plus fréquentes.
    • Gardez fenêtres et portes fermées la nuit. La plupart des lodges de la jungle amazonienne sont équipés de moustiquaires aux ouvertures, et beaucoup en installent une au-dessus des lits.
    • Secouez vos chaussures et vérifiez l'intérieur chaque matin avant de les enfiler, car scorpions et araignées aiment les recoins sombres et chauds.
    • Oubliez parfums et produits très odorants, qui attirent les insectes, et laissez les vêtements fluo à la maison.

    👉 À lire aussi : 15 animaux d'Amazonie : à la rencontre de la faune sauvage du Brésil

    Chaleur et humidité : le risque que presque tout le monde sous-estime

    Manaus affiche 32 °C de maximale moyenne sur l'année et 81 % d'humidité relative, avec un pic en septembre, le mois le plus chaud, autour de 34 °C, selon les normales climatiques 1991-2020 de l'INMET.

    La température seule se gère. Le vrai danger de la forêt amazonienne, c'est l'humidité : quand elle est élevée, la sueur s'évapore beaucoup moins bien ; or c'est le mécanisme principal de refroidissement du corps. Une activité physique ordinaire devient donc beaucoup plus éprouvante que chez vous, et rester au frais demande un effort supplémentaire.

    L'épuisement dû à la chaleur est plus fréquent lors d'un voyage en Amazonie que n'importe quelle rencontre animale. Les signaux d'alerte : maux de tête, nausées, vertiges, faiblesse, irritabilité, transpiration abondante et diminution des urines.

    Prévenez votre guide dès le premier symptôme. Pris à temps, il ne demande qu'une courte pause à l'ombre ; ignoré, il peut virer au coup de chaleur, une urgence médicale critique en pleine jungle isolée.

    Voyageuse en canoë à l'ombre de la forêt inondée, en Amazonie brésilienne
    Photo: Marcelo Bonifácio
    • Buvez environ 1 litre par heure quand vous marchez sous la chaleur. N'attendez pas d'avoir soif.
    • Emportez des sels de réhydratation : l'eau seule ne remplace pas ce que vous perdez après plusieurs heures de transpiration.
    • Préférez des manches longues claires et à séchage rapide au débardeur. Couvrir la peau tient plus au frais que l'exposer, et cela protège en même temps des insectes et du soleil.
    • Utilisez une crème solaire SPF 30+ et un chapeau à large bord (les formules biodégradables valent mieux pour la rivière).
    • Acceptez le rythme du programme. Les excursions partent aux premières lueurs et marquent une pause en début d'après-midi pour éviter le pic de chaleur, pas pour rallonger l'itinéraire.

    👉 À lire aussi : Quand partir en Amazonie au Brésil ?

    Le vaccin contre la fièvre jaune au Brésil et les autres vaccins que réclame l'Amazonie

    Aucune vaccination n'est exigée des étrangers pour entrer dans le pays. En Amazonie, le vaccin contre la fièvre jaune reste malgré tout fortement recommandé à toute personne qui voyage dans l'Amazonas et dans le reste de la région amazonienne.

    Pour laisser à l'immunité le temps de se construire, faites-vous vacciner au moins 10 jours avant d'arriver dans une zone à haut risque. Selon les règles du certificat international de vaccination révisées par l'OMS en 2014, une dose unique protège à vie.

    Le service municipal de santé de Manaus demande aussi aux voyageurs d'être à jour contre la rougeole, et rappelle que les vaccins contre la fièvre jaune et contre la rougeole ne peuvent pas être administrés le même jour : il faut environ 30 jours d'intervalle entre les deux.

    Ce seul détail explique pourquoi il faut planifier ses vaccins 6 à 8 semaines à l'avance, et non la semaine du départ. Au-delà de ces deux-là, un médecin spécialisé en médecine des voyages passera en revue l'hépatite A et B, le tétanos et la diphtérie, la typhoïde et la rage, selon votre itinéraire.

    Nourriture et eau : ce qui se mange et ce qu'il vaut mieux laisser

    Dans les lodges de la jungle et à bord des croisières sur l'Amazone, mangez et buvez ce qu'on vous sert sans inquiétude.

    Les opérateurs qui reçoivent des voyageurs internationaux filtrent leur eau ou la servent en bouteille et s'approvisionnent auprès de fournisseurs agréés. La plupart des lodges mettent de l'eau potable à disposition, donc une gourde réutilisable mérite sa place dans votre sac.

    Ne buvez jamais d'eau non traitée prise dans un fleuve, un ruisseau ou un igarapé, aussi limpide soit-elle. L'eau de la forêt contient des parasites et des bactéries qu'une surface claire ne trahit pas. Le service de santé de Manaus conseille l'eau en bouteille en ville aussi, et de se laver les mains au savon plusieurs fois par jour.

    En ville, mangez là où il y a du passage et une licence visible. La cuisine de rue fait partie de l'expérience et vaut le détour : choisissez simplement le stand où les habitants du quartier font la queue et où les plats sortent du gril devant vous.

    Poisson grillé entier servi sur des feuilles de bananier avec farofa, citron vert et tomate, en Amazonie brésilienne
    Photo: Felipe Castellari

    👉 À lire aussi : La cuisine amazonienne : 7 plats typiques à goûter en Amazonie brésilienne

    Blessures, maladies et ce qui se passe quand ça tourne mal

    La plupart des incidents médicaux en forêt sont bénins. Ampoules, piqûres d'insectes, tibia écorché, estomac dérangé, cheville tordue sur une racine mouillée.

    Les lodges et les guides disposent de trousses de premiers secours et règlent tout cela sur place. Emportez tout de même votre propre stock de médicaments personnels dans leur emballage d'origine, plus des antalgiques, des antihistaminiques, des antidiarrhéiques, des pansements pour ampoules et des sels de réhydratation. Pour une pharmacie, il faut prendre un bateau, et le trajet peut durer des heures.

    Pour les petits pépins, guides et lodges assurent les premiers soins sur place. Pour les cas graves, les opérateurs appliquent des protocoles stricts de transfert du patient vers Manaus. Selon les autorités sanitaires municipales, la ville compte des unités d'urgence réparties sur cinq zones, dont des centres spécialisés comme la Fundação de Medicina Tropical pour les morsures d'animaux.

    Le système public de santé brésilien est gratuit au moment du soin, y compris pour les visiteurs étrangers, au nom du principe constitutionnel d'accès universel. Reste qu'un service d'urgence public est un filet de sécurité, pas un plan.

    Le plan, c'est l'assurance, et ce qui est écrit en petits caractères compte plus que le prix. Souscrivez un contrat qui couvre explicitement l'évacuation médicale depuis les zones isolées et qui nomme les activités de votre itinéraire : trek, kayak, navigation, camping, etc.

    Les contrats standards excluent presque toujours l'évacuation en zone reculée et les activités d'aventure, c'est-à-dire précisément ce qu'est un voyage en Amazonie. Vérifiez que le rapatriement est inclus et gardez le numéro de contrat quelque part où vous pourrez le lire sans réseau.

    👉 À lire aussi : 10 conseils pour voyager en Amazonie et profiter à fond de l'aventure

    Peut-on se baigner dans l'Amazone en toute sécurité ?

    Sur le bon tronçon, au bon moment, avec l'accord de votre guide, oui, on peut se baigner dans le fleuve Amazone. La baignade fait même partie du programme de la plupart des itinéraires.

    Le Rio Negro est l'eau de baignade classique de la région, et ce n'est pas un hasard : son eau sombre, acide, colorée par les tanins, abrite bien moins de moustiques et de parasites que l'eau blanche, chargée de sédiments, du Solimões. Certains tronçons sont excellents, d'autres beaucoup moins, et la différence ne se lit pas depuis la berge.

    Ce qui rend un tronçon du fleuve Amazone dangereux, ce n'est presque jamais un poisson, mais le courant, la profondeur, les branches immergées et les trous de vase que l'eau sombre vous cache.

    La consigne des pompiers brésiliens pour la baignade en rivière est directe : n'allez pas plus loin que la hauteur des genoux là où le courant est fort. Si un courant vous emporte, nagez en diagonale vers la berge au lieu de lutter de face.

    Les animaux aquatiques méritent eux aussi votre attention, même si le danger est bien moins grave que l'imaginaire collectif ne le laisse croire. Dangereux, le piranha ? Sa réputation dépasse largement les faits : une attaque de piranha sur un humain reste rare ; ces poissons deviennent surtout un peu plus agressifs quand ils protègent leurs œufs. Les anguilles risquent davantage d'immobiliser leur victime que de lui envoyer une décharge, et les caïmans ne se montrent que la nuit.

    Voyageurs se baignant avec des flotteurs à côté du bateau dans le fleuve Amazone, au Brésil
    Photo: Felipe Castellari

    Quelques règles suffisent pour que la baignade en rivière reste sans histoire :

    • Suivez toujours les consignes de votre guide sur le lieu et le moment de la baignade, et n'entrez jamais seul dans l'eau.
    • Restez hors de l'eau la nuit, à l'aube et au crépuscule, quand les caïmans s'approchent des berges.
    • Ne nagez pas avec une plaie ouverte ni après avoir bu de l'alcool.
    • Portez le gilet de sauvetage sur le bateau. Les gilets certifiés par la Marine brésilienne sont la norme chez les opérateurs agréés, et la plupart des accidents concernent des personnes qui n'en portaient pas.
    • Surveillez les enfants dans l'eau en permanence, même dans des hauts-fonds d'apparence calme.

    👉 À lire aussi : Comment se rendre en Amazonie au Brésil ?

    Visiter les communautés locales : le respect est la règle de sécurité

    Les communautés riveraines ribeirinhas et indigènes figurent dans de nombreux itinéraires amazoniens, et plusieurs d'entre elles accueillent les visiteurs chez elles pour des échanges vraiment sincères : cuisine, artisanat et connaissance pratique d'un lieu qu'elles habitent depuis des générations.

    Le tourisme communautaire compte énormément pour la région amazonienne : il apporte un soutien financier et social aux familles locales, tout en soutenant de nombreuses actions de conservation de l'environnement.

    Les peuples isolés relèvent d'une tout autre logique, et le tourisme en est délibérément tenu à l'écart. La FUNAI, l'agence brésilienne des affaires indigènes, recense 115 signalements documentés de groupes indigènes isolés, dont 29 officiellement confirmés, tous situés en Amazonie, soit la plus grande population isolée au monde.

    Le Brésil applique une politique stricte de non-contact : les guides et les opérateurs éloignent systématiquement leurs itinéraires de ces zones protégées. La limite n'est pas seulement juridique : il en va de leur survie, car ces groupes n'ont aucune immunité contre des maladies qu'un visiteur porterait sans même s'en apercevoir.

    Enfants jouant au tir à la corde dans une communauté riveraine de la forêt amazonienne, au Brésil
    Photo: Isadora Sá

    Dans les communautés ouvertes aux visites, l'étiquette locale fait office de première consigne de sécurité :

    • Demandez toujours l'autorisation avant de prendre des photos, en particulier celles des enfants.
    • Ne distribuez pas de bonbons, d'argent ni de cadeaux de votre propre initiative. Votre guide saura vous dire quels objets conviennent, pour éviter des problèmes imprévus après votre départ.
    • Respectez les limites de vos hôtes : observez les familles locales pour savoir où marcher et où vous asseoir.
    • Au moindre doute, demandez d'abord à votre guide. Cette seule habitude évite la plupart des maladresses et tous les impairs.

    👉 À lire aussi : Le tourisme qui garde l'Amazonie en vie

    Connaissez vos limites et parlez franchement

    Les expéditions amazoniennes ne demandent pas toutes le même souffle. Pagayer dans la forêt inondée n'a rien à voir avec une journée entière de trek en jungle ou une nuit en hamac dans un campement isolé. La chaleur et l'humidité constantes ajoutent leur poids : à 32 °C, même une activité légère devient exigeante.

    Si quelque chose ne vous met pas à l'aise, dites-le avant que ça commence. Prévoir des solutions de rechange fait partie du métier, et un groupe qui sait qu'un de ses membres saute la longue randonnée est un groupe qui reste soudé et dans les temps.

    Respecter les limites de son corps et de sa tête est l'un des moyens les plus sûrs de ne jamais se retrouver en mauvaise posture. La personne la plus à risque d'un voyage est celle qui refuse de paraître faible : c'est en forçant au-delà de sa limite qu'on transforme une journée gérable en évacuation.

    Voyageur avec une gourde sur un sentier de jungle dans la forêt amazonienne, au Brésil
    Photo: Marcelo Bonifácio

    Suivez toujours votre guide

    Voyager en Amazonie en toute sécurité tient à une seule habitude : faites ce que votre guide vous dit, et dites à votre guide ce que vous ressentez. Ces professionnels qualifiés lisent la forêt à un niveau qu'aucun visiteur n'atteint en une semaine ni même en un mois.

    Ils savent quelles plantes brûlent, quel bras de rivière est sûr, ce que signifie un changement dans le bruit de la canopée et comment donner les premiers soins à des heures d'un hôpital. Ce savoir ne vous protège que si vous vous en servez.

    Guide accompagnant des voyageurs sur un sentier forestier de l'Amazonie, au Brésil
    Photo: Gui Gomes
    • Restez avec le groupe et sur le sentier. N'entrez jamais seul dans la forêt, même à quelques pas du lodge.
    • Demandez avant de toucher un animal, une plante ou un fruit. Beaucoup sont inoffensifs, plusieurs ne le sont pas, et rien ne les distingue au premier coup d'œil.
    • Déclarez vos médicaments, vos allergies, vos pathologies et vos phobies au moment de réserver votre voyage.
    • Tenez les horaires. Les départs à l'aube et les retours au crépuscule sont des décisions de sécurité liées à la chaleur, à la faune et à la lumière, pas des préférences d'organisation.
    • Posez des questions. Les guides s'y attendent, et un groupe qui comprend pourquoi une règle existe la respecte bien plus fidèlement.

    Voyager en Amazonie en toute sécurité avec PlanetaEXO

    Vous savez maintenant que visiter la forêt amazonienne est sans danger quand vous partez avec des experts et que vous écoutez ce que la nature vous dit : il ne reste plus qu'à réserver votre voyage !

    PlanetaEXO est une plateforme d'écotourisme spécialisée dans les excursions dans la jungle amazonienne, qui travaille avec les meilleurs opérateurs locaux, lodges et guides de la région, ceux-là mêmes qui font de cette forêt un endroit sûr où voyager. Notre équipe se charge de toute la planification et de la logistique ; vous n'avez plus qu'à en profiter. Contactez-nous dès maintenant !

  • Parc du Jalapão, Brésil : le guide de voyage complet

    Parc du Jalapão, Brésil : le guide de voyage complet

    Comment aller au parc du Jalapão, quand partir, ce que sont vraiment les fervedouros, combien de jours prévoir et ce que coûte le séjour

    Tout à l'est du Tocantins, le parc du Jalapão protège des dunes, des plateaux de grès, des cascades et des piscines naturelles alimentées par des sources. Il se trouve en plein cœur du Cerrado, la plus grande savane d'Amérique du Sud : 2 036 448 km², soit 22 % du Brésil, et plus de 12 000 espèces végétales.

    Ce qui distingue le Jalapão des autres parcs brésiliens, c'est l'eau. Dans les fervedouros, des sources souterraines remontent à travers le sable et vous maintiennent à la surface au lieu de vous laisser couler. Tout près, le Rio Novo abrite l'une des trois seules populations connues du harle huppé brésilien, un canard dont il reste moins de 250 individus dans le monde.

    Vous cherchez à savoir quand partir, combien de jours prévoir et ce que coûte réellement le séjour ? PlanetaEXO, plateforme d'écotourisme spécialisée dans les séjours au Jalapão, a préparé ce guide de voyage du Jalapão pour vous aider à organiser chaque étape. On vous dit tout ci-dessous !

    Ce que vous trouverez dans ce guide :

    1. À propos du parc du Jalapão
    2. Où se trouve le Jalapão ?
    3. Comment aller au Jalapão ?
    4. Quand partir au Jalapão ?
    5. Que faire dans le parc du Jalapão ?
    6. Jalapão : combien de jours faut-il prévoir ?
    7. Faut-il un guide pour visiter le parc du Jalapão ?
    8. Combien coûte un séjour au Jalapão ?
    9. Que mettre dans son sac pour le Jalapão
    10. Le Jalapão vaut-il le détour ?
    Vue aérienne d'un fervedouro aux eaux turquoise entouré de palmiers buriti, dans le parc du Jalapão, Tocantins
    Photo : Lucas Guerra

    À propos du parc du Jalapão

    Créé le 12 janvier 2001, le parc du Jalapão est géré par Naturatins, l'agence environnementale de l'État du Tocantins. On lit souvent parc national du Jalapão : il s'agit en réalité du parc d'État du Jalapão, comme l'indiquent son nom portugais, Parque Estadual do Jalapão, et son nom anglais, Jalapão State Park. Il couvre 158 970 hectares (1 590 km²) de cascades, de champs de dunes, de canyons et d'affleurements de grès, auxquels s'ajoutent les sources appelées fervedouros, qui forment des piscines naturelles.

    La région du Jalapão dans son ensemble s'étend sur environ 34 000 km², presque la surface de la Suisse, et le parc n'en couvre qu'une partie. Juste à côté, la Station écologique Serra Geral do Tocantins protège 716 306 hectares de plus, sous la tutelle de l'Institut Chico Mendes pour la conservation de la biodiversité. Avec les réserves voisines de Bahia, du Piauí et du Maranhão, l'ensemble forme le plus grand bloc continu de Cerrado protégé du Brésil.

    Le grès sous vos pieds est plus vieux que tout le reste. Ces roches appartiennent au groupe Urucuia, déposé au Crétacé. Les géologues y lisent d'anciens champs de dunes : il y avait ici un désert, pas une mer. C'est ce même grès poreux qui stocke puis relâche lentement l'eau souterraine, celle qui alimente les sources, les rivières et les cascades que vous venez voir.

    La région est aussi un pôle d'artisanat durable, construit autour du capim-dourado (l'herbe dorée) et de la fibre de buriti. La récolte est encadrée : selon l'arrêté Naturatins 362/2007, l'herbe dorée ne peut être récoltée que du 20 septembre au 30 novembre, uniquement par des cueilleurs enregistrés, et les fleurs sont dispersées au sol pour que la plante se ressème. La loi d'État 3 594/2019 régit le reste de la filière.

    Où se trouve le Jalapão ?

    Le parc du Jalapão occupe l'est du Tocantins, à environ 300 kilomètres de Palmas, la capitale de l'État. La région s'étend sur plusieurs municipalités, dont Ponte Alta do Tocantins, Mateiros et São Félix do Tocantins. La Serra do Espírito Santo, la crête plate qui domine l'horizon, culmine à environ 900 mètres.

    « Isolé » n'est pas une figure de style ici. Mateiros, la porte d'entrée principale du parc, comptait 2 748 habitants répartis sur 9 589 km² au recensement de 2022, soit une densité de 0,29 habitant par km², selon l'IBGE. C'est exactement cet isolement qui a gardé le paysage intact. C'est aussi pourquoi une carte du Jalapão ne suffit pas à préparer le trajet, et pourquoi la logistique détaillée dans la suite de ce guide compte ici plus qu'ailleurs.

    Comment aller au Jalapão ?

    On entre presque toujours par Palmas, dont l'aéroport Brigadeiro Lysias Rodrigues (PMW) est le plus proche du parc. Trois compagnies le desservent (Gol, Azul et LATAM), avec environ 240 départs par mois sur des liaisons directes vers São Paulo, Brasília et Belo Horizonte, entre autres.

    Depuis Palmas, comptez au moins 4 heures de route jusqu'à Mateiros ou São Félix do Tocantins, les deux villes qui servent de base à la plupart des voyageurs. Le 4×4 est indispensable : quelques tronçons des routes TO-030, TO-110 et TO-247 ont été asphaltés, mais de longues portions du parcours restent en terre battue ou en sable mou, avec une signalisation très limitée.

    Autre chose à savoir : on découvre le Jalapão en boucle, pas en aller-retour. Les sites sont dispersés dans toute la région, si bien que les itinéraires entrent par un côté et ressortent par l'autre.

    La plupart des parcours partent de Palmas et y reviennent. Tous les forfaits Jalapão de PlanetaEXO incluent les transferts. Personne ne vous demandera de déchiffrer des pistes de sable sans panneau : vous n'avez plus qu'à profiter du trajet.

    Piste de terre rouge traversant le Cerrado vers le parc du Jalapão, avec un mont tabulaire à l'horizon

    Quand partir au Jalapão ?

    On peut visiter le Jalapão toute l'année, mais la saison sèche, de mai à septembre, reste la période idéale : peu de pluie, ciel dégagé, pistes fiables. Mai est le meilleur compromis, avec un Cerrado encore vert et une humidité élevée juste après la fin des pluies. À mesure que septembre approche, l'air s'assèche et la poussière monte, mais les couchers de soleil donnent les plus belles photos du Jalapão.

    La saison des pluies court d'octobre à avril. Les orages rendent les pistes en terre presque impraticables et la faune plus difficile à repérer. Janvier est le mois le plus arrosé, avec une moyenne d'environ 255 mm de pluie.

    Il ne fait jamais froid. Mateiros affiche une moyenne annuelle de 25,1 °C et environ 1 372 mm de pluie par an. Les écarts de température restent faibles toute l'année : maximales entre 30 °C et 34 °C, minimales entre 15 °C et 20 °C.

    La meilleure période pour visiter le Jalapão dépend donc du décor que vous préférez : végétation verte et cascades pleines pendant les mois humides, accès plus simple et lumière plus nette pendant les mois secs.

    Dunes dorées du Jalapão au coucher du soleil, avec la Serra do Espírito Santo en arrière-plan

    Période Pluie Ce que cela change pour votre séjour
    Mai à juin Très faible Végétation verte, rivières pleines, conduite facile. La fenêtre la plus équilibrée.
    Juillet à septembre Presque nulle Air le plus sec, pistes les plus poussiéreuses, plus beaux couchers de soleil. Haute saison : réservez tôt.
    Octobre à décembre En hausse Retour des orages, paysages qui reverdissent, moins de visiteurs.
    Janvier à avril Maximale (≈255 mm en janvier) Pistes parfois coupées, certains sites plus difficiles d'accès.

    Vue aérienne de la Cachoeira da Velha, la large chute du Rio Novo, dans le Jalapão

    Quel temps fait-il en ce moment au Jalapão, Tocantins ?

    Regardez la météo en direct dans le parc du Jalapão.

    Que faire dans le parc du Jalapão ?

    Le Jalapão ne manque pas d'itinéraires et d'activités pour les amateurs de nature et d'aventure : randonnée, rafting, baignade dans les piscines naturelles du Jalapão, rencontre avec les communautés quilombolas. Voici les activités à mettre au cœur de votre itinéraire au Jalapão.

    Flotter dans les fervedouros du Jalapão

    Les fervedouros du Jalapão sont la première raison qui pousse les gens à venir. L'eau remonte par une fracture du grès et traverse un lit de sable dont elle maintient les grains en suspension permanente. Résultat : aucun fond solide sous les pieds, et un courant ascendant qui vous garde en surface.

    Le sel et la densité de l'eau n'y sont pour rien, et aucun phénomène comparable n'a été documenté ailleurs. La plupart de ces bassins ne font que 1 à 2 mètres de profondeur, et pourtant vous ne touchez pas le fond à l'endroit où la source jaillit.

    Les plus connus sont les fervedouros do Soninho, Ceiça, Buritizinho et Bela Vista. Ce dernier est le plus large de la région et le seul à disposer d'un restaurant et d'un hébergement sur place.

    Plusieurs fervedouros fonctionnent désormais avec des créneaux horaires et un nombre maximal de personnes dans l'eau. Votre guide les programmera donc plutôt en début ou en fin de journée.

    Le Rio Novo en rafting

    Pour une dose d'adrénaline plus forte, la descente du Rio Novo en rafting enchaîne des rapides de classe III et IV. La même rivière abrite l'une des dernières populations du harle huppé brésilien (Mergus octosetaceus), classé En danger critique par l'UICN, avec moins de 250 individus dans le monde : les portions calmes se transforment en séance d'observation des oiseaux. Les descentes font en général halte sur les plages de sable de la rivière.

    Quatre voyageurs en raft orange dans les rapides du Rio Novo, au Jalapão

    Les cascades

    La Cachoeira da Formiga tombe dans un bassin d'eau verte assez claire pour qu'on en voie le fond. C'est la baignade la plus facile du parc.

    La Cachoeira da Velha, sur le Rio Novo, c'est tout l'inverse : large et puissante, on la regarde plus qu'on ne s'y baigne, et c'est de là que partent la plupart des descentes en rafting.

    Baigneurs sous l'eau turquoise et limpide de la Cachoeira da Formiga, au Jalapão
    Photo : @viagemnarelacao

    Sentiers, dunes et levers de soleil

    Commencez la journée tôt, avec le lever du soleil depuis la Serra do Espírito Santo, une crête de grès qui approche les 900 mètres. Terminez-la sur les dunes du Jalapão, seul champ de dunes du Cerrado brésilien, dont les plus hautes culminent à 40 mètres.

    Le sable de ce désert du Jalapão vient de la Serra elle-même : le vent l'arrache à la roche et le dépose au même endroit depuis des millénaires.

    Groupe de randonneurs sur un sentier de roche rouge dans le Cerrado du parc du Jalapão

    Les communautés locales

    La communauté quilombola de Mumbuca, à Mateiros, est le berceau de l'artisanat en herbe dorée qui fait aujourd'hui vivre des dizaines de familles dans la région. La visite comprend en général les ateliers, un repas fait maison et le récit de la façon dont la récolte a fini par être réglementée.

    Environ 54 familles participent à la récolte annuelle, que la communauté célèbre lors de la Festa da Colheita do Capim Dourado.

    👉 À lire aussi : Que faire à Jalapão ?

    Jalapão : combien de jours faut-il prévoir ?

    Quatre jours, c'est le minimum réaliste. Le parc du Jalapão est vaste, ses sites sont dispersés et chacune des bases, de Ponte Alta à Mateiros et São Félix do Tocantins, en couvre une partie différente. Cette durée vous laisse voir les incontournables sans passer le séjour entier dans un véhicule.

    Gardez le temps de route en tête. Rejoindre l'une ou l'autre des villes-portes demande au moins 4 heures depuis Palmas, et les trajets entre les sites à l'intérieur de la région prennent plus de temps que la carte ne le laisse croire. Si votre programme est serré, ce sont les visites qui en font les frais.

    Cinq ou six jours changent la nature du séjour. Ces journées supplémentaires ouvrent des randonnées plus longues, des sites en dehors du parcours principal, des matinées tranquilles dans les fervedouros avant l'arrivée des groupes à la journée et du vrai temps passé avec les communautés locales.

    Coucher de soleil sur le Cerrado du Jalapão, palmiers buriti se découpant sur un ciel orangé

    Faut-il un guide pour visiter le parc du Jalapão ?

    Rien ne l'impose, mais partir avec un guide professionnel est vivement recommandé. Le Jalapão sans guide se complique vite : les pistes sont en sable et en terre, réservées aux 4×4, et la signalisation est quasi inexistante. Avec une densité de 0,29 habitant par km² à Mateiros, vous pouvez rouler des heures sans croiser personne à qui demander votre route.

    Une visite guidée règle aussi la logistique qu'on organise mal à distance : le transport aller-retour depuis Palmas, l'horaire de chaque fervedouro, les autorisations et l'accès aux visites communautaires, et l'assistance si une piste est emportée. Elle limite votre impact sur les sites et fait entrer des revenus dans les communautés qui les entretiennent.

    Un guide aide un voyageur à gravir une échelle le long d'une paroi rocheuse, dans le parc du Jalapão

    Combien coûte un séjour au Jalapão ?

    Les prix au Jalapão dépendent de la durée de l'itinéraire, de la taille du groupe et des activités que vous ajoutez.

    Chez PlanetaEXO, les tarifs démarrent aujourd'hui à 560 € par personne pour le séjour de 4 jours au départ de Palmas, 730 € pour l'aventure de 5 jours et 990 € pour le trek de 6 jours.

    Ces tarifs comprennent un guide professionnel, l'hébergement, le petit-déjeuner et le déjeuner, tous les transports sur place et l'entrée des sites au programme. Le prix par personne baisse à mesure que le groupe grandit et monte en juillet (le mois de pointe) : un même itinéraire peut donc varier de plus de 30 % selon la date et le nombre de participants.

    Un détail à anticiper : certaines activités sont vendues en option, dont le lever du soleil à la Serra do Espírito Santo et le rafting sur le Rio Novo. Décidez avant de partir, car elles changent à la fois le prix et le rythme de vos journées.

    👉 Découvrez les aventures :

    Voyageur assis au bord d'une falaise de grès au lever du soleil, face à la plaine du Cerrado, au Jalapão

    Que mettre dans son sac pour le Jalapão

    Adaptez vos affaires à votre itinéraire : les journées de marche, les cascades et le rafting ne demandent pas le même équipement. Voici la liste que nous recommandons à tous les voyageurs :

    • Chemise à manches longues avec protection UV
    • Pantalon de randonnée (modèle léger ou legging)
    • Chaussures de randonnée ou baskets confortables avec une bonne adhérence
    • Chaussures d'eau ou une deuxième paire de baskets que vous pouvez mouiller pour le rafting
    • Crème solaire et répulsif anti-insectes
    • Chapeau ou casquette
    • Lunettes de soleil
    • Gourde ou bouteille d'eau
    • Sac à dos de 20 litres maximum pour les sentiers
    • Veste légère pour les nuits plus fraîches de mai à septembre, quand les minimales descendent à 15 °C
    • Veste de pluie entre octobre et avril : les pluies les plus fortes tombent de décembre à mars
    • Vêtements légers et maillot de bain

    Voyageurs avec sacs à dos et chapeaux à un belvédère du Jalapão, devant la plaine du Cerrado

    Le Jalapão vaut-il le détour ?

    Le parc du Jalapão vaut le détour pour une raison très concrète : peu d'endroits réunissent, à quelques heures les uns des autres, un champ de dunes, des rapides de classe IV, des cascades d'eau claire et un phénomène de source documenté nulle part ailleurs, le tout dans le bloc de Cerrado le mieux préservé du Brésil.

    Ajoutez les communautés quilombolas et l'artisanat en herbe dorée, et le séjour devient autant culturel que sportif.

    Visiteur face à deux hautes cascades tombant dans un canyon de grès rouge, au Jalapão

    Prêt à découvrir le parc du Jalapão ?

    Maintenant que vous savez quand partir au Jalapão, comment y aller et combien de jours prévoir, il ne vous reste qu'à choisir votre itinéraire.

    PlanetaEXO est une plateforme d'écotourisme spécialisée dans les séjours au Jalapão. Avec les meilleurs opérateurs et guides locaux du Tocantins, nous prenons en charge la logistique 4×4, l'hébergement et le rythme des visites pour que vous puissiez vous concentrer sur les paysages. Contactez-nous dès maintenant !

  • Vue aérienne des dunes de sable blanc et des lagunes d'eau de pluie des Lençóis Maranhenses au coucher du soleil, Brésil.

    Les 8 plus beaux endroits à visiter au Brésil : nature et aventure

    Dunes, jungle, zones humides, récifs et chutes d'eau : huit destinations de voyage d'aventure au Brésil, ce qui fait la réputation de chacune et quand y aller

    Le Brésil couvre 8,5 millions de km² et six biomes distincts, et c'est pour cela que deux voyages ici ne se ressemblent presque jamais. Partir au Pantanal en juillet ou aux Lençóis Maranhenses la même semaine, ce sont deux paysages sans rien de commun : d'un côté une plaine inondée pleine de grands mammifères, de l'autre un désert de sable blanc qui se remplit d'eau de pluie chaque année.

    La plupart des listes des plus beaux endroits à visiter au Brésil commencent par Rio de Janeiro ou São Paulo et s'arrêtent au littoral. Ce sont des villes formidables, qui valent le voyage, mais il y a bien plus à voir dans un pays de cette taille et de cette diversité.

    Vous ne savez pas encore où aller au Brésil ? Les huit destinations ci-dessous montrent une autre facette du pays : parcs nationaux, plaines inondées et archipels où la raison de venir, c'est le paysage lui-même.

    Vue aérienne des chutes d'Iguaçu au coucher du soleil, entourées de forêt atlantique, au Brésil.

    Vous voulez découvrir de quoi seraient faites les plus belles vacances de votre vie ? PlanetaEXO, plateforme d'écotourisme spécialisée dans le voyage d'aventure au Brésil, a réuni ce guide pour vous. C'est parti !

    1. Lençóis Maranhenses : dunes et lagunes

    Avec ses 155 000 hectares dans l'État du Maranhão, au nord-est, le parc national des Lençóis Maranhenses est une curiosité géographique sans équivalent sur Terre. Il a tout du désert aride, sauf qu'il y tombe environ 1 600 mm de pluie par an.

    L'eau s'accumule entre les dunes et, pendant quelques mois, le parc se remplit de milliers de lagunes d'eau douce où l'on peut nager. L'UNESCO l'a inscrit au patrimoine mondial en 2024.

    Le saviez-vous ? Les Lençóis Maranhenses :

    • Les dunes atteignent environ 40 mètres et continuent d'avancer avec le vent : la carte des lagunes change donc chaque année.
    • Les lagunes se remplissent de janvier à juin et gardent l'eau jusqu'en septembre ; en octobre, la plupart se sont évaporées.
    • Certaines lagunes abritent des poissons, arrivés à l'état d'œufs sur les pattes des oiseaux et capables de survivre dans la vase d'une saison à l'autre.

    Quand y aller : de juin à septembre, quand les lagunes sont pleines et que la pluie a cessé. On passe par São Luís, capitale du Maranhão, puis par Barreirinhas.

    Un couple marche sur une dune de sable blanc au bord d'une lagune turquoise dans les Lençóis Maranhenses, Brésil.
    Photo: Leo Castro

    👉 Voir plus : nos circuits aux Lençóis Maranhenses

    2. Forêt amazonienne : jungle et fleuves

    C'est sans aucun doute l'un des plus beaux endroits à visiter au Brésil: la forêt amazonienne couvre environ 5,5 millions de km² répartis sur neuf pays, dont près de 60 % en territoire brésilien.

    Le fleuve Amazone traverse la forêt sur plus de 6 900 km et transporte un cinquième de toute l'eau douce du monde qui rejoint l'océan. Les routes y sont quasi inexistantes : on découvre donc la forêt en bateau. Et ce que vous voyez depuis l'eau change du tout au tout entre la saison des crues et la saison sèche.

    Le saviez-vous ? L'Amazonie :

    • À la Rencontre des Eaux, près de Manaus, le Rio Negro sombre et le Solimões sableux coulent côte à côte sur environ 6 kilomètres sans se mélanger, à cause de différences de température, de vitesse et de densité.
    • Entre le pic de la crue et la saison sèche, le niveau de l'eau peut varier de plus de 10 mètres.
    • La région concentre la plus grande diversité faunique du pays : plus de 75 % des mammifères et 80 % des oiseaux du Brésil.

    Quand y aller : en crue (mai à juillet) pour pagayer entre les canopées, ou en saison sèche (septembre à novembre) pour les plages de sable, la marche et de meilleures chances d'observation à terre. On passe par Manaus.

    Vue aérienne du rio Negro serpentant dans la forêt amazonienne inondée, avec un bateau régional, Brésil.

    👉 Voir plus : nos voyages en Amazonie au Brésil

    3. Pantanal : plaine inondée et jaguars

    Si vous voulez le meilleur de la faune brésilienne, c'est ici qu'il faut venir. L'Amazonie déborde de biodiversité, mais le Pantanal, plus grande zone humide tropicale du monde, offre des plaines dégagées et une végétation basse, exactement ce qui manque à la forêt pour voir réellement les animaux.

    Avec la plus forte densité de jaguars de la planète, le Pantanal Nord rend les observations de saison sèche, sur les rivières autour de Porto Jofre, à Poconé, presque routinières plutôt qu'affaire de chance.

    Le saviez-vous ? Le Pantanal :

    • Deux régions bien distinctes se visitent : le Pantanal Nord, dans le Mato Grosso, et le Pantanal Sud, dans le Mato Grosso do Sul.
    • Au plus fort de la saison des pluies, jusqu'à 80 % de la plaine passe sous l'eau, ce qui concentre les animaux sur les terres restées sèches les mois suivants.
    • Outre les jaguars, les animaux du Pantanal les plus emblématiques sont les capybaras, les caïmans, les loutres géantes, les aras, les tapirs et les tamanoirs.

    Quand y aller : de juillet à octobre, au cœur de la saison sèche, quand les chances de voir un jaguar sont au maximum. On passe par Cuiabá pour le Pantanal Nord (Porto Jofre) et par Campo Grande pour le Pantanal Sud (et pour Bonito, à 3 heures de route, avec ses rivières de snorkeling en eau douce).

    Un jaguar traverse une rivière du Pantanal pendant que des voyageurs l'observent depuis la berge, Brésil.

    👉 Voir plus : nos voyages au Pantanal

    4. Foz do Iguaçu : eau et tonnerre

    Posée sur la frontière entre le Brésil et l'Argentine, Foz do Iguaçu doit sa réputation aux chutes d'Iguaçu. L'ensemble compte environ 275 chutes distinctes, déployées sur un front de près de 2,7 kilomètres.

    La pièce maîtresse, la Gorge du Diable, est un canyon en fer à cheval d'environ 80 mètres de profondeur où une grande partie du débit bascule d'un seul coup. Le côté brésilien offre le panorama, le côté argentin vous place au-dessus. Le parc national d'Iguaçu est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1986.

    Le saviez-vous ? Foz do Iguaçu :

    • Le nombre de chutes distinctes varie selon le niveau du fleuve. Après de fortes pluies, les cascades fusionnent en rideaux plus larges et moins nombreux.
    • Les martinets à tête grise nichent derrière le rideau d'eau et le traversent en plein vol pour rejoindre la paroi rocheuse.
    • Le parc alentour protège l'un des plus grands fragments restants de forêt atlantique, où vivent coatis, toucans et, plus rarement observés, jaguars.

    Quand y aller : toute l'année. D'août à novembre, bon débit et moins de monde ; le pic de crue de janvier à mars est le plus spectaculaire, mais certaines passerelles peuvent fermer.

    Les chutes d'Iguaçu vues du côté brésilien du parc national de l'Iguaçu, Brésil.

    👉 Voir plus : nos circuits à Foz do Iguaçu

    5. Itacaré : vagues et forêt

    Dans le sud de Bahia, Itacaré se trouve là où la forêt atlantique descend jusqu'au bord de l'eau. La plupart des villages balnéaires brésiliens ont rasé cette forêt il y a des décennies ; ici elle tient toujours debout, et l'accès à plusieurs plages se fait par un sentier sous canopée dense plutôt que par une route.

    Avec une enfilade de spots de surf à quelques kilomètres du centre, c'est l'un des plus beaux endroits du Brésil quand on surfe.

    Le saviez-vous ? Itacaré :

    • Le parc d'État de la Serra do Conduru, tout proche, détient l'un des plus forts taux de diversité d'arbres jamais mesurés, avec bien plus de 400 espèces sur un seul hectare.
    • La forêt atlantique a été réduite à une fraction de son étendue d'origine, ce qui rend rares les portions côtières intactes comme celle-ci.
    • Les plages d'Itacaré s'enchaînent dans l'ordre (Concha, Resende, Tiririca, Prainha) et le surf devient plus sérieux à mesure que vous avancez.

    Quand y aller : de septembre à mars, la période la plus chaude et la plus sèche. Le surf, lui, fonctionne presque toute l'année.

    Plage bordée de cocotiers et forêt atlantique sur le littoral sud de Bahia, près d'Itacaré, Brésil.

    👉 Voir plus : nos excursions à Itacaré, dans le Bahia

    6. Fernando de Noronha : récifs et tortues

    Fernando de Noronha est un archipel de 21 îles situé à environ 545 kilomètres au large du Pernambouc. L'eau la plus claire du pays se trouve ici : un bon jour, la visibilité atteint 40 mètres.

    C'est aussi l'endroit le plus strictement protégé de cette liste. Le nombre de visiteurs présents simultanément sur l'île est plafonné et chacun s'acquitte d'une taxe de préservation environnementale. L'UNESCO l'a classé au patrimoine mondial en 2001.

    Le saviez-vous ? Fernando de Noronha :

    • La Baía dos Golfinhos abrite l'un des plus grands groupes résidents connus de dauphins à long bec, qui entrent dans la baie chaque matin pour se reposer.
    • L'archipel est volcanique, né de l'activité de la dorsale médio-atlantique, et c'est pour cela que l'eau est déjà profonde et limpide si près du rivage.
    • Plusieurs plages ferment aux visiteurs pendant la saison de ponte, lorsque les tortues vertes et les tortues imbriquées viennent pondre sur le sable.

    Quand y aller : d'août à novembre pour la meilleure visibilité en plongée ; de mars à juillet, la houle grossit sur les plages exposées.

    Une plongeuse nage à côté d'une tortue imbriquée au-dessus du récif de Fernando de Noronha, Brésil.

    👉 Voir plus : nos forfaits plongée à Fernando de Noronha

    7. Chapada Diamantina : sommets et cascades

    Le parc national de la Chapada Diamantina protège environ 152 000 hectares de montagnes, de canyons et de rivières au cœur du Bahia.

    La traversée du Vale do Pati est largement considérée comme le plus beau trek longue distance du Brésil. Comptez 3 à 5 jours entre des fermes isolées au fond de la vallée, sans le moindre accès routier : on entre à pied et on ressort à pied.

    Certaines des plus belles randonnées de la Chapada Diamantina mènent à des cascades superbes comme Fumaça, Fumacinha, Sossego et Encantada.

    Le saviez-vous ? La Chapada Diamantina :

    • Le nom vient de la ruée vers le diamant des années 1840 ; les villages qui ravitaillent aujourd'hui les treks étaient des campements de mineurs.
    • Au Poço Encantado, entre avril et septembre, un rayon de soleil frappe le lac souterrain et teinte toute la caverne en bleu.
    • Plutôt que sous la tente, les randonneurs dorment chez les familles qui vivent et cultivent à l'intérieur du Vale do Pati.

    Quand y aller : d'avril à octobre, en saison sèche, quand les traversées de rivière sont plus faciles et les sentiers bien fermes.

    Une randonneuse assise sur une corniche rocheuse au-dessus d'une vallée verdoyante de la Chapada Diamantina, Bahia, Brésil.

    👉 Voir plus : nos circuits en Chapada Diamantina

    8. Jalapão : sources et savane

    Un des plus beaux endroits du Brésil si vous cherchez moins de monde et plus de nature. Le parc d'État du Jalapão, dans le Tocantins, est couvert par la savane du Cerrado et alterne dunes orangées, montagnes tabulaires et canyons de rivière.

    Les vraies vedettes, ce sont les fervedouros : des sources au fond sableux où l'eau pousse vers le haut avec assez de force pour vous empêcher de couler. Vous flottez debout, sans nager, dans une eau assez claire pour tout distinguer en dessous de vous.

    Le saviez-vous ? Le Jalapão :

    • Le Cerrado est la savane la plus riche en biodiversité au monde et couvre environ 22 % du territoire brésilien.
    • Le capim-dourado (herbe dorée) ne pousse nulle part ailleurs sous cette forme. Les communautés locales le tissent à la main depuis les années 1930, et il est aujourd'hui protégé par une certification d'origine.
    • L'une des cascades les plus aimées du parc, la Cachoeira da Velha, forme un fer à cheval d'environ 100 mètres de large sur le Rio Novo.

    Quand y aller : de mai à septembre, en saison sèche, quand les pistes en terre sont praticables et l'eau bien claire.

    Vue aérienne d'un fervedouro entouré de palmiers buriti au Jalapão, Tocantins, Brésil.

    👉 Voir plus : nos circuits au Jalapão

    Prêt à découvrir les plus beaux endroits du Brésil ? Préparez votre voyage avec PlanetaEXO !

    Maintenant que vous savez ce que chacun de ces huit lieux offre vraiment, il reste à faire coïncider vos dates avec la bonne destination. Ce ne sont pas les seuls endroits à voir au Brésil, mais ce sont ceux où le paysage fait tout le travail.

    PlanetaEXO est une plateforme d'écotourisme spécialisée dans les voyages d'aventure au Brésil, aux côtés des opérateurs locaux qui connaissent chacune de ces régions de l'intérieur. Nous sélectionnons un à un des itinéraires nature, du trek guidé à la route sur mesure entre deux ou trois destinations. Notre équipe s'occupe de l'organisation pour que vous vous concentriez sur le voyage. Contactez-nous !

  • Voyageuse dans un canoë en bois regardant la canopée de la forêt inondée lors d'une aventure en Amazonie

    Vacances en Amazonie : 7 activités qui remplissent vos journées dans la jungle

    Randonnée, canoë dans la forêt inondée, pêche au piranha, sorties de nuit, visites de communautés, et bien plus. Et surtout : votre choix entre lodge, croisière ou campement décide des activités auxquelles vous aurez droit !

    L'Amazonie vit au rythme de l'eau. Dans le port de Manaus, on mesure le niveau du fleuve à la main chaque jour depuis 1902. Le constat est simple : le Rio Negro atteint son maximum entre mai et juillet, en juin le plus souvent, puis il redescend au plus bas fin octobre. Pour les habitants de l'État d'Amazonas, ça change tout. Le niveau de l'eau commande une grande partie de la vie de la région, tourisme compris.

    Autant bien la comprendre avant de réserver vos vacances en Amazonie. En hautes eaux, vous pagayez en canoë à travers la forêt, entre les branches. Vous flottez au-dessus d'un sol que vous auriez foulé à pied en octobre. En basses eaux, des plages de sable blanc apparaissent là où passait le canoë. Même endroit, même circuit, des journées totalement différentes.

    PlanetaEXO est une plateforme d'écotourisme spécialisée dans les voyages en Amazonie au Brésil. On a préparé ce guide pour répondre à une question simple : que faire en Amazonie ? Voici les 7 activités qui reviennent dans presque tous les itinéraires. Et comment lodges, croisières et campements changent chacune d'elles. Découvrez tout ça ci-dessous !

    Lodge, croisière ou campement : là où vous dormez décide de vos journées

    Bungalow d'un lodge dans la jungle amazonienne sur pilotis, avec hamac et chambre éclairée entourée de forêt
    .

    Avant même de choisir vos activités, une chose compte plus que tout : votre camp de base. Lodge, croisière ou campement, ce ne sont pas trois budgets pour les mêmes vacances en Amazonie. Chacun vous donne un accès différent à la forêt.

    Un lodge dans la jungle amazonienne ne bouge pas. Vous avez un lit, un ventilateur ou la climatisation, et un restaurant. Tout ce que vous faites se joue à deux heures maximum du ponton. Pour beaucoup de voyageurs, ce rayon limité n'est pas un problème : les meilleurs lodges sont installés dans des coins où l'on a envie de rester. L'Anavilhanas Jungle Lodge, par exemple, fait face à l'archipel d'Anavilhanas, un labyrinthe d'îles en eaux noires classé en parc national. Il couvre 350 469 hectares.

    À l'inverse, les croisières sur l'Amazone misent tout sur la distance. Le bateau navigue de nuit. Chaque matin, vous vous réveillez dans un nouvel endroit, sans jamais repasser par le même bras de fleuve. Une croisière en Amazonie peut ainsi enchaîner le parc national du Jaú, l'une des plus grandes aires protégées de la forêt et un site classé à l'UNESCO, des communautés autochtones et des rencontres avec le dauphin rose en Amazonie, le tout dans un seul itinéraire.

    Le campement, lui, renonce aux deux. Sur les excursions avec un stage de survie en jungle, comme le trek de survie en Amazonie de 4 jours, on dort dans des hamacs sous des bâches, avec une moustiquaire. Un guide veille toute la nuit pour guetter les animaux.

    1. La randonnée en forêt

    Randonneuse au pied d'un arbre géant de la forêt amazonienne, regardant vers la canopée
    .

    Soyons honnêtes sur la randonnée en forêt amazonienne : vous ne verrez pas de jaguar. Vous verrez des arbres. Et c'est justement là que tout se joue, dès qu'un guide vous apprend à les lire.

    À l'échelle du bassin, une étude de 2013 parue dans Science a compté environ 16 000 espèces d'arbres parmi quelque 390 milliards d'arbres. Et surprise : 227 espèces à peine (1,4 %) représentent la moitié de tous les arbres sur pied en Amazonie. Toute cette diversité passe inaperçue pour un œil non averti.

    D'où l'importance d'avoir un guide à vos côtés. Il marche sur le même sentier que vous, mais il voit un tout autre monde : quelle écorce fait tomber la fièvre, quelle liane contient de l'eau potable, quelle marque sur un tronc a été laissée par un pécari le matin même, et à quel animal appartient le cri que vous entendez entre les arbres.

    Attendez-vous à la chaleur, à l'humidité, à la boue, et à un rythme plus proche de la visite de musée que de la séance de sport (comptez en général 2 à 3 heures de marche). Le sol de la forêt est sombre et silencieux. Presque toute la vie se concentre plus haut, dans la canopée, au-dessus de vous.

    2. Le canoë dans la forêt inondée

    Pagayeur en canoë glissant à travers la forêt inondée d'igapó du Rio Negro
    .

    Quand le Rio Negro monte, il ne remplit pas seulement son lit : il entre dans la forêt et y reste des mois. Ça donne l'igapó, une forêt inondée en eaux noires, couleur de thé fort à cause des tanins des feuilles mortes. Son équivalent en eaux blanches s'appelle la várzea, inondée par le Solimões chargé de sédiments. Dans les deux cas, vous traversez la forêt à la pagaie par l'intérieur, au lieu de la longer. La canopée qui montait à 15 mètres au-dessus de votre tête en octobre arrive à hauteur d'yeux en juin.

    Un bateau à moteur ne peut pas y aller. Les passages entre les troncs sont trop étroits, des branches se cachent sous l'eau, et le bruit du moteur ferait fuir tout le monde. Vous prenez donc un canoë à pagaie. Son glissement silencieux vous laisse approcher les habitants du coin : paresseux, caïmans, singes-écureuils, et bien d'autres.

    Les meilleurs coins sont le Rio Negro et ses bras latéraux, les igarapés, les lacs inondés d'Anavilhanas et, côté Pará, l'Arapiuns et le Tapajós.

    Un détail à retenir pour vos vacances en Amazonie : en basses eaux, l'igapó redevient une terre ferme. Si vous venez surtout pour pagayer sous la canopée, partez plutôt entre mai et août.

    3. La pêche traditionnelle

    Piranha fraîchement pêché suspendu à une ligne à main lors d'une pêche en Amazonie
    .

    Bien avant d'être une activité, la pêche, c'était le déjeuner. Et dans une bonne partie de l'Amazonie, ça l'est encore. Le bassin abrite plus de 2 400 espèces de poissons décrites, et le seul Rio Negro en compte 1 165, dont 156 que l'on ne trouve nulle part ailleurs sur Terre. C'est le réseau de rivières le plus riche en poissons de la planète. Les gens qui vivent sur ses rives s'en nourrissent depuis des millénaires.

    La pêche au piranha est la version que presque tous les itinéraires proposent. Le matériel est tout simple : des baguettes, du fil, des hameçons et des morceaux de viande. Il suffit ensuite de taper l'eau pour imiter une proie en détresse.

    Pas de panique : le piranha n'est pas l'animal des films. Sur les quelque 30 espèces d'Amérique du Sud, la plupart mangent un peu de tout, y compris des restes. D'ailleurs, partout en Amazonie, des gens se baignent chaque jour dans des eaux à piranhas. Restez attentif, bien sûr. Mais suivez les consignes de votre guide et tout se passera très bien.

    D'autres poissons que vous pourriez croiser :

    Le Tucunaré (peacock bass), le plus grand cichlidé des Amériques, jusqu'à 99 cm et 12,2 kg.

    L'Aruanã, qui atteint 90 cm et saute hors de l'eau pour attraper des insectes sur les branches basses.

    Le Tambaqui, jusqu'à 108 cm et 40 kg, qui mange les fruits et les graines tombés dans la forêt inondée.

    Le Pirarucu (Arapaima gigas), l'un des plus grands poissons d'eau douce au monde, jusqu'à 4,5 mètres et 200 kg : il respire l'air et doit remonter en surface toutes les quelques minutes.

    La pêche traditionnelle amazonienne n'abîme pas l'écosystème, contrairement à la pêche de masse. Beaucoup de communautés locales gèrent leurs propres lacs : elles comptent les poissons, fixent des quotas et surveillent les bateaux venus d'ailleurs. La pratique reste durable, et elle fait vivre ces familles.

    Lors d'un voyage en Amazonie, vous pêcherez à la ligne à main avec votre guide, en ne gardant que ce qui sera mangé et en relâchant le reste.

    4. La sortie nocturne

    Guide balayant la forêt avec une lampe torche lors d'une sortie nocturne en Amazonie
    .

    Après le dîner, on repart en bateau. Le moteur s'arrête, une lampe torche balaie la berge, et d'un coup la rive s'illumine : des paires de points orange qui flottent sur l'eau.

    Cette lueur dans les yeux n'a rien d'une illusion. Les caïmans ont un tapetum lucidum : une couche de cristaux de guanine placée derrière la rétine. Elle renvoie la lumière une seconde fois à travers l'œil, ce qui double les chances de capter chaque photon. Voilà pourquoi ils chassent très bien dans le noir presque total, pourquoi on les repère facilement la nuit, et presque jamais de jour.

    Deux yeux écartés et posés bas sur l'eau, c'est un gros animal. Plus le crâne est grand, plus les yeux sont éloignés. Un guide expérimenté devine donc la longueur de la bête avant même qu'elle bouge. Celui qu'on espère voir, c'est le caïman noir, le plus grand prédateur du bassin amazonien, qui atteint environ 5 mètres.

    D'autres animaux en Amazonie sortent une fois la nuit tombée. Attendez-vous à des rainettes, des chauves-souris pêcheuses, des boas constricteurs, des ibijaus, des martins-pêcheurs, et, avec un peu de chance, un douroucouli, le seul singe nocturne des Amériques.

    👉 Lire la suite: Comment se rendre en Amazonie au Brésil ?

    5. Techniques de survie et bivouac en jungle

    Dans un camp de survie, vous emportez le strict nécessaire, vous dormez là où vous vous arrêtez, et vous apprenez comment on vit ici, au quotidien. Le matériel est réduit au minimum : hamac, moustiquaire, une bâche au-dessus de la tête contre la pluie, un feu pour cuisiner, et un guide éveillé toute la nuit. Les repas sont simples, et en partie pêchés le jour même.

    Un stage de survie en jungle en Amazonie apprend en général à faire du feu sur un sol humide, construire un abri avec ce qui pousse à côté, trouver de l'eau potable dans les lianes et les pièges à pluie, s'orienter sans sentier, reconnaître les plantes comestibles et médicinales, poser des pièges et faire des nœuds de base, et cuisiner au feu de bois.

    Vous apprenez tout cela, et bien plus, avec des guides de survie chevronnés qui connaissent la forêt par cœur. Le but est simple : apprendre à lire les signes de la forêt. Suivez leurs consignes et ne repartez avec aucune question en tête.

    Ce genre d'expérience ne plaît pas à tout le monde. Le bivouac dans la jungle amazonienne est fait pour les voyageurs qui veulent la nature à l'état brut. Si vous voulez développer des réflexes de survie, et que la chaleur, les insectes, l'absence de vraies toilettes et la coupure totale avec le monde ne vous font pas peur, alors foncez !

    6. La visite des communautés riveraines et autochtones

    Voyageuse recevant une peinture faciale indigène traditionnelle lors d'une visite de communauté en Amazonie
    .

    Une grande partie des habitants de l'Amazonas vit à Manaus ou dans d'autres villes. Mais la forêt n'abrite pas que des animaux.

    Le recensement brésilien de 2022 a compté 1 694 836 autochtones, répartis entre 391 peuples qui parlent 295 langues. Et 867 900 d'entre eux, soit 51,2 %, vivent en Amazonie légale. À leurs côtés vivent les ribeirinhos, des communautés riveraines dont les maisons tiennent sur pilotis ou flottent carrément sur l'eau.

    Quand vous réservez vos vacances en Amazonie chez des opérateurs respectueux, les visites sont prévues à l'avance, la communauté vous accueille telle qu'elle est, et l'argent reste sur place. Ce que vous faites dépend ensuite de qui vous reçoit.

    À São Marcos, près d'Alter do Chão, on vit du manioc. Vous verrez le moulin qui produit la farinha, servie avec presque tous les repas de la région. À Aldeia Atodi, un village autochtone dirigé par des femmes sur l'Arapiuns, les gardiennes vous emmènent en forêt à la découverte des plantes médicinales.

    À Coroca et à Santo Antônio, la journée passe par les vergers, les maisons à farine et les sentiers de forêt, avec les gens qui les font vivre. Dans la communauté d'Aturiá, sur le Rio Negro, la visite prend son temps : coutumes locales, histoires de famille, fruits de saison cueillis au verger, et même un match de foot avec les enfants.

    La version la plus poussée reste l'expédition du Pico da Neblina. La marche vers le plus haut sommet du Brésil, à 2 995 mètres, entre en territoire Yanomami, et se fait à chaque pas sous la conduite de leaders yanomami.

    Au-delà de la rencontre, les visites guidées aident à faire vivre et grandir les communautés. Beaucoup de familles tirent une grande partie de leurs revenus de l'écotourisme. C'est bon pour les habitants comme pour la forêt : chacun gagne sa vie sans recourir à des pratiques qui abîment la nature.

    Si les rencontres culturelles vous intéressent, retenez ceci : demandez toujours avant de photographier quelqu'un, achetez l'artisanat local, et passez par le guide prévu par votre opérateur plutôt que de débarquer sans prévenir.

    👉 Lire la suite: L'écotourisme en Amazonie : une solution à la déforestation

    7. Les plages de rivière

    Vue aérienne d'une plage fluviale amazonienne avec parasols colorés et tables sur le sable blanc
    .

    Quand l'eau baisse, l'Amazonie révèle une chose que peu de visiteurs imaginent : des plages. Sable blanc et fin, eau chaude et claire, pas de sel, pas de marée. Et on n'y accède qu'en bateau.

    Une plage de rivière amazonienne, c'est un banc de sable caché sous l'eau la moitié de l'année. À mesure que le fleuve redescend de son maximum de juin vers son plus bas niveau fin octobre, les bancs sortent un à un. Quand l'eau est au plus bas, ils peuvent s'étirer sur des centaines de mètres. Puis la crue revient et les efface. Ils sont vraiment saisonniers : la plage où vous vous êtes baigné l'an dernier ne reviendra peut-être pas à l'identique.

    La meilleure période pour visiter l'Amazonie côté plages est donc l'inverse exact de la saison du canoë : à peu près de septembre à décembre, avec un pic quand les eaux sont au plus bas. Les eaux les plus claires sont sur les rivières d'eaux noires et d'eaux claires : le Tapajós à Alter do Chão, surnommé les Caraïbes de l'Amazonie, et le Rio Negro autour d'Anavilhanas.

    Sur une plage de rivière, on fait à peu près la même chose que sur une plage classique, sans l'océan. Se baigner, déjeuner sur le sable (sans rien laisser traîner !), bronzer, ou faire la sieste au bord de l'eau. Parfait pour un moment calme pendant vos vacances en Amazonie.

    Prêt à organiser vos vacances en Amazonie ? Commencez avec PlanetaEXO !

    Vous savez maintenant que faire en Amazonie, jour après jour, dans la plus grande forêt tropicale de la planète. Il ne reste qu'une vraie question : quel camp de base vous donne le séjour que vous voulez, et quel mois place l'eau là où vous en avez besoin.

    PlanetaEXO est une plateforme d'écotourisme spécialisée dans les excursions en Amazonie au Brésil. Que vous rêviez d'une excursion en Amazonie au Brésil sur mesure ou d'un grand classique, notre équipe travaille avec les meilleurs opérateurs et guides locaux de la région. On s'occupe de tout : l'organisation sans souci de votre voyage en Amazonie, et les itinéraires sur mesure pour des voyageurs venus du monde entier. Contactez-nous dès maintenant !

  • Comment visiter le Pantanal, au Brésil : guide de voyage

    Comment visiter le Pantanal, au Brésil : guide de voyage

    Vous vous demandez quelle est la meilleure façon de découvrir le Pantanal ? Dans ce guide de voyage, vous trouverez tout ce qu'il faut pour organiser votre séjour dans le sanctuaire de la faune brésilienne.

    Première population de jaguars au monde et meilleure destination du Brésil pour observer la faune, le Pantanal abrite des centaines d'espèces d'oiseaux et de mammifères. Son immensité et son écosystème unique offrent aux amoureux de la nature une expérience sans équivalent : un lieu incontournable pour qui cherche l'aventure et le contact avec la nature.

    Plateforme spécialisée dans le circuit dans le Pantanal et partenaire des meilleurs opérateurs locaux, PlanetaEXO a réuni dans ce guide toutes les informations essentielles pour votre voyage : quand partir, comment s'y rendre, que faire et où dormir. Découvrez tout ça juste en dessous !

    Sommaire :

    1. Le Pantanal en bref
    2. Où se trouve le Pantanal ?
    3. Quelle est la faune du Pantanal ?
    4. Comment aller au Pantanal, au Brésil ?
    5. Quand visiter le Pantanal ?
    6. Que faire au Pantanal ?
    7. Où séjourner au Pantanal, au Brésil ?
    8. Combien de jours passer au Pantanal ?
    9. Quel est le meilleur safari au Pantanal ?
    10. Que mettre dans sa valise pour le Pantanal, au Brésil ?
    11. Qu'est-ce qui rend le Pantanal si unique ?
    Panoramic aerial view of flooded plains, winding rivers, and green forests of Pantanal, Brazil under a bright sun.
    .

    Le Pantanal en bref

    Plus grande zone humide de la planète et classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, le Pantanal associe la faune, la flore et l'eau dans un même équilibre. Alimenté par les rios Paraguay, Cuiabá, Miranda et Taquari, il se caractérise par ses crues saisonnières et subit l'influence directe de trois grands biomes brésiliens : l'Amazonie, le Cerrado et la forêt atlantique.

    À cette biodiversité s'ajoute une richesse culturelle tout aussi forte : vous pouvez y partager le quotidien de communautés locales qui vivent avec cet écosystème depuis des générations.

    Sur le plan économique, la région vit de la pêche, du tourisme et de l'élevage, toujours avec un vrai engagement pour la conservation. Au fil des années, le travail de sensibilisation des habitants et des voyageurs aux bénéfices socio-économiques de la préservation du biome a porté ses fruits, et une relation équilibrée s'est installée entre la faune et les activités humaines.

    Close-up of an adult jaguar licking and grooming a cub in the wild, showcasing the rich biodiversity of Pantanal, Brazil.
    @matthias_kern_photography

    👉 À lire aussi : 10 faits sur le Pantanal

    Où se trouve le Pantanal ?

    Le Pantanal est si vaste qu'il s'étend sur trois pays, le Brésil, la Bolivie et le Paraguay, mais l'essentiel de son territoire se trouve côté brésilien, dans les États du Mato Grosso et du Mato Grosso do Sul.

    Partagé entre le Pantanal Nord et le Pantanal Sud, le biome couvre plus de 210 000 kilomètres carrés, à peine moins que tout le territoire du Guyana (214 969 km²) !

    Quelle est la faune du Pantanal ?

    Souvent éclipsé par l'Amazonie, le Pantanal concentre pourtant la plus forte densité de faune du continent. C'est un paradis pour les observateurs et les photographes animaliers, avec environ 325 espèces de poissons, 656 d'oiseaux, 159 de mammifères, 53 d'amphibiens et 98 de reptiles.

    Les jaguars sont les vedettes de ces zones humides, mais on croise souvent d'autres animaux du Pantanal : capybaras, loutres géantes, jabirus, cerfs des marais et le mystérieux loup à crinière.

    A caiman resting in calm water with its head reflected on the surface during a boat trip in Pantanal, Brazil.
    Photo: Keith Ladzinski, Caiman

    👉 À lire aussi :

    Comment aller au Pantanal, au Brésil ?

    Avant de partir, demandez-vous si vous allez dans le Pantanal Nord ou Sud : l'itinéraire ne sera pas le même.

    Pour explorer le Pantanal Nord, la porte d'entrée est Cuiabá, capitale du Mato Grosso, desservie par l'aéroport international Marechal Rondon (CGB) et par des vols directs depuis les grandes villes brésiliennes (São Paulo, Rio de Janeiro, Belo Horizonte, Brasília, etc.). Si vous rejoignez Porto Jofre via Poconé, la route se poursuit sur la Transpantaneira.

    👉 Comparez nos circuits dans le Pantanal depuis Cuiabá

    Campo Grande, capitale du Mato Grosso do Sul, est le point de départ vers Aquidauana, Miranda et Corumbá, les villes qui bordent le Pantanal Sud. L'aéroport international de Campo Grande (CGR) propose des vols directs depuis São Paulo, Rio, Campinas, Brasília, etc.

    A 4x4 safari vehicle driving along a dirt road through the lush wetlands of Pantanal, Brazil.
    Photo: Felipe Castellari, Caiman

    👉 Comparez nos circuits dans le Pantanal depuis Campo Grande

    👉 Plus de détails : comment aller au Pantanal, au Brésil

    Quand visiter le Pantanal ?

    Le Pantanal se visite toute l'année. Chaque saison a son ambiance et ses occasions d'exploration.

    La saison des pluies (novembre à décembre) recouvre la végétation d'un vert éclatant, tandis que la saison humide (décembre à mars) apporte l'inondation des plaines et le débordement des rivières : idéal pour les sorties en bateau et l'observation des oiseaux.

    Pendant la saison intermédiaire (avril à juin), le niveau de l'eau baisse et la faune se montre davantage. La saison sèche (juillet à octobre) est encore meilleure pour observer les animaux, mais aussi pour les balades à cheval et la randonnée.

    An aerial view of a safari vehicle crossing a long wooden bridge over the flooded wetlands during a Pantanal safari in Brazil.
    Photo: Felipe Castellari, Caiman

    👉 Plus de détails : quand visiter le Pantanal ?

    Que faire au Pantanal ?

    Les expériences au Pantanal sont aussi nombreuses que le biome est vaste. Voici les principales activités !

    Balade à cheval

    Monter à cheval reste la façon traditionnelle d'explorer la région : vous pouvez traverser les zones inondées et atteindre des endroits inaccessibles autrement. C'est ainsi que l'on entre vraiment dans la vie pantaneira !

    A group of travelers on horseback led by a guide through a sunlit forest trail in the Pantanal.
    Photo: Layla Motta, Caiman

    Observation des jaguars

    Le Pantanal est le meilleur endroit au monde pour observer les jaguars dans leur habitat naturel. Dans le Pantanal Nord, en particulier autour de Porto Jofre, les jaguars s'aperçoivent souvent sur les berges du rio Cuiabá. La plupart des lodges proposent des safaris en bateau, parfaits pour observer et photographier le plus grand félin des Amériques.

    👉 Comparez nos safaris jaguar dans le Pantanal, au nord comme au sud

    Dans le Pantanal Sud, apercevoir un jaguar est plus rare, mais loin d'être impossible. La Casa Caiman, à Miranda, est le seul endroit de la région où l'on peut en observer.

    A wild jaguar walking into the river from a sandbank with observers in the distance in Pantanal, Brazil.
    .

    Safaris photo

    Les safaris photo se font en véhicules 4×4, qui permettent de parcourir des paysages variés, d'accéder aux zones les plus reculées et de rapporter de belles images de la faune. De quoi multiplier les chances de croiser des espèces rares et de photographier de près la biodiversité du biome.

    Pour réussir vos clichés, les safaris photo sont encadrés par des guides expérimentés qui connaissent les meilleurs postes pour photographier oiseaux, reptiles et mammifères.

    Travelers in a branded 4x4 safari vehicle observing a marsh deer in a grassy field in Pantanal, Brazil.
    Photo: Felipe Castellari, Caiman

    Sorties en bateau

    Les sorties en bateau sont idéales pour observer la faune depuis l'eau. En naviguant sur les rivières, vous croisez toutes sortes d'animaux du Pantanal : capybaras, caïmans, loutres géantes et de nombreuses espèces d'oiseaux.

    A woman paddling a canoe on a calm river at sunset, highlighting the peaceful nature of a Pantanal trip.
    Photo: Felipe Castellari, Caiman

    Sorties nocturnes

    À la tombée de la nuit, les guides emmènent les visiteurs dans les marais pour observer les animaux nocturnes, comme les chouettes et les caïmans. À la lumière des projecteurs et des lampes torches, le Pantanal s'anime : beaucoup d'espèces sont plus actives et bien plus faciles à repérer une fois la nuit tombée.

    Close-up of a small owl peering from a tree hollow during a night spotlighting tour in Pantanal, Brazil.
    @allecgomes.jpg

    Randonnées nature

    Les randonnées nature dans le Pantanal sont des marches guidées qui permettent de découvrir la flore et la faune à pied. Elles sont menées par des guides chevronnés qui partagent leurs connaissances sur l'écosystème, les plantes et le comportement des animaux.

    Two hikers looking up and pointing at the forest canopy during a guided ecological walk in the Pantanal.
    Photo: Felipe Castellari, Caiman

    👉 Découvrez nos excursions dans le Pantanal et vivez toutes ces expériences !

    Où séjourner au Pantanal, au Brésil ?

    En général, on se loge au Pantanal dans d'anciennes fazendas traditionnelles devenues des zones de conservation grâce à l'écotourisme. Vous goûtez ainsi à l'authentique vie pantaneira tout en profitant d'un séjour confortable : bons repas, chambres agréables et services soignés.

    Si vous partez vers le Pantanal Nord, réservez à Porto Jofre, Poconé, Barão de Melgaço ou Cáceres. Vous y trouverez des hébergements simples mais chaleureux, au charme rustique qui reflète le quotidien local.

    Miranda, Aquidauana et Corumbá, dans le Pantanal Sud, offrent un large choix d'hébergements, du plus modeste au plus luxueux. Quelle que soit la catégorie, tous allient accueil chaleureux, confort et démarche durable.

    The exterior lounge of Casa Caiman at night, featuring fire pits and wooden chairs under a deep blue starry sky.
    Photo: Felipe Castellari, Caiman

    👉 À lire aussi : où séjourner dans le Pantanal ?

    Combien de jours passer au Pantanal ?

    Comptez au moins 4 jours pour profiter vraiment de la richesse du Pantanal : safaris au lever et au coucher du soleil, exploration de différents habitats et plus de chances de voir des jaguars, des loutres géantes, des aras hyacinthe, des capybaras, etc.

    En restant 5 jours ou plus, vous pourrez rejoindre des régions plus reculées, participer à des activités spécialisées (pistage du jaguar, expéditions d'observation des oiseaux, sorties dédiées à la photo) et vous impliquer davantage dans les projets de conservation locaux.

    N'oubliez pas : rejoindre l'une des villes-portes du biome demande pas mal de route vu les distances, alors prévoyez au moins 3 heures. Le trajet est déjà une petite aventure en soi, propice à l'observation de la faune. Profitez-en, il fait partie du voyage !

    Travelers observing a giant anteater foraging in an open field during a Pantanal trip at dusk.
    Photo: Felipe Castellari, Caiman

    👉 Plus de détails : combien de jours dans le Pantanal ?

    Quel est le meilleur safari au Pantanal ?

    Pour choisir votre safari au Pantanal, plusieurs critères entrent en jeu : le type de faune, le niveau de confort, les activités souhaitées et le budget.

    Le Pantanal Nord, surtout autour de Porto Jofre, est parfait pour observer la faune. Les safaris en bateau sillonnent souvent le rio Cuiabá à la recherche des jaguars et d'autres espèces locales. À découvrir : Safari jaguar dans le Pantanal Nord, à Porto Jofre, Cuiabá.

    Le Pantanal Sud propose lui aussi de très beaux safaris. Avec un budget plus large, la meilleure option est le refuge écologique dédié aux jaguars, reconnu pour son travail de conservation et d'éducation qui soutient la faune locale et encourage un tourisme respectueux.

    C'est aussi le seul endroit du Sud à garantir 98 % de chances d'apercevoir un jaguar, avec en prime un hébergement de luxe. À découvrir : Safari de luxe dans le Pantanal (Caiman Ecolodge).

    Avec un budget plus serré, il existe d'autres safaris dans le Pantanal Sud, comme ce Circuit de 4 jours découverte faune Pantanal Sud. Ce type d'aventure offre une superbe observation de la faune, entre balades à cheval, sorties en bateau, safaris en jeep et randonnées nature. Les hébergements sont simples, mais vraiment accueillants.

    Three vibrant hyacinth macaws with deep blue feathers flying across a clear sky during a Pantanal safari in Brazil.
    Photo: Felipe Castellari, Caiman

    👉 À lire aussi : quel est le meilleur safari au Pantanal, au Brésil ?

    Que mettre dans sa valise pour le Pantanal, au Brésil ?

    Three travelers guided through a dense forest path with sunlight filtering through the trees in the Pantanal
    .

    Pour un voyage au Pantanal, bien préparer son sac est essentiel pour votre confort et votre sécurité. Voici la liste des indispensables à emporter :

    • Des vêtements légers, dont au moins un haut anti-UV à manches longues et un short ou pantalon (couleurs terre ou claires)
    • Une veste légère
    • Un coupe-vent ou une veste de pluie
    • Un maillot de bain
    • Deux paires de chaussures (baskets ou chaussures de marche et chaussures de randonnée)
    • Des sandales (ou chaussures d'eau)
    • Des chaussettes
    • Des chapeaux
    • Des lunettes de soleil
    • De la crème solaire waterproof (SPF30+)
    • Du répulsif anti-moustiques
    • Une serviette de bain et un gant de toilette
    • Un appareil photo avec piles ou chargeur (un appareil étanche est vivement recommandé)
    • Une lampe frontale ou torche + piles de rechange
    • Un sac étanche pour l'appareil photo et vos affaires
    • Un petit sac à dos pour les randonnées et sorties courtes
    • Des jumelles
    • Des en-cas non périssables
    • Une gourde réutilisable incassable

    Qu'est-ce qui rend le Pantanal si unique ?

    Voyager dans l'un des écosystèmes les plus fascinants du monde, c'est bien plus qu'échapper au rythme de la ville : c'est plonger au cœur d'une nature intacte.

    Le Pantanal est une destination à part, où vous pouvez observer une biodiversité exceptionnelle tout en soutenant le tourisme local, les communautés et les efforts de conservation.

    Les coutumes locales ajoutent aussi une dimension culturelle très riche au voyage. À travers les activités d'écotourisme, vous entrez dans ce mélange unique de tradition et de nature, pour vivre des expériences que l'on ne trouve nulle part ailleurs.

    A group of capybaras standing in the grass by a riverbank in the early morning light of Pantanal, Brazil.
    .

    Réservez votre voyage au Pantanal, au Brésil, avec PlanetaEXO

    Nous espérons que ce guide de voyage sur le Pantanal vous a plu ! Maintenant que vous connaissez ce lieu hors du commun, il ne reste plus qu'à organiser vos vacances.

    PlanetaEXO est spécialiste du voyage au Pantanal et vous met en relation avec les meilleurs opérateurs d'écotourisme, avec des itinéraires sur mesure, des options de transfert et bien plus encore. Réservez dès maintenant !

  • Comment visiter l’Amazonie au Brésil – Guide de voyage

    Comment visiter l’Amazonie au Brésil – Guide de voyage

    Tout ce que vous devez savoir avant de profiter de votre circuit en Amazonie au Brésil : la meilleure période pour partir, comment vous y rendre, les activités principales et bien plus encore !

    Vous êtes amoureux de la nature et votre plus grand rêve est de visiter la forêt amazonienne au Brésil pour découvrir les merveilles fascinantes de la plus grande forêt tropicale du monde ? Si la réponse est un « oui ! » franc et sonore, alors vous êtes au bon endroit !

    Il existe de nombreuses façons de la découvrir : des circuits guidés avec bivouac en pleine nature, des séjours dans de luxueux lodges au cœur de la jungle amazonienne, ou encore des croisières fluviales.

    Pour vous aider à organiser vos vacances, PlanetaEXO, plateforme d'écotourisme spécialisée dans les voyages en Amazonie au Brésil, a préparé ce guide de voyage soigneusement pensé. Découvrez-le ci-dessous : vous y apprendrez comment visiter l'Amazonie ainsi que tout ce qu'il faut savoir sur cette destination hors du commun !

    Sommaire :

    1. À propos de l'Amazonie
    2. Où se trouve la forêt amazonienne ?
    3. Peut-on visiter l'Amazonie ?
    4. Comment se rendre en Amazonie ?
    5. Quelle est la meilleure période pour visiter l'Amazonie au Brésil ?
    6. Que faire en Amazonie ?
    7. Les animaux de la forêt amazonienne, au Brésil
    8. Où loger en Amazonie ?
    9. Combien de temps rester en Amazonie ?
    10. Voyage en Amazonie au Brésil : quel budget prévoir ?
    11. Faut-il un vaccin pour aller en Amazonie au Brésil ?
    12. Est-il sûr de visiter l'Amazonie au Brésil ?
    13. Que faut-il emporter pour un voyage en Amazonie ?
    14. Le voyage en Amazonie en vaut-il la peine ?
    How to visit the Amazon Rainforest - Cristalino National Reserve
    .

    À propos de l'Amazonie

    Si elle était un pays, l'Amazonie serait le septième plus grand du monde. Elle s'étend sur 6,7 millions de km² : deux fois la superficie de l'Inde !

    Les chiffres impressionnants continuent, du côté de la faune et de la flore cette fois : on y recense 30 millions d'espèces animales (toutes ne sont pas encore officiellement cataloguées), 2,5 millions de types d'insectes, ainsi que 2 500 et 30 000 variétés d'arbres et de plantes, respectivement.

    Côté hydrographie, 20 % de l'eau douce de la planète appartient à l'Amazonie. Le fleuve Amazone à lui seul s'étire sur 6 400 km, dévalant la cordillère des Andes avant de se jeter dans l'océan Atlantique.

    Une telle richesse abrite plus de la moitié de toute la biodiversité mondiale, ce qui rend la valeur de la forêt amazonienne incommensurable et irremplaçable.

    Aerial panorama of the Amazon river channels and lush green islands, highlighting the massive watershed and freshwater ecosystem of the basin.
    Photo: Felipe Castellari

    👉 À lire aussi : 15 choses à savoir sur la forêt amazonienne au Brésil

    Où se trouve la forêt amazonienne ?

    La forêt amazonienne se trouve en Amérique du Sud et s'étend sur huit pays différents : le Brésil, la Bolivie, la Colombie, l'Équateur, le Guyana, le Pérou, le Suriname et le Venezuela.

    59 % de sa superficie se situe uniquement au Brésil, touchant les États d'Amazonas, du Mato Grosso, du Pará, de l'Acre, de l'Amapá, du Rondônia, du Roraima et du Tocantins.

    Peut-on visiter l'Amazonie ?

    Oui, tout à fait ! Mais mieux vaut faire confiance à des professionnels qui connaissent vraiment le terrain. La forêt est d'une grande beauté, mais la nature sauvage peut se montrer rude. Alors si vous vous êtes déjà demandé s'il était prudent de visiter l'Amazonie, sachez que la présence de guides qualifiés est essentielle et non négociable.

    C'est aussi la meilleure façon d'apprécier la nature dans toute sa plénitude, car un expert saura comment se déplacer dans la jungle. Les activités sont nombreuses, mais quelques facteurs méritent d'être pris en compte pour le plaisir de tous, comme les conditions météo et les bons endroits pour observer les animaux.

    Les circuits en Amazonie au Brésil sont d'ailleurs encouragés, car ils constituent aussi un excellent moyen d'assurer sa préservation. L'écotourisme est un puissant levier pour créer du travail au sein des communautés locales. Lorsque des entreprises de voyage responsables emploient ces habitants, elles les incitent à œuvrer en faveur de la forêt plutôt qu'à sa dégradation.

     Tourists enjoying a peaceful boat ride on an Amazon river at twilight, observing nature with a local guide to ensure a safe experience.
    .

    L'écotourisme sensibilise également aux enjeux environnementaux, comme la déforestation, la pollution et le changement climatique. En découvrant les merveilles de l'Amazonie, les voyageurs comprennent pleinement pourquoi il est si important de la protéger, ce qui peut les amener à s'engager dans des projets de conservation, non seulement dans la forêt mais aussi dans leur pays d'origine.

    Indigenous woman applying traditional red and black face paint, representing the rich culture of local communities in the Amazon supported by ecotourism.
    .

    👉 À lire aussi :

    Comment se rendre en Amazonie ?

    Il existe plusieurs façons de visiter la forêt amazonienne au Brésil, mais la plus pratique reste de prendre l'avion jusqu'à Manaus, la capitale de l'Amazonas.

    Depuis les États-Unis, les voyageurs peuvent partir de Miami (MIA) et rejoindre directement Manaus (MAO). Au départ de Fort Lauderdale (FLL), les vols avec correspondance font escale à Bogotá (BOG), Panama City (PTY), Belém (BEL) et São Paulo (VCP ou GRU).

    Depuis l'Europe, des escales sont également à prévoir à Rio de Janeiro (GIG), Belo Horizonte (CNF), Recife (REC), Fortaleza (FOR) ou Brasília (BSB), selon le lieu de départ.

    Seaplane docked at a river pier in Manaus, a common transport method to reach remote Amazon jungle lodges and explore nature.
    .

    L'Amazonie du Mato Grosso et du Pará est aussi une superbe destination de vacances pour explorer la nature. Dans ce cas, le mieux est de prendre l'avion jusqu'aux capitales de ces États.

    👉 Plus de détails : Comment se rendre dans la forêt amazonienne au Brésil ?

    Quelle est la meilleure période pour visiter l'Amazonie au Brésil ?

    Bien que l'Amazonie soit une destination accessible toute l'année, la période de janvier à septembre offre les meilleures conditions, car elle évite le pic de la saison sèche. En prime, les sentiers de randonnée restent praticables et il y a assez d'eau pour les activités aquatiques.

    Canoe navigating through the flooded forest (igapó) during the wet season in the Amazon, surrounded by water-reflected trees.
    .

    La saison des pluies (de décembre à mai) est idéale pour profiter des rivières amazoniennes en kayak, en canoë, à la nage ou en explorant les igapós (forêts inondées). Les averses sont fréquentes, mais elles ne durent jamais bien longtemps.

    À l'inverse, la saison sèche (de juin à novembre) est prisée car elle permet en général de combiner activités aquatiques et terrestres. Les sécheresses prolongées deviennent toutefois plus fréquentes, surtout d'octobre à décembre. Le niveau de l'eau baisse alors et l'accès à certaines zones et itinéraires devient limité, même si la situation s'améliore généralement dès janvier.

     Local guide explaining the flora to a group of tourists during a jungle hiking tour in the Amazon Rainforest.
    .

    👉 À lire aussi : Quelle est la meilleure période pour visiter l'Amazonie au Brésil

    Que faire en Amazonie ?

    Au-delà de comment visiter l'Amazonie, savoir que faire sur place est l'une des questions qui reviennent le plus souvent chez les voyageurs qui envisagent d'y passer leurs vacances.

    Adventurous tourists equipped with helmets participating in tree climbing and rappelling activities high up in the Amazon canopy.
    .

    Chaque circuit dans la jungle amazonienne au Brésil suit son propre itinéraire, mais les voyageurs peuvent s'attendre à certaines activités, comme :

    • Randonnée en jungle
    • Sorties en bateau
    • Kayak
    • Canoë
    • Croisières fluviales
    • Navigation jusqu'à la Rencontre des Eaux
    • Observation de la faune
    • Grimpe aux arbres
    • Exploration de grottes
    • Immersion en forêt dans des lodges au cœur de la jungle
    • Visite de communautés locales, y compris de groupes autochtones

    👉 À lire aussi : Que faire dans la forêt amazonienne au Brésil

    Les animaux de la forêt amazonienne, au Brésil

    Cet écosystème abrite des millions d'espèces animales, mais certaines sont considérées comme des symboles de la forêt : la mystérieuse harpie féroce, les aras colorés (rouges et bleus), les singes-araignées noirs, les magnifiques jaguars, les adorables paresseux, les sympathiques dauphins roses de l'Amazonie et les voraces piranhas.

    Ces deux dernières espèces sont de véritables vedettes de l'Amazonie. La rencontre avec les dauphins est un incontournable très apprécié, tandis que la pêche aux piranhas fait grimper l'adrénaline au maximum. Une activité toujours encadrée par des guides expérimentés et menée dans le respect des pratiques durables, bien entendu.

    Amazon pink river dolphin swimming in the dark waters of the Rio Negro, a unique wildlife interaction and symbol of the Brazilian forest.
    .

    Gardez à l'esprit : malgré cette faune abondante, rien ne garantit d'apercevoir ces animaux, pour plusieurs raisons. La végétation dense rend les observations plus difficiles, certaines espèces ont tendance à se cacher des humains (surtout en journée) et les opérateurs locaux suivent des protocoles stricts pour ne pas déranger les animaux.

    👉 À lire aussi : Les meilleurs circuits et destinations pour observer la faune au Brésil

    Où loger en Amazonie ?

    Beaucoup se demandent s'il existe des hôtels en Amazonie. La réponse est oui, mais on les appelle des jungle lodges, car ils se trouvent en pleine forêt.

    Best Amazon Jungle Cozy lounge area inside an Amazon jungle lodge with large glass windows offering immersive views of the surrounding dense forest.
    Photo: Felipe Castellari

    Les lodges proposent des hébergements confortables, des espaces de détente (piscines, zones de loisirs, salles de sport, salons, bars, boutiques de souvenirs…), d'excellents restaurants et des activités exclusives au cœur de la forêt. Du plus simple au plus luxueux, il y en a pour tous les goûts.

    Autre solution : les croisières fluviales en Amazonie, qui fonctionnent comme les paquebots classiques en mer, mais avec moins de passagers et en naviguant sur les eaux des rivières amazoniennes, comme le Rio Negro, le Solimões, le Tapajós et le fleuve Amazone.

    Aerial view of a swimming pool at a luxury eco-lodge nestled deep within the Amazon Rainforest vegetation, offering leisure in nature.
    .

    Les meilleures croisières en Amazonie au Brésil offrent de superbes cabines avec salle de bain privative, un restaurant à bord et de nombreuses options de divertissement : une façon fantastique de vivre la nature.

    Si vous êtes prêt à renoncer au confort pour vous immerger totalement dans la nature, notre suggestion est le Trek de survie dans la jungle amazonienne, un voyage formidable où vous passez vos nuits à camper en pleine forêt ! Accompagné de guides qualifiés, vous dormirez dans des hamacs, cuisinerez vos repas au feu de camp et apprendrez même des techniques de survie.

    👉 À lire aussi :

    Combien de temps rester en Amazonie ?

    La durée de votre séjour dépend du degré d'immersion que vous recherchez.

    Un circuit de 3 jours est conseillé si vous êtes pressé par le temps : c'est court, mais cela permet déjà des sorties en bateau, des marches guidées en jungle et une première découverte des écosystèmes uniques de la forêt. Une bonne option si vous passez par Manaus ou si vous combinez l'Amazonie avec d'autres destinations au Brésil.

    Breathtaking aerial view of a river fork and lush green islands in the Amazon basin, highlighting the region's vast hydrology and beauty.
    .

    Si vous avez plus de temps en revanche, rester de 4 à 7 jours vous offrira une expérience plus riche. Avec quelques jours de plus, vous pourrez vous aventurer plus loin dans les zones reculées, augmenter vos chances d'observer la faune et visiter des aires protégées comme Anavilhanas ou le parc national du Jaú.

    Les séjours plus longs permettent aussi des activités nocturnes, des visites culturelles auprès des communautés locales, et même des randonnées de plusieurs jours ou des expéditions fluviales pour les plus aventuriers.

    👉 À lire aussi : Combien de jours passer en Amazonie ?

    Voyage en Amazonie au Brésil : quel budget prévoir ?

    Le coût d'un voyage en Amazonie au Brésil dépend de plusieurs facteurs, comme la catégorie d'hébergement, la taille du groupe, la durée du séjour et les itinéraires.

    Travelers kayaking down a tranquil Amazon river, enjoying an eco-friendly way to observe the rainforest ecosystem up close.
    Photo: Samuel Melim

    Par exemple, les circuits en bivouac sont plus économiques et offrent une expérience brute et immersive, tandis que les lodges de luxe proposent un grand confort à un prix plus élevé. Les voyageurs solo peuvent faire face à des coûts plus élevés en raison du supplément single, alors que les voyageurs en groupe profitent de frais partagés.

    PlanetaEXO sélectionne les meilleurs circuits dans la forêt amazonienne au Brésil, avec des prix (par personne) allant de € 369 pour les expéditions de bivouac de base à € 3 910 pour les forfaits de luxe haut de gamme, vols non compris.

    Faut-il un vaccin pour aller en Amazonie au Brésil ?

    Contrairement à d'autres pays (Bolivie, Colombie, Guyana, Panama et Venezuela), aucune vaccination contre la fièvre jaune n'est exigée pour visiter l'Amazonie au Brésil, car l'ANVISA (l'agence sanitaire brésilienne) ne considère pas cette maladie comme un risque sur le territoire national.

    Il est toutefois vivement recommandé aux touristes étrangers de se faire vacciner au moins dix jours avant le départ, surtout s'ils comptent explorer la forêt dans les pays cités plus haut. Mieux vaut prévenir que guérir !

    Close-up of a traveler's hands examining unique leaf textures during a guided educational walk in the Amazon jungle.
    .

    Est-il sûr de visiter l'Amazonie au Brésil ?

    Oui, visiter l'Amazonie est sûr, à condition d'explorer avec des guides locaux expérimentés. Les voyageurs imaginent parfois des animaux sauvages et des dangers cachés le long des sentiers, mais les circuits sont soigneusement conçus pour éviter toute situation à risque.

    Les guides connaissent la forêt sur le bout des doigts et veillent à ce que chaque activité, des marches en jungle aux sorties en bateau, se déroule en toute sécurité et dans le respect de la nature.

    Comme les itinéraires sont pensés uniquement pour l'observation, vous ne croiserez aucun animal représentant une menace. De plus, la plupart des espèces préfèrent rester cachées : les rencontres sont donc des moments paisibles pour admirer leur beauté.

    Avec un encadrement professionnel, une logistique confortable et des activités bien structurées, l'Amazonie est une aventure sûre et inoubliable pour tous les voyageurs.

    Group of tourists exploring a cave formation within the Amazon rainforest, looking out at the jungle with an expert local guide.
    Photo: Felipe Castellari

    Que faut-il emporter pour un voyage en Amazonie ?

    Préparez vos bagages avec :

    • Des vêtements légers (t-shirts, t-shirts à manches longues, shorts, pantalons, chapeaux/casquettes, maillots de bain)
    • Des chaussures confortables (baskets pour la randonnée, tongs, sandales)
    • Les indispensables du voyage (documents, espèces, cartes de crédit/débit, médicaments, crème solaire, gel après-soleil, répulsif anti-insectes)
    • De l'équipement pour la randonnée en jungle (imperméable, lampe torche, gourde réutilisable)
    • Des appareils électroniques (téléphone, appareil photo, chargeurs, batteries externes, etc.)

    Travelers using binoculars on an observation tower high above the canopy to safely spot birds and wildlife in the Amazon Rainforest.

    👉 À lire aussi : 10 conseils de voyage en Amazonie pour profiter au maximum de votre aventure

    Le voyage en Amazonie en vaut-il la peine ?

    Cela en vaut plus que la peine ! La forêt amazonienne est l'endroit le plus riche de la planète en ressources naturelles. La jungle, les rivières, les animaux, la nourriture, les habitants : tout y possède une beauté inexplicable et une atmosphère magique que l'on ne retrouve nulle part ailleurs.

    Les passionnés d'aventure et d'écotourisme devraient consacrer au moins quelques jours à cette destination hors du commun, pour constater de leurs propres yeux ce dont la nature est vraiment capable.

    Tourist embracing the massive trunk of a Samauma tree, showcasing the scale of the giant trees and the connection with nature in the Amazon.
    .

    On réserve votre aventure en Amazonie ?

    Nous espérons que ce guide de voyage en Amazonie vous aura aidé à lancer vos préparatifs !

    En tant que plateforme experte travaillant avec les meilleurs opérateurs locaux, PlanetaEXO propose d'incroyables excursions en Amazonie au Brésil, avec des itinéraires sur mesure et tout le soutien dont vous pourriez avoir besoin. Contactez-nous dès maintenant !

  • Guide de voyage du mont Roraima : comment le visiter

    Guide de voyage du mont Roraima : comment le visiter

    Tout ce que vous devez savoir avant de partir vers le mont Roraima : comment vous y rendre, la meilleure période pour visiter, les principales attractions et bien plus.

    Culminant à 2 810 mètres (9 219 pieds), le mont Roraima est le 8e plus haut sommet du Brésil et l’un des plus élevés de la planète.

    Réputé pour sa beauté sauvage, ses anciennes formations géologiques et sa spiritualité, il attire des milliers de voyageurs du monde entier. Selon le ministère brésilien du Tourisme, l’État de Roraima a accueilli plus de 16 000 voyageurs étrangers en 2024, dont une bonne partie avait la montagne pour destination.

    Envie d’en savoir plus ? PlanetaEXO, plateforme d’écotourisme spécialisée dans les excursions au mont Roraima, a préparé un véritable guide de voyage du mont Roraima, avec toutes les informations essentielles pour réussir votre séjour. Découvrez-le ci-dessous.

    Sommaire

    1. À propos du mont Roraima
    2. Le mont Roraima est-il le plus ancien lieu de la Terre ?
    3. Où se trouve le mont Roraima ?
    4. Comment se rendre au mont Roraima ?
    5. Quelle est la meilleure période pour visiter le mont Roraima ?
    6. Principales attractions : que trouve-t-on au sommet du mont Roraima
    7. Peut-on visiter le mont Roraima ?
    8. Est-il sûr de visiter le mont Roraima ?
    9. Que mettre dans son sac pour une randonnée au mont Roraima ?
    10. Le trek du mont Roraima est-il difficile ?
    11. Combien de jours prévoir pour le mont Roraima ?
    12. Excursions au mont Roraima
    Coucher de soleil au bord de la falaise du sommet du mont Roraima, au-dessus d'une mer de nuages
    @watchluke

    À propos du mont Roraima

    Le mont Roraima est un tepui, une formation géologique en forme de table caractéristique du nord de l’Amérique du Sud. Avec ses vues spectaculaires sur les plateaux, les falaises et des paysages naturels uniques, il a été gravi pour la première fois en 1884 par l’explorateur britannique Sir Everard im Thurn.

    La découverte de ce lieu reculé et mystérieux a inspiré l’une des œuvres littéraires les plus célèbres de tous les temps. Le Monde perdu, écrit en 1912 par Sir Arthur Conan Doyle, s’inspire entièrement du Roraima. Dans le récit, un groupe de savants quitte Londres pour explorer un plateau isolé où dinosaures et autres créatures préhistoriques ont échappé à l’extinction. Le livre a lui-même inspiré Jurassic Park.

    Au-delà des romans et des films, la mythologie du mont Roraima est bien connue. La principale est la légende de Makunaíma, un héros autochtone né d’un lac fécondé par le soleil et la lune. Astucieux, fort et juste, il protège l’Arbre de tous les Fruits, un arbre extraordinaire qui fournit toutes les nourritures. L’origine de ce récit est attribuée au peuple autochtone Macuxi.

    Cette légende a inspiré l’œuvre éponyme de l’écrivain brésilien Mário de Andrade, qui s’est aussi appuyé sur les récits de l’explorateur allemand Theodor Koch-Grünberg. Dans ce livre de 1928, Macunaíma est un antihéros qui se rend à São Paulo pour récupérer un précieux artefact.

    Pour les peuples autochtones de la région (Macuxi, Pemón, Taurepang, Arekuna, Kamarakoto, etc.), le mont Roraima est un lieu sacré. On dit que cette Terre de Makunaíma abrite un lien puissant entre l’homme et la nature, où s’équilibrent le respect, l’ascendance et les dimensions mystiques.

    Le tepui Kukenán, à côté du mont Roraima, reflété dans une rivière à l'heure dorée
    .

    Le mont Roraima est-il le plus ancien lieu de la Terre ?

    La composition géologique du mont Roraima repose principalement sur des roches précambriennes vieilles d’environ 2 milliards d’années, une véritable fenêtre sur le passé lointain de la planète.

    Au fil de millions d’années, la montagne a résisté à une érosion incessante qui a façonné son paysage singulier et dégagé son plateau plat s’étendant sur près de 31 km².

    À cela s’ajoute l’activité tectonique, qui a elle aussi sculpté le Roraima : un facteur déterminant pour son titre de plus ancien lieu de la Terre, car il appartient à l’ancienne chaîne de Pakaraima, formée au fil de milliards d’années par le mouvement des plaques tectoniques.

    Où se trouve le mont Roraima ?

    Le mont Roraima se dresse à la triple frontière du Venezuela, du Brésil et du Guyana, en Amérique du Sud. La plus grande partie se trouve en territoire vénézuélien (85 %), tandis que les versants brésilien et guyanien en représentent respectivement 5 % et 10 %.

    Au Brésil, la zone relève de l’État de Roraima, plus précisément de la commune d’Uiramutã. Consultez la carte du mont Roraima ci-dessous :

    Comment se rendre au mont Roraima ?

    L’accès le plus pratique au mont Roraima passe par Boa Vista, capitale de l’État de Roraima, au Brésil. L’aéroport de Boa Vista (BVB) accueille chaque jour des vols en provenance de Brasília, Manaus et São Paulo.

    De là, les voyageurs remontent vers le nord par la route BR-174, franchissent la frontière du Venezuela et rejoignent Santa Elena de Uairén, dans la Gran Sabana, État de Bolívar, principal point de départ des expéditions (à 20 km du Brésil). Cette ville offre des hébergements et une halte avant le début du trek.

    Santa Elena possède bien un petit aéroport, mais les vols y sont rares et peu fiables, ce qui fait du trajet routier depuis Boa Vista l’option privilégiée. Depuis la ville, la route se poursuit vers la communauté de Paraitepuy, porte d’entrée officielle des sentiers.

    La traversée de la Gran Sabana en voiture dévoile des paysages saisissants, où les voyageurs aperçoivent souvent le tepui pour la première fois.

    Un transfert en jeep 4x4 traversant la Gran Sabana avec le mont Roraima au loin
    Photo: Lucas Gobatti

    👉 À lire aussi: comment se rendre au mont Roraima

    Quelle est la meilleure période pour visiter le mont Roraima ?

    La météo du mont Roraima est très imprévisible et suit le climat tropical du Venezuela. La pluie, le brouillard et les brusques changements de température peuvent survenir à tout moment : mieux vaut être prêt à toutes les conditions, en toute saison.

    D’octobre à mars (saison sèche), le trek est généralement plus facile, avec moins de pluie et des sentiers plus dégagés. Les vues depuis le sommet du mont Roraima sont plus fréquentes, et les températures vont de 20 à 25 °C (68 à 77 °F) à la base jusqu’à 10 à 15 °C (50 à 59 °F) au sommet en journée, avant de descendre à 5 °C (41 °F), voire 0 °C (32 °F) la nuit.

    D’avril à septembre (saison des pluies), les sentiers deviennent plus boueux et plus exigeants, mais les cascades sont plus abondantes et certaines n’apparaissent qu’à cette période.

    Toute l’année, les randonneurs doivent s’attendre à des nuits froides, à des vents fréquents, à des averses en après-midi et à la brume au sommet, autant d’éléments qui rendent chaque expédition unique.

    Un randonneur sur une falaise brumeuse au sommet du mont Roraima, en noir et blanc
    Photo: Lucas Gobatti

    Principales attractions : que trouve-t-on au sommet du mont Roraima

    La vallée de Cristal

    La vallée de Cristal est une dépression peu profonde du plateau du Roraima, recouverte de millions de cristaux de quartz éparpillés sur le grès sombre comme du verre brisé. Ces cristaux se sont formés il y a environ 1,8 milliard d’années, lorsque le tepui appartenait encore à un ancien fond marin, ce qui en fait l’un des minéraux exposés les plus anciens de la Terre.

    Le prélèvement de cristaux est strictement interdit par les autorités du parc vénézuélien, et les guides pemón locaux considèrent la vallée comme une terre sacrée. Les Pemón croient que les cristaux sont des fragments d’étoiles tombés lorsque Makunaima, le dieu créateur, a abattu l’arbre de vie originel.

    Le lac Gladys

    Gladys est un petit bassin sombre au sommet du plateau, baptisé par le botaniste britannique Everard Im Thurn d’après l’héroïne du Monde perdu d’Arthur Conan Doyle. L’eau repose dans une cuvette naturelle de grès et reflète les formations rocheuses environnantes comme un miroir noir.

    Le lac est l’une des rares sources d’eau permanentes du sommet, alimenté par la brume constante et plus de 4 000 mm de précipitations annuelles qui s’abattent sur la zone. Des espèces endémiques comme la minuscule grenouille noire Oreophrynella, que l’on ne trouve nulle part ailleurs sur la planète, vivent dans la mousse de ses berges.

    Un bassin naturel sombre sur le plateau sommital du mont Roraima
    Photo: Luiz Gustavo Rebello

    👉 À lire aussi: 10 faits sur le mont Roraima

    El Foso

    Un puits naturel circulaire creusé dans le grès, profond d’environ 20 mètres, rempli d’une eau de pluie si sombre qu’elle ressemble à de l’encre. Les parois d’El Foso plongent presque à la verticale, polies par des millénaires d’érosion, et la surface reste immobile même les jours de vent, car la fosse se trouve sous le niveau du vent du plateau.

    Pour les Pemón, El Foso est l’un des « yeux de la montagne », ces points d’où les esprits du mont Roraima observent le monde en contrebas. Les randonneurs qui l’atteignent nagent souvent quelques brasses dans une eau qui avoisine 8 à 12 °C toute l’année, même lorsque l’air au-dessus est plus chaud.

    Un nageur dans le bassin naturel doré à l'intérieur d'une grotte du mont Roraima

    Le rocher Maverick

    Formation rocheuse la plus photographiée du sommet, Maverick est un énorme bloc isolé que le vent et la pluie ont sculpté en une forme évoquant un visage de profil. Il se dresse près du bord du plateau, avec un à-pic de 400 mètres derrière lui.

    Le rocher fait partie de la formation gréseuse de Mato-Tepui, la même couche géologique qui compose toute la chaîne de Pacaraima. La légende pemón raconte que les silhouettes sculptées par le vent sur le plateau sont les visages figés de guerriers qui ont défié Makunaima et furent changés en pierre.

    Des formations rocheuses érodées dans le paysage sommital du mont Roraima

    La Ventana

    La Ventana est une ouverture naturelle dans la roche, tout au bord du plateau, qui encadre une vue sur la savane 1 000 mètres plus bas. Par matinées claires, vous distinguez le Kukenán-tepui à l’ouest et, les jours rares, jusqu’aux frontières du Guyana.

    L’ouverture est orientée à l’est, ce qui en fait l’endroit le plus prisé pour le lever du soleil pendant le trek. À l’aube, la brume monte de la savane et s’engouffre par l’ouverture, un phénomène que les Pemón appellent « le souffle de la montagne ».

    Un point de vue sur le mont Roraima donnant au-dessus des nuages
    @katharina_bongaertz

    👉 À lire aussi: le sommet du mont Roraima

    Les Jacuzzis

    Les jacuzzis forment une série de bassins naturels creusés dans la quartzite par les ruisseaux qui parcourent le plateau : des cuvettes rondes et peu profondes, d’une eau claire et glaciale, cernées de roche noire. Les plus grands mesurent environ 2 mètres de diamètre et 1 mètre de profondeur, alimentés par des sources qui jaillissent directement du grès.

    La température de l’eau reste comprise entre 6 et 10 °C toute l’année, et sa teneur en minéraux lui donne une légère teinte rosée, due au fer de la roche environnante. La plupart des groupes s’y arrêtent pour une baignade rapide en chemin vers le Triple Point (le point de rencontre du Venezuela, du Brésil et du Guyana).

    Un randonneur nageant dans un bassin naturel (jacuzzi) sur le mont Roraima
    Photo: Lucas Gobatti

    Le camp Coati

    Coati est un abri rocheux naturel (en somme une grotte large et peu profonde formée par un surplomb de grès) où les randonneurs dorment la deuxième ou la troisième nuit du parcours, déjà au sommet du plateau. Un petit ruisseau d’eau potable coule à proximité, un atout très appréciable pour les campeurs.

    Le plafond de roche arrête l’essentiel de la brume et de la pluie constantes qui frappent le sommet, ce qui en fait l’un des rares endroits secs du Roraima et la raison pour laquelle chaque expédition en fait sa base.

    Des tentes installées dans un camp de base sous un abri rocheux sur le mont Roraima
    Photo: Lucas Gobatti

    Peut-on visiter le mont Roraima ?

    Oui, vous pouvez tout à fait visiter le mont Roraima, mais il faut garder à l’esprit que le lieu est reculé, que le camping est le principal mode d’hébergement et que certains voyageurs étrangers ont besoin d’un visa pour entrer au Brésil et/ou au Venezuela.

    Les ressortissants canadiens et américains, par exemple, ont besoin d’un visa pour les deux pays, tandis que les Chinois n’en ont besoin que pour le Venezuela. À leur arrivée à Santa Elena de Uairén, les Brésiliens n’ont besoin que d’une pièce d’identité.

    Vérifiez si un visa vous est nécessaire sur Sherpa et consultez les conditions du ministère brésilien des Affaires étrangères ainsi que les canaux officiels de l’ambassade du Venezuela dans votre pays.

    Un sentier à travers la Gran Sabana vers le tepui Kukenán, près du mont Roraima

    👉 À lire aussi: Ai-je besoin d’un visa pour le mont Roraima au Venezuela ?

    Est-il sûr de visiter le mont Roraima ?

    Oui, visiter le mont Roraima est considéré comme sûr, surtout en commençant le voyage par le Brésil. Boa Vista est un point d’entrée fiable, avec des vols quotidiens depuis les grandes villes, et le passage vers le Venezuela via Santa Elena de Uairén emprunte un itinéraire bien établi et fréquemment utilisé par les touristes.

    Avec des circuits organisés, les formalités à la frontière sont simples, et la ville elle-même s’est adaptée pour accueillir les randonneurs, avec hébergements, restaurants et soutien logistique aux expéditions. Voyager avec des opérateurs locaux garantit une logistique fluide et vous procure une tranquillité d’esprit dès votre arrivée au Brésil.

    Le trek lui-même est également sûr lorsqu’il est encadré par des guides locaux expérimentés qui connaissent le terrain. Monter au sommet du mont Roraima demande une préparation physique, mais les sentiers sont bien balisés et les campements sont organisés.

    Avec un bon encadrement et des attentes réalistes, les visiteurs profitent de cette aventure en toute sécurité et se concentrent sur les paysages remarquables du parcours.

    Que mettre dans son sac pour une randonnée au mont Roraima ?

    Bien préparer son sac est essentiel pour réussir une expédition au mont Roraima, car vous marcherez plusieurs jours. Équipez-vous de chaussures de randonnée résistantes, de vêtements respirants mais protecteurs et d’un équipement résistant aux intempéries pour affronter les climats variés de la montagne.

    Parmi l’indispensable : un sac à dos robuste, un sac de couchage confortable prévu pour 0 °C (32 °F), des bâtons de trek fiables et une lampe frontale performante. Privilégiez l’hydratation avec des gourdes réutilisables et assurez votre sécurité avec un purificateur d’eau portable.

    Complétez votre équipement avec des en-cas énergétiques, une crème solaire protectrice, des lunettes de soleil et un chapeau pour vous protéger des éléments.

    Un randonneur à un point de vue sur les falaises du tepui du mont Roraima

    👉 À lire aussi: 10 conseils de voyage pour le mont Roraima afin de profiter au maximum de votre séjour

    Le trek du mont Roraima est-il difficile ?

    Le trek du mont Roraima est une randonnée exigeante qui demande de l’endurance et de la préparation. Certaines sections, comme les montées raides et les passages rocheux glissants, réclament une prudence accrue et de la force physique.

    Le parcours couvre jusqu’à 100 km en plusieurs jours, avec de longues marches, des traversées de rivières et des sentiers accidentés. En altitude, les nuits apportent des températures froides et des conditions de camping loin d’être idéales.

    Malgré tout, avec une bonne condition physique, un équipement adapté et le soutien de guides locaux expérimentés, l’aventure est tout à fait réalisable et profondément gratifiante.

    Un randonneur gravissant les marches rocheuses lors de l'ascension du mont Roraima
    Photo: Lucas Gobatti

    Combien de jours prévoir pour le mont Roraima ?

    La randonnée jusqu’au mont Roraima dure au moins 6 jours. La première chose à garder à l’esprit, c’est que la montée jusqu’au sommet comprend 3 jours de trek à travers une jungle dense et des sentiers exigeants, suivis de 2 jours de descente.

    Excursions au mont Roraima

    PlanetaEXO propose de superbes treks au mont Roraima qui comprennent l’hébergement au Venezuela, le matériel de camping partagé, les repas et des visites guidées à travers certains des sites les plus emblématiques des tepuis.

    CIRCUIT POINTS FORTS DURÉE PRIX À PARTIR DE*
    Trek Mont Roraima 8 jours 7 jours de randonnée ; visites des principaux sites du mont Roraima (lac Gladys, vallée des Cristaux, Maverick, La Ventana, les Jacuzzis, etc.) ; camp Coati ; immersion dans la culture locale. 8 jours € 1.200
    Randonnée Mont Roraima : expédition Makunaima 10 jours 8 jours de randonnée ; visites des sites emblématiques du mont Roraima (lac Gladys, vallée des Cristaux, Maverick, La Ventana, les Jacuzzis, etc.) ; camp Coati ; immersion dans la culture indigène. 10 jours € 1.350

    *Par personne, sur la base d’une occupation double en départs de groupe. Les prix peuvent varier selon la saison et les disponibilités. Taux de change au 25 mai 2026 ; sujet à modification.

    Un randonneur pointant vers la vue sur le tepui Kukenán depuis le mont Roraima
    Photo: Lucas Gobatti

    👉 Lire plus: Le Mont Roraima, dangereux ? Tout ce qu'il faut savoir pour un voyage au Venezuela en toute sécurité

    Voyager au mont Roraima avec PlanetaEXO

    Découvrez les merveilles de l’une des destinations les plus fascinantes de la Terre avec PlanetaEXO, plateforme d’écotourisme spécialisée dans les excursions au mont Roraima.

    De la réservation aux itinéraires sur mesure, notre équipe travaille avec les meilleurs opérateurs locaux pour vous garantir des vacances sûres, responsables et vraiment marquantes. Contactez-nous dès maintenant.

  • Guide de plongée à Fernando de Noronha

    Guide de plongée à Fernando de Noronha

    Découvrez tout ce qu'il faut savoir pour vivre une expérience exceptionnelle de plongée sous-marine et de snorkeling à Fernando de Noronha

    Fernando de Noronha est réputé pour la beauté de ses eaux cristallines et de ses superbes plages de sable blanc, ainsi que pour son atmosphère élégante et paisible. C'est l'une des meilleures destinations du Brésil pour qui recherche autant la détente que l'aventure.

    Plonger à Fernando de Noronha est la meilleure façon de profiter de tout ce que la nature a à offrir. La mer y réunit des conditions remarquables pour explorer les paysages sous-marins spectaculaires et la faune locale. Rien d'étonnant à ce que des voyageurs du monde entier rejoignent cette île singulière !

    A scuba diver swims closely behind a nurse shark over a coral reef in the crystal-clear waters of Fernando de Noronha.
    Photo: All Angles

    Pour vous aider à organiser votre voyage de plongée au Brésil, PlanetaEXO, une plateforme d'écotourisme qui propose des forfaits plongée à Fernando de Noronha, a réuni dans ce guide de plongée de Fernando de Noronha toutes les informations dont vous avez besoin. Découvrez-le ci-dessous !

    À propos de Fernando de Noronha

    Fernando de Noronha est l'île principale, et la seule habitée, d'un archipel de 21 îles. Son origine remonte à des millions d'années, à un champ volcanique inactif immergé dans l'océan Atlantique.

    En 1503, lors d'une expédition portugaise menée par le navigateur Gonçalo Coelho et l'explorateur Fernão de Noronha (ce nom vous dit quelque chose ?), les îles furent découvertes. Au fil des siècles, de nombreuses nations les ont occupées. Les Pays-Bas et la France ont profondément marqué la culture et l'architecture locales, mais l'essence brésilienne demeure frappante et indéniable.

     The iconic Morro dos Dois Irmãos rock formations rise from the turquoise ocean along a lush, cliff-lined beach in Fernando de Noronha.
    .

    Aujourd'hui, Noronha figure systématiquement en tête de la liste des destinations les plus convoitées du Brésil et a même été inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2001 pour sa « valeur universelle exceptionnelle ».

    Composé de deux unités de conservation fédérales, le parc national marin de Fernando de Noronha (PARNAMAR) et l'aire de protection environnementale de Fernando de Noronha (APA), l'archipel joue un rôle essentiel dans la préservation de la riche biodiversité du Brésil.

    Où se trouve Fernando de Noronha, au Brésil ?

    Fernando de Noronha se situe dans le nord-est du Brésil, dans le Pernambuco, à 545 km de la capitale de l'État, Recife. Posé dans l'océan Atlantique, l'archipel couvre une superficie totale de 26 km², dont 17 km² occupés par la seule île principale.

    Comment se rendre à Fernando de Noronha ?

    L'aéroport de Fernando de Noronha (FEN) accueille les touristes qui débarquent sur l'île. Les compagnies Azul, GOL et LATAM assurent des vols directs quotidiens depuis Recife (REC), tandis que les vols au départ de São Paulo (GRU) sont proposés 4 fois par semaine.

    View from an airplane window showing the wing and the famous Morro do Pico peak as a flight arrives at Fernando de Noronha.
    @flor_decerejeirafotografia

    Les voyageurs internationaux doivent faire escale à Recife avant de rejoindre l'aéroport de Noronha, avec des vols directs depuis Buenos Aires (EZE/AEP), Lisbonne (LIS), Porto (OPO), Madrid (MAD), Orlando (MCO) et Santiago du Chili (SCL). Il est aussi possible de faire une correspondance à São Paulo, Rio de Janeiro, Belo Horizonte ou Brasília avant de s'envoler pour Recife.

    À leur arrivée, les voyageurs rejoignent leur hébergement, qui propose généralement un service de navette privée ou partagée.

    👉 À lire aussi : Comment se rendre à Fernando de Noronha, au Brésil ?

    Quelle est la meilleure période pour la plongée à Fernando de Noronha ?

    Le meilleur moment pour plonger à Fernando de Noronha dépend du type d'expérience recherché et de la zone que vous souhaitez explorer. Plus de 75 % des visiteurs de l'île pratiquent une forme de plongée, les principales étant l'apnée et la plongée sous-marine.

    Cette diversité séduit beaucoup les voyageurs, mais il faut savoir que Noronha connaît différentes saisons susceptibles d'influer sur ces activités.

    A scuba diver explores the vibrant marine life of Brazil, completely surrounded by a massive school of bright yellow fish.
    Photo: All Angles

    La meilleure saison pour la plongée sous-marine à Fernando de Noronha

    Fernando de Noronha se partage entre la mer intérieure (Mar de Dentro), tournée vers la côte brésilienne, et la mer extérieure (Mar de Fora), orientée vers l'Afrique et l'Europe.

    Mer intérieure

    Les eaux calmes de la mer intérieure se prêtent parfaitement au snorkeling et à l'apnée, surtout de juin à décembre. Les sites les plus recommandés sont Praia do Porto, Praia da Conceição et Praia do Boldró.

    Côté visibilité, les meilleures conditions s'observent généralement d'août à décembre, lorsque la mer est au plus calme.

    Mer extérieure

    De décembre à mai, les eaux agitées de la mer extérieure conviennent parfaitement aux plongeurs expérimentés et à ceux qui recherchent des paysages sous-marins complexes et une plus grande variété d'espèces marines.

    A scuba diver observes a large green sea turtle swimming over a rocky underwater landscape during a dive in Fernando de Noronha.
    Photo: Thiege Rodrigues

    👉 À lire aussi : Quelle est la meilleure période pour plonger à Fernando de Noronha ?

    Les sites de plongée à Fernando de Noronha

    Les meilleurs sites de plongée à Fernando de Noronha varient selon vos préférences. Si vous avez peu ou pas d'expérience, ou si vous préférez une activité plus tranquille pour profiter de l'océan et observer poissons colorés, formations rocheuses et récifs coralliens, Atalaia, Pedras Secas et Laje dos Dois Irmãos sont d'excellents choix.

    An experienced scuba diver hovers above the sandy ocean floor near a resting stingray at a dive spot in Fernando de Noronha.
    Photo: Pamella Rech

    Baía dos Sanchos et Baía dos Golfinhos raviront les amoureux des animaux. Dauphins, tortues marines, raies et requins-nourrices nagent souvent tranquillement près des plongeurs, déjà habitués à la présence humaine.

    Vous êtes un plongeur confirmé en quête d'aventure ? Rendez-vous à Ponta da Sapata, l'un des sites de plongée les plus réputés de la mer intérieure de Noronha, surtout connu pour une grotte sous-marine d'environ 18 mètres de profondeur qui abrite d'énormes raies et le mérou noir, un poisson à nageoires rayonnées et débonnaire pouvant atteindre 400 kilos.

    Ressureta est un autre site remarquable pour les plongeurs expérimentés. À 16 mètres de profondeur, il n'est pas rare de croiser barracudas, requins de récif, tortues marines, murènes, etc.

    Que vous cherchiez une immersion en douceur ou une plongée pleine d'adrénaline, Fernando de Noronha a tout pour vous !

    👉 À lire aussi : Les meilleurs sites de plongée à Fernando de Noronha

    Les débutants peuvent-ils plonger à Fernando de Noronha ?

    Oui, Fernando de Noronha est un lieu idéal pour le baptême de plongée, une première immersion destinée aux personnes sans expérience préalable.

    Fernando de Noronha Diving Guide
    .

    Avec l'accompagnement d'instructeurs locaux et un équipement haut de gamme, les plongeurs amateurs explorent en toute sécurité la beauté sous-marine de l'archipel. La sensation d'une telle expérience est indescriptible !

    Faut-il des autorisations ou existe-t-il des restrictions pour plonger à Fernando de Noronha ?

    Les autorisations ne concernent que les instructeurs et les entreprises de plongée, qui doivent être dûment accrédités pour exercer. Ne faites confiance qu'à des professionnels qualifiés et agréés !

    Les restrictions pour les plongeurs sont liées à d'éventuels problèmes de santé, comme les troubles cardiaques, l'hypertension, les maladies respiratoires et la grossesse. Avant de plonger, on vous demandera de remplir un questionnaire d'évaluation médicale afin de déterminer si vous êtes apte à la plongée.

    Pour éviter tout problème, suivez toujours les consignes de vos guides et instructeurs.

    La vie marine à Fernando de Noronha

    La vie marine foisonnante de Fernando de Noronha se caractérise par une vaste couverture récifale et des centaines d'espèces animales différentes, dont 169 poissons de récif (10 endémiques), 219 mollusques (3 endémiques), 11 coraux, 33 cnidaires et 77 éponges.

    A scuba diver explores a sunken shipwreck heavily encrusted with bright red and orange sponges in the deep waters of Fernando de Noronha.
    Photo: All Angles

    Les tortues marines occupent aussi une grande place dans la faune locale. De juillet à décembre, les plages de Noronha servent de site de reproduction à la superbe tortue verte. On y croise également des tortues imbriquées, qui aiment s'installer sur le sable pour se nourrir et élever leurs petits.

    Ces animaux remarquables sont protégés par le projet Tamar et par un décret-loi qui interdit la capture et le harcèlement de toutes les espèces de tortues dans les eaux brésiliennes.

    A large pod of spinner dolphins swims gracefully together through the clear blue ocean waters of Fernando de Noronha.
    Photo: Sandro Rodrigues

    En règle générale, septembre offre les meilleures conditions pour observer la vie marine à Fernando de Noronha, même si elle se laisse admirer toute l'année. Raies, tortues vertes, barracudas, requins-citrons, murènes, requins-nourrices, poulpes, tortues imbriquées et dauphins à long bec comptent parmi les animaux les plus fréquemment aperçus.

    Au-delà de la plongée, que faire à Fernando de Noronha ?

    La plongée est la principale raison qui pousse de nombreux voyageurs à venir à Fernando de Noronha, mais l'île réserve d'autres activités formidables qui valent vraiment le détour.

    Aerial view of people paddling a traditional Hawaiian canoe through the vibrant, transparent turquoise waters of Fernando de Noronha.
    @noronhacanoeclube

    Explorer les plages

    Les plages de Fernando de Noronha comptent parmi les plus belles que vous verrez jamais. Vous pouvez nager et faire du snorkeling dans les superbes eaux bleues de Baía do Sancho, la 35e plus belle plage de la planète, selon The World's 50 Best Beaches.

    Les vues saisissantes du Morro dos Dois Irmãos à Baía dos Porcos ou l'ambiance surf de Cacimba do Padre figurent aussi parmi les incontournables.

    D'autres plages à ne pas manquer : Praia do Cachorro, Praia do Meio, Praia do Bode et Praia do Americano.

    Excursions sur l'île

    Découvrez les plus beaux sites de l'île à bord de véhicules 4×4, la formule idéale pour les nouveaux venus qui veulent explorer les attractions de Noronha.

    Ces excursions font halte dans des lieux emblématiques et se terminent souvent par un coucher de soleil mémorable au Forte do Boldró.

    Activités d'aventure

    Noronha est un paradis pour les amateurs d'aventure. Parcourez des sentiers pittoresques comme la Trilha do Atalaia ou l'exigeante piste Capim-Açu, qui dévoile de superbes panoramas sur des paysages préservés.

    Pour une aventure unique et hors du commun, essayez le canoë hawaïen depuis Praia do Porto au lever du soleil et émerveillez-vous devant les dauphins en pleine mer.

    Visiter les projets de préservation marine

    Fernando de Noronha prend très au sérieux la préservation de l'océan et de ses créatures. Certaines organisations sont ouvertes à la visite toute l'année, ce qui permet aux voyageurs de mieux comprendre leurs efforts pour protéger l'environnement et de participer à certaines activités.

    Le projet Tamar se consacre aux tortues marines, tandis que le projet Dauphin à long bec veille au bien-être des dauphins à long bec et à la vie marine de l'île dans son ensemble.

    Culture et gastronomie locales

    Plongez dans la culture de Noronha en explorant Vila dos Remédios, le cœur historique de l'île. Régalez-vous de fruits de mer frais dans des restaurants réputés comme Mergulhão ou Xica da Silva, et ne manquez pas de goûter aux spécialités locales comme les galettes de tapioca !

    Contempler le coucher de soleil

    Les couchers de soleil de Fernando de Noronha sont légendaires. Rendez-vous au Forte do Boldró ou à Praia da Conceição pour des panoramas à couper le souffle au moment où le soleil plonge dans l'Atlantique.

    Pour un cadre plus tranquille, le Mirante dos Golfinhos est l'endroit rêvé pour qui a besoin de quelques instants de calme.

    A golden sunset illuminates the ocean waves and the Morro dos Dois Irmãos rock formations as surfers paddle in the water.
    .

    👉 À lire aussi : 10 faits sur Fernando de Noronha

    Combien de jours séjourner à Fernando de Noronha ?

    En moyenne, un séjour de plongée à Noronha dure 4 à 6 jours, de quoi explorer les sites de plongée de l'île, sa vie marine et ses autres merveilles naturelles.

    Si possible, envisagez de prolonger votre séjour pour découvrir toute la richesse de la vie sous-marine de Noronha, replonger sur vos sites préférés ou partir à la recherche d'une espèce en particulier, et profiter aussi des activités hors plongée !

    Où séjourner à Fernando de Noronha ?

    L'île offre de nombreuses options pour tous les besoins et tous les budgets, des établissements cinq étoiles raffinés aux chambres partagées de petites auberges. Découvrez-les !

    Luxury hotel deck featuring a swimming pool and comfortable lounge chairs facing the iconic Morro do Pico in Brazil.
    Photo: Hamares Boutique Hotel

    Hôtels de luxe

    Fernando de Noronha est une destination raffinée qui affiche certains des tarifs hôteliers les plus élevés du Brésil, en raison de la beauté et de l'exclusivité de l'archipel. Les hébergements de luxe, très sophistiqués, sont parfaits pour ceux qui ne savent pas dire non au confort, à la gastronomie et à des services haut de gamme.

    Ils se trouvent généralement bien plus près de sites très célèbres, avec des vues panoramiques et à quelques pas de lieux comme Baía do Sueste, Praia do Boldró et Morro do Pico.

    Hôtels et auberges de gamme intermédiaire

    Les hôtels et auberges de gamme intermédiaire sont de bonnes alternatives pour des tarifs plus abordables sans renoncer à un séjour de qualité.

    Ces hébergements sont plus simples que les établissements de luxe, mais ils offrent tout de même un excellent niveau de confort, une cuisine savoureuse et des moments de détente à leurs hôtes.

    Hébergements économiques

    Les voyageurs au budget limité peuvent opter pour des maisons d'hôtes et auberges avec chambres et salles de bain privées ou partagées.

    Ces hébergements peuvent être assez éloignés des sites de plongée de Noronha (en général à 1–2 km), mais ils se situent souvent dans d'agréables quartiers comme Vila dos Remédios, Floresta Velha et Floresta Nova, où l'on trouve restaurants, épiceries, bars et marchés de rue.

    👉 À lire aussi : Où séjourner à Fernando de Noronha ?

    Combien coûte la plongée sous-marine à Fernando de Noronha ?

    Compte tenu du type et du nombre de plongées, de l'équipement et des services, une sortie de plongée à Noronha coûte à partir de € 340 par personne, pour une moyenne de € 905. Les prix varient selon la saison, la durée du séjour, etc.

    CIRCUIT INCLUS DURÉE PRIX À PARTIR DE*
    5 Jours de Plongée à Fernando de Noronha 2 sorties de plongée (double), excursion sur l'île 04 (véhicule 4×4), hébergement en pension complète, transfert aller-retour. 5 jours € 780
    Forfait 2 jours de plongée à Fernando de Noronha Plongées guidées, lestage + 2 bouteilles (par jour), transfert aller-retour. 2 jours € 340
    Cours de plongée Open Water Fernando de Noronha 2 cours de plongée à la plage + 4 plongées guidées en bateau (équipement complet inclus), certification internationale (PADI, SSI ou NAUI), transfert aller-retour, 5 jours € 1.290
    Cours de plongée avancé Cours de plongée, 5 plongées (4 de jour + 1 en soirée), équipement complet, certification internationale (SSI), transfert aller-retour. 4 jours € 1.210

    *Par personne, sur la base d'une occupation double en départs groupés. Les prix peuvent varier selon la saison et les disponibilités. Taux de change au 17 mars 2026 ; sujet à modification.

    Si l'équipement n'est pas inclus, prévoyez aussi des coûts supplémentaires de location (par jour) :

    • Détendeur : € 20
    • Gilet stabilisateur (BCD) : € 20
    • Combinaison de plongée (néoprène) : € 17
    • Masque : € 5
    • Palmes : € 5
    • Lampe torche : € 26

    Contactez-nous pour obtenir un devis personnalisé. Nous serons ravis de vous aider !

    Taxes, redevances et autres informations importantes

    Tout voyageur se rendant à Fernando de Noronha à des fins touristiques doit s'acquitter de la Taxe de préservation environnementale (TPA), qui garantit la conservation des ressources naturelles de l'archipel. La TPA est facturée individuellement et selon le nombre de jours que chaque personne passe sur l'île.

    Pour plus de commodité, il est conseillé de régler cette taxe avant l'embarquement. Il vous suffit de suivre les indications du site officiel de Noronha. Toutefois, si votre carte bancaire n'a pas été émise au Brésil, la TPA ne peut être réglée qu'au guichet de l'aéroport de Fernando de Noronha.

    La plupart des sites de l'archipel sont protégés par le parc national marin de Fernando de Noronha. Pour les visiter, vous devez acheter un billet en ligne ou au centre des visiteurs du parc (Vila do Boldró). Le billet est valable 10 jours. Plus d'informations ici.

    Pour voyager à Fernando de Noronha, voici les redevances que chaque touriste doit régler :

    Scuba Diving Fernando de Noronha
    .
    • Droit d'entrée du parc : € 65 par séjour pour les étrangers ; € 33 pour les Brésiliens
    • Taxe de préservation environnementale (TPA) : € 18 par jour

    Un autre moyen de préserver l'archipel consiste à limiter le nombre de visiteurs. En 2023, des lois régionales et fédérales ont établi que seules 11 000 personnes par mois sont autorisées sur l'île principale. C'est une bonne chose pour l'environnement comme pour le tourisme : avec moins de monde, l'expérience est plus exclusive et paisible, sans zones bondées ni longues files d'attente.

    Plonger à Fernando de Noronha avec PlanetaEXO

    Si vos vacances de rêve riment avec plongée au Brésil, planifiez sans hésiter votre voyage à Fernando de Noronha, l'une des plus belles destinations nature du pays !

    Chez PlanetaEXO, une plateforme d'écotourisme qui propose des forfaits de plongée sous-marine à Fernando de Noronha, vous découvrez le visage le plus authentique de l'île en explorant des fonds sous-marins saisissants, accompagné de professionnels hautement qualifiés, avec tout le nécessaire pour un voyage réussi et sans souci. Contactez-nous dès maintenant !